Actualité artistique

Les 12 modernes de l’été : Le rêve éveillé de Delvaux

connaissance des arts -

Femmes nues, temples antiques, trains fantômes, l’univers de Paul Delvaux (1897-1994) est un rébus magnifié par le silence et la clarté du jour. Il y a chez lui du Magritte dans cette technique volontairement académique, dans cet érotisme omniprésent, que l’incongruité des situations rend plus piquant. On songe encore à Chirico et ses inutiles palais. Mais s’il apprend des maîtres, l’artiste engendre un univers singulier. Proche du surréalisme, il conserve en lecteur de Jules Verne un goût pour la féerie prosaïque des machines à vapeur. Construite avec la collection de Nicole et Pierre Ghêne complétée par de beaux prêts des musées belges, l’exposition du palais Lumière met en évidence l’influence de l’Expressionnisme allemand sur ses œuvres anciennes. Embrassant toute sa carrière, elle offre de belles surprises, comme la réunion des deux toiles composant L’Incendie, longtemps séparées.

Cet article Les 12 modernes de l’été : Le rêve éveillé de Delvaux est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Refaire Surface : la dernière exposition du Centre d’art contemporain le LAIT à Albi

connaissance des arts -

Le Centre d’art contemporain le LAIT est installé depuis 1989 dans les Moulins albigeois. Mais, souvent inondé par les crues du Tarn, ce complexe va être vendu par le Département en 2018. L’exposition Refaire Surface qui est présentée au LAIT jusqu’au 22 octobre a été réalisée par le collectif Suspended Spaces. Les photographies de plus de cinquante artistes sont rassemblées et forment une œuvre commune en lien avec le titre de l’exposition. Refaire Surface est le dernier évènement programmé dans le Centre d’art avant son déménagement. Le nouvel emplacement du LAIT n’est pas encore déterminé.

Cet article Refaire Surface : la dernière exposition du Centre d’art contemporain le LAIT à Albi est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

La belle nature de la Villa Datris

connaissance des arts -

Depuis 2011, la Fondation a pour but de faire découvrir la sculpture contemporaine (« Connaissance des Arts » n°752). Agrémentée d’un jardin méditerranéen au bord de la Sorgue, la Villa Datris est en prise directe avec les éléments : l’eau, la terre, le vent. Issue de la nature, la sculpture sonde les questions environnementales de notre temps. Avec cette exposition, on découvre la richesse et la diversité des interactions entre nature et sculpture, dont les plus célèbres sont le Land Art ou l’Arte Povera. L’exploration débute avec des cueillettes et collectes minérales ou végétales, puis accède à une approche plus scientifique, pour s’aventurer ensuite autour des recherches sur la nature artificielle. L’exposition réunit soixante-cinq artistes, avec des noms reconnus comme Richard Long, David Nash, Giuseppe Penone, Miguel Chevalier, Yayoi Kusama, Toni Grand, Carsten Höller, Manuel Merida, Daniel Dezeuze, ou émergents avec Hicham Berrada, Pauline Bazignan, Eva Jospin, ou La Fratrie (Karim et Luc Berchiche). Sans oublier le jardin, avec Johan Creten, David Nash, Fabrice Hyber, et une installation de Nils-Udo.

Cet article La belle nature de la Villa Datris est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

L’excellence, de Poussin à Cézanne

connaissance des arts -

Après une halte au musée Correr de Venise, c’est au tour de la Fondation Bemberg, sise dans le prestigieux hôtel toulousain d’Assezat (XVIe siècle), d’accueillir cet été un florilège de cent dix dessins, soit près de la moitié de ce que compte de nos jours la collection. Assez rapidement vouée au seul dessin français du XVIIe au XIXe siècle, période porteuse d’évolution cohérente, elle a pu se construire en quatre décennies, Louis-Antoine Prat ayant su attendre pour trouver « le Poussin » ou bien « le Toulouse-Lautrec » digne de son attention. On se contentera, parmi les « pépites », d’évoquer l’un des six ( ! ) dessins d’Ingres de la collection, étonnante composition sur le thème d’Ossian. Rappelons enfin que Louis-Antoine Prat se distingue de ses grands rivaux internationaux en conciliant la qualité de collectionneur avec celle d’historien dont témoignent, entre autres, des publications à valeur de « sommes » sur le dessin français du XVIIe au XIXe siècle.

Cet article L’excellence, de Poussin à Cézanne est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les 12 modernes de l’été : Arroyo, tout un roman !

connaissance des arts -

Installé en France depuis 1958, Eduardo Arroyo (né en 1937 à Madrid) s’est vite affirmé comme l’un des grands peintres espagnols de sa génération. Réunissant œuvres anciennes et récentes, voire spécialement réalisées pour l’occasion, ce parcours haut en couleur semble réunir plusieurs artistes, tant notre héros batifole d’une technique ou d’un univers à l’autre. Mais qu’il utilise la peinture à l’huile, le collage, le dessin, le plâtre ou le bronze, ce surdoué reste fidèle à son credo : être accessible à tous par la seule force de l’image. Dans sa recyclerie émergent des Mickey, des Bonaparte et des Churchill ; Alvar Aalto se coiffe d’un éléphant, Tolstoï fusionne avec Bécassine. Balzac, Dante, Joyce n’échappent pas à sa « relecture » dévastatrice. Et les maîtres de la peinture en prennent pour leur grade : voici, de Rembrandt, une Ronde de nuit aux gourdins tout sauf assommante !

Cet article Les 12 modernes de l’été : Arroyo, tout un roman ! est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Votre photo du jour : Une installation de Daniel Buren à voir au Domaine de Peyrassol à Flassans-sur-Issole par Christophe Goussard

connaissance des arts -

Envoyez-nous, via notre compte Facebook, vos photos chocs de l’actualité de l’art !

Rejoignez-nous sur Facebook et sur Instagram.

Cet article Votre photo du jour : Une installation de Daniel Buren à voir au Domaine de Peyrassol à Flassans-sur-Issole par Christophe Goussard est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Raoul Dufy, l’invité du musée Jean Cocteau

connaissance des arts -

Les mots du critique d’art Louis Vauxcelles, écrits en 1936, n’ont rien perdu de leur actualité. Les expositions dédiées à Raoul Dufy (1877-1953) ont été fort nombreuses ces dernières années, mais celle du musée Jean Cocteau a la particularité d’être construite autour d’une seule collection privée. Elle offre un large panorama des talents de l’artiste, de ses tableaux de chevalet aux couleurs lumineuses à ses multiples expérimentations dans le domaine des arts décoratifs. Si certaines œuvres sont bien connues – les illustrations du Bestiaire d’Apollinaire, ses projets de tissus pour Paul Poiret et la maison Bianchini-Férier –, l’accrochage ménage de très belles surprises. Parmi celles-ci, la divine Balustrade aux papillons, une gouache sur papier de 1930, et l’aquarelle au fond vaporeux du Casino de la jetée-promenade à Nice (1946).

Cet article Raoul Dufy, l’invité du musée Jean Cocteau est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Fabrizio Plessi à la Fenice

connaissance des arts -

Fabrizio Plessi, artiste italien pluridisciplinaire né en 1940, qui a participé à plusieurs biennales de Venise, a disposé de l’entièreté du mythique théâtre de la Fenice à Venise. Il en a ainsi exacerbé ce qui le constitue, tout comme la ville de Venise en général, par les thématiques de l’eau et du feu. « Je n’ai pas souhaité faire, précise-t-il, ce que l’on attendait de moi et réalisé du Plessi, mais réellement répondre à l’histoire des lieux. J’ai également perturbé l’architecture générale du théâtre en transformant les éclairages et en apposant des installations sur le parterre. Puis, pour accompagner le chanteur, j’ai conçu des vidéos évoquant les éléments telluriques. Mais, je n’ai pas voulu en appeler à un incendie illustratif ou narratif. C’est davantage de l’ordre du métaphysique et une réflexion sur le renouveau créateur. » Fabrizio Plessi travaille souvent directement avec les théâtres et aime s’inspirer de chaque ambiance, « plutôt que d’œuvrer dans mon atelier à imaginer seul des vidéos, ce qui ne me correspond pas… ». Il a régulièrement collaboré avec la musique minimale de Philip Glass, mais s’est laissé volontairement ici quelque peu bousculé par Giovanni Sparano, qui l’a entraîné dans un tout autre univers, plus baroque.

Cet article Fabrizio Plessi à la Fenice est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Décès d’Alain Richard, designer et décorateur français

connaissance des arts -

Diplômé de l’Ecole nationale des Arts décoratifs, Alain Richard crée dans les années 50 une agence de décoration qu’il dirige avec son épouse Jacqueline Iribe, créatrice de textiles d’ameublement. S’il a conçu de nombreux meubles et objets, il a également été chargé d’aménager plusieurs musées ou ambassades. La Banque de France et la RATP lui ont confié des projets de décoration tels que, par exemple, le design de la station de métro « Auber ». Dans les années 70, il a reçu plusieurs commandes du Mobilier national. Enfin, son travail a souvent été récompensé, comme en 1954 où il a reçu le Grand Prix de la Triennale de Milan.

Cet article Décès d’Alain Richard, designer et décorateur français est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Le Pass Culture sera effectif en 2018

connaissance des arts -

Développer l’accès au théâtre, cinéma ou concert pour les jeunes avec le Pass Culture, tel est le slogan qui accompagne cette mesure qui devrait coûter 400 millions d’euros chaque année. L’objectif ? Verser 500 euros aux jeunes le jour de leurs 18 ans (plus de 800 000 nés en 2000). Ce Pass Culture s’inspire du bonus de la même somme mis en place par Matteo Renzi en Italie en 2016. L’idée est d’ouvrir aux jeunes certains champs de la Culture totalement ignorés. Comment ? « L’État ne doit pas être trop prescriptif mais il y a des moyens techniques que nous pourrons développer pour inciter les usagers à se déplacer vers d’autres domaines culturels que ceux vers lesquels ils iraient spontanément ». L’idée est donc d’obliger les bénéficiaires du Pass à essayer différents secteurs et de ne pas concentrer leurs dépenses dans un seul champ. Mais c’est ici que le bât blesse. Comment intéresser des jeunes à des activités qu’ils ne veulent pas découvrir ? L’opéra, la vidéo, l’art contemporain seront-ils plébiscités par des jeunes qui ne les connaissent pas et qui n’ont pas été formés à l’école ou au lycée ? Les formes les plus populaires de la Culture (films à grand spectacle, jeux électroniques…) devraient sans doute tenter davantage une jeunesse qui baigne dedans depuis son plus jeune âge. Qui va financer le Pass Culture ? La facture devrait être couverte par l’État et par les diffuseurs numériques comme Amazon, Facebook ou Google, assure-t-on au ministère. L’accès se ferait via une appli numérique sur smartphone.

Cet article Le Pass Culture sera effectif en 2018 est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Nouveau talent : Mélanie Wenger chez Marie-Claude

connaissance des arts -

« Tu viens voir mes poupées ? » Marie-Claude est une enfant de 77 ans. Quand Mélanie Wenger la rencontre, égarée sur un chemin des Monts d’Arrée, au nord du massif armoricain, elle a les cheveux en bataille, la voix douce et un bouquet entre les mains, abîmées. Curieuse, Mélanie accepte l’invitation et la suit chez elle, dans une maison de village tout à fait sinistre, « une forteresse pour s’isoler du reste du monde ». C’est dans ce refuge, malpropre et désaffecté, que Marie-Claude partage sa vie avec une soixantaine de colocataires. Poupées et peluches collectionnées depuis dix-sept ans encombrent l’espace, du sol au plafond, et l’aident à tenir ses vilains souvenirs à distance : un mari défunt et violent qui la séquestrait, les enfants qu’elle n’a pas eus, les rêves fracassés, la tendresse contrariée. Là, entourée de ses garde-fous, Marie-Claude boit de l’Oasis, mange des Flamby, et écoute Tino Rossi. Toute seule peut-être, mais peinarde. Et puis elle raconte des histoires : « Elle aurait dû faire du théâtre, c’est une grande comédienne ». Même Mélanie, qui lui rend visite tous les deux mois depuis trois ans, avoue parfois s’y perdre : « On ne sait plus ce qui procède de la réalité ou de son imaginaire ». Elle est du genre « héros ordinaire », tour à tour « ermite, sorcière, vieille folle, gnome ou juste grand-mère ». Mélanie, elle, l’appelle « ma chérie ». Avec elle, Marie-Claude se rappelle et oublie, se donne dans toute sa démence, son impudeur, sa fantaisie. Sa fragilité aussi. Mélanie continuera à aller la voir, « la dame aux poupées », bien qu’un nouveau projet l’appelle, entre le Zimbabwe, la Colombie, l’Inde, la Belgique et la France : « des histoires de femmes ou d’hommes victimes de violences sexuelles liées au genre ». Une chronique de la lutte, pour « donner une image au silence ».

Cet article Nouveau talent : Mélanie Wenger chez Marie-Claude est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Avant, pendant et après l’Urinoir de Marcel Duchamp

connaissance des arts -

« L’histoire est connue, rappelle Philippe Comar en préambule à son petit livre paru aux éditions de l’École des Beaux-Arts (Des urinoirs dans l’art… avant Marcel Duchamp, 50 p., 9 €). Refusé lors de la première exposition des artistes indépendants de New York en 1917, l’urinoir de Marcel Duchamp, sous le titre Fountain, est jugé immoral et vulgaire. Le scandale suscité par cette œuvre tient naturellement à son statut de ready-made – objet déjà fait, libéré de sa valeur d’usage et désigné comme œuvre d’art – mais surtout à la nature même de l’ustensile : une pissotière ». Cet opuscule est un petit trésor puisqu’il osculte l’avant-Urinoir de Duchamp. De nombreuses toiles anticipent cette appropriation et évoquent le contexte médical de l’usage d’un tel objet. Le « mercure philosophique » des alchimistes, autrement dit l’urine, ne sucitait alors pas le dégoût. L’urinal, qui permettait de la recueillir, était même l’attribut de saint Côme et de saint Damien, les patrons des médecins. On retrouve ce flacon transparent aussi bien dans les scènes d’auscultation de Gerrit Dou et Godfried Schalken que dans les représentations de Saint Luc, censé être médecin, de Maarten Van Heemskerck. Au XVIIIe et XIXe siècles, l’urinoir disparaît du champ de l’art et c’est sans doute cette disparition qui rend le choix de Marcel Duchamp encore plus choquant. 2017 est donc l’année anniversaire de Fountain, cet urinoir de porcelaine que l’artiste français achète dans un magasin de sanitaires de New York et qu’il estampille d’un « R. Mutt 1917 ». Reproduit en plusieurs exemplaires, Fountain trône aujourd’hui au Centre Pompidou mais aussi au musée d’Art moderne de Rome et au Moderna Museet de Stockholm. En 2006, l’artiste Pierre Pinoncelli a attaqué l’exemplaire du musée parisien à coups de marteau. Il s’agissait d’une version réalisée sous la direction de l’artiste en 1964 par la galerie Schwartz. Depuis 2008, Saâdane Afif  dresse l’inventaire de toutes les représentations de l’œuvre dans le monde. En ce centenaire de la création de Fountain (jusqu’au 3 décembre, le Museum of Art de Philadelphie propose une exposition autour de sa version), on peut les consulter sur thefountainarchives.net.

Cet article Avant, pendant et après l’Urinoir de Marcel Duchamp est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Votre photo du jour : La collection de sculptures de Houdon du Herzoglisches Museum de Gotha par François Weiss

connaissance des arts -

Envoyez-nous, via notre compte Facebook, vos photos chocs de l’actualité de l’art !

Rejoignez-nous sur Facebook et sur Instagram.

Cet article Votre photo du jour : La collection de sculptures de Houdon du Herzoglisches Museum de Gotha par François Weiss est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Pour la restauration des folies du château d’Argilliers à Castille (Gard)

connaissance des arts -

Si le château de Castille est encore connu des amateurs d’architecture néoclassique ou des aficionados de Picasso puisque celui-ci y a réalisé de grands décors extérieurs, ses folies XVIIIe ont été oubliées. Attenant au château d’Argilliers construit de 1788 à 1809 à la demande de Gabriel de Froment, baron de Castille, un parc inspiré des jardins pittoresques anglais existait à proximité. Grâce aux documents provenant des archives familiales héritées de la fille du baron de Castille, Thierry de Seguins-Cohorn a pu raconter la construction de ces pyramide, kiosque, minaret et autres colonnes aujourd’hui abîmées ou disparues. Sur la base d’une conférence donnée par son père Henry de Seguins-Cohorn et avec l’aide de Pierre-Marie Deparis et de Jean Paris, tous deux passionnés de jardins, il raconte le sort malheureux de ces petits monuments tels que le puits d’amour, installé dans le parc d’une ville américaine, ou la colonne funéraire, remontée au château de Nointel dans le Val d’Oise. Les pièces subsistantes, comme le tombeau de la princesse Herminie ou le péristyle d’un temple aujourd’hui dans le cimetière du village, méritent des restaurations urgentes. Dans le cadre de la création de l’Association pour la sauvegarde et mise en valeur du site de Castille, le produit de la vente de cet ouvrage (88 p., 15 €) devrait permettre d’aider à leur conservation.

Cet article Pour la restauration des folies du château d’Argilliers à Castille (Gard) est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Pages

Les liens ci-dessous sont des flux RSS d'informations gratuites en provenance d'autres sites internet ayant un rapport avec les cours et stages de peinture et plus généralement l'art . la Société Française de l'Aquarelle n'est en aucune façon responsable du contenu de cette zone grisée.