Actualité artistique

Disparition du sculpteur Alberto Guzmán

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Né en 1927 à Talara au Pérou, Alberto Guzmán suit des études à l’école nationale des Beaux-Arts de Lima où il expose en 1953 sa première sculpture abstraite en fer soudé. Il organise ensuite sa première exposition personnelle à l’Instituto de Arte Contemporaneo à Lima en 1959, date à laquelle il obtient, sur concours, une bourse offerte par la France pour séjourner à Paris. Deux ans plus tard, il présente ses créations en fils de fer soudés au musée d’Art moderne de la Ville de Paris dans le cadre de l’exposition « L’art latino-américain de Paris », puis au salon de la Jeune Sculpture. Guzmán met en œuvre un langage universel dans lequel deux demi-sphères maintenues à distance par des fils métalliques en tension traduisent l’impossibilité pour l’être humain de parvenir à l’unité essentielle.
Guzmán expose également à Caracas et à Valence en 1965 et participe à la Biennale de Venise l’année suivante. À partir des années 1970, l’artiste cherche à transposer ses créations dans le marbre et commence à travailler sur le clair-obscur en réalisant des dessins sur papier ou sur carton dans lesquel il réalise ensuite des perforations et des découpages. Guzmán reçoit le Prix Bourdelle en 1971 et organise l’année suivante au musée du même nom une exposition personnelle sur ses sculptures et dessins réalisés entre 1959 et 1972. En 1973, il participe à l’exposition « Sculptures en montagnes » au Plateau d’Assy puis présente ses travaux à la Triennale de sculpture européenne au Grand Palais (1982) et à la Biennale de La Havane (1986).
Parallèlement à sa carrière de sculpteur, Guzmán a réalisé des bijoux, des meubles et des décors de théâtre. En 2012, le musée des Beaux-Arts de Pau organise une rétrospective de l’ensemble de son œuvre dans laquelle on redécouvre quarante-cinq sculptures en marbre ou en métal ainsi qu’une trentaine de tableaux réalisés depuis 1959.

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Un air d’opéra au Quartier Art Drouot

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L’opéra, la musique, la danse et le théâtre : c’est le joli thème qu’a choisi cette année le Quartier Art Drouot (QAD), en partenariat avec son voisin l’Opéra Comique. L’occasion de déambuler dans vingt galeries du quartier qui mettent un coup de projecteur sur une ou plusieurs œuvres en relation avec le thème. On y trouve des objets de charme et de curiosité, comme la maquette de réservation d’une salle de théâtre du XIXe siècle (Antiquités Frédéric Sportis), un dessin de Christian Bérard représentant un mur, projet de décor pour le ballet La Nuit de Boris Kochno (galerie Le Chevalet bleu), ou quatorze décoiffants projets de costumes réalisés par Daniel Ogier en 1988 pour l’opéra Tartare à l’Opéra de Paris (galerie Sophie Marcellin). Certaines galeries ont mis en scène des œuvres plus importantes, comme un portrait de la courtisane Valtesse de la Bigne, maîtresse d’Offenbach, partant au spectacle dans sa victoria (galerie Laura Pecheur), le beau projet d’affiche des Ballets Russes par Bonnard, montrant le danseur Léonide Massine dans La Légende de Joseph de Richard Strauss (galerie AB), et la découverte faite par la galerie Chanoit : l’un des rares portraits de Marin Marais, musicien ordinaire de la Chambre de Louis XIV et virtuose la viole de gambe à sept cordes, immortalisé par Depardieu père et fils dans Tous les matins du monde d’Alain Corneau.
La toile est due à André Bouys (1656-1740), spécialiste des portraits de musiciens. Elle figure Marais (assis à gauche) et le compositeur Michel de la Barre (debout à droite), entourés de flûtistes de la Chambre du roi. À une forte majorité, l’œuvre a remporté le Prix du Jury du Quartier Art Drouot, notamment composé de Stéphane Bern (chargé par le président Macron d’une mission sur le patrimoine), d’Olivier Mantei (directeur de l’Opéra Comique), Sylvain Laveissière (conservateur honoraire du Louvre) et la comédienne Louise Bourgoin, habituée des galeries du quartier. Plusieurs animations sont prévues : un Prix du Public interactif durant toute la durée de l’événement, un jeu de piste entre les galeries et l’Opéra Comique le 18 novembre, et une exposition des œuvres du QAD dans les coursives de l’Opéra Comique, du 20 au 25 novembre.

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Dessiner en plein air au Louvre

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Où, mieux qu’au Louvre, peut-on comprendre ce que signifiait dessiner « en plein air » ou « sur le motif » ou encore « sur nature » au début du XIXe siècle ? Fleurs, ruisseaux et paysages défilent, de Delacroix à Corot, de Chassériau à Daubigny, mais aussi aux plus oubliés Bléré, Granet, Bénouville… La réunion de toutes ces variations autour du dessin, croquis ou dessins fouillés, a été possible grâce aux prêts du musée d’Orsay et de la Bibliothèque nationale de France.

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Vos idées de sortie : Supports/Surfaces, les origines 1966-1970 au Carré d’Art de Nîmes

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à redécouvrir le mouvement Supports/Surfaces qui l’objet d’une exposition au Carré d’Art de Nîmes, jusqu’au 31 décembre.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique.

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Le saviez-vous ? : Paul Gauguin

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Tête chercheuse

Pont-Aven, petit village de pêcheurs du Finistère, est le repaire de plus d’une centaine d’artistes, en particulier américains. Gauguin y séjourne à plusieurs reprises dès 1886 et devient le chef de file de ce que l’on appellera plus tard « l’école de Pont-Aven ».
L’artiste, alors âgé de 40 ans, renonce à l’impressionnisme pour élaborer une nouvelle théorie picturale, le synthétisme. Le principe ? Éliminer les détails pour ne garder que les formes essentielles obtenues par aplat de couleurs, comme dans La Vision après le sermon (1888) ou Laveuses à Arles (1888).

Paul Gauguin, Laveuses à Arles, dit aussi Lavandières, 1888, huile sur toile, 74 x 92 cm, Bilbao, Museo de bellas Artes de Bilbao © Bilboko Arte Ederren Museoa-Museo de Bellas Artes de Bilbao

Ailleurs, Tahiti

En quête d’une société fondée sur d’autres valeurs que celles de la société occidentale, Gauguin entreprend un premier voyage à Tahiti dès 1891. Il célèbre la beauté des vahinés, l’art de vivre des Tahitiens et sculpte la Maison du Jouir en panneaux de bois, qui fait l’apologie du bonheur.

Paul Gauguin, Ahaoe feii? (Eh quoi? Tu es jalouse), 1892 huile sur toile, 66,2 x 89,3 cm, Moscou, musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine © The Pushkin State Museum of Fine Arts, Moscou

Rebelle

Dans cet autoportrait de 1893, Gauguin réaffirme son esprit rebelle. Plusieurs de ses toiles viennent d’être à nouveau refusées au Salon. Derrière lui – à l’envers, vu dans un miroir – il place le fameux Manau Tupapaù, l’esprit des morts polynésien.
Au verso du tableau, sans doute par économie de moyens, Gauguin peint le visage légèrement halluciné d’un ami musicien, William Molard (1862-1936).

Paul Gauguin, Autoportrait au chapeau, 1893, huile sur toile double face, 46 x 38 cm, musée d’Orsay, Paris © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay)

Apprenez-en plus et faites le tour du monde des arts à travers les siècles avec L’Histoire de l’Art pour les nullissimes, par Alexia Guggémos, aux Éditions Pour les nuls.

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Le British Museum renonce au projet du Zayed National Museum à Abu Dhabi

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Projet officiellement dévoilé en 2010, le Zayed National Museum a été imaginé par l’agence d’architecture londonienne Foster + Partners en collaboration avec le British Museum. Il devait être inauguré en 2013 mais les contrats de construction n’ayant toujours pas été validés, les travaux n’ont pas pu démarrer. Ce retard prolongé a entraîné le retrait du British Museum qui interrompt son contrat de dix ans, signé auprès de la Compagnie du développement du tourisme et de l’investissement d’Abu Dhabi en 2009. L’accord, dans lequel le musée britannique s’engageait à participer au développement du Zayed National Museum, et à lui fournir des prêts, n’est donc plus d’actualité. On ignore, à ce jour, si la construction du musée va être encore retardée ou si elle est finalement annulée.

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Fotofever ou le collectionneur-mécène

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Pour sa sixième édition, Fotofever se place définitivement dans l’émergence. « Nous poursuivons dans la découverte et les initiatives engageant à la collection, car face à une foire comme Paris Photo, couvrant l’ensemble du médium, notre rôle est d’aller vers le plus contemporain, avec des créateurs vivants », explique sa directrice Cécile Schall. D’ailleurs, elle encourage les galeristes à accueillir leurs photographes durant toute la durée du salon, voire certains modèles emblématiques ! Avec des tirages présentés à partir de  quelques centaines d’euros et des focus sur les œuvres à moins de 1000 €, ou moins de 5000 €, ce salon positionne chaque amateur comme un mécène. Un mécène qui  peut d’ailleurs bénéficier d’un panorama international, grâce à sa proportion de 60% de galeries étrangères.

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Vendredi lecture : Le musée tant attendu

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Car si le procédé est connu depuis 1839, il a fallu attendre 1964 pour voir naître le premier musée du genre (à Bièvres). Pourquoi ? Sans doute parce qu’il y avait hésitation sur la nature même du musée : musée des photographies, conçu comme une collection de copies ou d’images, ou musée pour la photographie, mettant en avant son caractère artistique ? L’auteur en profite pour brosser le portrait de différentes personnalités oubliées, ayant chacune porté un projet. Le plus fascinant est sans doute Gabriel Cromer, dont l’extraordinaire collection de dix mille objets, livres et photos réunis dans sa villa de Clamart fut sous-estimée par l’État français pour être finalement acquise en 1939 par la firme Kodak…

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Louvre Abu Dhabi (1), le chef-d’œuvre de Jean Nouvel

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Vue extérieure du Louvre Abu Dhabi © Guy Boyer

De l’Institut du Monde arabe (ouvert il y a trente ans exactement) à la récente Philharmonie de Paris, Jean Nouvel a construit de nombreux équipements culturels en France et à l’étranger. Cependant, aucun ne comporte une qualité formelle et une charge poétique aussi grandes que « le Louvre des sables » : « Ce bâtiment correspond à onze années de travail, assure l’architecte français le jour du vernissage du Louvre Abu Dhabi. Aujourd’hui, nous sommes passés du rêve à la réalité car, en 2006, j’ai appris que j’avais été choisi pour construire un musée dans un nouveau quartier culturel sur l’île de Saadiyat à Abu Dhabi. Le Zahed National Museum devait être confié à Norman Forster, le Performing Arts center à Zaha Hadid, le Guggenheim Abu Dhabi à Frank Gehry et le Maritime Museum à Tadao Ando. Je suis alors arrivé en hélicoptère sur ce coin désertique et j’ai imaginé ce que pourrait devenir ce quartier. En tant qu’architecte contextuel, je ne pouvais pas penser que mon bâtiment ne soit pas en lien avec la culture locale. L’idée a donc été de créer un lieu d’accueil où l’on vient et revient, une agora grecque où l’on parle d’art. l’image de la médina arabe s’est imposée avec ses constructions cubiques et blanches. Puis, la forme de la coupole, symbole de spiritualité dans le monde arabe, est venue compléter ce quartier de ville. Le climat d’Abu Dhabi m’a imposé également de créer un micro-climat où l’on puisse avoir des sensations agréables avec l’ombre, la lumière tamisée, la présence de l’eau qui rafraîchit les patios intérieurs ». Lorsqu’on arrive au Louvre Abu Dhabi, une vision d’ensemble est difficile à avoir.

La coupole du Louvre Abu Dhabi vue de l’intérieur du bâtiment © Guy Boyer

Le premier choc intervient lorsqu’on est sous la vaste coupole composée de huit résilles métalliques superposées. Par les orifices, une « pluie de lumière » tombe sur les cubes de béton de fibre, abritant le musée et ses équipements. « En tant que performance technique, explique Jean Nouvel, le dôme a un diamètre de 180 mètres et repose sur quatre points d’appui invisibles du visiteur ». Vaste comme un hall d’aéroport, ce voile aérien rappelle le voile du premier CNIT de la Défense, construit en 1958 par la géniale équipe Camelot-Mailly et Zehrfuss. « C’est une ombrelle, un ciel cosmique qui rappelle les étoiles vues dans le désert, renchérit Jean Nouvel. Le soleil agit ici comme un projecteur qui tourne autour du dôme. Il y a un cinétisme doux et lent car la lumière traverse les quelque 7 850 étoiles en métal, assemblées selon une structure géométrique complexe. Des motifs inspirés de la tradition du Moyen-Orient mais enrichis par ordinateur. Certains spots lumineux disparaissent tandis que d’autres apparaissent au gré du déplacement du soleil. La lumière peut être blanche pendant la journée, plus chaude le soir, et l’eau des bassins la reflète avec toutes sortes d’irisations. » Si on évoque les moucharabiehs de l’Institut du monde arabe, Jean Nouvel balaie ce parallèle d’un revers de la main car, dit-il, « ils ont été faits en hommage à la culture arabe mais ils sont sur une façade haussmannienne. Ici la lumière est très différente ». Ce dôme est également percé d’ouvertures d’une portée de cent mètres qui permettent des vues sur le paysage environnant, la mer et l’activité du port. « Ce point est important pour moi car l’art doit devenir de plus en plus urbain. Il faut qu’il sorte des réserves cadenassées. Le musée doit être un quartier de la ville, confortable et accueillant. »

Les murs en pierre de Jenny Holzer, gravés de textes issus des Essais de Montaigne © Guy Boyer

Installé dans les cinquante-cinq cubes blancs, le musée est constitué d’un parcours permanent organisé en quatre ailes tournant autour de cours intérieures. Il est complété par un vaste auditorium, des ateliers et une salle d’expositions temporaires qui ouvrira le 21 décembre avec une exposition sur le Louvre au XVIIIe siècle. Les salles permanentes sont modulables, avec un éclairage zénithal et parfois des ouvertures vers l’extérieur. De ces vastes baies, on peut apercevoir la commande passée à l’artiste américaine Jenny Holzer. Celle-ci a choisi trois textes fondateurs, qu’elle a fait graver à l’identique dans la pierre : l’un, mésopotamien, raconte le mythe de la création ; le deuxième, tunisien du XIVe siècle, évoque l’histoire universelle ; le troisième est sur l’égalité des hommes et est tiré des Essais de Montaigne. Ils ponctuent les 6 400 m2 du parcours permanent. Celui-ci est luxueux avec ses marbres aux veines plus ou moins sombres (le marbre rajoute du froid aux 19 degrés propices à la conservation des œuvres !), avec ses plafonds ornés de vitraux noirs et blancs très Art Déco, avec ses vitrines élégantes abritant les quelque six cents œuvres réparties en douze chapitres. La muséographie est plus fluide, moins lourde qu’au musée du Quai Branly et réserve quelques belles surprises, hormis la salle XIXe beaucoup trop chargée.
Plus fonctionnel que la Fondation Cartier sans cimaise, plus ouvert sur l’extérieur que le musée du Quai Branly, mieux abouti que l’extension du Reina Sofia de Madrid, le Louvre Abu Dhabi de Jean Nouvel a les qualités du Centre de Culture et de Congrès de Lucerne, considéré à raison comme sa plus belle construction. Le Louvre Abu Dhabi est un formidable outil pour faire rayonner la culture française au Moyen-Orient et possède, en plus, la magie d’être un rêve d’Orient posé aux bords du sable et de la mer.

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La grande fête d’Ai Weiwei à Lausanne

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Et c’est dans l’esprit d’une « grande fête » que l’artiste chinois a suspendu un dragon de cinquante mètres de long dans le musée de Zoologie. Parmi les œuvres les plus spectaculaires, il faut noter le désormais célèbre Sunflower Seeds (2011), vaste tapis de graines de tournesol en porcelaine peintes à la main par mille six cents Chinois.

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La tapisserie du Centenaire de la Grande Guerre bientôt révélée aux présidents français et allemand

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L’inauguration du premier historial franco-allemand par les présidents français et allemand se tiendra sur le site de Hartmannswillerkopf, dans les Vosges, baptisé « Vieil Armand » par les Poilus après la Premier Guerre mondiale. Il abrite un monument national en souvenir des combats ainsi qu’une nécropole, une crypte et un parcours scénographié sécurisé du champ de bataille. À cette occasion, la tapisserie du Centenaire, intitulée Pietà for World War I et réalisée par l’artiste allemand Thomas Bayrle et le lissier français Patrick Guillot, sera présentée officiellement au public. L’œuvre monumentale, mesurant plus de vingt mètres carrés, vient de quitter Aubusson pour rejoindre les cimaises de l’Historial.
Projet initié en 2014 par la Mission du Centenaire 14-18 et le Syndicat mixte de la Cité internationale de la tapisserie, cette commande a d’abord été adressée au plasticien Thomas Bayrle, grâce au mécénat du Groupe Würth. L’artiste a souhaité représenter une Pietà constituée d’un même motif répété à l’infini : la multitude de têtes de morts déclinées et étirées, matérialisant les contours de la Pietà en trois dimensions, rend hommage à toutes les victimes de la Grande Guerre. Façonnée ensuite par l’Atelier Patrick Guillot à Aubusson durant quatorze mois, la tapisserie incarne un véritable message d’amitié franco-allemande grâce à la collaboration entre un artiste allemand et un lissier français. Elle sera exposée durant les périodes d’ouverture de l’Historial (avril à novembre) puis sera visible dès février 2018 à la Cité de la tapisserie, à Aubusson, pour la basse saison.

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Une nouvelle « Approche » de la photo

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Paris Photo ayant définitivement placé la capitale au centre de la photographie en novembre, elle fait des émules. Ainsi le nouveau salon Approche affiche-t-il le parti-pris de « présenter 13 artistes qui s’emparent du médium photographique, et non 13 photographes réduits à cette seule classification ». Parmi eux, Guillaume Zuili (chez Clémentine de la Féronnière), Eva Stenram (The Ravestijn Gallery) ou Roman Moriceau (Galerie Derouillon) sont exposés dans ce sublime immeuble de la rue de Richelieu, où Molière aurait trépassé…

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Françoise Nyssen annonce ses grands projets pour 2018

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Après avoir rappelé que l’effort de l’État en faveur de la culture serait préservé l’année prochaine, Françoise Nyssen a présenté devant les députés ses objectifs pour 2018, ce mardi 7 novembre. Ses projets vont essentiellement permettre de mettre en œuvre une politique culturelle dite « de proximité », son ambition étant de « rattraper toutes celles et ceux se sentent aujourd’hui sur le bord de la route », à savoir les citoyens exclus des politiques culturelles ou encore ceux qui sont en situation d’exclusion économique, sociale ou géographique.
L’école, les bibliothèques, le patrimoine ainsi que les artistes et les créateurs constituent des domaines d’action privilégiés. Avec le soutien financier de l’État et la collaboration des DRAC, la ministre souhaite transformer, d’ici la fin 2018, deux cents bibliothèques en véritables « maisons de service public culturel ». Par ailleurs, Françoise Nyssen présentera le 17 novembre prochain sa stratégie pluriannuelle pour le patrimoine, bien qu’elle ait déjà confirmé le renforcement des moyens d’entretien et de restauration des monuments en priorisant les petites communes. Concernant l’art contemporain, la ministre a annoncé le décloisonnement des projets artistiques en faveur des publics éloignés des politiques culturelles via l’organisation d’expositions hors-les-murs, la mise en place de résidences rurales ou encore l’ouverture intensive des institutions culturelles, en particulier pendant les vacances scolaires pour mieux favoriser les échanges entre les artistes et le jeune public.

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L’aventure esthétique de Jacques Grange

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Son existence officielle a débuté le jour où il a ouvert les yeux. Né prématuré après une attaque allemande sur Saint-Amand-Montrond en 1944, Jacques Grange a posé son premier regard sur le monde un mois après sa naissance. Sa famille l’a alors considéré comme sauvé. Il raconte en souriant ce roman des origines, installé sur la banquette de son salon dont les portes-fenêtres s’ouvrent sur les jardins du Palais-Royal. Dans cet appartement qui fut celui de Colette, il y a une œuvre à contempler partout où l’œil se pose. La tête en bronze de l’écrivain par Fenosa voisine avec des céramiques de Picasso, une sérigraphie de Warhol, un jeune homme en terre cuite émaillée de Della Robbia, un tabouret de Chareau…Tout dialogue. Aucune fausse note. Jacques Grange regarde comme il respire.
Cette collection qui est son cadre de vie, il a décidé d’en vendre une partie, cent cinquante lots tout de même, chez Sotheby’s le 21 novembre. « Je collectionne depuis trente-cinq ans dans cette maison. J’étais envahi, jusqu’à devoir poser mes tableaux par terre. » C’est tout l’éclectisme et le raffinement de Jacques Grange que l’on découvre en feuilletant le catalogue : précieux miroir Arts and Crafts en argent, émail, lapis-lazuli et calcédoine d’Archibald Knox, Nanas en résine peinte de Niki de Saint Phalle, toiles et dessin d’Alphonse Osbert, grand tirage noir et blanc d’Hiroshi Sugimoto, siège en bois sculpté d’Alexandre Noll…

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Michel Seuphor et ses amis

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À lui seul, Michel Seuphor concrétise le foisonnement de l’art du XXe siècle. Il fut à la fois dessinateur, céramiste, poète, écrivain, critique d’art et théoricien de l’abstraction. Point d’orgue de cet événement, vingt-sept tirages argentiques rares d’André Kertész, des portraits esthétiques et documentaires datés des années 1930-1940 qui montrent Mondrian dans son atelier, Mondrian et Seuphor, ou encore Kandinsky. Un ensemble attendu autour de 80 000 €, mais les photographies seront vendues séparément. Un portrait de Guillaume Apollinaire par Michel Larionov est, lui, estimé de 6000 € à 8000 €.

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Votre photo du jour : Les drapeaux de la rue Jeanne d’Arc pour La Biennale d’architecture d’Orléans par Blaise Adilon

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Fine Arts Paris ira l’an prochain au Carrousel du Louvre

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Très bonne impression à l’ouverture de ce nouveau salon, Fine Arts Paris, qui présente les mêmes qualités que son grand frère le Salon du Dessin : bon niveau des œuvres, possibilité de faire des découvertes (officiellement, il y a des pièces à partir de 500 €, même si plusieurs marchands nous ont dit démarrer à 2000€), nombre d’exposants limité à une grosse vingtaine, ce qui permet de tout voir en une heure et demie environ. Normal, l’événement est organisé par la même équipe, à savoir la Société du dessin, qui a décidé d’ouvrir le spectre de ce petit nouveau à la peinture et la sculpture. Et la mayonnaise prend, offrant de stand en stand l’impression de pénétrer dans autant de cabinets de curiosité. Parmi les stands à ne pas manquer, qui ont joué le jeu des confrontations, il faut citer ceux de Ratton-Ladrière, de Mathieu Néouze, du jeune Edouard Ambroselli, des Bayser, etc.
Mais à la fin de notre visite, nous avons appris que l’année prochaine, la foire s’installerait au Carrousel du Louvre, doublant surface et nombre d’exposants, au risque de perdre un peu de sa jeune âme… Mais on comprend bien la stratégie. Maurizio Canesso, organisateur de Paris Tableaux, qui avait tenté un partenariat avec la Biennale des Antiquaires puis une édition à Bruxelles, nous avait dit quelques minutes plus tôt qu’il envisageait un rapprochement avec Fine Arts Paris. Agrandie, la foire pourrait donc occuper la place vacante d’un vrai salon des « Beaux-Arts », développant notamment le secteur des tableaux anciens. Espérons juste qu’elle saura résister au gigantisme et que le Carrousel du Louvre, moins cosy que la Bourse, ne lui portera pas malchance. On se souvient du salon Paris-Beaux-Arts (2015), lancé par le Syndicat national des Antiquaires, certes dans des conditions un peu acrobatiques, qui n’eut lieu qu’une fois, en 2015.

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