Actualité artistique

Une fréquentation en hausse pour le Salon des Artistes Français 2017

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Exposant 637 artistes peintres, graveurs et sculpteurs, le Salon des Artistes Français a souhaité une nouvelle fois encore, mettre en lumière la création artistique contemporaine. Lieu d’échanges et d’exposition, le Salon est un lieu de découverte de la création artistique, proposant un nouveau regard sur le patrimoine culturel français. Dès le vernissage, l’évènement a accueilli 12 000 visiteurs professionnels, un engouement dont se félicitent les organisateurs. « Le talent et la technicité des artistes présentés, la qualité des expositions proposées, ainsi que l’effervescence que le Salon des Artistes Français a suscité auprès des nombreuses institutions culturelles et associations officielles pendant ces cinq jours, sont autant d’ajouts qui façonnent l’identité de notre salon et renforcent son statut de lieu d’innovation et d’émulation qui permet les confrontations les plus enrichissantes », s’enthousiasme Martine Delaleuf, présidente du Salon des Artistes Français. À l’occasion du salon, plusieurs artistes ont été récompensés d’une médaille d’honneur : Nelson Guerra dans la catégorie peinture, Guy Braun pour la gravure, et Jean-Pierre Gendis pour la sculpture. Ils feront l’objet d’une exposition lors de la prochaine édition du salon courant 2018.

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Roland Garros : les travaux de modernisation auront bien lieu

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« Cette décision de Justice, très attendue par la Ville de Paris et la Fédération française de Tennis, met fin je l’espère à un long feuilleton judiciaire, qui n’a eu de cesse de confirmer la pertinence de ce projet d’aménagement », a déclaré Anne Hidalgo, Maire de Paris. Après les demandes de suspension des travaux rejetés par le Conseil d’État, c’est au tour des requêtes en annulation d’être réfrénées par la Justice, validant ainsi les permis de construire. Pour rappel, les travaux avaient été suspendus en mars 2016 par le Tribunal administratif de Paris, donnant raison aux recours qui avaient été déposés contre le projet d’extension. De nombreuses associations locales et nationales de protection du patrimoine avaient manifesté leur vif mécontentement concernant l’initiative menée par la Fédération française de Tennis, jugeant immorale la destruction des serres d’Auteuil, conçues en 1905 par l’architecte Jean-Camille Formigé. Un dialogue inaudible pour la Fédération qui assure que « le permis de construire dans le jardin préservera les serres classées et la perspective du jardin des serres de Jean-Camille Formigé ». À quelques mois de l’annonce de la candidature sélectionnée pour les Jeux Olympiques de 2024, Anne Hidalgo voit en la reprise des travaux de Roland Garros « un excellent signal adressé à l’international », car « ce stade emblématique, qui fait partie intégrante de l’identité de Paris, peut désormais se projeter sereinement vers l’avenir. Dès 2018, Parisiens et visiteurs pourront découvrir les premiers courts. D’ici 2020, l’ensemble des espaces seront terminés ».

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Keita Mori inaugure le Drawing Lab à Paris

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Sans crayons ni outils traditionnels, l’artiste développe une technique singulière, composée de fils textiles, pour dessiner sur le papier ou sur le mur. Il présente ses recherches sur la migration, le transit, le passage entre deux états d’âme et deux états frontaliers.

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Marie-Ann Yemsi nommée commissaire artistique de la 11e édition des Rencontres de Bamako

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Les Rencontres de Bamako sont un festival de photographie et de vidéo participant depuis 1995 à la diffusion de la création contemporaine africaine. Pour la nouvelle édition de l’évènement, qui aura lieu du 2 décembre 2017 au 31 janvier 2018, Marie-Ann Yemsi sera chargée du commissariat artistique. Née en Allemagne de parents allemands et camerounais, Marie-Ann Yemsi est titulaire d’un diplôme obtenu à l’Institut d’Études politiques et d’un Master en sociologie des relations internationales de l’Université Paris-Sorbonne. Elle s’est récemment fait connaître dans le milieu de l’art pour avoir créé en 2005 Agent Créatif(s), un atelier de conseils en art contemporain et plus récemment pour avoir organisé l’exposition « Odyssées africaines » au Brass de Bruxelles en 2015. En mars 2017, elle sera la commissaire invitée du focus « L’Afrique à l’honneur » à Art Paris Art Fair.

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Nouveau talent : L’œuvre au blanc d’Edmund de Waal

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À chacune de ses nombreuses expositions, le céramiste-écrivain Edmond de Waal crée un univers in situ et se fait l’écho d’autres créateurs, particulièrement d’écrivains en rapport avec les villes qui l’inspirent, tels Kafka, Walter Benjamin ou Voltaire. À cheval entre plusieurs pratiques, il se veut aussi un artiste-passeur, qui adore analyser sa passion pour la porcelaine et sa blancheur. Ce promeneur de 52 ans navigue aussi bien entre les villes et les époques qu’entre les arts et les styles. Il s’arrête souvent dans des musées, où il compose avec une grande rigueur des mises en scène à la fois décoratives et minimalistes. Ses installations sophistiquées peuvent apparaître comme une réponse contemporaine aux anciens cabinets de curiosités. Ses porcelaines intemporelles aux formes épurées, aux couleurs liquides céladon, aux mille déclinaisons de blanc, tiennent à la fois de la Chine de la dynastie Song, des maîtres japonais que des enseignements du Bauhaus ou du céramiste anglais Bernard Leach. Ses « arrangements » et ses « correspondances » injectent de la poésie à des natures mortes qui évoquent l’univers silencieux et répétitif de Morandi. Il convoque un monde élégant, au minimalisme lisse sous les brillances des glaçures. En associant cols de tasses, brisures de bols, objets à connotation archéologique à ses propres pots coniques, il joue comme il jouait, enfant, avec les netsukes, ces figurines sculptées en ivoire collectionnées par son grand-oncle Charles Ephrussi. Il sublime ainsi le passé viennois et tragique de ses ancêtres, banquiers et mécènes juifs. Son travail actuel traduit de plus en plus une réflexion sur la mémoire, sur l’idée du regroupement d’objets dispersés qu’il retrouve en les reconstituant dans des ensembles, des collections bien rangées dans des bibliothèques évanescentes. 

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Art textile à Montrouge

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Ce rendez-vous des amateurs d’art textile est devenu tellement incontournable qu’il a fallu l’agrandir. Il va s’étendre « hors les murs » pour la première fois, dans diverses maisons de la Cité internationale universitaire dont la Maison de la Tunisie et la Maison des Provinces de France. Cet événement, dont le concept fut créé dans la ville de la soie italienne, Côme, a beau s’appeler Miniartextil, une dizaine d’installations monumentales sont présentes. Comme Une ville de Cécile Dachary, flottant entre terre et ciel, toute en fils crochetés blancs et en galets. Ou encore le lit suspendu fait de racines en laines entremêlées de Thomas De Falco… L’apesanteur, apportant apaisement et bien-être, règne donc partout puisqu’elle est propice aux rêveries et favorise une infinité de visions oniriques ! Et les cinquante-quatre artisans et artistes sélectionnés viennent du monde entier car le fil d’Ariane qui relie les rêves ne connaît ni frontières ni limites. Comme à chaque fois, l’œuvre lauréate du Prix Montrouge, décerné pendant le vernissage, rejoindra les collections municipales. 

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Revoir Karel Appel au musée d’Art moderne de la Ville de Paris

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Organisée à l’occasion d’une donation exceptionnelle de vingt et une peintures et sculptures par la Karel Appel Foundation d’Amsterdam, cette exposition à la fois sensible et didactique retrace le parcours de l’artiste néerlandais. Né en 1921 à Amsterdam, Karel Appel s’installe en 1948 à Paris, où il participe à la création de CoBrA, acronyme des premières lettres des capitales dont sont issus les membres fondateurs : COpenhague, BRuxelles, Amsterdam. Avant-gardiste, le mouvement (dissout en 1951) s’inspire du primitivisme et prône un art spontané. Ponctuée de sculptures CoBrA, « entre bricolages CoBrA et immenses installations baroques dont le caractère ludique fait écho à l’énergie vitaliste de son œuvre peint », l’exposition présente les pièces offertes par la veuve de l’artiste, dont Effroi dans l’herbe ou Personnage vert, toutes deux de 1947. Elles sont accompagnées d’œuvres phares, parmi lesquelles le Carnet d’art psychopathologique, et de peintures et sculptures en céramique des années 1950. Puis viennent les grandes installations des années 1970 et 1990. Le parcours s’achève, non sans émotion, avec une peinture-testament méconnue, réalisée peu de temps avant la mort de l’artiste en 2006. 

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Trésor à vendre : La bande-dessinée contemporaine chez Cornette de Saint Cyr

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La Maison Cornette de Saint Cyr organise le 22 février une vente entièrement consacrée à la collection d’un grand amateur de bande-dessinée. La vente est l’occasion de découvrir de nouveaux héros et de nouveaux langages du 9e art et de pouvoir acquérir des planches originales à des prix abordables. Ainsi cette illustration originale du personnage de Comics « Hellboy » par Matthew Fletcher, qui date de 2015 et qui est estimée 800 / 1 200 €.

Retrouvez notre rubrique Marché de l’art avec les ventes aux enchères du mois, les plus belles expositions dans les galeries mais aussi les plus grandes foires dans le magazine Connaissance des Arts de mars 2017

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Sublimes Pierre et Gilles à Ixelles

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Artistes parodiques, Pierre et Gilles osent toucher à tout en s’amusant – de la mythologie à la Bible, du clown aux stars de la beauté et du cinéma –  et en brisant, bien avant la lettre, le tabou du transgenre et du mariage gay… Leurs modèles sont des amis, des chanteurs à la mode, des acteurs et actrices, des anonymes à la peau douce et sensuelle. Ils remplissent l’album de famille d’un monde enchanté et factice dont le duo est le principal protagoniste. Depuis leur rencontre en 1976, Pierre et Gilles ont créé plus de mille images, pièces uniques entre photographie et peinture. Dans une esthétique résolument homosexuelle et pop, leur œuvre traverse la culture populaire grâce à un mélange de styles, de matières et de techniques. Chez Pierre et Gilles, tout est fait maison et chacun tient son rôle, inchangé depuis le début : Pierre s’occupe des dessins préliminaires, règle la lumière et photographie la scène. Tandis que Gilles dresse le décor, peint sur la photographie et réalise les cadres. En quatre-vingts œuvres emblématiques, le musée d’Ixelles retrace leur parcours de la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui. L’exposition sera présentée au musée d’Art moderne André Malraux du Havre cet été.

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Vermeer et compagnie

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Quelques décennies avant Anna Banti, Marcel Proust confiait au critique Jean-Louis Vaudoyer : « Depuis que j’ai vu au musée de La Haye une vue de Delft, j’ai su que j’avais vu le plus beau tableau du monde ». On sait quel rôle joue cette Vue de Delft dans la Recherche du temps perdu. Au soir de sa vie, l’écrivain Bergotte, l’un des personnages de la geste proustienne, vient admirer le tableau dans une exposition, et se laisse fasciner par un détail. « Un petit pan de mur jaune (qu’il ne se rappelait pas) était si bien peint qu’il était, si on le regardait seul, comme une précieuse œuvre d’art chinoise, d’une beauté qui se suffisait à elle-même […] C’est ainsi que j’aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune. » Regrets trop tardifs car, pris d’étourdissements devant le tableau, Bergotte ne tarde pas à rendre l’âme. Dans la Recherche du temps perdu, le petit pan de mur jaune fonctionne comme une clé d’or ouvrant au domaine de l’art le plus élevé, le plus quintessencié, une sorte de Nirvana esthétique où n’accèdent que les œuvres les plus accomplies. Que le romancier ait choisi Vermeer comme représentant de cet au-delà artistique n’est pas anodin. Il est vrai que la redécouverte de Vermeer, entre la fin du XIXe siècle, les travaux pionniers de Thoré-Bürger et les premières décennies du XXe, avait créé un véritable engouement pour le « sphinx de Delft », qui fascinait à hauteur de l’oubli qui avait recouvert son œuvre pendant deux siècles, du peu que l’on savait sur lui, de la rareté de ses peintures, leur perfection et leur mystère. Ce n’est pas anodin car pour tous deux, l’écrivain français et le maître hollandais, le véritable objet de leur alchimie poétique et picturale, c’est le Temps, perdu et retrouvé dans les pages de l’un, déposé, décanté, enclos dans les toiles de l’autre. Quant à cette impression d’avoir affaire à des œuvres d’exception, chacun peut l’éprouver devant presque tous les Vermeer, l’impression d’une peinture miraculeuse, d’un absolu de peinture, qui fait pâlir toutes les autres. Dans une exposition, les tableaux sont des tableaux, ceux de Vermeer semblent pleins de vrai jour, comme fenêtres ouvertes sur la lumière.

Écoutez Blaise Ducos, le commissaire de exposition, interviewé par Radio Classique

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40 ans, le bel âge du Centre Pompidou

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La réalisation architecturale confiée à Renzo Piano, Richard Rogers et Gianfranco Franchini était loin de faire l’unanimité – un journaliste du « Figaro », académicien, l’ayant même qualifiée d’« encyclopédie de culture de l’angoisse ». De fait, depuis ces débuts houleux, une certaine culture de la bronca semble marquer l’ADN du Centre. Ainsi, en mars 2015, la nomination pour cinq ans à sa tête de Serge Lavisgnes, énarque et agrégé de lettres de 61 ans, ancien Secrétaire général du gouvernement, avait rencontré la surprise, voire une certaine hostilité de la part des milieux culturels. Deux ans plus tard, célébrations en vue, on a oublié que l’homme n’était pas du sérail, le nouveau président ayant prouvé toute sa capacité d’administrateur. En 2016 le centre a accueilli 3 335 000 visiteurs, soit une croissance de 9%, et les ressources propres sont en augmentation sur un budget de 135 M€. Un Centre Pompidou s’est ouvert à Malaga, en Espagne, un autre pourrait voir le jour très prochainement à Shanghai. Serge Lasvignes a voulu faire de 2017 un anniversaire décentralisé, autour duquel soixante-quinze événements se tiendront dans quarante lieux de France, de Grenoble au Mont Saint-Michel et de Saint-Yrieix à l’Outremer. « Georges Pompidou voulait initier une société plus ouverte. Nous avons à cœur d’éviter sa fermeture et la normalisation des esprits. Accueillir la différence, l’innovation, les étrangers, c’est le rôle crucial du Centre Pompidou. »

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Le voleur du musée d’Art moderne de la Ville de Paris condamné à huit ans de prison

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Loin de prendre conscience de la gravité des faits dont on l’accuse, Tomic Vjeran a récemment avoué avoir volé cinq tableaux de renom estimés entre 50 et 100 millions d’euros. Pour répondre à une commande d’un mandataire, Tomic Vjeran s’était rendu en mai 2010 au musée d’Art moderne de la Ville de Paris pour voler la « Nature morte au chandelier » (1922) de Fernand Léger. Mais profitant du système de sécurité défaillant du musée, il avait pu ensuite, sans se soucier d’éventuelles poursuites, dérober « Le Pigeon aux petits pois » (1911) de Picasso, « L’Olivier près de l’Estaque » (1906) de Braque, une « Pastorale » (1906) de Matisse et la « Femme à l’éventail » (1919) de Modigliani. Surnommé « l’homme-araignée », Tomic Vjeran a fait preuve d’un « professionnalisme frisant l’excellence », comme le confie le procureur chargé de l’enquête. Condamné à quatorze reprises, l’homme n’en est pas à son premier vol. Pire, il avoue sans complexe en avoir fait son métier. Concernant le vol du musée d’Art moderne de la Ville de Paris, il avoue avoir revendu les toiles à deux receleurs : Jean-Michel Corvez, un antiquaire aujourd’hui condamné à sept ans de prison, et Yonathan Birn, un horloger condamné à six ans de prison. Mais où sont donc passées les œuvres ? Introuvables et potentiellement dispersées aux quatre coins du monde, les œuvres pourraient également avoir été jetées dans une poubelle si l’on en croit les aveux de Yonathan Birn. Le président du tribunal correctionnel de Paris affirme n’avoir à ce jour « aucun élément de certitude » permettant d’affirmer la destruction des œuvres. Le mystère reste entier.

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Appel à candidature pour le Prix L’Œuvre 2017

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La Fondation Ateliers d’Art de France, qui a pour vocation la sauvegarde, la promotion et le développement des métiers d’art, lance un appel à candidature pour le Prix L’Œuvre. Les candidats, qui sont des professionnels résidant en France, ont jusqu’au 31 mars pour présenter une œuvre à son état de conception. Les critères de sélections reposent sur la qualité plastique du projet d’œuvre, la capacité d’innovation, la précision, la rigueur du budget, mais aussi sur le calendrier de réalisation. Le jury, composé de professionnels de l’art et de la culture, récompensera le lauréat au mois de mai. La Fondation Ateliers d’Art de France lui proposera une dotation de 60 000 € maximum et s’engagera également à présenter l’œuvre primée dans un lieu offrant une visibilité de premier plan au lauréat.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 mars sur le site web de la Fondation Ateliers d’Art de France.

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Trésor à vendre : L’explosion d’un dépôt de munitions russe de Robert Oréans, 1930

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Parmi la sélection de printemps de la galerie Vincent Lécuyer à Paris, un tableau d’un artiste allemand inconnu explose littéralement. Il s’agit en effet d’une Explosion d’un dépôt de munitions russe du peintre Robert Oréans, né à Karlsruhe en 1874 et dont la date de mort est ignorée par les index bibliographiques. Ce professeur à l’école des Beaux-Arts de Cassel s’est fait remarquer lors de l’Exposition des arts décoratifs de Turin en 1902. De sa carrière, on ne sait rien. De l’histoire de ce tableau, très peu si ce n’est qu’il a été réalisé en 1930 (le tableau est signé et daté en bas à droite) et qu’il représente un épisode de la guerre d’indépendance de l’Ukraine qui eut lieu de 1917 à 1921 (se pose donc la question du pourquoi avoir choisi cet événement plus de dix ans plus tard). Rappelons qu’après la Révolution de février 1917 qui mit fin à l’Empire russe, l’Ukraine devient indépendante mais est envahie rapidement par l’Allemagne. L’armée du parti bolchévique, les Russes blancs et la Triple-Entente (France, Royaume-Uni et Russie impériale) s’opposent ensuite sur le terrain. Cette scène dépeint donc une explosion à Kiev le 6 juin 1918, trois mois après la fondation de la république soviétique d’Ukraine et un mois après le coup d’état des indépendants alliés aux Allemands. La composition du tableau joue sur la masse des nuages de fumée, grise avec quelques rehauts d’ocre, écrasant la ligne d’horizon constituée des toits de la ville, gris aux reflets verts. On y devine les gros immeubles des faubourgs, la verticale d’un château d’eau et les bulbes de la cathédrale orthodoxe de Sainte-Sophie. Par son sujet très original, son allure monumentale, son traitement impressionnant, son camaïeu de gris, cette huile de Robert Oréans mériterait d’intégrer les collections du musée d’art moderne de la Ville de Paris, du musée d’art moderne de Strasbourg (proximité avec l’Allemagne oblige) ou le musée des années 30 de Boulogne-Billancourt. Son prix (18 000 euros) et sa taille (119 x 99 cm) sont d’autres arguments à verser à son actif.

Retrouvez notre rubrique Marché de l’art avec les ventes aux enchères du mois, les plus belles expositions dans les galeries mais aussi les plus grandes foires dans le magazine Connaissance des Arts de mars 2017

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Culture soir : Vermeer au Louvre

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Nouveau talent : Mouna Rebeiz de l’ombre à la lumière

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Impertinente et vive, elle virevolte et s’anime en parlant. Alerte, parfois abrupte, celle que l’on décrit comme un « feu » ou un « volcan » n’a pas froid aux yeux. Mouna Rebeiz n’est pas à un paradoxe près, attirée par les scènes orgiaques ou les « épures », les nus sans détours ou les abstractions pures. Vibrante et vivante, elle habite Paris depuis quatre décennies, après avoir grandi à Beyrouth dans une famille de musiciens, peintres, poètes. « Le Liban est une synthèse de l’Orient et de l’Occident, comme mon art. » Son talent se révèle avec son premier tableau, en 1996, virtuose copie d’un bouquet de roses de Van Huysum. Elle éprouve vite le besoin de se libérer, avec Origines, relecture hardie de Courbet, et son contrepoint Fin, sexe féminin suturé par un ruban de satin noir. « La femme est à l’origine et à la fin de la vie. L’humanité est en deuil lorsque la femme n’engendre plus, et se referme sur elle-même. » Avec sa série Betty Boop en 2012, elle questionne l’être et le paraître, la confusion entre réel et virtuel. Et en s’appropriant le tarbouche, couvre-chef traditionnel, elle s’empare avec brio d’un emblème masculin, en tant que femme. En 2016, elle peint le tragique Chaos, magnifique exorcisme après les fusillades. Avec vigueur, elle dénonce le « trash » à l’épreuve du beau, qui mène à l’absurde et au néant. Les corps qu’elle aime peindre deviennent moins charnels, plus évanescents, et l’amènent à l’abstraction. L’idée de « retranscrire la musique en peinture » s’impose pour elle, qui vit en musique, écoutant non-stop le Requiem de Mozart et les opéras « dramatiques ». Toujours en quête de sensations fortes, elle cite Kierkegaard : « L’homme est une tension angoissée vers la transcendance ». Et s’empresse d’ajouter : « Pour moi, l’art ne peut être que sacré. Quand je peins, je suis habitée ». 

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Dirk Boll nommé à la présidence de Christie’s Europe, Moyen-Orient, Russie et Inde

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Après des études de droit et de management de l’art passées en Allemagne, Dirk Boll travaille à Londres puis au sein de son pays natal où il enseigne à l’Université d’Hambourg. Il travaille pour Christie’s depuis 1988, et s’est fait connaître pour ses publications sur le marché de l’art et les ventes aux enchères : « Art for sale, a candid view of the art market » et « Auctioneers who made Art history » (aux Éditions Hatje Cantz). « Dirk Boll est un véritable connaisseur de l’art doté d’une longue expérience commerciale », s’est réjoui Guillaume Cerutti, directeur de Christie’s à l’annonce de sa nomination.

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Appel à candidature pour la 11e édition du Festival international du Film sur les Métiers d’Arts

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À l’occasion de la nouvelle édition du FIFMA, tous les genres et les formats peuvent être présentés, du documentaire à la fiction en passant par le film expérimental ou d’animation, courts comme longs-métrages. Les films en compétition doivent être en lien avec le thème des métiers d’art et peuvent être appréhendés selon des angles de vues variés : l’architecture, la mode, le paysage, l’anthropologie, l’histoire de l’art, performances, portraits de créateurs… Les films doivent être réalisés avant 2012. Le jury, composé d’experts du monde du cinéma et des métiers d’art, sélectionnera une quarantaine de films pour faire partie de la compétition. À l’issue des projections, huit prix d’une valeur totale de 13 500 euros € seront décernés par le comité de sélection. Du 8 au 11 mars 2018, le FIFMA se déroulera au cinéma Le Méliès de Montreuil, ainsi qu’au Ciné 104 de Pantin, au Cin’Hoche de Bagnolet et au Méliès pour le FIFMA des Écoles, volet consacré au public scolaire.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 9 mai via la plateforme FilmFestPlatform.

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