Actualité artistique

Lectures de l’été : Histoires et fictions – « Sans titre » de Valérie Gans

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Satire du monde de l’art et de la société, Sans titre met en scène un artiste sur le déclin qui se fait opportunément manger par des requins à Bali, son compagnon déboussolé qui va jusqu’à tomber amoureux d’une femme, un galeriste peu scrupuleux qui en profite pour faire monter la cote des œuvres restées dans l’atelier, un oligarque russe qui paie des fortunes un tableau de ce « Bacon du XXIe siècle », et un chat courageux qui traverse la France pour retrouver son maître… Bien écrit et caustique à souhait.

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Un panorama de l’Art Nouveau au musée des Beaux-Arts de Nancy

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Créée en 1901, l’Alliance provinciale des industries d’art, plus connue sous le nom d’École de Nancy, réunit des industriels, des artistes et des architectes décidés à intervenir dans tous les champs des arts décoratifs, en resserrant les liens entre artisanat d’art et production de série. Dès les années 1890, Émile Gallé, Antonin Daum, Victor Prouvé, Louis Majorelle… partageaient l’ambition d’embellir le cadre de la vie quotidienne, au travers de cet Art Nouveau inspiré par l’harmonie des formes végétales. Organisée hors les murs par le musée de l’École de Nancy sous la houlette de Valérie Thomas et Jérôme Perrin, l’exposition met en lumière les processus de création, les innovations techniques, les matériaux utilisés, ainsi que les lieux de diffusion des œuvres (catalogues ou magasins). Plus de trois cents pièces composent ce panorama très complet des productions Art Nouveau, dans les domaines du mobilier, de la verrerie, de la céramique ou du textile. La riche collection du musée de l’École de Nancy est particulièrement à l’honneur, mais le parcours bénéficie également de prêts du musée des Beaux-Arts de Lyon, du Kunstmuseum de Düsseldorf et du musée d’Orsay, avec pas moins de vingt-six pièces, dont le bureau Forêt (1900) d’Émile Gallé.

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Restitution d’un pastel d’Adelaïde Labille-Guillard, spolié pendant la Seconde Guerre mondiale par les nazis

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Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a salué la restitution d’un pastel, faisant partie des MNR, acronyme désignant « les œuvres revenues d’Allemagne à la fin de la seconde Guerre mondiale, après avoir été pour la plupart d’entre elles spoliées à des Juifs, et confiées à la garde des musées nationaux, dans l’attente de leur restitution à leurs légitimes propriétaires ou ayants droit ». Réalisé par Adélaïde Labille-Guillard, artiste peintre, miniaturiste et pastelliste française, ce portrait vient d’être rendu à la famille de Gunzbourg, à laquelle il appartenait. Ce pastel intitulé « Portrait de Catherine Flore Clodion, née Pajou », représente le visage encore enfantin de l’unique fille du sculpteur Augustin Pajou. Très vraisemblablement volé par les Allemands, qui occupèrent le domicile de la famille de Gunzbourg guerre, l’œuvre s’est par la suite retrouvée sur le marché. Elle a alors été achetée par le marchand d’art allemand Hildebrand Gurlitt, dans le but de la placer dans le musée voulu par Hitler à Linz. Ce n’est qu’en 1968, alors que le tableau a été mis en vente à Munich, qu’il a été retrouvé, puis restitué à la France deux ans plus tard. À partir de cette date, l’œuvre a été inscrite sur « l’inventaire de récupération artistique », puis confiée au musée du Louvre, dans le département des arts graphiques, en attendant de retrouver les ayants droit de son propriétaire. Depuis 2013, une grande campagne politique a été mise en place afin « d’identifier les propriétaires au moment de la spoliation, sans attendre que leurs héritiers se manifestent », affirme le ministère de la culture dans un communiqué, tout en appuyant sur le fait que cette politique a été largement renforcée ces dernières années, avec l’appui du Ministère de l’Europe, des Affaires étrangères et de la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations (CIVS). C’est dans ce contexte que l’œuvre a pu revenir aux ayants droit de Pierre et Yvonne de Gunzbourg.

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L’âge d’or du baroque vénitien au musée des Beaux-Arts d’Ajaccio

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Coincé entre le siècle des Génies et celui de la Gloire, pour paraphraser deux expositions célèbres sur les XVIe et XVIIIe siècles vénitiens, le XVIIe siècle reste négligé. Le baroque vénitien constitue pourtant une période très riche. En témoigne une exposition au musée Fesch, qui propose un panorama de la période la plus dense de la peinture vénitienne (entre 1630 et 1670) montrant la fortune particulière de certains sujets : portraits et autoportraits d’artistes, allégories des arts, visions célestes, héros et héroïnes de la Bible ou de l’histoire antique, thèmes macabres et de mort violente…

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Trois lauréats français pour les 30 ans du Praemium Imperiale

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Cette année, pour son 30e anniversaire, le Praemium Imperiale a récompensé le peintre franco-belge Pierre Alechinsky, le sculpteur japonais Fujiko Nakaya, ainsi que l’architecte français Christian de Portzamparc. L’italien Riccardo Muti et Catherine Deneuve font aussi partie des lauréats. Le « Prix d’encouragement jeunes artistes » a quant à lui été remis à la Shakespeare School Foundation, une formation anglaise. Créé en 1988 par la plus ancienne fondation culturelle du Japon, la Japan Art Association, le prix Praemium Imperiale est une récompense artistique qui couvre cinq disciplines : la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, le théâtre et le cinéma confondus. Dès 1997, une nouvelle distinction s’est ajoutée à ces récompenses : le prix d’encouragement pour les jeunes artistes. Elle a pour spécificité de sélectionner des artistes de toutes les nationalités et de choisir des lauréats pour leur rayonnement international. Le jury regroupe chaque année un comité international de six conseillers, composé de personnalités de la sphère publique ou privée.
Depuis la naissance du prix en 1988,149 artistes ont été récompensés et on peut compter parmi eux Christo et Jeanne-Claude, Frank Gehry, Jean-Luc Godard, Zaha Hadid, David Hockney ou encore Anish Kapoor et Renzo Piano. Chaque lauréat reçoit la somme de 15 millions de yens (environ 117 000 euros) et se voit remettre un diplôme et une médaille par Son Altesse Impériale le prince Hitachi, frère cadet de l’empereur. Cette année, la remise de prix aura lieu le 23 octobre au Meiji Kinenkan.

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Pierre Soulages, une leçon de peinture à la Fondation Pierre Gianadda à Martigny

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Comment se constitue une œuvre ? La Fondation Pierre Gianadda, qui fête ses 40 ans, fait un beau cadeau à ses visiteurs. Elle offre l’occasion exceptionnelle d’approcher ce mystère, en parcourant, de 1948 à nos jours, le travail d’un immense artiste, Pierre Soulages : vingt-quatre œuvres issues de la collection du Musée national d’art moderne, jamais montrées ensemble, seize peintures dont deux goudrons sur verre, trois brous de noix, cinq dessins, auxquelles s’ajoutent trois brous du musée de Rodez et quelques pièces de collections particulières. Jusqu’à une peinture de juin 2017, prêtée par Pierre et Colette Soulages. Une vie, en somme. Dont on pense toujours qu’elle a été consacrée au noir, voire à l’« outrenoir »,  ce néologisme que le peintre a créé pour définir le noir fluide qui recouvre la toile, alors qu’à travers toutes ses expériences pour le travailler, c’est la lumière qu’il poursuit. Le noir, l’état antérieur à la lumière. Contrairement à ce que prétendait un chanteur populaire, le noir n’est pas noir, c’est bien autre chose.

 

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En piste au musée de Bourgoin-Jallieu !

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Le cirque a de tout temps fasciné et inspiré les artistes. Du milieu du XIXe siècle aux années 1960-1970, peintres et sculpteurs ont manifesté leur intérêt pour l’univers circassien. Des œuvres hautes en couleur (Georges Rouault, Alphonse Cornet, Thomas Gleb…) venues des plus grands musées de France – musée d’Orsay, Centre Pompidou, musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée – et de collections privées évoquent les acrobates, les écuyères, les clowns célèbres ou les chapiteaux. Des costumes exceptionnels (François Fratellini, Bernard Buffet…), des vêtements et accessoires de mode (Hermès) complètent l’ensemble.

 

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Initiez-vous à l’art contemporain avec les Conférences de Connaissance des Arts !

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Nous vous donnons rendez-vous chaque mois dans notre Auditorium, situé au 10, boulevard de Grenelle à Paris, pour assister à la présentation d’un thème par la présidente de l’Association Internationale des critiques d’art (AICA).
Chacune de nos conférences vous permettra de mieux appréhender l’histoire de l’art contemporain et d’approfondir votre connaissance de ses grands thèmes et réflexions.

Inscrivez-vous dès à présent à l’ensemble du cycle de 10 conférences au prix préférentiel de 200€ : Réserver le Cycle  Ou choisissez à la carte les conférences de votre choix au prix de 25€ par conférence Pourquoi s’intéresser à l’art contemporain ?
le 20.09.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’abstraction lyrique & l’abstraction géométrique
le 18.10.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Le Pop Art & le Nouveau Réalisme
22.11.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art conceptuel & l’art minimaliste
20.12.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Fluxus & l’art vidéo
24.01.2019 – 18h30 à 20h00

La saga du Body Art
21.02.2019 – 18h30 à 20h00

L’art cinétique : illusions d’optique
28.03.2019 – 18h30 à 20h00

L’art des villes & l’art des champs
18.04.2019 – 18h30 à 20h00

Les mille et une façons de faire de l’art : rituels, process & protocoles
23.05.2019- 18h30 à 20h00

L’art contemporain, la publicité, la mode & le marketing
20.06.2019 – 18h30 à 20h00

Journaliste et critique d’art, Elisabeth Couturier écrit régulièrement pour les magazines « Art Press », « l’Œil » ou encore « Historia » et a notamment produit plusieurs émissions de radio sur l’art pour France Culture, dont l’hebdomadaire Les mardis de l’expo. Auteure de la collection de films de 26 minutes Les petits secrets des grands tableaux et commissaire pour l’Institut français de l’exposition « Tableaux-tables », elle donne régulièrement des conférences sur l’histoire de l’art et les principaux mouvements contemporains.

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Sous le soleil de Cross au musée des Impressionnismes-Giverny

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En 2012, le musée Marmottan Monet s’attachait à montrer la place déterminante qu’occupa Henri-Edmond Cross (1856-1910) au sein du néo-impressionnisme, dominé par Georges Seurat et Paul Signac. Mais depuis 1998 et l’exposition organisée à la Chartreuse de Douai, aucun accrochage monographique n’avait rendu au peintre pointilliste l’hommage qu’il méritait. En une centaine de peintures, d’aquarelles et de dessins, le musée des Impressionnismes de Giverny lui consacre une très belle rétrospective. Le parti pris chronologique choisi par Marina Ferretti permet de mesurer la rapidité de son évolution, depuis ses débuts académiques marqués par les leçons de Carolus-Duran (1837-1917), jusqu’aux compositions solaires du début du XXe siècle, stylistiquement assez proches des premières œuvres fauves de Matisse et Derain. Entre-temps, le peintre a découvert la lumière du Midi et rencontré à Paris, en 1884, Georges Seurat, Paul Signac, Albert Dubois-Pillet et Charles Angrand à l’occasion du Salon des indépendants. Cross n’adoptera la technique du pointillisme qu’en 1891 (l’année de la mort de Seurat), en des tableaux aux tonalités claires, hymnes à la beauté des paysages méditerranéens de Saint-Tropez, du Lavandou ou des îles d’Or. À deux pas des jardins de Claude Monet, ne manquez pas l’occasion de redécouvrir ce peintre discret, maître des harmonies douces.

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La Belgique à l’H2M à Bourg-en-Bresse

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Résultat d’une collaboration entre Alexandra Lambert et Fred Atax, Strokar est une association bruxelloise qui mêle Street Art et engagement citoyen. Pour cette exposition, Fred Atax confie à quarante Street Artistes dix ans de clichés inédits pour qu’ils leur redonnent vie.

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Emmanuel Marcovitch assure l’intérim à la tête de la Réunion des Musées nationaux

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Directeur général délégué de la Rmn-Grand Palais depuis avril 2018, après en avoir assumé les fonctions de secrétaire général depuis 2016, Emmanuel Marcovitch va assurer « les délégations et l’organisation nécessaires pour permettre à l’établissement de poursuivre sa trajectoire jusqu’à la nomination d’un nouveau président ». Aucune date n’a pour l’instant été donnée pour la nomination de ce dernier. Hormis l’organisation des expositions et autres grands événements qui vont se dérouler au Grand Palais dès la rentrée de septembre, le chantier majeur que va devoir poursuivre Emmanuel Marcovitch est le projet de restauration et d’aménagement du Grand Palais et la création d’un Grand Palais éphémère au Champ de Mars pour 2021 à 2023.

 

 

 

 

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Sinzo Aanza, photographe engagé à la galerie Imane Farès à Paris

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Sélectionné pour le prestigieux Nouveau Prix Découverte des Rencontres de la Photographie à Arles, l’artiste Sinzo Aanza, né en 1990, déjà reconnu pour son talent d’écrivain, s’affirme dans sa pratique photographique. Cette première exposition personnelle (photos à partir de 6000 €) pose un regard critique sur la situation de son pays, la République démocratique du Congo. Sinzo Aanza espère obtenir son visa afin de venir pour l’exposition et la lecture de sa pièce de théâtre, Que ta volonté soit Kin, au Festival d’Avignon…

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Le Street Art s’invite au Panthéon !

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Reprenant les termes de Léonard de Vinci, le street artiste français Christian Guémy, plus connu sous le nom de C215, affirme que « La peinture est une poésie qu’on voit au lieu de l’entendre ». La poésie des portraits d’hommes et de femmes anonymes ou illustres, peints par C215, redonne vie aux murs inoccupés des rues.
Cette année, le Centre des monuments nationaux organise la saison « Sur les murs, histoire(s) de graffitis » dans neuf monuments de son réseau. À cette occasion, l’artiste C215 a été invité à réaliser des portraits d’hommes et de femmes honorés au Panthéon, et des visites thématiques sont parallèlement mises en place dans le monument, pour faire découvrir les nombreux graffitis présents dans les hauteurs du lieu, des espaces habituellement inaccessibles aux visiteurs.

Portrait d’Émile Zola par C215, rue Gay Lussac à Paris © Luciana Richard

Christian Guémy « investit avec des figures de la résistance, comme Brecht, Zola ou de Gaulle, les lieux banals de la vie quotidienne ». En tout, 28 portraits de personnalités historiques, dont certaines sont inhumées à l’intérieur du Panthéon, sont peints sur les murs du Ve arrondissement. L’artiste fait vivre une nouvelle fois ces grandes figures à travers le parcours d’exposition « Illustres ! C215 autour du Panthéon » qui débute dans la crypte du monument, qui accueille une exposition présentant la démarche artistique et les techniques utilisées par l’artiste pour créer ces portraits colorés. C215 travaille à l’aide de pochoirs, qu’il découpe lui-même à l’aide d’une lame de scalpel, puis il utilise de la peinture et « joue constamment avec les vides et les pleins créés par le pochoir ». Il veut « faire corps avec un support et le laisser transparaître » en donnant à sa peinture une texture et une matière spéciale, afin qu’elle se fonde petit à petit avec son support. C’est le cas pour le visage de Marie Curie peint en blanc sur les murs de la Fondation Curie, rue d’Ulm, qui « se fondra petit à petit aux briques en ne laissant qu’un spectre ». Ces œuvres sont donc vouées à disparaître ? C215 sourit en y pensant car « le fait même que ça disparaisse fait justement qu’on se rend compte, a posteriori, que l’œuvre existait » et qu’on l’appréciait. Installés sur les murs des rues proches du Panthéon, les visages de ces hommes et de ces femmes permettent de redécouvrir des lieux sur lesquels on ne se serait pas arrêté, tout en se replongeant dans la mémoire de notre histoire. Le parcours permet de créer du lien entre le Panthéon et ses illustres occupants, car il est « parfois difficile de mettre un visage sur un nom de ces personnes illustres ».

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Tolkien façon tapisserie à la Cité Internationale de la Tapisserie à Aubusson

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La réalisation de treize tapisseries et un tapis tirés des aquarelles originales de J.R.Tolkien  (1892-1973) sera terminée dans quatre ans. Mais on peut déjà admirer l’emblématique Bilbo comes to the Huts of the Raft-elves, entièrement exécutée après deux ans d’un travail passionnant selon d’anciennes techniques en usage au temps de l’écrivain, notamment des couleurs très rares. Une prouesse pour les quatre lissières de la Cité Internationale de la tapisserie qui sont parvenues, à partir d’un tout petit dessin, à garder le mystère et la poésie du Seigneur des Anneaux. On peut aussi y découvrir tous les cartons préparatoires aux quatorze aquarelles choisies par la famille.

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Disparition de l’écrivain Georges Raillard, ami de Miro et Tapiès

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Né en 1927 à Marseille, Georges Raillard s’est d’abord fait une place d’enseignant en France puis au Brésil, à l’université de Rio de Janeiro. Des relations culturelles au ministère des Affaires étrangères, il passe à la direction de l’Institut français de Barcelone de 1964 à 1969. C’est là qu’il rencontre Joan Miro et Antoni Tapiès. De ces contacts privilégiés naissent un livre d’entretien avec Miro, Ceci est la couleur de mes rêves paru aux éditions du Seuil en 1977, et un ouvrage dédié à l’œuvre matiériste de Tapiès publié par Maeght éditeur en 1976. Il continue ensuite avec d’autres artistes tels qu’Adolphe Monticelli, Nicolas de Staël et Antoni Taulé. En 1969, il participe à la création de l’université Paris VIII Vincennes, un lieu marqué par un esprit anti-académique et où enseignent Hélène Cixous, Gilles Deleuze ou Jean-François Lyotard. La littérature est également son pré carré puisqu’il écrit de nombreux ouvrages sur Aragon (1964), Michel Butor (1968), Jacques Dupin (1974) et Henri Bosco (1981).

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Emmanuel Tibloux nommé à la tête de l’ENSAD, École nationale supérieure des arts décoratifs

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Françoise Nyssen a annoncé, le 28 juin dernier, la nomination d’Emmanuel Tibloux à la direction de l’ENSAD. Ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud et titulaire d’un Master en lettres modernes, il a par la suite dirigé l’Institut français de Bilbao de 2000 à 2004, puis l’École des beaux-arts de Valence entre 2004 et 2007 avant d’arriver à la tête de l’école supérieure d’art et de design de Saint-Étienne jusqu’en 2011, date à laquelle il est devenu directeur de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud. Parallèlement, il a aussi présidé l’Association nationale des écoles supérieures d’art de 2009 à 2017. Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a affirmé dans un communiqué qu’Emmanuel Tibloux poursuivra « les importants travaux entrepris par son prédécesseur en matière de gouvernance de l’établissement et d’évolution des statuts des personnels » et a tenu a saluer l’« action remarquable » menée par Marc Partouche, le prédécesseur d’Emmanuel Tibloux, à la tête de l’école depuis 2014.
Durant son mandat, Emmanuel Tibloux projette aussi de « déployer une stratégie ambitieuse dans les domaines de la pédagogie de l’école, de sa politique internationale et du développement de la recherche », tout en portant « une attention particulière aux enjeux d’égalité et de diversité ».

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