Actualité artistique

Disparition de l’architecte et urbaniste Roland Schweitzer

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Architecte et urbaniste né en 1925, Roland Schweitzer était l’un des pionniers du retour du bois dans l’architecture, qu’il a utilisé dans la plupart de ses réalisations. Il s’est beaucoup inspiré de l’architecture japonaise traditionnelle et moderne ainsi que par les constructions scandinaves, et en particulier celles d’Alvar Aalto. Une approche écologique et durable allait pour lui de pair avec l’architecture.
En mai 1968, Roland Schweitzer a participé à la Commission de réforme de l’enseignement de l’architecture à l’ENSBA, puis il a été professeur et chef d’atelier à l’École d’Architecture UP7 de 1969 à 1991. Parallèlement, il a créé en 1984 un certificat de 3e cycle, appelé « Le Bois dans l’Architecture », dont il devient le directeur jusqu’en 1991. Architecte-conseil de l’État, il a contribué aux réflexions des instances européennes sur les modes de transmission et les conditions d’exercice de l’architecture et il a été amené, dès les années 2000, a donné de nombreuses conférences en France et à l’étranger.
Françoise Nyssen, la ministre de la Culture a rendu hommage à son architecture « simple et raffiné » qui « a marqué la production de la seconde moitié du XXe siècle », en rappelant que « plusieurs de ses réalisations ont été labellisées « Architecture contemporaine remarquable » par le ministère de la Culture ».

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Le Salvator Mundi ne serait pas de Léonard de Vinci !

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Achetée 450 millions de dollars lors d’une vente chez Christie’s en novembre dernier, par un prince saoudien pour le compte du Louvre Abu Dhabi, l’oeuvre, Salvator Mundi (datée entre 1506 et 1513) sera exposée dans les galeries du musée réalisé par Jean Nouvel en septembre prochain. Le Salvator Mundi était jusqu’alors attribué à Léonard de Vinci, mais selon le spécialiste Matthew Landrus qui s’est confié au Guardian, le tableau ne serait pas du maître, mais bien de Bernardino Luini, l’un de ses assistants. Selon l’historien anglais, « en regardant les différentes réalisations des élèves de Léonard de Vinci, on peut voir la patte de Luini dans le Salvator Mundi ». Il affirme pouvoir prouver sa théorie en comparant le tableau Le Christ entouré de médecins de Bernardino Luini avec le Salvator Mundi. Les coutures dorées des robes drapées sont, selon lui, les mêmes dans les deux oeuvres, tout comme « le visage du Christ [qui] est également très similaire à ses autres tableaux ». Le spécialiste dit même que seuls 5 à 20 % des tableaux attribuées à Leonard de Vinci pourraient réellement lui être attribuées, et son assistant Bernardino Luini, aurait lui-même réalisé 80% des œuvres attribuées à Vinci. Ce Salvator Mundi devrait être appelé selon lui « une création du Studio Leonard».

 

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Éden à Tchernobyl par Laure Prouvost au Palais de Tokyo

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Son œuvre prend la forme d’histoires indépendantes qui se recoupent et se répondent, où la fiction se mêle à la réalité. Son exposition est une ode aux chemins de traverse et au dépassement des limites. Laure Prouvost, au fil d’une scénographie dont le dessin global évoque autant un œil grand ouvert qu’un sein, promène le visiteur au cœur de panoramas atypiques inspirés par le réchauffement climatique et les aberrations de la nature. Elle crée ainsi des objets-valises : personnages métalliques anthropomorphes à tête-écran plat, branchages à excroissances mammaires ou implants fessiers, fruits et légumes dopés aux OGM, entre autres…

 

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Huit objets historiques restitués à l’Irak par le British Museum

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Le 10 août, huit antiquités ont été rendues à l’Ambassade irakienne de Londres au cours d’une cérémonie au sein même du British Museum. Récupérées lors une opération de police à Londres en mai 2003, elles avaient été volées par un trafiquant londonien maintenant décédé. Depuis 2015, en réponse à la destruction massive du patrimoine irakien et syrien par Daesh, le British Museum a développé le « Iraq Emergency Heritage Management Training Scheme », un programme devenu un projet pilote pour la protection culturelle et qui a reçu une bourse d’aide de 2,9 millions de livres du gouvernement anglais afin de mener à bien ces recherches. À la suite de cela, cinquante membres du personnel du British Museum ont été entraînés à différentes techniques sophistiquées de récupération et de sauvetage du patrimoine archéologique.
Cette année, des analyses réalisées par des experts du British Museum ont permis d’identifier la provenance de ces huit antiquités, qui ont été identifiées comme provenant du site de Tello, dans le sud de l’Irak. Hartwig Fischer, le directeur du British Museum se félicite en affirmant que « le British Museum est totalement impliqué dans la lutte contre le commerce illégal et les dommages pouvant être faits à l’héritage culturel d’un pays ». Pour lui, cette cérémonie « est le symbole d’une très forte cohésion dans le travail des experts anglais et irakiens ». L’Ambassadeur d’Irak au Royaume Uni a lui même salué « cette collaboration entre l’Irak et le Royaume Uni, qui est vitale pour la préservation et la protection de l’héritage irakien » en ajoutant que « la protection des antiquités doit être une responsabilité internationale ».

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Lectures de l’été : Histoires et fictions – « Coupures » de François Rachline

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Coupures raconte la vie d’Else Blakenhorn, une jeune Allemande promise à un brillant avenir, subitement internée, en 1899, pour cause de démence précoce. Sombrant peu à peu dans les affres de sa maladie malgré les efforts de celui qui l’aime, elle débute une œuvre graphique incroyable. Ces dessins sont-ils le résultat de sa folie ou de ses rares moments de lucidité ? C’est ce que cherche à savoir, des années après, une jeune chercheuse, qui tente de faire revivre l’œuvre d’une des pionnières de l’Art brut.

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La face obscure d’Othoniel au musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne

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La pièce maîtresse de l’exposition est une grande paroi de verre noir en forme de vague. Jean-Michel Othoniel semble rendre hommage aux murs de sa ville natale, autrefois noircis par les poussières de charbon. L’artiste revient à Saint-Étienne pour y dévoiler ses derniers travaux en verre, fruits de ses recherches actuelles sur l’épure des formes, la monumentalité, le monochrome et la radicalité. Des œuvres réalisées dans l’ancienne ville minière à la fin des années 1980 montrent à la fois la genèse et le renouvellement constant des thèmes chers à l’artiste.

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Le point sur Lucie Cousturier au musée de Vernon

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Tandis que le musée des Impressionnismes de Giverny consacre son exposition d’été à Henri-Edmond Cross, Vernon s’intéresse à une autre figure du néo-impressionnisme. Lucie Cousturier (1876-1925), inconnue du grand public, fait pour la première fois l’objet d’une exposition monographique dans une institution française. Elle fut l’élève de Paul Signac avant de devenir peintre, critique d’art et collectionneuse. Cette femme de caractère se fera également connaître par son engagement en faveur de l’émancipation des peuples noirs. Une cinquantaine de peintures à l’huile et d’œuvres sur papier, provenant principalement de collections privées, composent cet accrochage chronologique.

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Sur les rives et les plages au musée Rolin à Autun

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Dès le milieu du XIXe siècle et plus encore après 1900, l’essor des loisirs, puis des stations balnéaires, favorisé par le développement du chemin de fer, offre aux peintres de nouvelles sources d’inspiration. Rafraîchissante, l’exposition se penche sur le sujet, en traversant les courants et mouvements artistiques de la période 1860-1930, du naturalisme d’Octave de Champeaux à la modernité de Raoul Dufy, en passant par l’impressionnisme (Eugène Boudin) et les nabis (Maurice Denis). Le paysage est évidemment à l’honneur, mais pas seulement. Le propos est également sociétal, en mettant en évidence l’évolution de la représentation du corps dénudé en plein air.

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[Entretien] Les Rencontres de la photographie 2018 : une constellation d’expositions à Arles

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Historiquement, depuis 1970, en bousculant le monde de la photographie et par l’engagement de trois hommes, Lucien Clergue, Michel Tournier et Jean-Maurice Rouquette, Arles et ses Rencontres de la photographie sont devenues le berceau de la reconnaissance du médium, où depuis 49 éditions le festival est reconnu comme la capitale française du médium. À la veille de sa 50e édition et dans l’héritage de cette avant-garde, de visionnaire, les Rencontres d’Arles d’aujourd’hui ont su garder son ADN de précurseur en devançant, anticipant les actions, les engagements portés à la photographie. Pour découvrir la programmation de la 49e édition, lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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L’été de Picasso : Le maître des métamorphoses

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C’est un des moments forts de la manifestation, car cette grande et ambitieuse exposition (plus de cent vingt œuvres) couvre la totalité de la carrière de l’artiste, soit soixante-dix-sept années de création. Rejetant toute lecture linéaire et biographique, elle s’articule autour de quatorze dates clés correspondant à des années charnières, des moments de rupture formelle ou technique, de façon à montrer l’incroyable capacité de renouvellement et de métamorphose d’un art en constante mutation. « Moi je remue trop, je déplace trop, disait Picasso. Tu me vois ici et pourtant j’ai déjà changé, je suis déjà ailleurs… »

« Picasso, donner à voir »

Musée Fabre, 39, boulevard Bonne-Nouvelle

34000 Montpellier

Du 16 juin au 23 septembre.

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Tentatives d’évasion chez Di Rosa au musée International des arts modestes

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Des productions des ateliers de la Jungle de Calais aux travaux plastiques produits dans les prisons françaises par des détenus en passant par les Paños (tissus dessinés et peints par les Chicanos dans les geôles américaines), une exposition pose l’expression artistique comme dernière liberté de l’homme. En témoigne un ensemble exceptionnel de carnets de recettes de cuisine rédigés et illustrés dans des camps de concentration nazis et dans les camps de travail soviétiques… « Un moyen vital de résister à la destruction, de fabriquer du sens au milieu du chaos, de convoquer l’humanité », rappelle la commissaire associée de l’exposition, Anne Georget.

 

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L’âge d’or de la Loire au musée de la Loire

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Le musée de la Loire expose la Loire comme moyen de transport, axe commercial et principale route en France au XVIIIe siècle. Une occasion de revoir le fleuve avant la Révolution industrielle à travers dessins, gravures, faïences et objets de marine.

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Vers l’infini et au-delà à la Maison rouge à Paris

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Avant de fermer définitivement fin octobre, La Maison rouge évoque le rêve de voler qui traverse plusieurs œuvres d’art moderne, contemporain, brut, ethnographique et populaire. Henry Darger imagine des êtres hallucinants, mi-anges mi-humains, qui côtoient des femmes-oiseaux de Kiki Smith. Panamarenko fabrique de folles constructions volantes, Karl Hans Janke dessine d’improbables vaisseaux spatiaux, tandis que Rebecca Horn dissimule son corps souffrant sous des éventails de plumes et étire des ailes animées jusqu’à épuisement des mécanismes. Le photographe Rodtchenko fait s’envoler les athlètes, jouant de plans audacieux et de contre-plongées. En apesanteur.

 

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Dentelle haute couture à la Cité de la dentelle et de la mode

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Comment un savoir-faire français est-il mis en valeur par les plus grandes maisons de couture ? C’est ce que propose de montrer la Cité de la dentelle en exposant quatorze d’entre elles alliant dentelle et haute couture, confirmant l’importance du musée comme musée de la Mode.

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Un diamant de 51 carats, d’une pureté inédite, a été acquis par le Mouawad group

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Un diamant de 179 carats a été découvert en 2015 à Iakoutie en Sibérie, dans l’une des mines d’Alrosa, le groupe leader dans ce domaine. Taillé en cinq pièces, qui ont été vendues aux enchères le 2 août dernier, la plus grosse de ses pièces, faisant 51,38 carats a été achetée par le Mouawad Group, le groupe de haute joaillerie situé à Genève et à Dubai. Brillant et de forme ronde le diamant s’imose comme le plus gros et le plus pur diamant jamais trouvé par la Russie. Pascal, Fred et Alain Mouawad, les directeurs du Mouawad Group ont avoué que ce qui les avait attirés « n’était pas seulement l’exceptionnelle qualité du diamant, mais le fait que son histoire était transparente et qu’il s’est imposé comme étant le diamant le plus qualitatif jamais vendu par Alrosa ». Ce diamant ne devrait pas être revendu ou monté, mais il viendra compléter la collection de pierres précieuses de la famille Mouawad, qui compte également le diamant Jubilé de 245,35 carats ou le diamant de la Reine d’Hollande de 69,42 carats.

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Ferveurs africaines au musée d’ethnographie de Genève

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En Afrique noire, l’extase religieuse, qu’on peut aussi appeler transe, est le rapport privilégié au sacré. C’est une manière d’être au plus près possible du divin. Cette exposition explore les pratiques religieuses de ce vaste espace géographique, entre religions traditionnelles où se mêlent culte des ancêtres, divination et pratiques funéraires très codifiées, et monothéismes importés (islam, christianisme et judaïsme). Une place importante est donnée aux superstitions et pratiques magiques. Œuvres d’art, documentaires vidéos et objets magiques illustrent le propos.

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