Actualité artistique

Raúl Illarramendi 2/3 – Artist in Studio

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Pénétrez dans le studio de Raúl Illarramendi, situé près de Paris, pour en apprendre davantage sur son processus de création. Né en 1982 à Caracas, il commence sa formation artistique en 1998 au Venezuela en tant qu’assistant de studio pour le peintre Felix Perdomo, professeur de dessin à l’École des Beaux-Arts. Il devient ensuite membre du «Circulo de Dibujo Libre» du Musée Sofia Imber d’Art contemporain, un collectif d’artistes plasticiens qui réfléchit sur la théorie et la pratique du dessin. De 2001 à 2005, il se forme aux États-Unis, à l’Université du Sud de l’Indiana à Evansville , dont il sort diplômé en Beaux-Arts et en Histoire de l’Art. Il obtient également son Master en arts visuels à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, en France.
Ayant débuté par le dessin figuratif, une rencontre avec une toile de Francis Bacon a changé son regard sur l’art. Aujourd’hui représenté par la galerie Karsten Greve, Raúl Illarramendi crée des dessins abstraits à partir de photographies qu’il prend dans la rue ou sur Internet.

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Brett Littman est nommé directeur du Noguchi Museum de New York

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Le nouveau directeur du Noguchi Museum possède un parcours impressionnant. Après avoir commencé en tant que directeur associé et directeur du développement d’UrbanGlass (institution culturelle qui promeut le verre comme technique artistique et créative), il a été nommé codirecteur exécutif du musée Dieu Donné qui favorise la scène émergente tout comme MoMA PS1, institut pour lequel il a été appelé et qui se donne pour mission de présenter les formes d’art les plus nouvelles et innovantes. C’est surtout au Drawing Center, toujours à New York, que Brett Littman s’est démarqué ces dix dernières années, comme directeur exécutif, en accompagnant de nombreuses réformes pour l’institution. Notamment en accompagnant la rénovation du Drawing Center et en supervisant son agrandissement qui a ouvert ses portes en 2012. La renommée du nouveau directeur traverse les frontières puisqu’il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 2017.

Vue des jardins du Noguchi Museum, New York. ©The Isamu Noguchi Foundation and Garden Museum, New York / ARS. Photo by Nicholas Knight.

C’est donc une personnalité importante de la scène culturelle qui prend le relais de Jenny Dixon à la tête du Noguchi Museum. Ce musée, le premier créé par et pour un artiste vivant, Isamu Noguchi, a ouvert ses portes en 1985 et est depuis entièrement dédié à la représentation et à la compréhension des œuvres de ce grand artiste internationalement connu. En plus d’exposer dans les galeries et dans le jardin ses plus grandes sculptures de façon permanente, l’institution organise régulièrement des expositions consacrées à l’œuvre de l’artiste, dans l’enceinte du musée mais aussi hors-les-murs. Des expositions temporaires sont également organisées pour présenter des artistes proches de la démarche de Noguchi. Le musée possède le catalogue raisonné de l’artiste ainsi que toutes ses archives et se destine à être un vrai centre de documentation et de recherche pour approfondir la connaissance de l’œuvre d’Isamu Noguchi.
Le conseil d’administration du musée est très enthousiaste suite à la nomination de Brett Littman, considéré comme une personnalité majeure de la communauté culturelle de New York, selon Malcolm C. Nolen, président du conseil. Le musée semble ouvert à évoluer pour toucher un public plus large et diversifié, un développement que son nouveau directeur devrait accompagner et promouvoir. Brett Littman se dit quant à lui très heureux de cette nomination, et considère que la diversité de l’art de Noguchi mérite d’être encore plus connue du grand public. « Il n’y a vraiment pas d’autre endroit à New York comme ce musée et ce jardin qui offre une méditation si profonde sur l’impact de l’art sur la société » selon lui.

 

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Idée lecture : Le règne du paysage avec Pierre Wat

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« Faut-il une réalité clairement visible – ou lisible – pour que le témoignage ait lieu ? » Quelque trois cents pages de « pérégrinations inquiètes » plus tard, l’énigme posée par Georges Didi-Huberman résonne encore. En écrivant l’histoire du paysage à l’époque contemporaine, Pierre Wat fait « le constat d’une relève », celle qui voit, à l’aube du XIXe siècle, le paysage, envisagé ici comme « la nature éprouvée », engloutir peu à peu le grand genre. L’hypothèse se tient : à l’ère du désenchantement, la peinture d’histoire, art de la reconstitution, n’aurait en somme plus lieu d’être. Ne reste plus au XXe siècle qu’à faire bouger les lignes : « Les artistes vont faire du paysage une forme capable d’accueillir l’innommable en son sein ». Ainsi du « regard stratigraphique » de Georgia O’Keeffe ou de Charles Pollock, des tempêtes de William Turner, des sutures photographiques de Sophie Ristelhueber ou des spirales de pierre de Robert Smithson. Partout le même paradoxe, « cette manière de faire du paysage le lieu de l’enfouissement de l’histoire qu’il désigne ». Tout se passe comme si le paysage, carte mémoire en puissance, pouvait seul contenir et faire défiler « le récit de l’humanité ».

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Emerige lance la 5e édition de la bourse Révélations Emerige avec Jérôme Poggi

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Qui sera le gagnant le la 5e édition de la bourse Révélations Emerige ? Après Vivien Roubaud, Lucie Picandet, Edgar Sarin et Linda Sanchez, serez-vous le vainqueur en 2018 ? Si vous êtes un artiste contemporain de moins de 35 ans et si vous voulez y participer, il faut vous inscrire en ligne sur le site revelations-emerige.com avant le 31 mars. Un jury, composé de personnalités du monde de l’art, choisira les douze finalistes qui seront exposés à partir du 7 novembre à la Villa Emerige sous la houlette de Gaël Charbau. Le lauréat bénéficiera d’un accompagnement professionnel, d’une résidence artistique d’un an, d’une bourse de 15 000 euros et d’une exposition en 2019 à la galerie Jérôme Poggi à Paris.

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Ombre au tableau du Prix Marcel Duchamp 2018

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Pour 2018, la liste des nominés du Prix Marcel Duchamp est originale et réserve des surprises. Cependant, à regarder de plus près le travail de Thu van Tran, l’une des quatre nominés du prix, je me suis souvenu d’une œuvre présentée à la dernière FIAC sur le stand de la galerie bruxelloise Meesen de Clerq, qui me pose problème. Il s’agissait de moules en plâtre réalisés à partir de lettres de l’alphabet mais en caractères bâtons. Aussitôt, j’ai pensé à Agnès Thurnauer dont l’installation Matrice avait été présentée à la chapelle de l’Oratoire du musée de Nantes et que nous avions citée dans un article paru en avril 2014. Cette pièce, appartenant à une série lancée en 2011, était alors présentée au sol mais elle l’avait été auparavant sur une étagère.

À gauche, les moules des lettres bâtons d’Agnès Thurnauerles ; à droite, ceux conçus par Thu van Tran

Les recherches de Thu van Tran tournent d’habitude autour du post-colonialisme et de la littérature et elle a déjà exposé des lettres en relief. Mais ici son œuvre ressemble comme deux gouttes d’eau à celle d’Agnès Thurnauer, et montre, comme celle-ci, les blocs de plâtre blanc, qui vont servir à couler les lettres en trois dimensions. S’agit-il d’une simple coïncidence ? L’impression est troublante et en faisant visiter la foire d’art contemporain en octobre dernier, je me suis laissé abuser et ai pensé qu’il s’agissait d’une œuvre d’Agnès Thurnauer. Le jury du Prix Marcel Duchamp ne connaissait-il pas ce parallèle inquiétant ? Dommage car cette confusion jette une ombre désagréable.

À gauche, « Matrice » d’Agnès Thurnauer ; à droite, les créations de Thu van Tran à la Fiac, sur le stand de Meesen de Clerq

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Valentin van der Meulen et son installation interactive au Drawing Lab

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Pour dynamiser la période inter-expositions du Drawing Lab Paris, la présidente du centre d’art, Christine Phal, a choisi d’exposer trois œuvres monumentales de Valentin van der Meulen sur lesquelles l’artiste a dessiné des individus adoptant une posture très spontanée, prise sur le vif. Ces dessins forment une installation artistique intitulée Free, une dénomination qui traduit parfaitement la démarche artistique de Valentin van der Meulen qui est d’inciter le spectateur à intervenir librement sur ses dessins. Une panière de craies grasses est à la disposition de tous pour écrire, commenter, colorier, recouvrir ou encore raturer les créations de l’artiste. Cette œuvre collaborative permet à chacun de se questionner sur la place de l’image médiatique dans notre société actuelle. L’un des dessins, qui représente deux hommes qui semblent photographiés à leur insu, cristallise les effets néfastes qu’ont les médias et les réseaux sociaux sur notre quotidien.

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Antoine Bruy et Petros Efstathiadis, lauréats du Prix HSBC pour la Photographie

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Créé en 1995 sous l’égide de la Fondation de France, le Prix HSBC pour la Photographie récompense chaque année deux artistes émergents dans le domaine de la photographie. Raphaëlle Stopin, commissaire d’exposition et conseillère artistique de cette 23e édition, était chargée de proposer douze photographes internationaux, présélectionnés parmi plusieurs centaines de candidats, aux membres du Comité exécutif. Ces derniers ont choisi de décerner le Prix HSBC pour la Photographie à Antoine Bruy (né en 1986) et à Petros Efstathiadis (né en 1980).
À travers ses paysages et des portraits aux tonalités douces et mesurées, le premier lauréat développe une photographie documentaire prenant pour objet les relations que l’homme entretient avec son environnement physique. Antoine Bruy a exposé dans le monde entier et a été récompensé notamment par Getty Images Emerging Talent Awards en 2014. Le second utilise le médium photographique pour mettre en scène des « constructions faites de bric et de broc, des rebuts qu’il trouve dans les arrière-cours de son village natal », comme l’explique Raphaëlle Stopin. Dans ses séries Eggs, Ropala et Bombs, Petros Efstathiadis aborde ainsi la question du contexte social actuel de son pays : « À travers ce milieu microcosmique du village, [l’artiste] concentre puis restitue tous les traumas du pays » rajoute Raphaëlle Stopin. En 2013, Petros Efstathiadis a reçu le grand prix du Festival d’Hyères et son travail a été publié dans « Wallpaper », « Monocle », « Domus », « The Guardian » et « Le Monde ». Les deux lauréats bénéficieront d’une première monographie sur leur travail, d’une production de nouvelles œuvres grâce au soutien d’HSBC et d’une exposition itinérante. Le fonds HSBC France fera également l’acquisition de six photographies des lauréats.
À titre exceptionnel, le Président du Prix HSBC pour la Photographie, Chris Clark, et le Comité exécutif ont décerné le Prix Joy Henderiks, un prix rendu en hommage à l’ancienne directrice des Relations Extérieures, du Mécénat et des Partenariats du Groupe HSBC, décédée le 18 novembre dernier. Le prix a été attribué à Olivia Gay pour sa série Envisagées.

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La renaissance de Lambert Sustris au musée des Beaux-Arts de Caen

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Autour du Baptême du Christ (vers 1552-1553), chef-d’œuvre du musée des Beaux-Arts de Caen, l’accrochage réunit douze tableaux de cet artiste néerlandais de la Renaissance, qui vécut à Rome, à Venise, puis en Allemagne. Peintures religieuses, scènes mythologiques et portraits révèlent un art poétique qui allie finesse de la touche et fraîcheur du coloris.

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L’EAC a vu : La rétrospective César, matière à succès

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Les origines d’un sacré « numéro »

Vue de l’exposition « César, la rétrospective » au Centre Pompidou Paris, 2018 © ASLM

Sculpteur et plasticien, César Baldaccini est né le 1er janvier 1921 dans le quartier populaire de la Belle-de-Mai à Marseille. Vingt ans plus tard, il s’inscrira aux cours de dessin d’après modèle vivant, de sculpture et de modelage à l’École des beaux-arts de sa ville. Là, le professeur Auguste Cornu, qui fut l’ancien metteur au point de Rodin, l’initie à la pratique de la taille du bois et du marbre : « Il nous apprenait le métier. Il ne parlait jamais d’art mais de technique ». La technique, le travail, c’est finalement, même après avoir franchi les portes du succès, tout ce qui intéressera César. Cette recherche, de même que cette obsession pour son travail et la matière, aboutiront à l’une des sculptures les plus radicales du XXe siècle. « J’ai eu plusieurs vies, plusieurs maisons, plusieurs époques. Je ne renie rien. Je demande seulement qu’il y ait plusieurs lectures […] », confiait-il à Pierre Cabanne en 1971 dans son ouvrage César par César. Voilà bien un souhait que le musée d’Art moderne du Centre Pompidou a su respecter en donnant accès aux visiteurs à une vision d’ensemble de son œuvre, de manière aussi quantitative que qualitative.

Une scénographie d’ensemble

Vue des Expansions de César présentées dans la rétrospective du Centre Pompidou Paris © ASLM

Pour le 20e anniversaire de la mort de l’artiste, le Centre Pompidou a décidé de s’affranchir des codes de présentation qu’on lui connaît, c’est-à-dire le recours à des scénographies organisées selon des critères stylistiques, historiques et chronologiques. Notons que la plupart des expositions consacrées à César ont été pensées selon des critères chronologiques : les Compressions dans un premier temps, puisque César va utiliser cette technique à partir de 1959, et les Expansions ensuite, technique qu’il mettra au point à partir de 1965 avec la découverte de la mousse de polyuréthane. Ici, toutes les réalisations de l’artiste, qu’elles soient d’aspect « solide » ou « liquide », habitent le même espace. Le spectateur se retrouve alors véritablement confronté aux œuvres sans qu’il soit contraint de suivre un parcours précis, lequel est habituellement suggéré par l’institution qui expose l’artiste, quand elle ne va pas jusqu’à lui imposer des flèches disposées sur le sol pour matérialiser le sens de la visite ! La scénographie est pensée de façon telle que le spectateur est libre de ses mouvements ; il peut circuler dans l’espace de façon autonome et se laisse guider par ses goûts, par sa sensibilité.

Compressions : les stars du show

Vue des Compressions présentées dans l’exposition « César, la rétrospective » © ASLM

Cette rétrospective met bien sûr en avant les célèbres compressions de l’artiste : cette technique est la plus connue du grand public, et découle directement des ballades que faisait régulièrement le sculpteur chez les ferrailleurs. Très didactique, l’exposition prend soin de faire comprendre que cette technique appelée « Compression » est mise en œuvre chez César sur deux périodes bien distinctes. La première, qui se développe de 1959 à 1970, provoque à la fois scandale et admiration lorsque César présente au Salon de mai 1960 trois voitures compressées intitulées « 3 tonnes ». Avec cette technique, il s’inscrit dans la lignée des grands sculpteurs classiques tant par son ambition que par le résultat monumental de ses travaux. César embrasse également des problématiques plus contemporaines en menant notamment des recherches esthétiques semblables à celles qui intéressent alors les artistes américains de l’Expressionnisme abstrait ; on pense notamment aux drippings de Jackson Pollock (1912-1956). Mais surtout, il se positionne en tant que précurseur des sculpteurs minimalistes en concevant, à partir de matériaux simples, des volumes qui occupent l’espace de manière esthétique. Au sein de l’exposition organisée par le Centre Pompidou, la technique des Compressions tient donc lieu de véritable « star du show » et ce à juste titre puisque grâce à elle César construit une carrière ambitieuse, provoque le scandale autant qu’il plaît, et ouvre la voie aux générations futures. Cette technique illustre également un élément clef de la mentalité du sculpteur : cette quête, cet entêtement pour dépasser les limites de son propre travail.
Cette rétrospective permet également d’admirer les Compressions appartenant à une seconde période de création qui se déploie de 1976 jusqu’à la fin de la vie de l’artiste. Dans ce deuxième temps, force est de constater que la palette de couleurs est réinventée, jusqu’à obtenir des sortes de « monochromes ». La pression exercée semble également réduite, le vide et des interstices sont alors visibles dans les replis du métal. César se rapproche également du statut de peintre avec des compressions plates, qui sont ensuite exposées plus à la manière de toiles que de sculptures. On comprend bien que, comme il le disait lui-même : « Recommencer, ce n’est pas refaire ».

Hommage posthume

Visiteurs découvrant l’exposition « César, la rétrospective » au Centre Pompidou Paris, 2018 © ASLM

En 1991, à la question d’Olivier Cena : « Qu’est-ce que ça vous fait d’être un artiste reconnu et très médiatique ? », César répondait : « Connu de qui ? J’ai soixante-dix ans et le plus grand musée de mon pays, Beaubourg, ne m’a jamais exposé ». À la lecture de cette réponse, on mesure toute la déception personnelle de l’artiste de ne pas avoir été exposé dans ce qu’il considèrait comme le plus prestigieux endroit dédié à la culture et à l’art contemporain en France. Cette exposition, qui finalement voit le jour vingt ans après la mort de l’artiste, regroupe plus d’une centaine de ses œuvres. Le Centre Pompidou célèbre également César le généreux, en évoquant des œuvres offertes par l’artiste à la Ville de Paris et à sa région. Comme le Centaure implanté place Michel Debré dans le 6e arrondissement, le Pouce du parvis de la Défense, la Vénus de Villetaneuse et les Championnes, tour de voitures compressées visibles à Jouy-en-Josas. Le Centre Pompidou salue ainsi l’altruisme du sculpteur et confirme officiellement sa contribution essentielle à l’histoire de l’art moderne du pays. Seule une rétrospective au Centre Pompidou pouvait valider la contribution de cette œuvre au patrimoine de l’art français et international. C’est désormais chose faite !

 

Cet article a été rédigé par Pierre Girard et Alban Lemaire,
étudiants de bachelor 3e année – Filière Marché de l’Art « Conseil expert en objets d’art » de l’École EAC à Paris,
partenaire de Connaissance des Arts

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Le mouvement engagé de Ferdinand Léger au Bozar de Bruxelles

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On connaît la phrase de Fernand Léger (1881-1955) : « Le Beau est partout, dans l’ordre d’une batterie de casseroles sur le mur blanc d’une cuisine, aussi bien que dans un musée ». Et c’est ainsi que se déploie l’exposition d’une centaine de ses œuvres, hymne à la vie moderne trépidante, rutilante, sans ombres ni silences. L’esthétique des tuyaux et des machines, des vélos et des échafaudages envahit toutes les expressions de son art : Léger investit l’écran, le théâtre, les murs de la ville. En un temps où l’on croyait fermement en un avenir radieux.

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Une Marie Madeleine pour le monastère royal de Brou

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C’est avec le soutien de l’État, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la Direction régionale des Affaires culturelles Auvergne-Rhône Alpes (Drac) que le monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse, a pu acquérir, auprès de la galerie Michel Descours à Lyon, l’admirable Marie Madeleine pénitente de Laurent Pécheux (1729-1821). D’une valeur de 130 000 €, le tableau a pu être acheté grâce à de multiples aides, dont 75 000 € versés par les fonds du patrimoine de l’État et 29 000 € versés par la Région, laissant seulement 26 000 € à la charge du musée.
Sur cette toile, le peintre livre une représentation originale de la Marie Madeleine pénitente, à demi-allongée dans la grotte de la Sainte-Baume, bien éloignée de l’iconographie traditionnelle. Apaisée, le visage serein, la sainte contemple attentivement un crucifix qu’elle tient dans sa main gauche, tandis que trois putti l’observent. Le traitement du drapé, aux reflets délicats parfaitement rendus, tout comme celui des attributs de la sainte, le livre et le crâne, témoignent de la grande maîtrise technique du peintre. Formé à Paris auprès de Charles Natoire, puis de différents peintres lyonnais, Laurent Pécheux rencontre véritablement le succès en s’installant en Italie où il devient le peintre officiel du roi de Piémont-Sardaigne. Il développe alors un style gracieux alliant le baroque aux prémices du néoclassicisme. Cette pénitente à la « beauté solaire […], incarnant l’ambiguïté de la figure magdalénienne, ascète mais toujours aussi séduisante qu’avant sa conversion » illustre pleinement la qualité de son œuvre. Signée et datée, la toile, dont le cadre d’origine a été préservé, présente, en outre, un excellent état de conservation.
L’institution, qui abrite une importante collection de peintures et de sculptures françaises, italiennes et nordiques, allant du XVe siècle à l’époque contemporaine, semble être le lieu parfait pour accueillir le chef-d’œuvre de Laurent Pécheux. Réalisé et construit entre 1506 et 1512, à la commande de Marguerite d’Autriche, le monastère royal de Brou témoigne de la dévotion sans faille de la duchesse de Savoie à la figure de Marie Madeleine, laquelle apparaît aussi bien dans le décor sculpté que dans les vitraux de l’église. Le musée, qui possède également onze autres œuvres représentant la sainte, lui consacrait d’ailleurs l’année dernière l’exposition « Marie Madeleine, la Passion révélée », au sein de laquelle était présenté au public le tableau de Pécheux. Désormais exposée dans la salle de la cellule du prieur, la Marie Madeleine pénitente n’aurait pu rêver meilleur écrin que cet univers à la fois artistique et religieux.

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Raúl Illarramendi 1/3 – Artist in Studio

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Nous avons rendu visite à Raúl Illarramendi, dans son studio près de Paris, pour en apprendre davantage sur son processus de création. Raúl est un dessinateur contemporain vénézuélien né en 1982 à Caracas. Il a commencé sa formation artistique en 1998 au Venezuela en tant qu’assistant de studio pour le peintre Felix Perdomo, professeur de dessin à l’École des Beaux-Arts. Il est ensuite devenu membre du «Circulo de Dibujo Libre» du Musée Sofia Imber d’Art contemporain, un collectif d’artistes plasticiens qui réfléchit sur la théorie et la pratique du dessin. De 2001 à 2005, il est allé aux États-Unis, à l’Université du Sud de l’Indiana à Evansville , dont il sort diplômé en Beaux-Arts et en Histoire de l’Art. Il a également obtenu son Master en arts visuels à l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, en France.
Ayant débuté par le dessin figuratifs, une rencontre avec une toile de Francis Bacon a changé son regard sur l’art. Il réalise aujourd’hui des dessins abstraits à partir de photographies qu’il prend dans la rue ou sur Internet. Il y consacre beaucoup de temps et d’énergie, non seulement en reproduisant une image mais aussi en refaisant le geste du dessinateur d’origine.

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Museum TV, la première chaîne dédiée aux arts visuels

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« Devenir la référence incontournable sur l’art en satisfaisant les exigences des passionnés et amateurs, tout en s’adressant au plus grand nombre à travers un ton accessible et ludique » est le credo de Museum TV. Constatant que plus de deux millions de Français vont visiter une exposition au moins une fois par mois et que 20 % des habitants de l’Hexagone ont déjà acquis une œuvre d’art, la chaîne entend se singulariser en proposant une grille de programmation entièrement dédiée aux arts visuels et destinée non seulement aux amateurs éclairés mais aussi au grand public. Aussi, le choix de l’appellation « Museum » n’est pas neutre puisque la chaîne estime que « le travail sur la thématisation, l’événementialisation, la scénarisation des expositions » qu’ont réussi les musées depuis plusieurs années peut également être réalisé en télévision. Museum TV répond ainsi à quatre vocations : la créativité, la curiosité, la modernité et l’exclusivité. La chaîne invite les téléspectateurs à découvrir les coulisses des expositions à travers des programmes inédits filmés en 4K UHD (Ultra Haute Définition) et des documentaires sur les grands maîtres de l’art. Elle propose également des divertissements, des jeux, des cours de dessins ou encore des concours de photo et de peinture.
La grille de programmation de Museum TV s’articule autour de quatre grandes thématiques qui permettent d’aborder toutes les formes de l’art : Beaux-Arts (l’art classique, moderne et contemporain), Art Pop (Street-Art, performances et Body Art), Images (Photographies, Vidéo Art) et Archi & Design. Certains week-ends, la chaîne réinvente ses programmations à l’occasion de grandes expositions, de festivals, d’hommages à un artiste ou d’un focus sur une ville d’art. Ainsi, les week-ends du 10 et 17 février seront respectivement consacrés à l’Art brut et à l’Architecture. Les Années 1950, l’art du portrait ou encore Delacroix seront également mis à l’honneur en mars et avril prochain. Par ailleurs, Museum TV souhaite dépasser le cadre strictement télévisuel en instaurant des partenariats avec les institutions culturelles afin de « relayer leurs initiatives et de faire bénéficier les abonnés d’accès privilégiés au monde de l’art ».

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Pour l’amour de Marlene à la Maison européenne de la photographie

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Légende du cinéma et de la chanson dont la beauté, la voix, le style, l’élégance, le glamour fascinent toujours aujourd’hui, Marlene Dietrich a été immortalisée par de grands photographes du siècle dernier : Edward Steichen, Cecil Beaton, Horst P. Horst, Milton Greene, Irving Penn, Richard Avedon… Les deux cents portraits exposés à la Maison européenne de la photographie ont été sélectionnés sur les quelque deux mille clichés de la collection de Pierre Passebon, antiquaire, créateur de la galerie du Passage à Paris et fou amoureux de l’artiste. Le titre de l’exposition, « Obsession » est « l’expression de la vérité », confie le collectionneur. « C’est celui qui définit le mieux ce que je ressens à l’égard de Marlene Dietrich […]. Elle m’obsède par ses faits, par ses gestes, par son allure, par ses images, par son image. » Grande amoureuse, tour à tour garçonne et femme fatale, celle qui incarna L’Ange bleu était avant tout une femme libre qui s’engagea contre le nazisme. Généreuse autant qu’autoritaire, aussi drôle que sévère avec elle-même et les autres, elle ne réussit point à impressionner le célèbre Irving Penn quand elle lui indiqua où placer l’éclairage lors d’une séance pour « Vogue » en 1948 : « Écoutez, rétorqua Penn, “dans cette expérience, vous êtes Marlene Dietrich et moi je suis le photographe”. Bigre ! Elle était furieuse, mais elle en est restée là. »

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« Floating mastaba », la nouvelle installation de Christo à Hyde Park

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On connaissait déjà la Floating Island de Robert Smithson (1938-1973), ce fragment de paysage monté sur barge pour être tracté autour de l’île de Manhattan en 2005, mais également les « sculptures flottantes » réalisées par Martha Pan dès les années 1960 ou, plus récemment, le Floating Dream de l’artiste coréen Ik-Joong Kang, une lanterne géante installée en 2016 sur la Tamise. Quant à Christo, on l’avait vu s’exercer à l’art subtil de la flottaison l’été dernier avec Floating Piers, une série de pontons en tubes de polyéthylène (moins biodégradable que Spiral Jetty du même Robert Smithson…) reliant l’île de Monte Isola et celle de San Paolo sur le lac d’Iseo, près de Milan. Mais jamais encore, de mémoire de Londonien, on n’avait vu de monument funéraire de l’Égypte antique voguer à la surface du lac Serpentine, au beau milieu de Hyde Park.
Tel est donc le projet fou conçu par Christo pour accompagner la prochaine exposition rétrospective de l’artiste qui se tiendra à la Serpentine Gallery de Londres du 20 juin au 9 septembre. Dès la fin des années 1960, l’artiste et son épouse, Jeanne-Claude (décédée en 2009), prolongent leur réflexion sur les constructions en barils, initiée avec Wall of Oil Barrels (1962), en projetant de réaliser des mastabas au sein de l’espace urbain, dans différents lieux culturels. De forme trapézoïdale, ces installations reprennent la forme des mastabas de l’Égypte antique, ces tombeaux de hauts dignitaires dont la partie visible, un massif en pierre ou en briques dominant le caveau, abritait notamment une chapelle funéraire. En 1977, Christo réalise les dessins préparatoires d’une installation titanesque de 150 m de haut, constituée de 410 000 barils de pétrole orange, et destinée à être érigée dans le désert d’Abu Dhabi. Ce projet, qui aboutirait à la mise en œuvre de la première installation permanente de l’artiste, est toujours en attente d’autorisation et de financement.
Ce n’est qu’en 2016 que ce projet de longue date sera réalisé pour la première fois à la Fondation Maeght où un mastaba de 17 m de long sur 9 m de large est installé dans la cour Giacometti. D’ici quelques mois, c’est une version à la fois britannique et amphibie de l’installation qui sera révélée au public londonien. Flottant à la surface du lac Serpentine d’Hyde Park, celui que l’on surnomme déjà le « British Mastaba » sera composé de 7 506 barils, disposés sur une plateforme de cubes en plastique et atteindra les 20 m de haut. Entièrement financée par l’artiste, cette installation, la première de cette dimension à être présentée par Christo en Grande-Bretagne, bouleversera pour quelques semaines l’appréhension du site, en alliant la symbolique antique à la réalité urbaine et industrielle.

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Claire Germain nommée à la direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris

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Diplômée d’un DEA de droit public et d’administration publique interne, Claire Germain a étudié à l’Institut national des études territoriales avant d’intégrer la fonction publique territoriale en réussissant plusieurs concours à tous les échelons : rédactrice, attachée, attachée principale, administratrice puis administratrice générale. Au cours de sa carrière, elle a dirigé de nombreux services de villes et de départements. De 1986 à 2004, elle a été notamment à la direction du secrétariat général du syndicat d’agglomération nouvelle (SAN) de Saint-Quentin-en-Yvelines, du SAN d’Evry avant de devenir directrice générale adjointe du SAN de Sénart. Jusqu’en 2009, Claire Germain était directrice adjointe des services chargée de l’éducation, de la culture, du patrimoine et du tourisme au sein du Conseil général de Seine-et-Marne. Directrice générale des services (DGS) de Montreuil puis du département de Seine-et-Marne jusqu’en 2015, elle rejoint en 2016 l’AMF en tant que directrice adjointe. À partir du 1er mars, Claire Germain prendra la direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris, un poste vacant depuis le départ de Noël Corbin.

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