Actualité artistique

L’un des créateurs essentiels du Lettrisme, Maurice Lemaître, est mort

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« Le Lettrisme est un mouvement pluridisciplinaire créé par Isidore Isou en 1946, qui attira rapidement des créateurs tels que Gabriel Pomerand, Maurice Lemaître, Gil J. Wolman et de nombreux autres pour telle ou telle période ou domaine. Le lettrisme s’empara systématiquement de tous les domaines du savoir et de la connaissance, principalement des arts (poésie, peinture roman, cinéma, photographie…) mais aussi des sciences sociales ou des sciences naturelles », peut-on lire sur le site Internet de Maurice Lemaître, un artiste qui sut naviguer d’un champ à l’autre du lettrisme pour transformer la société par une méthode de création, la Créatique. Pour la poésie, on peut penser à Dada et ses provocations sonores. La poésie lettriste, musicale avant tout, est ainsi réduite à la lettre et annule toute sémantique. Puis, le lettrisme s’est propagé aux arts plastiques avec des lettres pour motifs principaux. Né en 1926 à Paris, formé aux Arts et Métiers, Maurice Lemaître adhère à la fédération anarchiste en 1948 et écrit dans le journal Le Libertaire. Dès le lancement du mouvement lettriste, il soutien Isidore Isou en écrivant des articles sur lui et écrit ses premiers poèmes lettristes qu’il récite au Tabou ou à la Rose Rouge. En 1952, il se lance dans la photographie hypergraphique puis, en 1956, crée le Centre de créativité. Il se frotte à la danse avec ses premières chorégraphies, puis au théâtre, à la sculpture et au cinéma avec Le film est déjà commencé ? (1951), Un soir au cinéma (1962) et Pour faire un film (1963). Sa première véritable reconnaissance a lieu en 1968 lorsqu’il expose au Museum of Modern Art de New York dans l’exposition Dada, Surrealism and their Heritage, montée par William Rubin. Mais, hormis la salle lettriste du musée d’Art moderne de la Ville de Paris et la création du Salon de la Lettre et du Signe, la France ne lui montre que peu d’attention. Il faudra attendre 1995 pour que le Centre Pompidou lui propose une rétrospective de ses films, 1998 pour que paraissent les importantes Archives de la Fondation Bismuth-Lemaître et 2012 pour qu’une exposition sur le Lettrisme ait lieu au Passage de Retz à Paris. En décembre 2016, la galerie Patrice Trigano à Paris a célébré ses quatre-vingt-ans avec une exposition de ses œuvres lettristes.

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L’été Picasso : Picasso-Villers, travail à quatre mains

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Parmi les photographes les plus proches de Picasso, André Villers (1930-2016) est celui qui a véritablement créé avec le maître. Villers, âgé de 22 ans en 1953, photographie Picasso, qui a cinquante ans de plus, et ses œuvres. Picasso découpe les clichés de Villers et en fait des collages, que le photographes réinterprète ensuite pour en faire de nouvelles créations.

« Villers-Picasso – Coup de soleil »
Du 15 juin au 30 septembre
Musée du Pavillon Vendôme
13, rue de la Molle, 13100 Aix-en-Provence

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Antoine Leperlier, maître du verre à Hôtel Goüin à Tours

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Dans un bel hôtel particulier du XVe siècle où sont régulièrement proposées des expositions d’art contemporain, le maître verrier Antoine Leperlier (né en 1953) est à l’honneur au gré d’une rétrospective de soixante œuvres, dont trente comptent parmi les plus récentes de l’artiste. « Nulle autre matière que le verre n’est plus à même de nous faire passer du réel à l’imaginaire ; en franchissant cet obstacle transparent, nous passons de l’espace physique à l’espace mental dont il est en quelque sorte la projection matérielle », explique Antoine Leperlier. En témoignent ses œuvres-objets, où la couleur se dilue dans les jeux de transparence, comme de l’aquarelle sur du papier.

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Nouveau Talent : Dans les nuages de Benoît Maire

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S’il s’est fait connaître par des objets, installations et vidéos qui prouvaient son attrait pour l’usage du mot et du concept, depuis 2012 Benoît Maire se révèle également fasciné par la peinture. Ses toiles au sujet unique – le nuage –, peuvent repenser, à dessein, la touche de Claude Monet, évoquer celles d’Edvard Munch, de Sigmar Polke ou de Gerhard Richter. « Le nuage est typiquement le lieu de prise de forme, précise Benoît Maire. Il ne signifie rien, mais revêt une grande charge de représentation. » En convoquant ces techniques diverses, à la manière d’un exercice, c’est comme « s’il peignait l’histoire de la peinture ». D’ailleurs, tout en s’intéressant aux problématiques de son époque, il se décrit comme un artiste classique. Certaines de ses œuvres font référence à la mythologie, telle une nouvelle interprétation de Léda et le Cygne, liée au thème des vanités. Son art est une joyeuse mise en scène de ce qu’il nomme « l’esthétique des différends », librement inspirée de la pensée du philosophe Jean-François Lyotard. Depuis une douzaine d’années, ses pièces aux médiums variés, loin d’être contradictoires, s’enrichissent et se nourrissent de chaque série. Les Châteaux sont des assemblages d’objets reprenant les préceptes de nature et de culture à l’heure du 2.0, tandis que les Journaux de guerre appréhendent, avec recul, notre monde de conflits. Pour son dernier film, Le Mot origine, il affiche l’ambition, non dénuée d’humour, de comprendre, après Aristote, d’où nous venons et vers quoi nous allons… Benoît Maire s’autorise pleinement à naviguer entre ce que l’on pourrait trop vite qualifier d’artiste intello et le plaisir visible procuré par sa pratique d’atelier. D’ailleurs, ses huiles sur toile prennent une ampleur croissante.

 

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Le cocktail cubain de l’été à la galerie Vallois à Paris

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Après le succès de l’exposition « +53 Cuba Sì ! » à la galerie Vallois, qui a été présentée ensuite à l’Ambassade de Cuba, il est possible de venir découvrir un nouvel accrochage de cinq de ces artistes cubains (prix de 2000 € à 90 000 €). On y retrouve avec plaisir Augustin Cárdenas (1927-2001), pionnier de la sculpture moderne, Jorge Carracedo avec ses cosmonautes de bronze, Yunier Figueroa et ses découpes de billets de banque, Mabel Plobet et ses impressions digitales sur PVC, et le tout jeune Pablo Mejias (né en 1999) à l’humour décalé.

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Jean-Marc Bustamante quitte la direction des Beaux-Arts

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Depuis des mois, le climat était tendu aux Beaux-Arts de Paris. Le 2 juillet dernier, les intersyndicales SNAC-FSU et SUD-Culture décrivaient même l’institution comme « malade », en mettant le doigt sur les témoignages réccurents de « violences morales, harcèlements et discriminations […] recueillis par les collectifs d’étudiants ou les organisations syndicales de l’établissement ». Au mois de mars, la même intersyndicale avait rendu publiques sept plaintes, déposées par des employés de l’entreprise de nettoyage Organet « pour injures racistes avec harcèlement ». Les étudiants et une partie du personnel reprochaient à Jean-Marc Bustamante, le directeur, de ne pas écouter les plaintes répétitives et le climat était « tel que, lors de la soirée de vernissage de l’exposition des diplômés, le 28 juin, Jean-Marc Bustamante a été victime d’actes inacceptables de la part de plusieurs étudiants, le directeur ayant en effet été enfariné » a aussi aujouté le ministère de la culture dans un communiqué paru le 6 juillet. Le même communiqué a pourtant annoncé que « son mandat de directeur [prenait] fin en septembre 2018, comme cela lui a été signifié par un courrier daté du 28 mars 2018, et qu’il ne pourrait être prolongé au-delà de sa date de retraite en mars 2019 ».La prestigieuse école d’arts plastiques, accueillant pas moins de 700 étudiants, est donc en train de chercher son nouveau directeur ou sa nouvelle directrice. Le mandat de trois ans de Jean-Marc Bustamante, âgé de 66 ans, s’achèvera donc le 9 septembre prochain, sans être renouvelé. Regrettons que ce triste épilogue n’ait pas permis à Jean-Marc Bustamante, laché en cours de route par le ministère, de mener à bien son nouveau projet de musée-circuit aux Beaux-arts dans la veine de ce que vient de créer la Royal Academy de Londres.

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Écorchés urbains au Jeu de paume à Paris

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Le Jeu de paume ravive la mémoire d’un artiste météore, Gordon Matta-Clark (1943-1978), fils du peintre surréaliste chilien Roberto Matta et de la designer américaine Anne Clark. L’exposition présente une centaine d’œuvres et d’actions liées à la culture urbaine contemporaine : photographies des vestiges des murs (Walls, 1972) et découpes géométriques des sols d’immeubles abandonnés du sud du Bronx (Bronx Floors, 1972-1973), photographies colorisées de graffiti du paysage urbain de New York (Graffiti, 1972-1973), ou gigantesque ouverture en forme de cône pratiquée sur deux immeubles du XVIIe siècle à proximité du futur Centre Pompidou (Conical Intersect, 1975).

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Michel Jaffrennou, le Méliès de la vidéo à la Bnf à Paris

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Dès la fin des années 1970, Michel Jaffrennou crée des pièces de « vidéothéâtrie » qui font entrer l’image électronique dans l’espace scénique. Inspirés de l’univers du cirque, ces spectacles-performances, mêlant théâtre et vidéo, permettent à l’artiste de tourner en dérision la télévision et l’emprise des technologies sur nos vies. S’appuyant sur un fonds d’archives créé en 2007, le département de l’Audiovisuel de la Bibliothèque nationale de France met en lumière quinze années de création de ce pionnier de l’art vidéo en France.

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19 nouveaux sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco

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Composé de représentants de vingt et un États, le Comité du patrimoine mondial se réunit une fois par an pour décider, notamment, de l’inscription de sites, culturels ou naturels, sur la Liste du patrimoine mondial en péril. La 42e session, qui s’est achevée le 4 juillet, a permis l’ajout de 19 nouveaux sites qui vont pouvoir bénéficier d’une assistance financière. La Liste comprend dorénavant 1092 sites, répartis dans 167 pays.

[Voir le détail sur la vidéo]

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Goethe paysagiste à la Maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry

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On connaît l’œuvre littéraire de Goethe, on connaît moins son œuvre picturale composée de plus de deux mille pièces. Quarante-six dessins et aquarelles de l’écrivain allemand sont présentés dans une exposition dédiée aux paysages romantiques d’Italie, de Suisse et de Bohême. À ces précieuses feuilles viennent s’ajouter spectacles théâtralisés, lectures-spectacles et textes imprimés sur des bâches dans le parc de la maison de Chateaubriand, que l’auteur des Mémoires d’outre-tombe avait façonné comme un paysage littéraire au cœur du Domaine de la Vallée-aux-Loups. L’exposition est le fruit d’un partenariat avec le Musée national Goethe à Weimar, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.

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[Entretien] Baptiste Rabichon au Cloître Saint-Trophime à Arles

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« Si la photographie est au cœur de la démarche plastique de Baptiste Rabichon, il ne pratique pas la photographie de manière traditionnelle. Comme un explorateur, un sculpteur de la matière, un chercheur qui manipule la lumière, qui déstructure les sels sensibles et les pixels, les compositions de l’artiste mêlent, sur un même support, techniques numériques et argentiques. […] En jouant sur les superpositions, qu’elles soient lumière ou ombre, négatif ou positif, intérieure ou extérieure, Baptiste Rabichon souhaite amener l’image dans une autre réalité. » Dans le cadre de la Résidence BMW, et en poursuivant ses recherches plastiques dans cette autre réalité photographique, avec « En ville », Baptiste Rabichon nous invite à une promenade urbaine tournée vers les balcons, ses végétations et ses habitants où une multitude de plans et de temporalités se transforment en un seul temps, en un seul support. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Un deuxième été au Havre !

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L’an dernier, Le Havre célébrait ses 500 ans en grande pompe, avec un programme culturel et festif qui contribua à redorer l’image d’une ville mésestimée. « Ce devait être un événement unique, explique Jean Blaise, coordonnateur de la manifestation. Mais la dynamique a été telle que le nouveau maire, Luc Lemonnier, a souhaité poursuivre l’aventure. » « Un été au Havre » revient donc pour une deuxième édition, qui n’aura certes pas la même envergure, mais qui promet de belles surprises. « L’idée a été de consolider ce qui a été fait l’an passé, et notamment de pérenniser certaines œuvres prévues pour être éphémères, comme les Arches de Vincent Ganivet ou les Cabanes de Karel Martens », poursuit le commissaire. Côté nouveautés, après le coup d’envoi donné le 23 juin avec l’embrasement de la plage par la compagnie Carabosse, les visiteurs découvriront, entre autres, les drapeaux imaginés par les artistes d’Une saison graphique sur le front de mer et devant l’hôtel de ville, la Futuro House de Craig Barnes posée comme un ovni dans les jardins suspendus, ou encore la sculpture monumentale de Fabien Mérelle (un homme debout portant un enfant sur ses épaules), tout au bout de la promenade qui mène à Sainte-Adresse. Le jeune artiste est également à l’honneur à la bibliothèque municipale, pour un accrochage de ses plus beaux dessins.

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Les fastes de la Renaissance musée d’Art et d’Histoire à Langres

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Labellisée Ville d’Art et d’Histoire, Langres, cité natale du philosophe Denis Diderot, a connu sa plus grande heure de gloire à la Renaissance. Au XVIe siècle, elle est, derrière ses remparts, une redoutable place forte face à la Bourgogne, à la Franche-Comté et à la Lorraine. François Ier, Charles IX et Henri III la marqueront de leur empreinte, au même titre que d’importants amateurs d’art et mécènes, à l’instar du cardinal Claude de Longwy, évêque de Langres de 1528 à 1521, qui fera venir en Haute-Marne nombre d’artistes français, belges et italiens. Plus de cinquante manifestations (circuits patrimoniaux, flâneries littéraires, concerts, spectacles de théâtre ou de danse, animations de rue, cycles de conférences et de films…) célèbrent cet âge d’or. Côté expositions, le musée d’Art et d’Histoire réunit cent soixante-quinze œuvres prêtées par vingt-six institutions régionales et nationales. Éléments d’architecture (bas-reliefs, frontons, fragments de frises), sculptures, peintures, gravures, dessins, vitraux, tapisseries, pièces d’orfèvrerie, livres imprimés ou manuscrits enluminés (dont le tout premier traité d’anatomie en français), témoignent d’un extraordinaire foyer culturel, intellectuel et artistique, qui demeure encore largement méconnu.

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[Flash Expo] Zao Wou-Ki entre espace et silence au musée d’Art moderne de la Ville de Paris

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Dans ce nouvel épisode de notre web-série « Flash Expo », conçue en partenariat avec la Société Générale, François Michaud, co-commissaire de l’exposition « Zao Wou-Ki. L’espace est silence », nous invite à plonger dans l’univers poétique des grands formats de l’artiste.

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L’œuvre du mois : Le Centaure de César

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Honorer César (1921-1998) dans sa ville natale de Marseille, Alexis Pentcheff le souhaitait depuis qu’il s’est installé dans sa galerie voici dix ans. Une cinquantaine de pièces retracent l’œuvre du maître marseillais – expansions, compressions, bronzes – mais Le Centaure est l’œuvre la plus emblématique. Ce même Centaure qui trône place Michel-Debré, dans le 6e arrondissement de Paris, développant ses cinq mètres de stature. Ce Centaure qui repose également sur la tombe de César au cimetière Montparnasse. Cet être hybride dévoile les deux passions de César : l’une pour les chevaux, l’autre pour Picasso. À l’origine, pour célébrer, en 1983, le dixième anniversaire de la mort de ce dernier, le musée Picasso d’Antibes a demandé à des artistes de créer une œuvre en hommage au maître espagnol. Hélas, par manque de fonds, la commande n’aboutit pas. C’est compter sans Jack Lang, alors ministre de la Culture, qui lance le projet d’une commande publique et permet à César de se confronter à son maître. Car le centaure et le minotaure sont deux répliques inversées de l’humain et de la bête. Et surtout, si la tête du centaure est bien celle de César, au-dessus, un masque reproduit le visage de Picasso. D’un geste, grâce à une tige orientable, le masque Picasso peut recouvrir le visage César. Qui est qui ? En plein succès avec ses Compressions ou ses Expansions, César revient au travail du fer, un retour aux sources pour celui qui disait : « Le marbre était trop cher, la vieille ferraille traînait partout, je suis devenu sculpteur parce que j’étais pauvre ». Il scie, soude, modèle des objets de la vie courante, sculpteur sorcier des métamorphoses, tout comme Picasso. À l’intérieur du corps, il cache une petite Statue de la Liberté, et une colombe de la Paix s’apprête à prendre son envol sur la main gauche de l’animal fantastique. Pour rejoindre Picasso ?

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Restauration du « Cyclop » de Jean Tinguely

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En 1969, le sculpteur Jean Tinguely a créé « Le Cyclop » à Milly-La-Forêt. La sculpture, rêve devenu réalité pour Tinguely, a été construite avec l’aide de nombreux artistes  : César, Arman, Jesus Rafael Soto. La visage du Cyclop a été fabriqué en béton protégé. Mais en 1987 Niki de Saint Phalle a décidé de le recouvrir de 400 m2 de miroirs, un matériau qu’elle appréciait pour sa brillance et son miroitement. Malheureusement, quelques années plus tard, l’œuvre s’est dégradée. En effet, Le Cyclope est situé au cœur de la foret, les conditions de conservation sont extrêmes. L’œuvre subit les intempéries, le fort taux d’humidité et les grandes variations de température. Les miroirs de la sculpture n’étant pas adaptés à cette situation, ils ont perdu de leur éclat. C’est la raison pour laquelle le Cnap, l’ayant droit de Niki de Saint Phalle, a lancé en 2016 le projet de sa restauration, afin de remettre l’œuvre en résonance avec son environnement. Néanmoins, la sculpture reste fragile et de nombreuses restaurations sont à venir, notamment celle de sa langue. Le Cnap a donc lancé un appel aux dons ici.

 

 

 

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