Actualité artistique

Bic Trait pour trait au CentQuatre à Paris

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Le groupe BIC dévoile pour la première fois sa collection d’œuvres d’art contemporain inspirées ou réalisées à partir de produits de la marque. Une exposition de cent quarante travaux inédits de quatre-vingts artistes du monde entier réunit des installations et des dessins sur papier réalisés au stylo à bille par des artistes historiques (Alighiero Boetti, Fernand Léger, René Magritte…), des plasticiens contemporains reconnus (Martin Parr, Claude Closky, Jan Fabre) et émergents (The Kid, Anne-Flore Cabanis…).

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Le temps, l’oubli et la mémoire investissent l’Espace de l’art concret

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Le temps, la mémoire, l’oubli marquent de leur problématique la production de Renaud Auguste-Dormeuil qui s’interroge sans cesse sur le poids qu’elle fait peser sur la formation de l’image. Après des expositions comme « The day before » en 2006 au Palais de Tokyo, « Il serait temps » en 2013 à la Fondation Ricard, « I will keep a light burning » au Centre Pompidou en 2014, le voici qui investit le château de Mouans-Sartoux avec une nouvelle production, « Spin-off » : un drone s’envole ponctuellement des galeries pour porter hors des murs un message lumineux. Le temps qui passe, ce sont aussi ces sculptures, Still (2015), blocs de couches superposées de peintures de carrosseries, semblables à une part de gâteau de voiture ou encore Uncover (2013), série de couvertures de magazines des années 1950 à 1970 sur lesquelles viennent se superposer des photographies d’actualité de l’époque pour former un mélange baroque. Le tout laisse le sentiment d’un travail très intellectualisé (notamment avec le jeu entre les mots et les images) et dont l’émotion, mise à distance, se révèle la plupart du temps complètement absente. Sauf peut-être dans la photographie sur aluminium Le Tourbillon de la vie #01, où l’on voit trois silhouettes au bord d’une côte rocheuse se détacher sur une mer inondée de soleil. Faut-il le préciser, les sujets et la source sont anonymes.

 

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L’Italie des années 1950-1960

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Cette exposition explore la création artistique, en Italie, de la fin de la Seconde Guerre mondiale à 1968. Après la querelle du réalisme et de l’abstraction, qui marque l’immédiat après-guerre, s’affirment les recherches de l’art informel (Alberto Burri) ou celles d’un Lucio Fontana, puis les éclats du Pop italien, les propositions conceptuelles radicales de Manzoni et enfin, celles des artistes de l’Arte Povera, où retentit l’esprit contestataire de 68.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Monet et l’abstraction américaine au musée de l’Orangerie (1/2)

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h pour ses « Chronique Sorties ».

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Décès de l’artiste de l’abstraction géométrique Geneviève Claisse

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Née en 1935 à Quiévy au nord de la France, elle est décédée accidentellement à 82 ans à Dreux le 30 avril alors qu’elle préparait, pour la fin de l’année, une exposition dans sa galerie de toujours, l’historique galerie Denise René qui la montrait régulièrement depuis 1961. Geneviève Claisse a toujours été une peintre abstraite sans jamais passer, dans sa jeunesse, par la figuration. Autodidacte, elle fait son apprentissage à 18 ans à Paris chez Auguste Herbin (1882-1960), alors très malade, qu’elle assiste dans la préparation de ses toiles. Devenue son exécuteur testamentaire, elle établira avec une grande rigueur et une profonde connaissance de l’art abstrait, son Catalogue Raisonné. Membre du mouvement Abstraction-Création dès 1958, elle ne déviera jamais de son vocabulaire géométrique. Dès 1960 elle se lance dans des recherches plastiques autour du cercle d’abord, du triangle, du carré et enfin des lignes à l’épaisseur variable, qui se frôlent, s’éloignent et se rapprochent. Un jeu optique qu’elle poursuit sans cesse. Ainsi ces cercles aux couleurs vives et denses qui s’emboîtent, s’avalent, se superposent dans une folle liberté. Ainsi ses angles et triangles pointus, souvent noir et blanc, déchirant l’espace. Ainsi ses carrés et rectangles aux couleurs joyeuses, dansant sur les murs. Connue internationalement, il lui aura fallu attendre 2005 pour avoir enfin une rétrospective en France au musée Matisse du Cateau-Cambrésis où l’on a pu admirer la force de ses formes colorées se jouant du plein et du vide. On a pu la voir encore dernièrement, il y a un mois en avril dernier, en pleine forme et pleine de projets, à la galerie Pierre-Alain Challier où elle montrait quelques-unes de ses séries si minutieuses et sensibles, dans l’exposition « Les Pionnières ». Geneviève Claisse restera comme un témoin incontournable de l’art abstrait géométrique en France.

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La 63e édition du Salon de Montrouge dévoile ses lauréats

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Depuis sa création en 1955, le Salon de Montrouge a pour but de valoriser les artistes émergents en France et se définit aujourd’hui comme « un soutien déterminant sur lequel repose l’avenir de la scène artistique française ». Dans le cadre de cette mission, il remet chaque année plusieurs prix, dotés par différents partenaires, afin d’accompagner les artistes sélectionnés dans la réalisation de leurs projets. Le 27 avril dernier, lors de l’inauguration de la 63e édition du Salon, Étienne Lengereau, maire de Montrouge, Ami Barak et Marie Gautier, directeurs artistiques de l’événement, ainsi que Jean de Loisy, président du jury, ont annoncé les noms des lauréats 2018, sélectionnés parmi les 52 jeunes talents représentés.
Le Grand Prix du Salon-Palais de Tokyo a été attribué à Mali Arun pour son travail audiovisuel autour du corps, mêlant cinéma documentaire, fiction et art vidéo. Le Palais de Tokyo récompensera l’artiste en accueillant un de ses projets personnels en 2019. Le Prix des Beaux-Arts de Paris a été remis à Samuel Lecocq, dont l’œuvre présentée cette année, Fragility and Obsolescence, s’intéresse aux centres de déradicalisation en unissant la photographie et l’image filmée. L’artiste bénéficiera d’une aide à la production de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA). Vidéaste et performeuse, l’artiste Ariane Loze reçoit, quant à elle, le Prix du Conseil départemental des Hauts-de-Seine qui lui permettra de réaliser un projet inédit. Enfin, le Prix Kristal, remis par le Conseil municipal des enfants de Montrouge, a été attribué à Roland Burkart, qui bénéficie ainsi d’une dotation de la Ville ainsi que d’une exposition personnelle à la galerie ArtyFamily.
À l’occasion du vernissage de cette 63e édition du Salon de Montrouge, l’ADAGP a également lancé la 4e édition de ses « Révélations » décernées à de jeunes talents de différents domaines artistiques par un jury de personnalités du monde de l’art. Le jury, présidé cette année par les artistes Philippe Ramette et Elizabeth Garouste, a donc remis le Prix ADAGP – « Révélation Arts Plastiques » à l’artiste Odonchimeg Davaadorj qui reçoit une dotation de 5 000 € et fera l’objet d’un portrait filmé, diffusé sur le site d’Arte. Elle aura également l’occasion de participer à la Biennale Jeune création européenne de Montrouge.

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Chronique sorties : Les maîtres de la sculpture figurative à la Fondation Taylor

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h pour ses « Chronique Sorties ».

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Conférence « Zao Wou-Ki. L’espace est silence »

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Nous vous donnons rendez-vous le 7 juin prochain, dans notre Auditorium situé au 10, boulevard de Grenelle à Paris, pour assister à la présentation de l’exposition « Zao Wou-Ki. L’espace est silence », qui se tiendra au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, du 1er juin 2018 au 6 janvier 2019.
Cette conférence, menée par Guy Boyer, directeur de la rédaction de « Connaissance des Arts », réunira Dominique de Villepin, ancien Premier Ministre et auteur de plusieurs ouvrages sur et en collaboration avec l’artiste Zao Wou-Ki, et l’artiste Richard Texier, auteur de l’ouvrage Zao (Gallimard, 2018). Elle vous permettra de découvrir en avant-première les œuvres présentées dans le parcours d’exposition et d’approfondir votre connaissance de l’art de Zao Wou-Ki, artiste au croisement de plusieurs mondes dont l’œuvre picturale se nourrit tant de poésie que de musique.

Inscrivez-vous dès à présent :

  • Conférence autour de l’exposition « Zao Wou-Ki. L’espace est silence » – Réservez – 25 €
    Intervenants : Guy Boyer, directeur de la rédaction de Connaissance des Arts, Dominique de Villepin, et Richard Texier, artiste plasticien

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Focus sur les livres d’artistes avec le salon Page(s) en mai

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Livres objets, livres illustrés, pièces uniques ou à tirage limité, formats minuscules ou gigantesques : les livres d’artistes offrent une infinie variété de choix, à découvrir deux fois par an grâce à l’association des éditeurs d’art Page(s). Cette édition de printemps, Page(s) en mai, réunit à Paris une cinquantaine d’exposants, qu’ils soient éditeurs, graveurs ou artistes, français ou étrangers. L’occasion idéale pour commencer une collection, puisque les prix démarrent à moins de cent euros.

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Idée lecture : La peinture est morte, vive la peinture!

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En bon pédagogue, l’historien de l’art Éric de Chassey, directeur de l’Inha, spécialiste de l’art abstrait auteur de l’excellent L’Abstraction avec ou sans raison (Gallimard), s’interroge ici sur les années 1960 et 1970, époque où un grand nombre de peintres abstraits se sentirent obligés d’arrêter de peindre. Pour des raisons sociologiques et politiques : Mai 68, la guerre du Vietnam, la dénonciation du consumérisme et du marché de l’art… Il s’agit donc de l’étude d’une « parenthèse » qui fit voler en éclats le concept pictural pour donner naissance à un autre genre de foisonnement artistique où l’on inventa autant d’installations que de performances, où l’on prit en compte le corps, l’espace, l’objet et un public actif, où le monochrome accoucha, entre autres, de l’art minimal. De nombreux peintres se sabordèrent, le pinceau disparut. Pour réapparaître dès 1980, mais cette fois, figuratif et ironique !

 

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Dans les papiers de Richard Serra à la galerie Lelong & Co.

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Si les œuvres monumentales en acier Corten de Richard Serra ont une notoriété internationale, ses travaux sur papier méritent également l’attention. La galerie Lelong expose régulièrement ses estampes et dévoile, dans cette nouvelle exposition, des œuvres des séries Rift et Double Rift (de 10 000 € et 220 000 €) où Richard Serra sature d’un noir profond l’espace de très grandes feuilles, y insérant le blanc comme une entaille de lumière qui contraste avec la monumentalité de l’ensemble.

 

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Klimt, Schiele et l’âge d’or du modernisme viennois à la Galerie nationale de Prague

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« La Fin d’un âge d’or ». Le sous-titre de l’exposition présentée jusqu’au 15 juillet à la Galerie nationale de Prague rappelle la prodigieuse explosion créatrice des années 1880-1910 en Europe, d’un côté et de l’autre du Rhin, avant que ce centre européen de la culture et des arts ne disparaisse avec les désastres de la Première Guerre mondiale et l’effondrement de l’Empire austro-hongrois. Conçue pour déployer un « art total » et hors frontières, la Sécession viennoise, créée notamment par Klimt en 1897, se soucie autant du renouveau de l’architecture que de celui des arts appliqués, des arts décoratifs, de la typographie et des arts graphiques, et bien sûr des arts plastiques. Mêlant symbolisme et naturalisme, elle livre des œuvres où les formes organiques se déploient dans une richesse graphique inégalée, où Éros et Thanatos se confrontent en un ballet souvent prémonitoire des événements à venir. Photos, plans, croquis, dessins, peintures, objets d’art et sculptures, tout dans cette exposition enchante et surprend. La présentation permet de revoir les chefs-d’œuvre de Klimt et Schiele, de Kubin (1877-1959) ou Kokoschka (1886-1980), mais aussi de découvrir avec éblouissement des inédits, beaucoup de ces œuvres n’ayant pas été montrées depuis plusieurs décennies. Parmi ces belles révélations, citons les dessins et peintures de Rudolf Jettmar (1869-1939) avec son cycle « Monstres et Dragons », dont les compositions et les mises en perspective sont surprenantes d’audace, mais également les dessins d’une élégance rare de Carl Otto Czeschka (1878-1960), ou encore les œuvres rarement montrées de Rudolf Von Alt (1812-1905), Max Kurzweil (1867-1916), Emil Orlik (1870-1932), Josef Hoffmann (1870-1956), Richard Teschner (1879-1948) et Max Oppenheimer (1885-1954).
Signalons que le 11 mai prochain, une autre exposition ouvre ses portes à Prague qui permet pour mesurer l’intensité des relations culturelles franco-tchèques. « La poésie française dans les traductions et les illustrations tchèques du XXe siècle » se tiendra au pavillon d’été Hvězda, un bijou Renaissance situé au cœur de l’ancienne réserve de chasse impériale, jusqu’au 31 octobre 2018.

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Nouveau talent : teamLab, la magie du numérique

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À la croisée de l’exposition, du spectacle et de l’attraction à sensations, l’expérience est bluffante et inédite en France. Après Tokyo, Milan, Londres et Singapour, teamLab débarque à Paris et invite à un voyage virtuel dans un déluge d’images projetées à 360°, sur deux mille mètres carrés. Composé de près de cinq cents informaticiens, programmateurs, mathématiciens, animateurs 3D, ingénieurs, vidéastes, architectes…, le collectif japonais multiplie ces dernières années les installations immersives qui mêlent art, sciences et nouvelles technologies. « Le digital est au cœur de nos propositions, mais il est un moyen, pas une fin, explique la cheffe de projet Noriko Taniguchi. Notre volonté est de proposer quelque chose de totalement nouveau, en repoussant les limites de la création. » Le gigantesque dispositif imaginé pour La Villette comprend cinq installations interactives conçues autour des notions d’harmonie et de paix, dont Graffiti nature (un écosystème fantastique), The Way of birds (une migration d’oiseaux d’une poésie infinie), ou Universe of water particles, transcending boundaries, une cascade virtuelle d’une hauteur de onze mètres qui chute le long du mur avant de se répandre partout sur le sol. Chaque visiteur présent dans la Grande Halle, par ses déplacements, ses gestes, ses mouvements, influe directement et en temps réel sur l’évolution des images, des lumières, des effets visuels qui envahissent l’espace. « Notre objectif est d’abolir les frontières entre l’œuvre d’art et le spectateur. Nous aimons l’idée de ces individualités qui ne se connaissent pas, mais qui se croisent, s’effleurent, et participent au même moment à l’élaboration d’une œuvre commune et éphémère », conclut Noriko Taniguchi.

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Jean-Charles de Castelbajac habillera la Biennale Paris

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Ça va swinguer à la Biennale 2018 ! Le Syndicat national des antiquaires (SNA) sort des sentiers battus en choisissant deux personnalités hautes en couleur pour la scénographie de la 30e Biennale Paris et l’exposition de type muséal qui l’accompagne. Comme nous l’a expliqué Mathias Ary Jan, président du SNA, « pour dynamiser la Biennale, nous avons confié au styliste Jean-Charles de Castelbajac la scénographie de l’entrée de la manifestation, de la place centrale, qui sera cette année rectangulaire, et de l’exposition, dont l’emplacement changera par rapport aux éditions précédentes ». Si le projet du styliste, costumier, designer et collectionneur est encore tenu secret, nul doute qu’il tranchera avec le passé !
Quant à la collection qui succédera à celle des Barbier-Mueller (édition 2017), il s’agit de la collection d’objets historiques liés à Napoléon Ier, réunie par le surprenant Pierre-Jean Chalençon, que connaissent tous les observateurs du marché de l’art. Avec ses boucles blondes et ses colliers de rappeurs, le personnage détonnera quelque peu le soir du vernissage… Mais la collection, extrêmement sérieuse, a déjà été exposée à l’étranger, notamment en Chine, où elle aurait attiré plus de deux millions de visiteurs.
Sinon, en plus des exposants déjà cités dans le dernier édito de « Connaissance des Arts » (les marchands Yves Gastou, Jacques Lacoste, Brame et Lorenceau ou encore Jean-David Cahn), citons l’arrivée de la grosse galerie new-yorkaise Rosenberg & Co, fondée par Marianne Rosenberg, descendante de la célèbre dynastie de marchands d’art moderne éponyme. Un bon signe pour les galeries d’envergure internationale qui hésiteraient encore à venir à Paris.
Et, last but not least, il semble que le projet de foire de luxe lancé par l’ancien président du SNA Christian Deydier, Sublime, n’ait pas lieu en octobre prochain à l’endroit prévu, derrière les Invalides. C’est la Lettre de l’Expansion du 23 avril qui le dit : « Le Gouverneur militaire de Paris a reçu une instruction du ministère des Armées pour suspendre le projet d’accueil de cet événement, concurrent de la Biennale des antiquaires soutenue par la rue de Valois ». De là à penser que Sublime n’aura pas lieu du tout, il n’y a qu’un pas.

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Les métiers d’art se mettent au e-commerce

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Tout avait commencé en décembre 2008, date à laquelle Nicolas d’Audiffret lançait en France la plateforme marchande alittlemarket.com. Chaque créateur disposait de son propre espace de vente personnalisable avec une boutique virtuelle pour exposer ses objets faits main ou d’artisanat made in France, et d’un blog pour échanger avec une communauté de passionnés. Racheté fin 2014 par le géant américain Etsy, alittlemarket.com fermait subitement en juillet 2017, laissant aux 100 000 vendeurs référencés sur le site le soin (ou non) de transférer leur activité sur Etsy. Site de vente en ligne créé en 2005 et spécialisé dans les « articles faits main », les « fournitures créatives » et le vintage de plus de vingt ans, Etsy est coté en bourse et réunit 1,8 million de vendeurs actifs pour plus de 30 millions d’acheteurs actifs dans le monde. Un potentiel énorme pour les artisans d’art français – à condition d’arriver à tirer son épingle du jeu parmi les milliers de vendeurs du monde entier. Mettre un article en ligne ne coûte que 0,16 € (sans abonnement mensuel), Etsy touchant 3,5 % du montant de la transaction en cas de vente et 4 % de frais de traitement du paiement sécurisé.

Boutiques virtuelles et fiches produits

Face à cette place de marché spécialisée assortie d’une application pour smartphone, le géant de l’e-commerce Amazon lançait Amazon Handmade en octobre 2015 aux États-Unis et en septembre 2016 en France. La boutique en ligne propose de vendre des produits « entièrement fabriqués, modifiés ou assemblés à la main » (des bijoux aux articles de jardin) à ses 250 millions de clients à travers le monde, proposant une commission globale de 12 % incluant la gestion des paiements, le marketing et la protection contre la fraude. Jusqu’au 31décembre 2018, les frais d’abonnement mensuels de 39 € ne sont pas appliqués. Moins pointue qu’Etsy, la plateforme tente de séduire les artisans en leur proposant – s’ils sont éligibles – de bénéficier de la livraison rapide et gratuite « Amazon prime ». En réponse à cette offre globalisée, le syndicat professionnel Ateliers d’Art de France lançait en septembre 2017 son propre site marchand Empreintes dédié aux métiers d’art. Le site propose à la vente une sélection de pièces uniques ou de petites séries, réalisées à la main dans les ateliers d’artisans créateurs en France. Mais plutôt que de présenter des fiches produits, elle met en avant ces professionnels des métiers d’art, qu’ils soient adhérents au syndicat professionnel ou non, en présentant leur profil de façon éditorialisée. Les pièces d’arts de la table, décoration, mobilier, luminaires, bijoux… sont accessibles par créateur, catégorie ou matériau. Pour les artisans d’art, il en coûtera un abonnement mensuel de 29 € (16 € pour les adhérents au syndicat) et une commission de 15 % sur le prix de vente public. Le prix de la singularité made in France.

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La Tefaf fait son trou à New York

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« Parce que c’est la Tefaf, parce que c’est New York. » Ainsi le galeriste parisien Franck Prazan, qui débarque à Manhattan avec des œuvres de Jean Dubuffet, Nicolas de Staël et Jean Fautrier, explique-t-il le succès des satellites new-yorkais du salon de Maastricht. « Le marché de l’art a plus que jamais besoin de repères. Tefaf est la référence absolue en matière d’organisation de salons et New York la première place du marché de l’art. » La deuxième édition de Tefaf Spring attire, comme l’an dernier, quatre-vingt-dix exposants. Annoncée comme le pendant moderne de la Tefaf Fall qui se déroule en octobre, elle frappe par son éclectisme. Outre l’art contemporain (Perrotin, Gagosian) et le design (Carpenters Workshop, Kreo…), elle accueille des galeries d’arts décoratifs (Vallois, Oscar Graf, Arc en Seine), mais aussi de l’archéologie, des arts premiers (Bernard Dulon, Meyer Oceanic & Eskimo Art), de la peinture ancienne et de la joaillerie. L’ultra contemporaine Frieze New York, qui organise sa septième édition aux mêmes dates, ne devrait donc pas se sentir concurrencée par la nouvelle arrivante.

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