Actualité artistique

Les Prix 2018 du mécénat culturel « Un projet, un mécène »

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Créés en 2017, les Prix du mécénat culturel récompensent chaque année « des projets culturels ambitieux qui ont pu voir le jour grâce au soutien d’un mécène », qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une fondation, d’une association ou encore d’un fonds de dotation. L’édition 2018 d’« Un projet, un mécène », qui accompagne cette année les quinze ans du « dispositif mécénat » mis en place en 2003 par la Loi Aillagon, continue de mettre en lumière l’importance de l’engagement du secteur privé en faveur des arts et de la culture, de la création et du patrimoine.
Huit prix, correspondant aux catégories spécifiques des champs d’action du ministère, ainsi qu’un Grand Prix ont été remis par Françoise Nyssen ce lundi 14 mai. Le Prix « Accès à la culture et Éducation artistique et culturelle » a été attribué au Groupe Emerige pour son soutien à l’opération « Une journée de vacances à Versailles » qui, depuis 2016, a permis à plus de 6000 enfants de découvrir le château de Versailles et ses jardins. Il a également été accordé au fonds de dotation du Barreau de Paris pour sa participation à la création du film de Marion Lachaise Antiportraits, Réau, qui met en scène huit femmes incarcérées. La fondation Daniel et Nina Carasso obtient le Prix de la catégorie « Enseignement supérieur Culture » pour la création, avec l’École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) et l’École polytechnique, de la Chaire d’enseignement et de recherche dédiée au dialogue entre arts et sciences. La Fondation Edmond de Rothschild et la Fondation Orange ont quant à elles reçu le Prix « Spectacle vivant » pour leur soutien au projet « Orpheus XXI, musique pour la vie et la dignité » en faveur des musiciens professionnels réfugiés. Le Prix de la catégorie « Arts visuels » est remis cette année à la collectionneuse grenobloise Colette Tornier pour son programme de soutien à la scène contemporaine émergente mis en place au domaine Saint-Ange. Dans la catégorie « Cinéma et éducation à l’image », le Groupe Coriance est récompensé pour son soutien à l’association « Films pour enfants », qui propose gratuitement et légalement des films d’animation pour sensibiliser les enfants aux pratiques artistiques. Le Fonds Decitre reçoit le Prix « Livre et bibliothèques » pour son action en faveur du livre, de la lecture et de l’écriture auprès des enfants et des personnes en difficulté. Enfin, le Prix de la catégorie « Métiers d’art » est remis à la société des Amis du Musée Condé pour sa collaboration au chantier de restauration du mobilier et des objets d’art des petits appartements du musée Condé au château de Chantilly.
Le Grand Prix 2018 est, quant à lui, décerné ex æquo aux deux plateformes de mécénat participatif Comméon et Proarti, l’une pour le financement de la restauration du plafond de l’église de Saint-Germain-des-Prés, l’autre pour celui de la mise en scène de la pièce Michel-Ange et les fesses de Dieu de Jean-Philippe Noël.
Les lauréats de cette édition 2018 des Prix du mécénat culturel « Un projet, un mécène » reçoivent chacun un trophée créé pour l’occasion par la sculptrice et créatrice de bijoux Estelle Barelier.

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Jacques Monory, arrêts sur image à la Maison nationale des artistes à Nogent-sur-Marne

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Pour ce maître de la monochromie (« Connaissance des Arts » n°733), la « période bleue » n’en finit pas de durer. La Maison nationale des artistes consacre à ce représentant majeur de la Figuration narrative un accrochage mêlant peintures, photographies et sérigraphies. Autour d’une sélection d’œuvres mettant en exergue la relation étroite entre photographie et peinture, l’exposition présente diverses séries et images inspirées par la société contemporaine et les films noirs américains.

 

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Culture soir : L’Empire des roses au Louvre Lens

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h pour ses « Chronique Sorties ».

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La Fondation Vuitton et les vibrations du monde

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Le triomphe de ses expositions temporaires (avec la collection Chtchoukine, puis celle du MoMA de New York) aurait presque fait oublier les richesses de la propre collection de la Fondation Vuitton. Intitulé « Au diapason du monde », l’accrochage conçu par Suzanne Pagé met en lumière des œuvres modernes et contemporaines qui, jusqu’ici, n’avaient encore jamais été présentées dans le bâtiment de Frank Gehry. « Nous n’avons pas voulu d’un simple florilège, il s’agit d’une véritable exposition, dont le propos est dicté par les œuvres, explique la directrice artistique de la Fondation. Toutes parlent de la place de l’homme dans le monde du vivant, animal, végétal ou humain. » Un étage entier est dédié à Takashi Murakami (autour du personnage de Mr Dob, alter ego de l’artiste, de l’univers du manga et d’une fresque faisant référence à l’histoire des Huit immortels de la religion taoïste), tandis que les trois autres niveaux réunissent vingt-huit artistes français et internationaux, répartis en trois séquences. « Irradiances », d’après une œuvre historique de Dan Flavin, convoque Yves Klein, Matthew Barney, Gerhard Richter, Christian Boltanski…, « L’homme qui chavire » s’intéresse à la question du corps, « du corps fragile au corps virtuel » avec Alberto Giacometti, Ian Cheng, Philippe Parreno…, et « Là, infiniment » confronte Adrián Villar Rojas, Cyprien Gaillard et Wilhelm Sasnal qui, chacun à sa manière, se réapproprient une œuvre clé de l’histoire de l’art (le David de Michel-Ange, Le Penseur d’Auguste Rodin et Une baignade à Asnières de Georges Seurat).

 

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Idée lecture : Goupil, le marchand rusé

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Fruit de sa thèse de doctorat, cet ouvrage d’Agnès Penot fait le point sur la galerie française et l’éditeur d’estampes que fut la maison Goupil, installée à Paris en 1829 et active jusqu’en 1921 sous le nom de Boussod, Valadon et Cie. Défendant l’œuvre des peintres Paul Delaroche, Horace Vernet et Jean-Léon Gérôme, elle ouvrit des succursales à New York, Londres, Berlin, La Haye et Bruxelles. Son idée géniale fut d’investir parallèlement dans les nouvelles techniques de reproduction comme la photographie, à partir de 1853, et la photogravure, en 1873. Au gré des pages apparaissent la question du droit de reproduction, des stratégies commerciales, des accrochages inspirés du Salon carré du Louvre… L’un des chapitres les plus originaux concerne les essais difficiles des Américains Eakins et Bridgman pour pénétrer le marché français. Les collectionneurs américains, eux, affichent une véritable « tableaumanie » envers l’art français, une passion que la maison Goupil sut amplement satisfaire.

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Ariane James-Sarazin nommée directrice adjointe du musée de l’armée

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500 000 œuvres, documents et objets occupent les collections du Musée des armées à Paris. Le 3 avril dernier, Ariane James-Mazarin a été appelée par Alexandre d’Andoque de Sériège pour s’occuper des collections. David Guillet, qu’elle remplace, est devenu directeur du département des expositions à la Bibliothèque François Mitterrand.
Après être sortie major de promotion, en tant qu’archiviste-paléographe, à l’école nationale des Chartes en 1995, Ariane James-Sarazin sort une nouvelle fois major de promotion de l’Institut national du patrimoine en 1997. Elle termine ensuite en beauté ses études avec un doctorat en histoire de l’art sur le portraitiste Hyacinthe Rigaud, qu’elle soutient en 2003. Au début de son parcours, Ariane James-Sarazin a endossé le rôle de conservatrice à la direction des Archives de France, puis celui de chargée des collections historiques de l’entreprise Nestlé en France. Elle a ensuite occupé le double poste de chef de département de l’action culturelle et éducative et de directrice du service des expositions de la Bibliothèque François Mitterrand durant plus de trois ans, avant de diriger consécutivement cinq musées d’art. De 2016 à 2017, elle a rejoint la direction générale des Patrimoines en tant que chargée de la mission « Pass Culture » créée par Audrey Azoulay, Ministre de la culture de l’époque. En juin de la même année, Ariane James-Sarazin a rejoint l’Institut national d’Histoire de l’art en tant que conseillère scientifique. Depuis le 3 avril dernier, Ariane James-Sarazin est en charge de la politique scientifique et culturelle du Musée de l’armée. Une belle promesse pour le Musée parisien.

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Ettore Spalletti, à fleur de peau à la galerie Marian Goodman à Paris

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Cette exposition personnelle d’Ettore Spalletti est la première organisée à Paris par la galerie Marian Goodman, après celle de Londres en 2016. Un autre solo show lui sera d’ailleurs consacré début 2019 dans le Nouveau Musée national de Monaco. Prenant comme étendard la citation de Paul Valéry, « Ce qu’il y a de plus profond dans l’homme, c’est la peau », Ettore Spalletti présente une installation immersive constituée de peintures, de sculptures et d’œuvres sur papier, dont les prix débutent à 20 000 €. Dans l’espace de la galerie, Spalletti introduit ses dernières œuvres de la série Paesaggio ainsi que ses nouvelles sculptures. Ses peintures, constituées de panneaux multiples monochromes, sont à la fois une réminiscence et une vue actuelle des paysages des Abruzzes, sur la côte Adriatique, où l’artiste a passé toute sa vie. L’équilibre subtil entre l’abstrait et le figuratif est à l’image de la peau, point de rencontre entre l’intérieur et l’extérieur, fruit d’une lente méditation.

 

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Photo London, à la Somerset House à Londres

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Challenger de l’indétrônable Paris Photo et de la puissante AIPAD de New York, Photo London poursuit son développement pour sa quatrième édition. Entre les majestueux murs XVIIIe de Somerset House, cent une galeries de dix-huit pays se réunissent, parmi lesquelles six parisiennes (dont Esther Woerdehoff, Les Filles du Calvaire et la School Gallery). Le prix Master of Photography 2018 du salon va au photographe canadien Edward Burtinsky, qui présente une sélection inédite de ses travaux marqués par ses préoccupations écologiques.

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L’aventure moderne au musée de Pont-Aven

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Alexandre Maroudian est un collectionneur passionné de l’École de Pont-Aven. Depuis 2006, il a rassemblé un ensemble important d’œuvres de ce mouvement. Le synthétisme, forgé par Émile Bernard et Paul Gauguin, à Pont-Aven, entre 1888 et 1894, lui semble être le premier courant d’art moderne, avant le fauvisme et le cubisme. Ce style se caractérise par l’usage de couleurs pures et posées en aplats, et de formes entourées d’un cerne noir ou coloré, qui les cloisonne (d’où l’usage du terme « cloisonnisme », se substituant parfois à « synthétisme »), en rappelant aussi la technique du vitrail où les formes sont cernées de plomb. Gauguin et Bernard furent rapidement rejoints par de nombreux peintres, qui adoptèrent ces nouveautés esthétiques. Alexandre Mouradian prête, pour une période de près d’un an, vingt-trois œuvres au musée de Pont-Aven, qui les présente au sein de ses collections permanentes. L’intérêt d’une telle collection est de réunir tous les acteurs de cette grande aventure artistique, dont on ne connaît généralement que les grands noms, Paul Gauguin (absent de la collection), Émile Bernard, Paul Sérusier. L’on peut ainsi admirer les œuvres de ces deux derniers mais aussi celles d’Émile Jourdan, Maxime Maufra, Henry Moret, Roderic O’Conor, Éric Forbes-Robertson, Armand Seguin, Wladyslaw Slewinski et Jan Verkade.

 

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Quatorze monuments vont bénéficier de fonds réunis par le Loto

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En septembre 2017, Emmanuel Macron a nommé Stéphane Bern à la tête d’une mission « d’identification et de sauvegarde du patrimoine en péril ». Le comité de sélection composé de la Fondation du patrimoine, du ministère de la Culture, de la Française des jeux et du Centre des monuments nationaux, a pour but de définir les lieux à préserver et devra réunir les fonds nécessaires à la sauvegarde de ces monuments jugés importants pour la France. 2.100 propositions avaient été faites par les Français sur le site participatif du ministère de la Culture. Publiée le 29 mars 2018, une liste présente les 250 sites français gravement détériorés, qui recevront finalement cette aide financière.  Le 3 avril dernier, le comité a aussi validé une liste de 14 monuments, car, « parmi les 250, il y aura des sites ambassadeurs emblématiques », a annoncé Stéphane Bern. Ceux-ci sont constitués de la maison Pierre Loti en Charente-Maritime, l’aqueduc du Gier, dans le Rhône, le port Cigogne dans le Finistère, le couvent Saint-François en Haute-Corse, le château Carneville dans la Manche, le théâtre de Bar-le-Duc dans la Meuse, l’ancien hôtel-Dieu de Château-Thierry dans l’Aisne, la villa Viardot dans les Yvelines, le Château de Bussy-Rabutin sur la Côte-d’Or, l’église Notre-Dame en Indre-et-Loire, l’école publique de Condom dans le Gers, la rotonde de Montval-sur-Loire dans la Sarthe, le pont d’Ondres à Thorame-Haute dans les Alpes-de-Haute-Provence, et la maison d’Aimé Césaire à Fort-de-France en Martinique.
Pour réunir l’argent nécessaire aux travaux des sites sélectionnés, un tirage spécial du loto ainsi qu’un jeu de grattage, où les quatorze monuments figureront, seront mis en place. Dès le début du mois de septembre, il sera possible d’acheter des tickets à gratter pour 15 euros. Le tirage spécial aura lieu le 14 septembre, veille des Journées européennes du Patrimoine. Le gouvernement, qui estime les recettes finales entre 15 et 20 millions d’euros, les affectera à un nouveau fond appelé  « Patrimoine en péril », qui permettra de financer toutes les réhabilitations, non seulement des sites définis par Stéphane Bern, mais aussi de ceux confiés au Centre des Monuments nationaux.

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Raphaëlle Stopin ou la passion de la photographie

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« J’ai exploré le monde de la photographie bien avant de faire des études d’histoire de l’art. J’ai toujours eu un grand appétit pour cette expression artistique », raconte Raphaëlle Stopin. Avoir un père artiste l’a donc nourrie et lui a permis de se forger un vrai regard ! Née en 1978, elle se retrouve dès 2003 au cœur d’un lieu réputé pour faire découvrir l’esprit créatif des jeunes générations, le Festival international de mode et de photographie d’Hyères. Elle y apprend à connaître et défendre les photographes émergents. Nommée en 2015 directrice du Centre photographique Rouen Normandie, elle prend soin depuis d’y proposer des expositions adaptées à des publics divers. Elle ouvre sa programmation à des photographes célèbres, comme Walker Evans ou William Klein en 2016 dans l’abbatiale Saint-Ouen lors du festival Normandie Impressionniste, mais n’hésite pas à exposer d’autres sortes d’images dans les prisons ou d’autres lieux hors les murs. Par exemple Alinka Echeverria au musée de la Céramique de Rouen en 2017. On peut voir en ce moment, jusqu’au 26 mai, dans le Centre photographique de Rouen, sa remarquable exposition « À tire d’aile » sur le thème apparemment rebattu de l’envol, dans un choix subjectif parfaitement assumé. Toujours cette année, en tant que conseillère artistique du Prix HSBC 2018 pour la photographie, elle supervise les expositions itinérantes des lauréats Antoine Bruy et Petros Efstathiadis, ou deux manières de photographier des constructions hétérogènes et de bric et de broc.

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Focus œuvre : Pac-man, mangeur de fantômes ?

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Pac-man apparaît pour la première fois en 1980. Il est le personnage central d’un jeu sur borne d’arcade – meuble de jeu vidéo pour les lieux publics – commercialisé par la firme japonaise Namco. Le jeu a pour nom « Puck-man » au Japon, « Pacman » à l’étranger. Le joueur dirige dans un labyrinthe un personnage jaune en forme de camembert pourchassé par des fantômes qu’il lui faut éviter ou manger. Pour passer un niveau, le joueur doit manger l’ensemble des petites billes qui occupent le reste des couloirs. Pac-man deviendra une icône du jeu vidéo sans doute en raison de son rôle de précurseur dans l’intelligence artificielle. Les fantômes y ont en effet des déplacements non prévisibles. Contrairement aux adversaires de la génération précédente de jeux vidéo, ces fantômes chassent Pac-man.
Le spectateur européen pourra s’étonner de leur aspect : ils ne correspondent pas à des yokaïs japonais mais à l’archétype du fantôme « drap de lit » d’origine occidentale. On en observe les premières traces visuelles sous la forme de costumes d’Halloween au début du XXe siècle aux États-Unis. Cette iconographie fera ensuite florès dans la culture populaire américaine. Citons pour les seuls dessins animés Casper le gentil fantôme (1945) ou la série Scooby-doo (1969- 1975). Le choix d’une iconographie occidentale pour figurer les fantômes de Pac-man en lieu et place des yokai traditionnels témoigne de la propension bien connue de la culture populaire japonaise d’après-guerre à absorber des iconographies étrangères. Ce choix tient sans doute aussi aux limites techniques des machines de jeux vidéo de l’époque qui ne permettent d’afficher que de simples silhouettes colorées. Le fantôme« drap de lit » est monochrome, donc simple à rendre avec quelques pixels, en trois tons, un pour la robe, un pour le blanc des yeux, un pour la pupille.

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Joan Ponç, un pionnier catalan à Céret

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Une chambre la nuit, éclairée par une maigre ampoule au plafond. C’est dans ce cadre que le Catalan Joan Ponç (1927-1984) commença, enfant, à dessiner. Membre du groupe d’avant-garde Dau al Set, il est resté cet oiseau nocturne. De ses nuits blanches est née une œuvre marquée par le surréalisme, peuplée de démons rutilants, d’yeux inquiets, de roues dentelées. Organisée avec la Fondation La Pedrera de Barcelone, cette exposition convoque en une centaine d’œuvres l’univers halluciné du peintre.

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[Entretien] Les racines poussent aussi dans le béton au MAC VAL de Vitry-sur-Seine

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Depuis plusieurs années, Kader Attia développe son travail plastique autour des pans oubliés de l’histoire et des blessures qu’elles ont engendrées, des traumatismes et des peurs inhérents à nos sociétés où l’artiste met en œuvre des concepts de réparation. De ce travail de réparation du corps, on connaît les œuvres Artificial Nature ou Repair Analysis ou encore son installation Réfléchir la Mémoire pour le Prix Marcel Duchamp 2016 où il est lauréat. En poursuivant ses recherches sur les membres fantômes, pour l’exposition « Les racines poussent aussi dans le béton » Kader Attia a créé un parcours initiatique construit autour de 2 notions, l’architecture et sa relation au corps où l’artiste s’attache à décrypter l’impact des grands projets d’urbanisations, des grands ensembles – cités dortoirs de l’après-guerre. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Bijoux d’artistes, génies d’artistes au Musée des Arts décoratifs de Paris

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Picasso, Calder, Niki de Saint Phalle… Tout a commencé avec l’amour et une fine baguette d’argent en forme d’anneau créée par le sculpteur Bernar Venet pour sa belle (« Connaissance des Arts » n°658, pp. 18-27). Durant quelque trois décennies, Diane Venet a collecté plus de deux cents bijoux d’artistes dont un florilège est exposé au musée des Arts décoratifs. Il est associé à des prêts exceptionnels de galeries, de collectionneurs et de familles d’artistes.

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Junya Ishigami, libre comme l’air à la Fondation Cartier

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Pour la première fois, la Fondation Cartier pour l’art contemporain consacre une exposition personnelle à un architecte. Cela ne devrait pas surprendre, car Junya Ishigami est aussi un authentique plasticien. Ses matériaux, ce sont l’espace et la lumière, qu’il décline à la fois dans ses projets de construction et ses installations (« Connaissance des Arts » n°763, pp. 74-79). En 2008, cet ancien collaborateur de SANAA avait été révélé par les studios de l’Institut de technologie de Kanagawa (KAIT). Transparence et légèreté étaient les maîtres-mots de ce bâtiment. « Le client demande des surfaces, l’architecte doit lui donner des espaces », affirmait l’architecte américain Louis I. Kahn, qui notait également qu’« un espace sans lumière naturelle ne pourra jamais appartenir à l’architecture ». Ishigami pourrait faire siennes ces maximes, tant elles éclairent sa démarche. Les lieux singuliers qu’il imagine ne prennent ainsi leur véritable signification que dans leurs usages et leur relation avec le milieu ambiant. L’architecte revendique d’ailleurs la nature comme principale source d’inspiration, comme forme ou comme processus. Pour mieux apppréhender la diversité de son travail, l’exposition présente une vingtaine de ses projets architecturaux en Asie et en Europe, à travers de grandes maquettes, des films et des dessins. Et invite à mettre son œuvre en regard du bâtiment de Jean Nouvel, autre apôtre de la transparence et de l’immatérialité.

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