Actualité artistique

Trésor à vendre : Une icône hawaïenne de la collection Vérité

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Cage thoracique saillante, bouche grimaçante toutes dents dehors, yeux démesurés, coiffure à godrons partant du nez… Ces caractéristiques, bien éloignées des canons européens de la beauté, font justement tout l’intérêt de cette statuette qui passe pour l’un des chefs-d’œuvre du style Kona, né à Hawaï à la fin du XVIIIe siècle. « Il existe moins d’une dizaine de ces statuettes de divinités Kona, souligne l’expert de la vente Alain de Monbrison, et celle-ci est la dernière en mains privées. Elle est très proche des deux exemplaires conservés au British Museum. J’ai pu les examiner, dans les réserves du musée, et je pense que notre statuette, qui est encore plus belle, est de la même main. » Ces objets ont été créés entre l’arrivée de Cook à Hawaï en 1778, lors du voyage qui le mènera ensuite à Tahiti et an Amérique du Nord, et la suppression du système religieux d’État sur l’archipel, en 1820 environ. Celui-ci représenterait Ku ka’ili moku (« pilleur de terre »), le grand dieu de la guerre auquel le souverain Kamehameha I s’identifiait… Son aspect belliqueux est renforcé par une mâchoire prognathe appelée « bouche de l’irrespect » et une posture de lutteur.
En plus de sa rareté et de sa force plastique, la provenance de la pièce explique l’estimation de 3M€ à 5M€ donnée par l’expert. Car il s’agit de l’un des derniers trésors de la collection Vérité, dont la dispersion d’une grande partie des pièces africaines avait créé l’événement à Drouot en 2006, établissant un record en la matière, avec 44M€. « La collection Vérité était l’une des plus importantes au monde, à la fois par le nombre d’objets et la qualité des œuvres d’art africain et océanien, affirme Alain de Monbrison. Pierre Vérité, qui était aussi marchand, ne vendait pas les chefs-d’œuvre : il les gardait pour lui et ne les montrait jamais. » Dans sa galerie Carrefour, à Montparnasse, où il accueillait ses visiteurs d’un « Bienvenue dans ma forêt », il recevait le Tout-Paris culturel et artistique : Matisse, Picasso, Lhote, Marcoussis, et ses amis surréalistes Paul Éluard, André Breton ou Tristan Tzara. Le fils de Pierre Vérité, Claude Vérité, et sa femme Janine n’ont, semble-t-il, gardé que très peu de pièces, plutôt modestes. Cette vente est donc la dernière occasion d’acquérir des « grands objets Vérité ». Qui sera sur les rangs ? D’après l’expert, de grands collectionneurs devraient se disputer les fleurons. En revanche, le système de la vente aux enchères, qui nécessite une prise de décision rapide, pourrait disqualifier ces nouveaux musées du Moyen-Orient à vocation universelle, adeptes des ventes de gré à gré. Et les musées américains ? Réponse, le 21 novembre.

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Matisse dialogue avec Bonnard à Francfort

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Les deux amis avaient en commun le goût des natures mortes, des vues d’intérieur, des paysages et des nus féminins. Une centaine de peintures, sculptures, dessins et estampes dialoguent entre elles (dont le célèbre Nu rose de Matisse de 1935), accompagnées d’un ensemble de photographies des deux artistes prises par Henri Cartier-Bresson sur la Côte d’Azur en 1944.

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Décès de l’anthropologue Françoise Héritier

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Née en 1933 en Auvergne, Françoise Héritier est historienne et géographe de formation. En 1953, elle s’initie à l’anthropologie sociale auprès de Claude Lévi-Strauss lors d’un séminaire de l’École pratique des Hautes Etudes sur la parenté, à Fidji. Elle a approfondi la Théorie de l’Alliance (fondement du structuralisme en anthropologie) et celle de prohibition de l’inceste. Dans la continuité des recherches de Lévi-Strauss et celles d’Alfred Radcliffe-Brown, Françoise Héritier participe à de nombreuses publications et développe notamment le concept de l’identique et de sa frustration répulsive en s’appuyant sur les notions de « nature » et d’ « environnement » dans les conceptions des sociétés africaines. Directrice d’étude à l’EHESS au Centre d’anthropologie de Toulouse, elle succède en 1982 à Claude Lévi-Strauss au Collège de France et devient la première femme anthropologue de cette institution. Elle y inaugure la chaire d’« étude comparée des sociétés africaines ». Féministe engagée et membre d’honneur de l’association « Femmes & Sciences », elle a placé le corps humain au centre de sa discipline afin de démontrer pourquoi les femmes ont toujours été dévalorisées.

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Quand la calligraphie envahit les murs de l’Institut des cultures arabes

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Jusqu’au 21 janvier, l’Institut des Cultures arabes (ICI), ancré dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris, explore les différentes dimensions de la calligraphie au fil d’une saison culturelle aussi poétique qu’expérimentale. En parallèle de l’exposition « Lettres ouvertes, de la calligraphie au Street Art », de nombreux événements (projections, performances, conférences, etc.) viennent émailler cette programmation qui met en lumière l’art traditionnel de la calligraphie arabe et son appropriation par les artistes contemporains.
Les deux bâtiments qui abritent l’ICI donnent également de leur personne puisqu’ils prêtent leurs murs à plusieurs artistes invités à revisiter les gestes et l’essence de la calligraphie à travers la réalisation d’œuvres monumentales de Street Art. Tarek Benaoum, qui avait déjà fait une performance à l’ICI en 2016, revient cette année pour exécuter une fresque de 350 m² au-dessus du site de la rue Léon. Celle-ci se développe autour de passages choisis de textes et de poèmes d’auteurs célèbres du Maroc et du Moyen-Orient que l’artiste calligraphie dans des styles inspirés des cultures africaine, berbère, amérindienne et latine. La réalisation de cette œuvre, dont la production est confiée au collectif d’artistes Quai 36, intervient dans le cadre du projet « Les œuvres d’art investissent la rue » voté par les Parisiens à l’occasion du budget participatif de la Ville de Paris et qui se donne pour objectif de promouvoir l’art urbain tout en dynamisant l’espace public par des interventions artistiques.

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Anne-Catherine Robert-Hauglustaine devient la nouvelle directrice générale du Musée de l’Air et de l’Espace

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Titulaire d’un doctorat en histoire des sciences et des techniques à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris en 1997, Anne-Catherine Robert-Hauglustaine a dirigé le département des expositions et des éditions au Musée des Arts et Métiers à Paris entre 2000 et 2007. Elle y assure le commissariat de plusieurs expositions notamment consacrées à Benjamin Franklin. Elle est également rédactrice en chef de la revue éditée par le musée et responsable des partenariats et des mécénats de l’institution de 2001 à 2008. Elle devient ensuite directrice ajointe du Jardin des sciences à l’université Strasbourg jusqu’en 2013.
Spécialiste internationale de muséologie, elle occupe par la suite le poste de directrice générale du Conseil international des musées (ICOM), le plus grand réseau professionnel de musées au monde. Depuis 2014, Anne-Catherine Robert-Hauglustaine est professeur associée à l’Unité de formation et de recherche d’histoire de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Le 14 novembre, elle est nommée à la direction générale du Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget et remplace ainsi Catherine Maunoury. Reflet de l’excellence de l’aviation et de l’industrie aéronautique françaises, ce musée d’État, présidé par le général Stéphane Abrial, a entamé depuis quelques années d’importants travaux de rénovation qui s’inscrivent pleinement dans le projet du Grand Paris.

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Soutine ou l’obsession des origines au Courtauld Institute of Art

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La prédominance de portraits de jeunes ou d’adultes de condition servile pourrait, tout autant, être mise en rapport avec une enfance navrante, passée aux confins de la Russie et que le peintre ne parvint jamais à oublier, malgré le succès acquis dans les années 1922-1923. Dès la fin de la Première Guerre, Soutine s’était adonné aux portraits, brossés en véritables séries où flamboyaient volontiers les rouges et les blancs, couleurs du sang et de la pureté. Privilégiant les types plutôt que les personnalités, le peintre figurait sur le vif, sans dessin préalable, des modèles auxquels il demandait de longs temps de pose pour en révéler, au prix de distorsions, les lignes de forces. À sa façon, Soutine réglait la contradiction fondamentale de la peinture en tant qu’image figée résultant de la vivacité de coups de pinceau affichée, ici, en touches dévorantes. « La peinture, il faut que cela soit vomi », prétendait Soutine. Ainsi que le montre cette exposition, elle reste, avec lui, une matière vivante et bouleversante d’humanité.

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Disparition de l’architecte Pierre Colboc

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En architecture, seuls quelques grands noms dépassent le cercle restreint des créateurs médiatiques, souvent récompensés par le Pritzker Prize, l’équivalent d’un Nobel pour le bâti. Pourtant, le nom de l’agence Colboc-Bardon-Philippon a eu son heure de gloire en 1979 lorsqu’elle gagna le concours pour la réhabilitation de la gare d’Orsay en musée du XIXe siècle (l’intérieur a été signé par Gae Aulenti). L’agence ACT, fondée en 1972, vient donc de perdre l’un de ses trois membres en la personne de Pierre Colboc. Celui-ci (né à Alger en 1940) est le fils d’un architecte, Henri Colboc. Après avoir étudié l’architecture à Paris avec Louis Arretche, il remporte le premier second Prix de Rome en 1966. Il part ensuite aux États-Unis et, après son retour, se spécialise dans la recréation de bâtiments existants, le terme de recréation étant préféré par lui à celui de reconversion. Parmi ses œuvres les plus connues, il faut bien sûr mentionner la gare d’Orsay, transformée en musée du XIXe siècle, mais aussi la filature de Roubaix, l’usine Lumière de Lyon ou le musée de l’Hospice Saint Roch à Issoudun.

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Japon inconnu au Centre Pompidou-Metz

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Trois expositions majeures sont proposées. « Japan-Ness » (9 septembre-8 janvier) retrace l’histoire cyclique de l’architecture japonaise de 1945 à nos jours («Connaissance des Arts » n°762). « Dumb Type » (20 janvier-14 mai) est la première exposition monographique consacrée à ce collectif d’artistes formé en 1984 au Kyoto City Art College. Enfin, « Japanorama » offre un nouveau regard sur la création contemporaine depuis quarante ans, loin de l’opposition binaire entre minimalisme zen et exubérance kawaï-pop, révélant le dialogue avec les sous-cultures, l’engagement militant, la réflexion sur le corps et la mode. Une culture rarement montrée dans sa vraie complexité.

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Étude d’une œuvre : « Héraklès archer » d’Antoine Bourdelle

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Les écoliers de jadis ont vécu, sans le savoir, dans la familiarité avec l’un des chefs-d’œuvre de Bourdelle, Héraklès archer, reproduit sur la couverture de leurs cahiers. Si ces cahiers « Héraklès » taisaient le nom du sculpteur, ils reproduisaient fidèlement sa sculpture. Jusqu’à ce détail ou plutôt cette absence caractéristique, qui dut intriguer plus d’un enfant : le héros s’apprêtant à tuer les oiseaux mangeurs d’hommes du lac Stymphale n’avait ni flèches ni corde à son arc ! Heureusement, Antoine Bourdelle (1861-1927) avait plus d’une corde au sien lorsqu’il commença à travailler à ce projet en 1906. Encouragé par des notables de Montauban, sa ville natale, il avait étudié à l’école des Beaux-Arts de Toulouse. Poursuivant ses études aux Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier du sculpteur Falguière, il avait fini par renier l’enseignement académique. Remarqué dès 1885 pour une Première Victoire d’Hannibal inspirée de Flaubert et présentée au Salon des artistes français, il entrait dans l’atelier du grand Rodin, dont il fut l’un des praticiens jusqu’en 1908. Quant à ses œuvres personnelles, elles portaient l’empreinte du symbolisme, embuées d’une mélancolie fin de siècle. Et bien sûr l’influence de Rodin.

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Lafayette Anticipations ouvrira ses portes en mars 2018 en plein cœur du Marais

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Lafayette Anticipations s’installera dans un bâtiment industriel du XIXe siècle situé dans le quartier du Marais. Réhabilité par l’architecte néerlandais Rem Koolhaas et son agence OMA, l’espace de 2200 mètres carrés est conçu comme une « machine curatoriale ». Dans la cour centrale, sera intégrée une « tour d’exposition » d’acier et de verre composée de quatre planchers mobiles. Cette plateforme permettra de rendre l’espace modulable en une quarantaine de configurations possibles. 840 mètres carrés seront consacrés aux salles d’expositions. Dans le cadre de sa programmation inaugurale, Lafayette Anticipations présentera jusqu’au 30 avril 2018 la première exposition personnelle en France de Lutz Bacher. Née en 1943, l’artiste de nationalité américaine débute sa carrière dans les années 1970 en Californie et travaille sur plusieurs supports comme la vidéo, la photographie et d’autres techniques mixtes. Son art s’inspire de la culture populaire, de ses souvenirs et s’intéresse à des questions d’identités notamment sexuelles. S’emparant de tous les espaces de Lafayette Anticipations au travers d’une installation monumentale, Lutz Bacher souhaite porter son regard sur l’élévation symbolique de l’édifice.

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L’Atelier des Lumières de Culturespaces ouvrira le 13 avril dans le XIe

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« Le rôle d’un centre d’art est de décloisonner, assure Bruno Monnier, le président de Culturespaces. C’est pourquoi le numérique doit prendre sa place dans les expositions du XXIe siècle. Mis au service de la création, il devient un formidable vecteur de diffusion, capable de créer des passerelles entre les époques, de faire vibrer les pratiques artistiques entre elles, d’amplifier les émotions, de toucher le plus grand nombre ». Fier des 600 000 visiteurs annuels venant aux Carrières de Lumières développées depuis 2012 aux Baux-de-Provence, Culturespaces a voulu renouveler l’expérience à Paris. En choisissant une ancienne fonderie du XIe arrondissement parisien, entre Bastille et Nation, il trouve le volume idéal pour ses quelque 120 vidéoprojecteurs et sa sonorisation spatialisée. Cet équipement multimédia est adapté aux 3 300 m2 de surface et aux dix mètres de hauteur de ce bâtiment industriel. La première exposition virtuelle devrait être consacrée à Gustav Klimt et Egon Schiele et à leurs tableaux Jugendstil viennois, qui se prêtent parfaitement aux jeux de détails et au fondu enchaîné.

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La Panacée accueille son troisième cycle d’expositions orchestré par Nicolas Bourriaud

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« Avec ce nouveau cycle d’expositions, La Panacée confirme sa vocation de centre d’art contemporain généraliste. La qualité de ses expositions, la renommée des artistes accueillis et la programmation de La Panacée contribuent à faire de Montpellier, une référence en matière d’art contemporain », se réjouit Philippe Saurel, maire de Montpellier et Président de Montpellier Méditerranée Métropole. La Panacée est intégrée au MoCo, une structure multi-site dédiée à l’art contemporain incluant l’École des Beaux-Arts de Montpellier et l’Hôtel Montcalm, lequel ouvrira ses portes en 2019. Le commissariat de ce nouveau cycle d’expositions à la Panacée a été confié à l’historien de l’art et directeur du MoCo Nicolas Bourriaud qui présente pour la première fois en France une rétrospective consacrée à l’artiste belge Jacques Charlier (né en 1939), l’un des pionniers de l’art conceptuel européen. Dans une approche pluridisciplinaire, l’artiste mêle humour, bande dessinée, vie professionnelle et rock en travaillant sur différents supports tels que la peinture, la photographie, la musique ou la vidéo. Complexe et inclassable, son art évoque l’esprit de Francis Picabia et met également en lumière les rapports entre la France et les États-Unis dans les années 1960. Parallèlement, du 17 novembre au 30 décembre, la galerie Lara Vincy à Paris présente une sélection de peintures de l’artiste datant des années 2000-2017.
Le lauréat du Prix Marcel Duchamp 2009 et le Prix Meurice pour l’art contemporain en 2015, l’artiste français Saâdane Afif (né en 1970) est également mis à l’honneur dans une exposition monographique dédiée à ses trois projets récents : Héritages, Là-Bas. et Donner la Réplique ou Ubu roi disséminé. On découvre notamment l’installation Héritages, conçue pour la 11e Biennale de Sharjah (Émirats arabes unis) en 2013, qui présente une chaise en feuille de palmier signée Enzo Mari et réalisée par un artisan de Sharjah. À travers cette œuvre, l’artiste souhaitait observer les modifications imposées par le changement de matériau et constater les éventuels malentendus culturels liés à l’interprétation des instructions d’Enzo Mari. Projet mené en partenariat avec le Léopold-Hoesch-Museum de Duren (Allemagne), Là-Bas. met en scène une réplique du poteau de la gare de Duren équipée d’un haut-parleur annonçant le trafic des trains en direct. Là-Bas. et Donner la Réplique ou Ubu roi disséminé se prolongeront dans la ville de Montpellier sous forme de performances et d’un concert prévu en janvier 2018.
Enfin, dans le cadre de l’exposition collective « Plurivers. Quatre études d’ethnologie imaginaire », quatre artistes, Mai-Thu Perret, Iman Issa, Norman Daly et Charles Avery, élaborent, illustrent et commentent des civilisations imaginaires. Leurs travaux permettent ainsi de remettre en question les certitudes fondant nos systèmes de pensée et de perception.

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Le CMN fait l’acquisition d’un album de photographies illustrant l’état d’origine de la villa Cavrois

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Dans le cadre de sa politique d’acquisition raisonnée en faveur de la villa Cavrois, véritable manifeste architectural de Robert Mallet-Stevens (1886-1945), le Centre des Monuments nationaux vient d’acheter un album de soixante-quatorze tirages photographiques originaux représentant le monument en 1932 et 1934. Les reportages menés successivement par les photographes Paul Reifenberg et Albin Salaün ont permis de documenter l’état d’origine du bâtiment et nous plongent dans la réalité de cette « scénographie moderne de la vie domestique » caractéristique de la démarche de l’architecte et décorateur Robert Mallet-Stevens.
Cet ensemble d’épreuves au gélatino-bromure d’argent, dont les plaques de verre originales ne nous sont pas parvenues, était conservé aux États-Unis depuis plusieurs années sans que la totalité des tirages n’aient été publiés. Parmi les treize photographies inédites qui rejoignent aujourd’hui les collections françaises, certaines rendent compte de la présence d’un spectaculaire « serviteur d’entrée », ou portemanteau, dont l’existence était jusqu’alors inconnue. L’album constitue donc une source documentaire précieuse pour la campagne de réameublement de la villa Cavrois, menée par le CMN depuis 2009, et qui vise à restituer l’état d’origine de cette œuvre d’art totale conçue par Mallet-Stevens.
L’ensemble des photographies doit à présent faire l’objet d’un traitement de conservation préventive avant d’être numérisé et mis en ligne, courant 2018, sur la base Regards du CMN. Une partie des tirages issus de l’album sera également présentée à la villa Cavrois l’année prochaine dans le cadre d’une exposition des photographies argentiques Noir & Blanc de l’agence Mallet-Stevens, provenant du fonds Jean-Louis Cohen.

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Mort du photographe romand Marcel Imsand

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Né en 1929 dans le canton de Friboug, Marcel Imsand est un photographe autodidacte. Dans les années 1960, il s’établit à Lausanne où il est nommé responsable de la photographie dans le grand projet d’Encyclopédie illustrée du Pays de Vaud en douze volumes (1970-1987) : les clichés de Marcel Imsand mettent en scène les fêtes et les carnavals, en marge des grandes villes. Dans l’ouvrage Les Métiers qui s’en vont, publié en 1984 chez J.-P. Clavien, la parole est donnée aux hommes exerçant des métiers qui sont amenés à disparaître. L’artiste a enrichi le témoignage des artisans par la sensibilité de son regard de photographe. L’activité de Marcel Imsand ne se résume pas à la pratique du reportage social et journalistique, il est également paysagiste et collabore à des publications sur la ville de Lausanne et le monde du spectacle notamment à travers le Grand Théâtre de Genève. L’artiste s’est aussi exercé à l’art du portrait en photographiant des personnalités comme Maurice Béjart, Jacques Brel, le mime Marceau, Nina Simone, Cindy Crawford ou Barbara, dont il était à l’époque le photographe quasi-offciel. Marcel Imsand laisse derrière lui plus d’une vingtaine d’ouvrages sur des sujets divers et a travaillé avec de nombreux artistes suisses et internationaux.
En 2012, le Fonds Marcel Imsand est officiellement donné au Musée de l’Élysée, à Lausanne, par l’Association Marcel Imsand. Les archives du photographe comprennent les négatifs et diapositives de l’ensemble de ses clichés. Des correspondances, des albums Polaroid et des tirages de travail viennent compléter ce fonds et offrent une vision globale de l’œuvre de l’artiste. En 2016, la Fondation Gianadda en Suisse a exposé les plus célèbres photographies de Marcel Imsand, lui qui entretenait une amitié solide avec Annette et Léonard Gianadda.

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Quand Picasso regarde Lautrec au musée Thyssen-Bornemisza

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Il peut nous sembler aujourd’hui évident que Picasso, ce grand ogre, n’avait fait que quelques bouchées de son fragile prédécesseur Henri de Toulouse-Lautrec. Pourtant cette exposition est bien la première à se pencher sur le sujet. Picasso arriva affamé à Paris en 1900 lorsque Toulouse-Lautrec se mourait. Le jeune Pablo s’empara immédiatement des cadrages violents et efficaces de l’affichiste, de ses couleurs vives et des femmes caricaturées et peinturlurées sous la lumière crue des cafés, cabarets et bordels. Les affinités entre ces deux amoureux de la vie nocturne montmartroise, sont en effet évidentes.

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Le Salvator Mundi de Vinci en vente chez Christie’s

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Le Christ Sauveur du monde pourra-t-il sauver Dmitry Rybolovlev ? Depuis deux ans, le puissant oligarque russe évolue, en effet, au cœur d’une très médiatique affaire judiciaire, où l’escroquerie côtoie le trafic d’influences, et d’une procédure de divorce à l’épilogue plus que coûteux. Tout commence en 2015 lorsque Rybolovlev, après avoir dépensé près de deux milliards de dollars en achat de tableaux de maîtres, se retourne vers son fournisseur, l’homme d’affaires Yves Bouvier, qu’il accuse d’avoir surfacturé les œuvres. L’affaire a connu un nouveau rebondissement en octobre dernier avec la mise en examen à Monaco de Rybolovlev, lui-même, pour « complicité d’atteinte à la vie privée ».
En parallèle, le milliardaire procède régulièrement depuis 2015 à des mises en vente d’œuvres de sa collection qui, du fait de leur surestimation à l’achat, sont le plus souvent revendues à perte. En 2016, avait lieu chez Sotheby’s la vente du marbre de L’Éternel Printemps de Rodin à 20 400 000 $, soit près de 18 000 000 $ de moins que son prix d’achat, tandis qu’en février dernier Christie’s vendait la toile Te Fare de Gauguin pour 20 325 000 $, quand le prix d’achat avait atteint les 54 000 000 €. Estimé à « seulement » 85 millions d’euros, le Salvator Mundi pourrait, quant à lui, faire perdre à son propriétaire la bagatelle de 27,5 millions de dollars.
Si absurde et désespéré qu’il paraisse, un tel entêtement à la vente ne procède-t-il pas plutôt d’un savant calcul ? De fait, on ne peut s’empêcher de penser que le caractère à présent systématique de ces ventes à perte constitue la meilleure démonstration du bien-fondé de la plainte de Rybolovlev à l’encontre d’Yves Bouvier. La vente de la dernière œuvre attribuée à Léonard de Vinci ne représenterait, en définitive, qu’un risque calculé.
L’événement vient nourrir l’histoire déjà mouvementée de ce tableau mythique dont la réattribution récente a bouleversé le monde de l’histoire de l’art. Réalisée par Vinci au début du XVIe siècle sur un panneau en noyer, cette œuvre s’inscrit dans la tradition iconographique occidentale du Salvator Mundi suivant laquelle le Christ Sauveur du monde apparaît en majesté, tenant l’orbe dans sa main gauche et bénissant de la main droite. Après avoir intégré les collections royales de Charles Ier d’Angleterre (1600-1649), le tableau réapparaît ponctuellement sur le marché de l’art, lors de ventes aux enchères au fil desquelles on oublie progressivement son attribution. Le chef-d’œuvre inconnu est ainsi acquis en 1958 par la Cook Collection de Richmond pour seulement 45 £ chez Sotheby’s ! En 2005, un consortium de marchands américains achète le tableau, considéré alors comme une copie, et le soumet à différentes expertises qui aboutissent toutes à son authentification. L’attribution du Salvator Mundi est finalement officialisée en 2011, lorsque l’œuvre est intégrée à l’exposition Leonardo da Vinci : Painter at the Court of Milan à la National Gallery de Londres.

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Culture soir : Inauguration du Louvre Abu Dhabi

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir le Louvre Abu Dhabi, son architecture, sa lumière et son accrochage permanent à visée universelle. 

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », le vendredi à la fin du flash-info de 13h et le samedi à la fin des flash-info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie »

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