Actualité artistique

Felizitas Diering prend la tête du FRAC Alsace

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Née en 1982 à Chemnitz (Allemagne), Felizitas Diering est diplômée en histoire de l’art et en littérature de l’Université Albert-Ludwig de Fribourg-en-Brisgau en 2009. De 2010 à 2012, elle est notamment chargée des expositions au Basel Art Centre, en Suisse, avant de diriger jusqu’en 2017 la Régionale, manifestation annuelle trinationale à l’échelle du Rhin Supérieur, réunissant dix-neuf lieux et institutions d’art contemporain en France, en Allemagne et en Suisse. Parallèlement, de 2014 à 2017, elle enseigne l’histoire de l’art en tant que maître de conférences à la Hochschule für Kunst, Design und Populäre Musik de Fribourg.
La nomination de Felizitas Diering au poste de directrice du FRAC Alsace s’inscrit dans un processus inédit ayant associé les équipes des trois FRAC du Grand Est et dans le cadre d’un recrutement souhaité d’une équipe de trois directeur.ices. Les candidats ont d’abord été sélectionnés sur la base d’un projet pour un des trois FRAC. Suite à cette pré-sélection, ils ont été invités à former des trinômes porteurs d’un projet commun pour les FRAC du Grand Est. Chaque membre du trinôme devait opter pour un axe fédérateur : la médiation, l’action territoriale ou le rayonnement international. Le jury final, composé des gouvernances des FRAC, des partenaires fondateurs et des personnalités qualifiées dont une directrice d’un FRAC en exercice, a examiné la qualité de chaque projet artistique, l’orientation spécialisée de chaque direction et l’harmonisation de l’action des trois structures associatives.
À l’issue de la délibération, Felizitas Diering, Marie Griffay et Fanny Gonella ont respectivement été nommées à la direction des FRAC d’Alsace (Sélestat), de Champagne-Ardenne (Reims) et de Lorraine (Metz). Selon le communiqué du Ministère de la Culture, les trois directrices voient « la mise en réseau des FRAC du Grand Est comme l’occasion de travailler au sein d’un modèle coopératif qui permet de mutualiser les savoirs, les idées et les contacts. », précisant que « tout en maintenant l’autonomie artistique de chaque lieu, un espace de discussion sera mis en place, notamment afin d’échanger autour des projets respectifs […] Les trois axes (action territoriale, action internationale et médiation) seront développés en coopération ».

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L’axe Paris-Londres à la fin du XIXe siècle

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Le dernier tiers du XIXe siècle marqua, après la vague huguenote du XVIIe siècle, la seconde phase d’arrivée massive en Angleterre d’artistes français, peintres ou sculpteurs fuyant la guerre franco-prussienne (1870-1871), la conscription, ou bien venant d’eux-mêmes y trouver le succès et renouveler leur inspiration, tel un Claude Monet qui, en 1901-1902, peignit ses dix-neuf versions du Parlement londonien. Riche d’une centaine d’œuvres, cette exposition fera escale en 2018 à Paris, au Petit Palais.

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Une nouvelle école des Beaux-Arts à Nantes

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La nouvelle école des Beaux-Arts de Nantes a été officiellement inaugurée le 7 novembre, après trois ans de travaux pour réhabiliter les anciennes halles Alstom, sur l’île de Nantes. Le nouveau bâtiment, réalisé par l’architecte Franklin Azzi, abrite notamment un amphithéâtre, une galerie d’art et un centre de ressources documentaires. La création de ces différents espaces répond au souhait de l’école de devenir un centre culturel important au cœur de la ville. Comprenant 4 300 m² d’ateliers, il permet aussi à ses étudiants de travailler avec des outils à la pointe de la technologie, notamment pour ce qui est de l’art vidéo ou multimédia. L’école dispose aussi d’un studio photo et d’ateliers techniques : bois, métal, sculpture, gravure… Le directeur, Pierre-Jean Galdin, souhaite ouvrir prochainement une école préparatoire et développer ses plateformes artistiques à l’étranger (Corée du Sud, Sénégal), comme cela a déjà pu être fait aux États-Unis (Marfa) en 2011.

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Paul Loubet, lauréat du prix Révélation ADAGP/Palais de Tokyo d’art urbain

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Première des sociétés d’auteurs des arts visuels au monde, l’ADAGP soutient également la création contemporaine en récompensant chaque année sept jeunes talents dans différents domaines artistiques. Créé en partenariat avec le Palais de Tokyo, le prix Révélation « Art urbain » vise « à valoriser et à encourager le travail des jeunes talents de l’art urbain qui sont récemment intervenus dans l’espace public ». Cette année, il est attribué à Paul Loubet, artiste peintre et illustrateur diplômé de l’école supérieure des arts Saint-Luc Tournai, dont le travail a déjà été présenté en Argentine (ArteBA), au Brésil (galeria Logo), en France (galerie P38) ou encore en Allemagne (Slowboy Gallery). Sa production picturale opère une synthèse entre les arts naïfs, l’art brut et la simplification des formes.

Paul Loubet, The blocks Triptych, série « HLM », 32 x 24 cm (chaque panneau) © Paul Loubet

Le jury de cette édition 2017, composé de l’artiste Jean Faucheur, de la curatrice du Palais de Tokyo Adélaïde Blanc et du rédacteur en chef adjoint de Télérama.fr Olivier Granoux, accompagnés par Hugo Vitrani, souligne la qualité et le caractère novateur des créations de Paul Loubet qui, dans la lignée de Miró, « casse les codes du muralisme, joue avec les échelles et impose son univers très personnel, à travers un vocabulaire empreint de nombreuses références (jeu vidéo, tapisserie…) ». Cette récompense permet à l’artiste de bénéficier d’une dotation de 5 000 euros et lui offre l’opportunité de présenter son travail au Palais de Tokyo dans le cadre du « Lasco Project », programme d’art urbain mis en place par le temple parisien de l’art contemporain.
Une mention spéciale a également été attribuée par le jury à l’artiste Roti dont l’univers sombre, inspiré de la culture des pays de l’Est, se décline en différents modes d’intervention au sein desquels le dessin occupe une place majeure.

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[Flash Expo] Rencontre avec Fahamu Pecou pour l’exposition « Miroirs de l’homme : une rétrospective » à la Société Générale

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Ce mois-ci, l’artiste américain Fahamu Pecou vous présente l’exposition monographique « Miroirs de l’homme : une rétrospective », organisée par la Collection Société Générale, en collaboration avec la galerie Backslash. Les œuvres de cet artiste pluridisciplinaire, qui mêlent l’observation de la culture hip-hop, les arts plastiques et la culture pop, sont à découvrir aux Tours de la Société Générale, à la Défense, jusqu’au 25 novembre.

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Paris Photo, entre art et photojournalisme 

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Des territoires sont toujours à conquérir… C’est ce que dit le directeur de Paris Photo, Christoph Wiesner, à propos du nouveau programme de films et vidéos d’artistes, diffusé en partenariat avec MK2 : « Il s’agit d’un marché distinct du nôtre, mais qui nous permettra de montrer différentes facettes du travail d’un artiste ». Une autre manière de traiter le marché est d’en préparer les futurs acteurs, d’où l’invitation faite aux jeunes diplômés des écoles d’art d’exposer et de se confronter pour la première fois au regard des acheteurs. Paris Photo est également une foire qui témoigne de l’état du monde. Sur les cent quatre-vingt-dix stands se dégage cette année un axe documentaire, allant du socio-politique à un regard différent sur le quotidien. « Le visuel de Lise Sarfati que nous avons choisi pour la foire en témoigne bien, car aujourd’hui se pose la question de la frontière entre la réalité rapportée et le photoreportage. Ce nouveau travail à partir du documentaire entraîne un positionnement inédit pour la photographie, entre le photojournalisme et l’art contemporain. »

 

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Linda Sanchez lauréate du Prix Révélations Emerige 2017

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Ce mardi 7 novembre, veille de l’inauguration de l’exposition réunissant les douze jeunes talents en lice pour la bourse Révélations Emerige, le jury international de neuf personnalités issues du monde de l’art contemporain a choisi de récompenser l’artiste marseillaise Linda Sanchez. Depuis un an, elle explore de nouvelles méthodes de travail, sur la question de la surface et du plan.
Conçu comme un tremplin vers le monde artistique, ce prix lui permettra de réaliser sa première exposition personnelle à la galerie Papillon en 2018 et bénéficiera d’une visibilité à l’étranger grâce à une exposition collective à la galerie The Pill d’Istanbul, aux côtés d’une autre artiste choisie parmi les finalistes, Alice Guittard. Cette distinction offre un accompagnement tout au long du projet de la lauréate : une mise à disposition d’un atelier, une aide à la production des œuvres et un financement de 15 000 euros pour réaliser son exposition à la galerie Papillon.
Le travail de l’ensemble des artistes sélectionnés est à découvrir jusqu’au 30 novembre à la Villa Emerige dans le cadre de l’exposition « En forme de vertiges », conçue par Gaël Charbau.

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Basquiat, étoile filante de l’art contemporain à la Barbican Art Gallery de Londres

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L’exposition « Boom for Real » de la Barbican Art Gallery de Londres, est une rétrospective articulée autour d’une centaine d’œuvres de l’artiste Jean-Michel Basquiat – dessins, collages, peintures, carnets -, mais aussi de nombreuses photographies, films et mélodies qui commencent par ramener le visiteur dans le New York de la fin des années 70. La ville est alors au bord de la faillite financière, la criminalité a doublé en dix ans, le nombre de viols a triplé. Downtown est un chaos de rues mal entretenues, de boîtes underground, d’écrivains déjantés et de poseurs chics, un monde de funk et de punk music, habité par Grace Jones, Sid Vicious, Lou Reed, Klaus Nomi ou Andy Warhol. Ce sont ces visages, ces sons et ces lieux qui forment le bain originel d’où a émergé Jean-Michel Basquiat, après avoir quitté le domicile familial en 1977, à l’âge de 17 ans.
En 1978, son ami Al Diaz et lui tagguent les murs, portes et ascenseurs d’un espace urbain déliquescent, y apposent la première marque de fabrique de Basquiat : SAMO©, comme Same Old Shit. En 1979, avec Jennifer Stein, l’artiste assemble, à partir de coupures de journaux ou de publicité, mégots de cigarettes et autres matériaux, des collages en format carte postale, qu’il vend $1 aux visiteurs qui font la queue devant le MoMA. On le voit bientôt tous les soirs au Mudd Club, qui vient d’ouvrir ses portes et où le sound system installé par Brian Eno fait vibrer la faune nocturne. Basquiat apparaît sur les plateaux de l’émission culte TV Party et incarne l’artiste bohême de New York Beat, dans lequel il crève l’écran. En 1981, il montre son travail dans plusieurs expositions de Manhattan. Son ascension s’accélère ensuite de manière fulgurante. Il se lie à Andy Warhol et, en 1982, à 21 ans, devient le plus jeune artiste jamais présenté à la Documenta de Cassel, aux côtés de géants tels que Joseph Beuys, Cy Twombly, Wilhelm de Kooning ou Anselm Kiefer. Siphon vorace, Basquiat absorbe les images du quotidien mais aussi des musées, puise son inspiration dans la ville, le jazz, dont il célèbre les géants, les Charlie Parker et les Miles Davis, et dans la peinture des Picasso, Matisse ou de Vinci.

Vue de l’exposition « Basquiat: Boom For Real » à la Barbican Art Gallery © Tristan Fewings – Getty Images

Ses œuvres se lisent comme des rébus qui auraient été produits par un expressionniste sauvage. On y trouve des symboles, des signes cryptiques, des personnages bruts, frustes, mais bourrés d’énergie. On découvre aussi un univers de mots, parfois barrés (« I cross out words so you will see them more », déclarait l’artiste lui-même), et on remonte le temps, vers les livres qui ont inspiré l’artiste, à commencer par la Bible. Les références à l’ancienne Égypte, aux guerres puniques, à la défaite d’Hannibal, se mêlent au bebop, au culte de l’athlète black Jessie Owens, aux notes d’astronomie ou aux planches d’anatomie de l’Encyclopédie. Couleurs vibrantes, crânes grimaçants, lettres et symboles s’entrechoquent pour produire l’effet de décharges électriques, saccadées à la manière d’un morceau de rap visuel. Parmi les œuvres présentées dans la pénombre de la Barbican Art Gallery, les lettres A et O se répètent souvent. À et O, comme Aaron, le frère de Moïse, ou comme Hank Aaron, le champion de baseball. À et O, l’Alpha et l’Omega, le premier et le dernier, le commencement et la fin. On voit défiler ici les dix années de trajectoire d’une étoile filante du monde de l’art contemporain, stoppée nette le 12 août 1988. Basquiat avait 27 ans. Une exposition magistrale.

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Le défi Abu Dhabi : entretien avec Jean-Luc Martinez, président du musée du Louvre

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Interviewé par Guy Boyer dans les murs mêmes du Louvre Abu Dhabi à la veille de son ouverture au public, Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre et président du conseil scientifique de l’Agence France-Muséums, nous parle de cet incroyable projet qui allie le geste architectural à la collaboration inédite de treize musées français pour mieux aboutir à la création du premier musée d’ambition universelle dans le monde arabe.

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AKAA : l’Afrique au cœur au Carreau du Temple

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Très qualitative, elle offre une plate-forme à tous les artistes en lien avec l’Afrique. Cette seconde édition réunit trente-huit galeries de vingt-huit pays, dont cinq nouveaux pays africains participants : Angola, Côte d’Ivoire, Ouganda, Sénégal et Tunisie, autour de la thématique de la guérison, « l’artiste panse ». Une formidable vitrine pour ce marché effervescent, et encore abordable.

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Appel aux dons pour l’acquisition des dessins de Jean-Marie Delaperche

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Le musée des Beaux-Arts d’Orléans possède un ensemble exceptionnel de peintures italiennes, flamandes, hollandaises et françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, dont un cabinet de pastels, le deuxième en France après celui du musée du Louvre. Pour enrichir ses collections de dessins, l’institution souhaite acquérir quatre-vingt-dix œuvres inédites de Jean-Marie Delaperche retrouvées grâce à la galerie d’art parisienne Chaptal. Une somme de 100 000 euros doit être réunie pour cette acquisition. 85 % du financement étant déjà assuré par le Fonds du patrimoine et par la Ville d’Orléans, le musée lance une collecte de fonds pour réunir les 15 000 euros restants.
Né en 1771 à Orléans, Jean-Marie Delaperche s’installe à Paris pour suivre l’enseignement du peintre néoclassique Jacques-Louis David avant de continuer sa carrière en Russie, où il fonde sa famille. Lorsque l’armée napoléonienne entre dans Moscou en 1812, le général de Rohan-Chabot enrôle ses deux fils. Quelques mois plus tard, ces derniers sont retrouvés morts de froid sur le bord d’une route. Jean-Marie Delaperche se réfugie dans le travail durant les trois ans qui suivent et produit plus de quatre-vingt-dix dessins, figurant aussi bien des scènes historiques ou mythologiques que des allégories et des scènes de genre satiriques.
Un seul dessin de Delaperche (conservé au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg depuis 1941) étant à ce jour répertorié, il s’agit du plus grand ensemble d’œuvres désormais attribuées à l’artiste. Parmi ces quatre-vingt-dix dessins, cinq sont signés, datés (entre 1812 et 1815) et localisés à Moscou ; ces éléments permettent de confirmer qu’ils sont bien de la main de Jean-Marie Delaperche. La découverte de cette riche production permettra de lui attribuer d’autres œuvres restées anonymes dans des musées ou des collections particulières. Le dessinateur orléanais, reconnu en son temps, retrouvera ainsi sa place parmi les artistes les plus illustres de sa génération. Le musée des Beaux-Arts d’Orléans organisera une exposition de ce fonds de dessins en janvier 2019.

Pour contribuer à cette acquisition, rendez-vous sur le site de financement participatif Commeon.

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Voir Versailles au XVIIIe

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Voyageurs français et étrangers, princes et ambassadeurs, artistes, écrivains et philosophes, architectes et savants, touristes du Grand Tour,
 tous se sont rendus dans ce lieu cosmopolite par excellence. Après y avoir fait transférer le gouvernement et la cour, Louis XIV mit en place un centre du pouvoir monarchique d’une nouvelle nature. Pour se donner en spectacle et asseoir son pouvoir, il décida donc d’ouvrir les espaces du château au public, la seule condition étant d’être vêtu décemment et, pour les hommes, de porter chapeau et épée ! Des guides touristiques sont édités décrivant les merveilles du château, les routes et les transports entre Paris et Versailles se développent et des petits objets de souvenir à l’effigie du roi et du palais sont fabriqués et vendus. Pour illustrer ce que les voyageurs découvraient en arrivant à Versailles, l’exposition présente plus de trois cents œuvres mêlant portraits peints et sculptés, costumes de cour, guides de voyage, tapisseries, porcelaines de Sèvres et de Meissen, armes de parade ou tabatières.

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Culture soir : Dada Africa au musée de l’Orangerie à Paris

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », le vendredi à la fin du flash-info de 13h et le samedi à la fin des flash-info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Une cavité inconnue découverte dans la grande pyramide de Gizeh

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Comme toute merveille du monde antique (encore conservée) qui se respecte, les pyramides de Gizeh entretiennent leur mystère. Après des décennies de débats sur leur(s) méthode(s) de construction, une nouvelle énigme attise la curiosité des archéologues : la découverte d’une cavité de près de 30 m de long au-dessus de la Grande Galerie qui relie la chambre funéraire du Roi à la celle de la Reine. Surnommé « The Big Void » (« Le Grand vide », en français), cet espace, dont la fonction pose évidemment question, a été révélé grâce à des campagnes de radiographie par muons, une technique d’exploration non-invasive qui permet de visualiser avec précision la structure interne de la pyramide, en particulier les salles et couloirs présents au sein de son massif en pierre. Des détecteurs, placés à l’intérieur ou à l’extérieur de l’édifice, révèlent la présence de zones de vide, traversées par ces électrons lourds que sont les muons, et de zones plus denses, qui au contraire absorbent les particules. Ces sondages, réalisés par des équipes japonaise et française, ont été effectués dans le cadre de la mission scientifique ScanPyramids, conçue et coordonnée par la Faculté des Ingénieurs de l’Université du Caire et l’Institut français HIP (Heritage, Innovation, Preservation). Ils avaient déjà permis de révéler la présence de deux autres « grottes » sur l’arête nord-est du monument ainsi que derrière sa face Nord.

Vue en coupe de la pyramide de Khéops présentant une des hypothèses d’agencement des espaces intérieurs © ScanPyramids Mission

Long couloir, seconde grande galerie ou enfilade de salles ? Différentes hypothèses ont déjà été émises quant à la nature de cette mystérieuse cavité qui demeure pour l’heure inaccessible. Une chose est sûre, cette zone de vide, dont la taille, et peut-être l’inclinaison, pourrait être comparable à celle de la Grande Galerie, n’est pas le fruit d’un éboulement et l’on ne saurait y voir une simple anomalie structurelle. Dès lors, une idée folle vient à l’esprit : et si le « Big Void » était en réalité un magasin destiné à accueillir le mobilier funéraire du roi Khéops, voire sa momie ? Rappelons, en effet, que les chambres explorées étaient vides lors de leur découverte, ce que l’on a alors attribué à des pillages antiques. Seule la supposée « Chambre du Roi » contient encore un sarcophage de granit rouge, dépourvu de son couvercle, dont on suppose qu’il abritait la momie du pharaon. Cette découverte qui ouvre la voie à de nouvelles investigations scientifiques vient aussi, avec bonheur, nourrir la rêverie des amoureux de l’Égypte antique.

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Un buste de Napoléon signé Rodin refait surface dans le New Jersey

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Détail de l’arrière du buste de Napoléon signé « A. Rodin ». Au-dessus, le titre de l’oeuvre « Napoléon enveloppé dans ses rêves » © Comité Rodin – Hartley Dodge Foundation.

En 2014, Mallory Mortillaro, une étudiante en histoire de l’art de 22 ans, est engagée par la Hartley Dodge Foundation pour réaliser l’inventaire des œuvres que possède l’organisation et qui sont conservées dans le bâtiment de l’hôtel de ville de Madison, bourgade de l’État du New Jersey. Érigé en 1935 par Geraldine Rockefeller Dodge (1882 – 1973), le Hartley Dodge Memorial, qui accueille à présent les services municipaux de la ville, abrite depuis les années 1940 plusieurs pièces issues de la collection personnelle de la riche héritière. L’étudiante va plus particulièrement s’intéresser à un buste en marbre, juchée au sommet d’un piédestal dressé dans un angle de la salle du conseil municipal. Au revers de cette sculpture de 350 kg, une signature l’interpelle : A. Rodin. Cette découverte vient relancer une rumeur au long cours quant à l’attribution de l’œuvre et déclenche enfin un véritable travail d’investigation.

L’histoire de la sculpture commence en 1904, lorsque l’épouse d’un célèbre avocat new-yorkais, John Woodruff Simpson, commande à Rodin un buste de Napoléon. La renommée transatlantique de l’artiste est alors établie grâce au soutien d’amateurs éclairés et de critiques d’art depuis les années 1880. Quant au sujet de la sculpture, on ne connaît pas pour l’heure les raisons de son choix. Traduit-il un attachement personnel de la Madame Simpson au personnage ou bien exprime-t-il un goût plus généralement américain pour la figure de l’Empereur ? La question reste en suspens. On peut cependant affirmer qu’il ne correspond pas à un intérêt particulier de Rodin, qui n’était ni bonapartiste ni spécifiquement nostalgique de la période de l’Empire. Quoi qu’il en soit, pour réaliser ce portrait posthume, le sculpteur, qui ne travaille jamais sans modèle, procède par substitution et élabore ses maquettes à partir d’une copie du masque mortuaire de Napoléon, dit « masque Antommarchi ». Il fait également poser l’un de ses assistants, le sculpteur André Halou, à qui il trouve une ressemblance avec l’Empereur.

Auguste Rodin, Buste de Napoléon, vers 1904, plâtre, 65,2 x 56 x 44,8 cm, Paris, musée Rodin (inv. S.01897) © Agence photographique du musée Rodin – Pauline Hisbacq

La réalisation d’une telle sculpture au sein de l’atelier de l’artiste se développe suivant différentes étapes de travail qui demande chacune l’intervention d’un praticien spécialisé. Plusieurs années après la commande, la livraison du buste se fait toujours attendre. Madame Simpson se lasse et se désiste finalement au profit de l’un de ses amis, l’homme d’affaires et collectionneur Thomas Fortune Ryan. Ce dernier, qui avait déjà réalisé plusieurs commandes auprès de Rodin, achète l’œuvre en 1909, lors d’un séjour à Meudon, lieu de villégiature du sculpteur. L’année suivante, de retour à New York, il fait don de trois marbres de Rodin au Metropolitan Museum et offre à l’institution 25 000 dollars destinés à l’acquisition de nouvelles œuvres de l’artiste. Ryan aide ainsi à la constitution du noyau des collections de sculptures de Rodin du musée. Parallèlement, il prête certaines œuvres de sa collection personnelle, parmi lesquelles le buste de Napoléon qui est présenté dans les galeries du musée de 1915 à 1929. À la mort de ce généreux donateur, une vente aux enchères est organisée en 1933 pour liquider sa succession. C’est à cette occasion que Geraldine Rockefeller Dodge fait l’acquisition de l’œuvre qu’elle rapporte avec elle dans son fief de Madison. Elle dépose ensuite plusieurs œuvres de sa collection au Hartley Dodge Memorial, sans qu’aucun registre d’inventaire ne soit établi. Le buste de Napoléon rejoint les salles du futur Hôtel de ville et tombe dans l’oubli…

François Vizzavona, Rodin accoudé au buste de Napoléon (marbre), vers 1910, épreuve aristotype, 19,6 cm x 14,6 cm, Paris, musée Rodin (inv. Ph.858) © musée Rodin

Jusqu’à ce qu’en 2015, les investigations de Mallory Motillaro ne précipitent la venue dans le New Jersey de Jérôme Le Blay, directeur du Comité Rodin et auteur du catalogue raisonné de l’œuvre du sculpteur. Celui-ci confirme qu’il s’agit bien d’une pièce répertoriée de l’œuvre de Rodin et authentifie la sculpture. Parmi les dizaines de critères d’authentification envisagés, l’expert retient notamment la nature du matériau (un marbre de Carrare qui correspond à un achat de l’artiste réalisé en 1904), le sujet (pour lequel l’artiste a exécuté une maquette en plâtre, actuellement conservée au musée Rodin), ou bien encore les sources textuelles ou iconographiques permettant de documenter l’œuvre et son historique. La correspondance de l’artiste atteste ainsi de la réalité et de l’exécution de cette commande, tandis qu’une photographie, datée de 1910, représente Rodin en train de poser devant le buste de Napoléon. Une spécificité technique entre également en ligne de compte : la présence sur la surface de l’œuvre de traces de pantographe, ce compas à trois trous permettant de reporter sur les marbres les repères pris sur l’étude pour le dégrossissage du bloc.
L’affaire est donc entendue, il s’agit bien d’une œuvre de Rodin. Un chef-d’œuvre oublié ? On ne saurait aller jusque-là. Cependant, Jérôme Le Blay nous précise que le buste de Madison est un témoin remarquable de l’art du portrait tel que le concevait Rodin. Intitulée Napoléon enveloppé dans ses rêves, l’œuvre ne constitue pas une simple allégorie, ni un hommage, mais renouvelle l’iconographie traditionnelle de Napoléon en proposant un portrait psychologique de ce dernier. L’artiste fusionne ici en une même image la figure romantique du jeune général Bonaparte et celle, plus institutionnelle, de l’Empereur des Français, pour mieux traduire l’état d’esprit de l’homme face à ses espérances comme à ses souvenirs.

Estimée entre 4 et 12 millions de dollars, l’œuvre se révèle un cadeau bien encombrant pour la Hartley Dodge Fondation qui, pour des raisons d’assurance et de sécurité, décide de garder la découverte secrète. L’annonce officielle n’intervient donc qu’en octobre dernier, après qu’une solution de conservation a été trouvée : la Fondation décide en effet de placer le buste en dépôt à long terme au Philadelphia Museum of Art, qui possède déjà une importante collection d’œuvres de Rodin. Le buste de Napoléon devrait être exposé à leur côté pour le centenaire de la mort du sculpteur en novembre 2017.

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Décès de l’historienne de l’art Linda Nochlin

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Née en 1931 à Brooklyn, à New York, Linda Nochlin suscite la polémique lorsqu’elle publie un article posant la question « Why Have There Been No Great Women Artists ? » (« Pourquoi n’y a-t-il pas de grandes artistes femmes ? »), dans Artnews en janvier 1971. Cet essai propose une réflexion sur la place des femmes dans l’histoire de l’art.
Linda Nochlin a été la co-commissaire de plusieurs d’expositions explorant l’histoire et les accomplissements des artistes femmes. En 1976, elle présente, avec l’historienne de l’art britannique Ann Sutherlands Harris, une exposition au Los Angeles County Museum of Art (LACMA) intitulée « Woman Painters : 1550-1950 ». Cette exposition traduit ses interrogations quant au culte voué à des peintres comme Michel-Ange alors de nombreuses artistes femmes, telles que Sofonisba Anguissola, Élisabeth-Louise Vigée Le Brun ou encore, Suzanne Valadon sont progressivement tombées dans l’oubli. Elle présente également l’exposition « Global Feminisms » au Brooklyn Museum en 2007.
Pionnière de l’histoire de l’art féministe, Linda Nochlin est également spécialiste de l’art du XIXe siècle français. En 1963, elle obtient son doctorat à l’Université de New York, sous la direction de Robert Goldwater. Ses recherches, qui portaient sur l’artiste franc-comtois Gustave Courbet et le réalisme, ont ensuite fait l’objet d’un ouvrage intitulé Realism and Tradition in Art. Sources et Documents, 1848-1990, publié en 1966 par Horst Waldemar Janson. Elle devient professeur émérite d’art moderne à l’Institut des Beaux-Arts à l’Université de New York de 1980 à 1990. Elle enseigne ensuite l’histoire de l’art et les sciences humaines à l’Université de Yale de 1989 à 1992, avant de donner plusieurs conférences, notamment au musée du Louvre et à l’université d’Harvard.

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Nouveau talent avec NA ! : Juliana Góngora, le sel de la terre

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Imaginez à hauteur du regard, une forêt de jolis petits mouchoirs suspendus en l’air, qui pleurent. On pourrait penser à certains « sacs pendus » de Louise Bourgeois ou même de Jannis Kounellis, sauf que ceux de Juliana Góngora respirent vraiment la vie. Ils transpirent le sel mouillé qu’ils renferment, en fabriquant lentement des fils blancs comme des stalactites ou des larmes. Non loin, une sorte de lit de camp, le catre traditionnel de Colombie. L’artiste a déposé sur la toile de ce lit, qui a appartenu à son père, un cercle de gros sel qui va s’élargissant, mois après mois, et dont le centre sue jusqu’à s’égoutter dans un récipient disposé dessous. La toile de vieux coton a agi comme un filtre et a repris du service. La très jeune et très douée artiste colombienne utilise depuis ses débuts la pierre et la terre, les grains de sable, de riz, de sel, les fils de coton ou de verre, uniquement des matériaux organiques qu’elle peut transformer, avec le passage du temps, en une sorte de métaphore du cycle de la vie et de la mort. Une façon poétique, humble et silencieuse, de faire face au chaos de son pays, à la peur et à la violence. Elle y oppose la stabilité de la pierre, la force mouvante de l’eau, la flexibilité du fil de l’araignée. Elle démontre à quel point la fragilité peut se révéler une force. Elle peut faire un drap avec des grains de riz entrelacés de fils. Elle peut pousser une vraie araignée à aller tisser sa toile entre deux fils de verre très fins. Elle peut utiliser le sel comme conservateur, purifiant, cristallisant et rigidifiant. Dans cette installation intitulée Humeurs, élaborée pendant sa résidence au Mac/Val et dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017, elle donne une image magistrale du sel de la terre.

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Trésor à vendre : le masque de Conflans ou se souvenir des vertus antiques

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« Je n’ai jamais acheté de ma vie un objet qui ne fût une chose grecque, ou romaine, ou égyptienne », déclarait Henry de Montherlant dans une interview télévisée de 1954 au cours de laquelle il confirmait également son souhait d’être enterré avec certaines antiquités de sa collection personnelle. Parmi les objets qui devaient l’accompagner dans sa dernière demeure, l’écrivain avait un attachement particulier pour un bronze gallo-romain d’une grande rareté, acquis durant l’Occupation, le masque dit « de Conflans », un vestige particulièrement émouvant de l’idéal de courage antique.
Découvert par des terrassiers en 1908, sur une route menant à la ville de Conflans-en-Jarnisy, en Meurthe-et-Moselle, ce masque en bronze de 19 cm de haut figure, en taille réelle, le visage d’un homme de type classique dont les cheveux ramenés sur le visage sont ceints d’une couronne ornée de sarments de vigne. L’objet, datable du Ier siècle après notre ère, constitue en réalité l’une des deux parties d’un casque d’officier dit « à visage », caractéristique du monde gréco-romain, dont la visière adoptait la forme d’une face humaine. Cette dernière était reliée au casque par une charnière ainsi que des liens de cuir maintenus par des boutons en bronze au niveau du menton. Les spécialistes ignorent si de tels éléments d’armure, qui pouvaient parfois être recouverts d’or ou d’argent, étaient effectivement portés lors de combats ou bien s’il s’agissait davantage de cadeaux honorifiques et d’objets de parade.
Seuls cinq ou six exemplaires de ce type nous sont parvenus, parmi lesquels les masques de Wildberg et de Ribchester, conservés respectivement au musée de Stuttgart et au British Museum. En 1972, date à laquelle Montherlant se donne la mort, c’est précisément la rareté du masque de Conflans qui mobilise contre son éventuel ensevelissement de nombreux archéologues, soucieux de préserver ce trésor de l’archéologie lorraine. Ces protestations conduisent le ministère des Affaires culturelles à s’opposer au vœu posthume de l’écrivain, dont les cendres seront cependant répandues sur le forum de Rome et dans le Tibre. Sauvegardé mais conservé à l’abri des regards et des chercheurs dans une collection privée, le masque n’avait depuis lors plus fait parler de lui. Espérons que la vente de demain chez Artcurial lui permette de rejoindre les collections nationales.

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