Actualité artistique

L’art de la céramique chez les cultures préincas

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Dans maintes sociétés anciennes, le potier était célébré à l’égal d’un démiurge, carde ses doigts experts surgissaient des pièces représentant les êtres surnaturels et divins. Le monde précolombien n’échappa pas à la règle, hissant la céramique au rang de véritable code visuel. Il y a plus de 3 500 ans, les premières formes virent ainsi le jour : bouteilles, cruches, bols, mais aussi objets contenants et sonores tout à la fois, tels les vases-sifflets. Reflétant la grande diversité culturelle des sociétés andines et leur adaptation à une pluralité de milieux naturels, les céramiques de la côte nord du Pérou brillent par la gamme étendue de leur répertoire.
Elles étaient fabriquées à partir de moules composés de deux ou plusieurs parties selon la complexité de la pièce. Cela permettait ainsi aux ateliers de produire à grande échelle les offrandes destinées à l’usage funéraire. Les récipients moulés étaient ensuite complétés par des parties modelées séparément, comme les anses ou les becs. Les céramiques mochicas recevaient généralement leur décor avant la cuisson. Les potiers du nord privilégiaient les teintes rouges ou lie-de-vin sur fond crème, ceux du sud préféraient les motifs ocre sur fond blanc. L’utilisation exclusive d’oxydes métalliques ferreux et non de pigments végétaux excluait les tonalités vertes et bleues. La plupart des céramiques étaient destinées à un usage spécifiquement funéraire ; seuls quelques récipients avaient pu être utilisés de son vivant par le défunt ou la défunte.

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Nouveau talent : Geert Goiris, le sublime au quotidien

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Son premier moteur est la curiosité : porter un regard neuf sur les réalités du monde. Avec son œil de photographe épris de « haute fidélité », ses prises de vues soignées, ses films spécifiques, orthochromatiques ou infrarouges, Geert Goiris livre son archéologie du futur dans ces photos « documentaires » où il instille un paradoxe, une beauté inattendue, où le sublime peut surgir de la banalité. Il observe le monde en se situant hors du temps, donnant à ses images « surréelles » une tension unique, un « réalisme traumatique », à travers les valeurs du noir et blanc ou de la couleur. Grâce à la commande de Rubis Mécénat, il est allé explorer l’univers des sites pétrochimiques et des zones portuaires à Dunkerque, Brest, Strasbourg, Ajaccio, Anvers ou Rotterdam. Il observe d’ailleurs avec autant de minutie la nature à l’état pur, « parce qu’il reste peu d’environnements naturels ; c’est comme un regard vers le passé, ou peut-être vers un lointain futur ». Sensible aux rencontres et à leur temporalité, il dévoile avec pudeur quelques dates marquantes de sa vie : « Sûrement le jour de la naissance de mes enfants, le jour où j’ai perdu mon frère, et d’autres dates décisives et fatidiques, où j’ai rencontré des personnes qui m’ont laissé une impression durable, et qui me sont très chères. » Avec le médium photo, Geert Goiris réinscrit le temps, recompose la réalité, lui insuffle une dimension poétique. « La photographie m’offre un moyen de me connecter et reconnecter au monde, et m’aide à ordonner les moments dans le temps, en créant l’illusion d’une signification et d’une cohésion entre des événements distincts dans la vie ». Ce qui prime pour lui, c’est « l’intersection entre la nature, la technologie, l’histoire culturelle, les intentions et les accidents ». Et l’art dans tout cela ? « C’est précisément son absence de but qui me séduit… » 

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La donation de Marc Ladreit de Lacharrière à l’État français est officialisée

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Statue protectrice nkishi, Songye, Kalebwedu Centre, République Démocratique duCongo, XIXe siècle, bois, cuivre, fer, fibres végétales, peaux animales, pigments, amalgame de substances diverses © musée du quai Branly – Jacques Chirac, photo Claude Germain.

Depuis une dizaine d’années, l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière a constitué une collection composée d’œuvres d’art venues d’Afrique et d’Océanie d’une rare qualité esthétique. L’acte de donation de Marc Ladreit de Lacharrière à l’État français a été signé par Françoise Nyssen, ministre de la Culture, et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovaton, lors d’une cérémonie qui s’est tenue au musée du quai Branly-Jacques Chirac à Paris, le 15 février. Estimée à plus de 50 millions d’euros, cette collection exceptionnelle constitue la plus importante donation d’œuvres d’art africaines et océaniennes faite à la France depuis 1945. En 2016 et 2017, le public a pu la découvrir au musée du quai Branly-Jacques Chirac à l’occasion de l’exposition « Éclectique. Une collection du XXIe siècle » (« Connaissance des Arts », « Portfolio », n° 756, p. 6-11). La donation comprend 36 œuvres parmi lesquelles on retrouve essentiellement de la statuaire, à l’image de la statue protectrice nkishi du peuple Songye (République Démocratique du Congo, XIXe siècle) ou encore du gardien de reliquaire eyema-byeri Fang Betsi (Gabon, XIXe siècle). L’art de Papouasie-Nouvelle Guinée est représenté notamment par un masque malagan de l’Île Tabar, en Nouvelle-Irlande, datant du XXe siècle, tandis qu’un masque anthropomorphe du XIXe siècle met à l’honneur le peuple Dan, vivant au centre-ouest de la Côte d’Ivoire.

« Masque » malagan Ile Tabar. Nelle Irlande. Papouasie Nouvelle Guinée XXe siècle, bois, patine noire, traces de pigments blancs et ocre rouge. H. 44 cm ; l. 35 cm ; P. 35 cm © musée du quai Branly – Jacques Chirac, photo Claude Germain.

À partir d’octobre 2019, un nouvel espace, signé Jean Nouvel et aménagé au sein du musée du quai Branly-Jacques Chirac, accueillera ce riche ensemble. Selon le communiqué de l’institution, la donation de Marc Ladreit de Lacharrière a pour vocation de « devenir le point d’articulation de réflexions historiques, artistiques, anthropologiques à travers notamment une série d’expositions […] et sera rattachée à un projet scientifique et culturel ambitieux ». Pendant cinq ans, ce programme sera financé par le donateur, à hauteur de 200 000 euros par an, et ouvrira de nouvelles perspectives pour les chercheurs tout en permettant de proposer un parcours muséographique toujours plus ambitieux en faveur du public.

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La basilique de Saint-Denis a un nouveau mobilier

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Jeudi 8 février, la présentation de l’autel et de l’ambon dessinés par le verrier slovaque s’est déroulée devant un parterre d’invités impressionnés par la qualité de ces deux pièces de verre et de travertin, qui s’inscrivent parfaitement dans le chœur gothique. « L’artiste-sculpteur Vladimir Zbynovsky, souligne Mgr Pascal Delannoy, l’évêque de Saint-Denis, a relevé ce défi en nous partageant son rêve d’allier la pierre et le verre afin que jaillisse la lumière ». La partie translucide de l’ambon, placée en haut de ce lutrin, possède un reflet métallique qui donne l’impression que les textes sacrés vont flotter dans l’espace. « Les incidences lumineuses, les jeux spéculaires, l’alliance paradoxale des matières dialoguent avec l’invisible d’une parole révélée et fondatrice », assure d’ailleurs l’artiste. L’autel, quant à lui, est percé d’une croix massive, qui permet à la lumière d’éclairer la crypte située à son aplomb. L’opération d’un montant global de 530 000 euros est concomitante avec le réaménagement de la crypte, où ont été rassemblés des sarcophages en pierre, et du chœur haut qui vient de retrouver des carreaux néo-gothiques de la période de Viollet-le-Duc. Une exposition sur François Debret (1777-1850), le restaurateur de la basilique, est d’ailleurs prévue à l’automne prochain.

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Étude d’une œuvre : Forêt ou Les Marronniers, Jean Fautrier

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Malraux disait de lui : « Il ne doit rien à personne ». Inclassable, rebelle, insolite, encore aujourd’hui grandement méconnu, Jean Fautrier, le bien nommé « enragé », selon l’expression de l’écrivain Jean Paulhan, eut un parcours en dents de scie. « Le peintre le plus révolutionnaire du monde depuis Picasso », comme l’écrivait aussi le poète Francis Ponge, fut tantôt adulé, tantôt complètement oublié, puis régulièrement redécouvert. On le sait, les précurseurs ont toujours tort sur le moment. Le critique d’art Michel Tapié, dans son manifeste Un Art autre de 1952, fait de Jean Fautrier, avec Jean Dubuffet, le chantre de l’art baptisé « informel », mouvement qu’il fait naître dans les années 1950 en réaction à un art abstrait qui, à force de régner et de se démultiplier en chapelles et clans, devenait, selon lui, académique. Place au matiérisme et à son expressivité ! Fautrier, qui n’avait que mépris pour tous les artistes de son temps et suivait son propre chemin – même s’il flancha à un moment, entre 1935 et 1939, écœuré par l’incompréhension dont il était l’objet – partit se réfugier dans les Alpes, se faisant hôtelier et troquant ses pinceaux contre des skis et des concerts de jazz. Jusqu’alors, il peignait des nus sombres, des bêtes éventrées ou des natures mortes sanguinolentes, visions tragiques qu’il reniera plus tard : «… des choses abominables, des horreurs ! Mais je préférais ça à faire du cubisme ! ». L’exposition qui s’ouvre au musée d’Art moderne de la Ville de Paris permet, entre autres, d’admirer ces tableaux quelque peu « nuagistes » des années 1925 et 1930 resurgis des réserves du musée, avec un regard  « autre », justement. Il est vrai que ce personnage peu amène et un brin sulfureux, aussi violent envers lui-même qu’avec les autres, toujours à vif, acharné à trouver sa « réalité », se distinguait aussi par son exécrable caractère, atrabilaire et provocateur, ce qui lui attirait une foule d’ennemis, jusqu’à l’éloigner parfois de ses meilleurs amis !

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Michel Sittow peintre estonien de la Renaissance à la National Gallery of Art de Washington

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C’est là que naquit le peintre vers 1468 et qu’il mourut, en 1525. Entre ces deux dates, Michel Sittow aura passé une grande partie de sa vie en Europe occidentale, à Bruges d’abord, où, à l’âge de 14 ans, il se forme dans l’atelier de Hans Memling dont l’influence restera présente dans son œuvre à travers notamment une Vierge à l’Enfant. En Espagne de 1492 à 1504, il est peintre de cour auprès d’Isabelle la Catholique pour laquelle il peint, avec Juan de Flandes, quelques scènes des retables de l’Assomption et du Couronnement de la Vierge. En Flandre, de 1504 à 1506, auprès de Philippe le Beau, il rejoint Catherine d’Aragon à Londres en 1505. Après un séjour à Reval de 1507 à 1514, il est à Copenhague puis à Malines, près de Marguerite d’Autriche en 1515. Sittow retournera en 1518 dans sa ville natale où il peindra entre autres les volets du Retable de saint Antoine. Michel Sittow fut très apprécié par son sens de l’observation, hérité de l’école flamande et une sensibilité latine pour la lumière, la carnation et l’expressivité des visages.

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La National Portrait Gallery de Washington dévoile les portraits officiels du couple Obama

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Kehinde Wiley, Portrait de Barack Obama, 2018, huile sur toile National Portrait Gallery, Smithsonian Institution © 2018 Kehinde Wiley.

« Depuis 50 ans, la National Portrait Gallery raconte l’histoire de l’Amérique à travers les gens qui ont influencé l’histoire et la culture de ce pays […] Nous sommes ravis de présenter à la nation ces remarquables portraits de notre 44e président, Barack Obama, et de l’ex-Première dame, Michelle Obama, peints par deux des artistes contemporains les plus dynamiques du pays, Kehinde Wiley et Amy Sherald », s’est réjoui la directrice de la National Portrait Gallery, Kim Sajet, lors de la cérémonie officielle qui s’est tenue dans la cour Robert et Arlene Kogod du musée le 12 février dernier. C’est une tradition aux États-Unis : après son passage à la Maison Blanche, le couple présidentiel commande des portraits à leur effigie pour que ces derniers puissent être ensuite exposés à la National Portrait Gallery. Barak et Michelle Obama n’ont pas dérogé à cette règle et ont choisi de se faire portraiturer par les artistes Kehinde Wiley et Amy Sherald. C’est la première fois que la National Portrait Gallery accueille les portraits officiels d’un président et d’une Première dame réalisés par des artistes afro-américains.

Amy Sherald, Portrait de Michelle LaVaughn Robinson Obama, 2018, huile sur lin, National Portrait Gallery, Smithsonian Institution © 2018 Amy Sherald.

Le portrait de Barak Obama tranche avec les portraits classiques et austères des précédents présidents et laisse ainsi entrer un souffle de modernité et de diversité dans la tradition. L’auteur du portrait est Kehinde Wiley (né à Los Angeles en 1977), rendu célèbre dans le monde entier grâce à ses peintures monumentales où la représentation d’Afro-américains est hissée au rang de la peinture d’histoire. Ces images traduisent la volonté de l’artiste de replacer l’homme noir au cœur de l’Histoire. Le portrait d’Obama, à la fois réaliste et expressif, rend ainsi hommage à l’ancien président qui a marqué l’Histoire en devenant le premier Afro-américain à diriger les États-Unis. Dans une gamme chromatique d’une grande richesse, le fond décoratif est une référence directe à la vie de l’ancien président. Les chrysanthèmes sont les fleurs officielles de Chicago, ville où il a notamment travaillé comme organisateur communautaire dans le quartier noir défavorisé de Bronzeville. Le jasmin est le symbole d’Hawaï, lieu où il a passé la plus grande partie de son enfance, tandis que les lys d’Afrique font allusion à son père kényan, décédé en 1982.
Michelle Obama a, quant à elle, choisi de confier la réalisation de son portrait à Amy Sherald (née à Columbus, en Géorgie, 1973), connue pour ses portraits réalistes d’Afro-américains et sa palette de couleurs sourdes. L’artiste livre une représentation, à la fois confiante et accessible, de l’ancienne « First Lady » qui apparaît vêtue d’une robe sur mesure de la designer américaine Michelle Smith, issue de la collection printemps 2017 de la marque Milly. Le dévoilement de ce second portrait a provoqué de nombreuses critiques dans les médias et sur les réseaux sociaux, l’artiste se voyant reprocher un certain manque de ressemblance et d’audace dans sa représentation pourtant essentiellement symbolique.

Depuis le 13 février, le portrait de Barack Obama est exposé dans la galerie des présidents américains au 2e étage du musée, tandis que celui de Michelle Obama est présenté dans la galerie des acquisitions récentes au 1er étage.

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Double nomination au MoMA pour Inés Katzenstein

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En 2016, suite à la donation de plus de cent œuvres de la Colección Patricia Phelps de Cisneros (CPPC), le Museum of Modern Art décide de créer un centre de recherche dédié à l’interprétation et la promotion de l’art moderne et contemporain d’Amérique latine. Financé par Gustavo Cisneros et Patricia Phelps de Cisneros, l’Institut, dont Inés Katzenstein prend aujourd’hui la direction, a pour premier objet d’étude les quelque 5 000 œuvres d’artistes latino-américains qu’abrite aujourd’hui le MoMA et qui illustrent tous les grands courants artistiques des XXe et XXIe siècles. Le mois dernier, ce corpus s’enrichissait de 90 nouvelles pièces d’art contemporain grâce à une seconde donation de la Colección Cisneros.
Née en Argentine, Inés Katzenstein suit des études de communication à l’université de Buenos Aires puis obtient un master en études curatoriales et critique d’art au Bard College de New York. En 2000, elle entre au MoMA en tant qu’assistante du rédacteur en chef des publications de l’institution, avant de prendre en charge l’édition de l’anthologie Listen, Here, Now ! Argentine Art in the 1960s, consacrée à l’avant-garde argentine des années soixante. De 2004 à 2005, Inés Katzenstein travaille en tant que conservatrice à la Malba-Colección Costantini de Buenos Aires, dont elle développe la collection d’art contemporain. En 2008, elle fonde le département d’Art de l’Université Torcuato Di Tella et crée des programmes d’étude et d’accompagnement à la création à destination des artistes, des commissaires d’exposition, des critiques ou encore des cinéastes en formation. Parallèlement, elle organise de nombreuses expositions en Argentine et à l’étranger, parmi lesquelles « Liliana Porter : Fotografía y ficción » au Centre Culturel Recolta de Buenos Aires (2003) ou « Marcelo Pombo, Un artista del pueblo » à la Colección Fortabat (2015). En 2007, elle est commissaire du Pavillon de l’Argentine à la 52e Biennale de Venise et co-commissaire de l’exposition « Zona Franca » à la Biennale de Mercosur de Porto Alegre.
« Je suis ravie et très honorée de revenir au MoMA à un moment aussi passionnant, alors que s’inaugure l’Institut et que de nouvelles œuvres d’art provenant de la Colección Cisneros viennent encore enrichir les collections du musée. Le MoMA confirme ainsi son rôle historique en tant que pôle d’étude et d’exposition de l’art latino-américain », déclare Inés Katzenstein à propos de sa double nomination en tant que directrice de l’Institut Cisneros et conservatrice au sein du département des arts d’Amérique latine. Au sein de l’Institut, elle aura pour mission de contribuer à l’approfondissement et à la diffusion de notre connaissance de l’art moderne et contemporain latino-américain, tandis que ses fonctions de conservatrice l’amèneront à organiser des expositions d’envergure autour des arts d’Amérique latine, à superviser l’accrochage des collections permanentes du département ou bien encore à participer à la politique d’acquisition du musée.

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Le plan de Breteuil du Potager des Princes rejoint les collections du musée Condé

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Réalisé au crayon, à la plume et à l’aquarelle, ce plan détaillé du Potager des Princes de Condé a été réalisé par Nicolas Breteuil, jardinier de Chantilly au service du duc Louis-Henri de Bourbon (1692-1740). Exilé sur ses terres après 1726, le septième Prince de Condé est à l’origine de plusieurs séries d’embellissements du domaine et en particulier de ses jardins, dont témoigne le document que vient d’acquérir le musée Condé.
Créé par Le Nôtre à la fin du XVIIe siècle pour le Grand Condé (1621-1686), le Potager des Princes se situe dans la partie occidentale du jardin de Chantilly. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, il est composé de parterres et de « petites pièces en enfilade » divisées par des murets. Ce type d’agencement permettait d’expérimenter plusieurs sortes de plantations, d’exposition, d’enfumage et de traitements. Le plan révèle également la présence d’arbres fruitiers autour de petits bassins, d’une « figuerie » ainsi que d’une « melonnière » ou encore de plusieurs carrés de terres destinés vraisemblablement aux salades, aux plantes aromatiques et aux fraises. Le bassin de la Tenaille, toujours visible dans le jardin de Chantilly et identifié sur la partie gauche du dessin, est l’une des fontaines les plus importantes de Le Nôtre dans cette partie du parc.
Non daté mais attribué à Nicolas Breteuil, qui signe en août 1724 un plan des châteaux et jardins de Chantilly également conservé dans les archives du musée, ce dessin se présente avant tout comme un document de travail comme en attestent les annotations au crayon précisant les tailles des différentes unités et des espaces intercalaires qui composent le potager.

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Nathalie Guiot et Julien Amicel à la création de la Thalie Art Foundation

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Fille de collectionneurs, la fondatrice du lieu se plonge dans l’art contemporain en 2008, par l’acquisition d’œuvres, mais aussi la rédaction d’essais, la direction d’une maison d’édition, le commissariat ou la production d’expositions. « Toutefois, il me manquait des réponses à certaines questions que je me posais, en tant qu’être humain et femme, sur des sujets territoriaux, migratoires, politiques, économiques ou climatiques. » La rencontre avec Julien Amicel, à qui l’on doit la résidence d’artistes Dar al-Ma’mûn à Marrakech, a rendu possible « un projet personnel fécondé en objet sociétal », dit-il. On reconnaît d’ailleurs sa signature dans les invitations de sociologues ou philosophes à débattre, en complément des tables-rondes ou performances de plasticiens, accueillis parfois durant plusieurs mois pour concevoir ce que l’on pourrait nommer une pensée active. Car les deux partenaires revendiquent une nécessité de s’éloigner d’une représentation esthétique pure, afin de « permettre à nos interlocuteurs d’éclairer chacun d’entre nous sur l’actualité et le monde ». D’ailleurs, le site de la Thalie Art Foundation sera très actif pour retransmettre l’ensemble de ses activités, mais aussi comme plate-forme d’accueil de conférences organisées dans des institutions internationales.

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Artisans d’art et d’artifice à Moulins

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Le théâtre et l’Opéra doivent faire oublier que ce qui se joue sur scène est une totale construction, un artifice. C’est encore plus vrai pour leurs costumes et décors, et pourtant, ils sont le fruit d’un savoir-faire consommé. Cette exposition nous fait découvrir des métiers insoupçonnés et révèle les miracles qui se jouent bien en amont du spectacle, pour colorer une soie, créer une perruque, fabriquer un bijou ou sculpter l’espace scénique.

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Culture soir : Miniartextil 2018 à Montrouge

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », le vendredi à la fin du flash-info de 13h et le samedi à la fin des flash-info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Adolf de Meyer, de l’aristocratie en photographie au Metropolitan Museum

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Figure incontournable de « Vogue » Amérique et de « Harper’s Bazaar » dans l’entre-deux-guerres, il a donné à la photographie de mode une dimension artistique. Maître du clair-obscur, il a immortalisé élégants et artistes célèbres en Europe et aux États-Unis. Très rare, son album sur le fameux Après-midi d’un faune de Vaslav Nijinski (1912) compte parmi les pièces maîtresses de l’exposition.

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Restitution d’un tableau des Musées Nationaux Récupération aux ayants droit d’Hertha et Henry Bromberg

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Ecole flamande, attribué à l’atelier de Joachim Patinir, vers 1483-1524, Triptyque de la Crucifixion, huile sur bois, XVIème siècle,78 x 56 cm © Musée Crozatier du Puy-en-Velay

Les MNR désignent les œuvres issues de la récupération artistique intervenue à la fin de la Seconde Guerre mondiale et confiées à la garde des musées nationaux, en attente de leur restitution à leurs légitimes propriétaires ou à leurs ayants droit. Depuis sa création en 1944, la commission de Récupération artistique, active dès 1949, a permis le retour en France de plus de 61 000 objets, dont plus de 45 000 ont été rendus. La plupart des biens, non réclamés par les victimes ou les héritiers directs, ont été vendus et l’administration conserva 2143 objets, enregistrés sur des inventaires spéciaux dits de la récupération. Cette politique menée par ministère de la Culture permet de renforcer le processus de restitution de ces œuvres spoliées.

Wybrand de Geest, Portrait d’un enfant âgé de douze ans, huile sur toile. MNR 424 © Musée du Louvre / A. Dequier – M. Bard.

Le 12 février, Françoise Nyssen a restitué le Triptyque de la Crucifixion, portant le numéro MNR 386, à Henrietta Scubet et Chris Bromberg, représentants des ayants droit des époux Hertha et Henry Bromberg. Spoliée par les nazis entre 1940 et 1945, l’œuvre a été attribuée à l’atelier du peintre flamand Joachim Patinir (vers 1483-1524). Selon le communiqué du ministère de la Culture, Françoise Nyssen a affirmé « sa détermination à poursuivre la politique volontariste menée en faveur des restitutions de « MNR » et son attention à une coordination renforcée afin de rendre plus efficients les efforts importants des acteurs engagés dans l’accomplissement de ce devoir de justice et de réparation ».
Après la cérémonie de restitution, la ministre s’est rendue au Louvre pour visiter les deux nouvelles salles du musée consacrées à la présentation de trente et un tableaux MNR, parmi lesquels on peut citer le Portrait d’un enfant âgé de douze ans (1592-1661) du peintre néerlandais Wybrand de Geest. Donnant sur la Cour Carrée, ces salles ont été installées au deuxième étage de l’aile Richelieu, à l’occasion du chantier du réaménagement des salles de peintures françaises et nordiques. Soixante-seize tableaux seront également présentés dans les salles permanentes, accompagnés d’une mention spécifique signalant leur origine. Le catalogue complet des peintures MNR, réalisé par Claude Lesné et Anne Roquebert, a été publié en 2004. Une version numérique est consultable sur le site Rose-Valland.

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Fernando Botero et les maîtres de la peinture

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« Prendre pour modèle une peinture d’un autre peintre, ce que je fais souvent, c’est se mesurer à la puissance picturale d’une oeuvre. Si la position esthétique que l’on a est absolument originale par rapport à celle à laquelle on se confronte, l’oeuvre que l’on fait est elle-même originale », déclarait Fernando Botero à l’historien d’art Pascal Bonafoux en 1996. L’œuvre de l’artiste colombien est jalonnée depuis ses débuts d’appropriations et de détournements d’œuvres célèbres dans l’histoire de l’art. La plus ancienne de ces interprétations est La Chambre des époux (Hommage à Mantegna) de 1958 avec laquelle il remporta le premier prix lors du 11e Salon annuel des artistes colombiens. Une autre œuvre, exposée avec humour en 1963 dans le hall d’entrée du Museum of Modern Art en contrepoint d’une exposition Léonard de Vinci au Metropolitan Museum, l’a rendu, du jour au lendemain, célèbre à New York : Mona Lisa à l’âge de douze ans (1959), acquise la même année par le MoMA.

Des modèles soumis au « gonflement botéromorphique »

« De tels sujets sont intéressants pour moi dans la mesure où ils sont devenus populaires et pour ainsi dire un patrimoine commun. Ce n’est qu’à ce titre que je peux faire d’eux quelque chose d’autre. Il m’arrive de vouloir tout simplement mieux connaître et comprendre plus profondément un tableau ainsi que la technique qui l’anime », dit Botero qui a fait don de sa collection d’art des XIXe et XXe siècles (Corot, Renoir, Bonnard, Dali, Miró, Picasso…) au musée de Bogota (Colombie) qui porte son nom. Depuis ses débuts, cet amateur de maîtres anciens a exécuté des centaines de peintures et de dessins inspirés des œuvres de Masaccio, Rubens, Van Eyck, le Caravage, Ingres, Monet, Bonnard, Dürer (la série de grands fusains sur toile des Durerboteros en 1973)…
« En aucun cas, il ne s’agit de répéter des clichés ou des formes stylistiques mais de définir, par similitude ou par contraste, son propre langage et sa propre contribution à l’histoire de l’art », précise la commissaire d’exposition Cecilia Braschi dans le catalogue. Ainsi La Fornarina, coiffée d’un turban oriental orné d’un bijou, adopte-t-elle le geste de la main couvrant ses seins nus de la toile de Raphaël, mais elle est soumise au « gonflement botéromorphique » et à la palette chromatique de l’artiste sud-américain (La Fornarina, d’après Raphaël, 2008). L’infante Marguerite D’après Velázquez (2005) prend une pose similaire à celle du tableau du maître espagnol, mais la large armature de sa robe est le prétexte à développer une monumentalité chère à Botero depuis ce jour de 1957 où il peignit une mandoline en exagérant les volumes (Nature morte à la mandoline). D’autres œuvres de l’exposition font référence à une iconographie canonique – L’Enlèvement d’Europe (1995), Nature morte (1970) et Autoportrait (1998) – et sont soumises à la même dilatation des formes. (…)

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Genieve Figgis 1/3 – Art as as Second Life

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Genieve Figgis est une artiste irlandaise arrivée sur la scène contemporaine sur le tard. Créative depuis l’enfance, elle pratique aussi bien la peinture et le dessin que la couture ou le théâtre. À la fois pieuse et fan de Death Metal, la théâtralité qu’elle retrouve à la messe ou aux concerts d’Iron Maiden est pour elle une source d’inspiration. Alors qu’elle souhaite faire des études d’art, son entourage, et une maternité à l’âge de 21 ans, remettent en questions ses ambitions. Ce n’est pas ce qui empêchera Genieve Figgis de devenir l’artiste à succès qu’elle est aujourd’hui.

We Are Our Choices
Des interviews exclusives d’artistes
qui racontent leur histoire

et comment ils ont suivi leur passion.

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Tableau blanc, etc. au Théâtre Antoine

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Le Théâtre Antoine à Paris reprend Art, la célèbre pièce de Yasmina Reza créée pour la première fois en 1994. Berling, Darroussin et Fromager endossent les rôles de ces trois hommes dont la relation amicale est brusquement remise en question (voire renouvelée) par l’incompréhensible achat d’un tableau blanc. Ce huis clos, où l’affirmation du goût tient lieu de catharsis, permet à chacun de s’interroger sur son rapport à la peinture abstraite.

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Le catalogue « François Ier et l’art des Pays-Bas », lauréat du Prix Drouot 2018

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Lancé en 2015 par l’Hôtel Drouot, en partenariat avec Cocktail & Culture et de la Librairie Fontaine Haussmann, le Prix Drouot des Amateurs du Livre d’Art récompense chaque année un ouvrage d’art. Le 16 février dernier, le Prix de cette 3e édition a été attribué au catalogue de l’exposition « François Ier et les Pays-Bas », présentée cet hiver au musée du Louvre, par un jury présidé par Jean-Marie Rouart de l’Académie Française et composé notamment de Patrick de Carolis, Adrien Goetz, Patrick Poivre d’Arvor ou encore Véronique Prat. Édité par Somogy et Louvre Éditions, ce catalogue a été écrit par un collectif d’historiens de l’art, sous la direction de la conservatrice en chef du département des peintures du Louvre, Cécile Scailliérez. Il propose d’aborder un pan méconnu de la Renaissance française en restituant l’importance des artistes du Nord, tels que Jean Clouet ou Corneille de Lyon, pendant le règne de François Ier.
Le Prix Spécial du Jury a, quant à lui, été décerné à l’ouvrage collectif Chantilly, le domaine des Princes, publié par Swan Éditeur. 450 photographies en couleurs, dont le tirage numéroté se limite à 1500 exemplaires, viennent nourrir ce livre d’art qui rend hommage au domaine de Chantilly et aux princes érudits ayant contribué à son édification. Durant la cérémonie de remise des prix qui s’est tenue à l’Hôtel Drouot, plus de quarante auteurs ont été invités à dédicacer leurs ouvrages dans la Librairie Éphémère, créée à l’occasion de cette soirée littéraire.

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