Actualité artistique

Corot sort du bois au musée Marmottan Monet

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Georges Clemenceau faisait un jour cet aveu : « La Joconde et moi nous ne nous sommes jamais compris. Je lui préfère une petite paysanne de Corot qui est au Louvre »… Une figure de Corot comparée au chef-d’œuvre de Léonard ! La Femme à la perle du Louvre, à laquelle fait sans doute allusion Clemenceau, est au cœur de l’exposition du musée Marmottan Monet, « Corot. Le peintre et ses modèles ». On y verra si besoin que l’étiquette de « paysagiste » ne suffit pas à circonscrire le génie de Corot. Car loin d’être marginale, cette part de son œuvre recèle certains de ses plus beaux accomplissements. Salué dès le début des années 1840 comme le chef de file de l’école française de paysage, Camille Corot (1796-1875) connut de son vivant une gloire internationale avec ses clairières, ses étangs et ses sous-bois embrumés par le flou poétique de la réminiscence. Des peintures que, fidèle à la tradition de Poussin et du paysage classique, il ponctuait de créatures mythologiques. « Si M. Corot consentait à tuer une fois pour toutes les nymphes dont il peuple ses bois, et à les remplacer par des paysannes, je l’aimerais outre mesure », écrivait Zola dans son compte rendu du Salon de 1866. Zola demandait au maître « une nature plus humaine, plus vigoureuse ». À vrai dire, le bonhomme Corot, artiste sincère s’il en fut, avait bien essayé de faire descendre sur terre ses « virgiliennes nymphes des bois » et d’introduire des créatures de chair et de sang dans son pays des rêves. Mais lorsqu’en 1861, il exposa au Salon la Bacchante au tambourin (Le Repos), somptueux nu arbitrairement posé dans un paysage, la critique bourgeoise lui reprocha la propreté douteuse de la femme. Un reproche qui ne tarderait pas à être fait à l’Olympia de Manet…

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Xavier Brisoux est le lauréat de Miniartextil de Montrouge 2018

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Parmi les quelque soixante participants internationaux à cette nouvelle édition, de nombreux candidats au grand prix étaient éligibles tant le niveau de qualité était haut cette année. De la Polonaise Magdalena Kleszynska avec sa tasse de porcelaine ébréchée et complétée par du fil de coton à la Suédoise Leyun Wang avec son somptueux plissé de soie, de l’Espagnole Maria Munoz Terragrossa avec son bateau de migrants arrimé à un livre ouvert à la Japonaise Chikako Imaizumi et son coussin en fibres de banane, tous ont abordé le thème imposé de la frontière. Lors de la présentation de Miniartextil à Côme en Italie en octobre dernier, c’est une Autrichienne, Gertraud Enzinger, qui a été repérée par Nazzarena Bortolaso et Mimmo Totaro, les créateurs de la manifestation. À Paris, c’est le Français Xavier Brisoux, formé à la Central Saint Martins School de Londres, qui a été récompensé pour son œuvre de coton et résine intitulée Interstices. Celle-ci sera achetée par la ville de Montrouge et rejoindra les collections municipales d’art contemporain dont une sélection sera exposée en septembre au Beffroi. Parallèlement à ses collections de pull-overs et de pull écharpes pour homme, Xavier Brisoux crée des pièces sculptées où la maille a beaucoup d’importance.

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Alain Lombard succède à Éric Mézil à la tête de la Collection Lambert d’Avignon

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Difficile de tenir à bout de bras une telle maison ! Une exceptionnelle collection d’art international, un hôtel particulier du XVIIIe siècle doublé d’un autre bâtiment et raccordé par un escalier contemporain en 2015, une programmation, une équipe à animer et des liens difficiles avec une ville qui ne s’intéresse pas à votre lieu… Le titre de directeur de la Collection Lambert n’est pas qu’honneur et inauguration. Il faut de la trempe et des convictions, des connaissances et des relations. Pendant dix-sept ans et grâce à ses liens privilégiés avec le marchand Yvon Lambert qui avait donné ses œuvres à l’État, Éric Mézil a eu en charge cet espace merveilleux mais truffé de chausse-trapes. Ses expositions ont été formidables et l’on se souvient avec émotion de « La Disparition des lucioles » en 2014 et de son hommage à Patrice Chéreau en 2015, des rétrospectives Cy Twombly en 2007, Miquel Barceló en 2010, Andres Serrano en 2016 ou « Les Combas de Lambert » en 2017. Depuis quelque temps, les rouages s’étaient brisés, l’ambiance s’était obscurcie… Le conseil d’administration de la Collection Lambert a décidé de nommer Alain Lombard, l’ancien administrateur général des musées d’Orsay et de l’Orangerie de 2012 à 2017, à la tête de cet établissement hors normes. Pour avoir été secrétaire général de la Villa Médicis et directeur des Affaires culturelles de la région Rhône-Alpes, Alain Lombard sait parfaitement comment faire tourner une maison de ce type. Sa mission est de valoriser cette collection et d’œuvrer « à la diffusion de l’art contemporain auprès d’un très large public et notamment en direction des jeunes et des publics éloignés de la culture », une mission dans la droite ligne des visées de la rue de Valois.

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Culture Soir : Jacques Hérold en deux expositions à Paris

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », le vendredi à la fin du flash-info de 13h et le samedi à la fin des flash-info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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David Guillet, nouveau directeur du département des expositions de la BnF

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C’est en 1986 que le conservateur du patrimoine, David Guillet, a intégré le Ministère de la Culture où il s’est chargé des relations extérieures au service culturel du musée d’Orsay. L’institution parisienne, fraîchement inaugurée cette même année, s’est vu bénéficier des échanges avec les grands musées allemands et britanniques. Dans les années 1990, David Guillet s’est occupé des relations publiques et des affaires internationales à la direction du Patrimoine avant de conduire la réorganisation des Galeries nationales du Grand Palais en tant qu’administrateur, jusqu’en 2003. Après avoir été chef de service des musées à la DRAC d’Île-de-France de 2003 à 2007, il a dirigé le développement culturel à la Réunion des musées nationaux (RMN) de 2007 à 2009.
L’année 2009 a marqué son arrivée au musée de l’Armée, en tant que directeur adjoint puis directeur par intérim. Sous l’impulsion de David Guillet, la politique d’acquisition du musée de l’Armée s’est profondément dynamisée. L’institution a pu acquérir La Défaite des Anglais en l’Île de Ré par l’armée française le 8 novembre 1627 par Laurent de La Hyre, l’habit du maréchal Ney, le glaive de directeur de Lazare Carnot, ou encore le Portrait de Murat par le baron François Gérard. Par ailleurs, David Gilliet a mis en lumière le caractère pluridisciplinaire des collections du musée en organisant des expositions mêlant archéologie, anthropologie, littérature, histoire, histoire de l’art et histoire des représentations. Au printemps dernier, il a apporté un nouvel éclairage sur la guerre franco-prussienne de 1870-1871, un événement rarement abordé qui a pourtant marqué un tournant décisif en Europe. Après avoir coordonné l’organisation des récentes Assises des métiers des musées au Service des musées de France en décembre 2017, David Guillet a été nommé à la BnF, ce 1er février, au poste de directeur du département des expositions et des manifestations.

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Les belles atmosphères de Luc Delahaye à la galerie Nathalie Obadia

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« Le fil conducteur est constitué de mes nombreux voyages en Palestine, un lieu fort, où la densité humaine ne fait que révéler la tension. » Arrêtant en 2001 de travailler avec la presse pour embrasser une carrière artistique, il a immortalisé le quotidien de cette population, « afin de la remettre au centre du sujet et de ne pas relater uniquement ce dont parlent les journaux ». Recréant ce qu’il nomme « une atmosphère et un sentiment », Luc Delahaye adopte un traitement plus poétique que dans ses précédents travaux, « même si tout ici témoigne de l’occupation »

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Émaux et merveilles à la galerie Vauclair pour la Saint-Valentin

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Laurence et Denis Vauclair-Rouquette tiennent, rue de Beaune, à Paris, une galerie spécialisée dans l’art du XIXe. Passionnés de céramiques artistiques et de meubles en rotin fin de siècle, ses fondateurs se donnent pour mission de faire vivre ensemble antiquités et arts décoratifs au sein de scénographies audacieuses, conçues à l’occasion d’expositions temporaires ou pour les nombreuses foires auxquelles la galerie participe, en Europe et ailleurs.
À l’approche de la Saint-Valentin, la galerie a décidé cette année de se métamorphoser pour accueillir la collection de bijoux d’une créatrice américaine nouvellement installée : Toma Clark Haines.

Vue de la scénographie de la galerie Vauclair, pop-up store, 19 janvier – 18 mars 2018

Dans un univers merveilleux et s’inspirant des bijoux hybrides de Lalique à la fin du XIXe siècle, la joaillière lance avec l’aide de la galerie Vauclair la TCH Collection, une série de bijoux semi-précieux aux formes les plus extravagantes, alliant l’élégance à l’originalité. Jeune créatrice, Toma Clark Haines est pourtant implantée dans le secteur du marché de l’art depuis longtemps en tant que directrice de The Antiques Diva® & Co, une importante et très lucrative entreprise spécialisée dans l’organisation de voyages destinés aux amateurs d’art. Passionnée de bijoux, elle s’est associée à la designer vénitienne ARA pour donner naissance à de véritables œuvres d’art, tant le travail des matières et des pierres est délicat. Le pop-up store qui se tient actuellement à la galerie Vauclair offre un bel écrin au lancement de sa collection et permet aujourd’hui au public parisien de découvrir ses créations.
Véritable hymne aux arts décoratifs, la scénographie éphémère conçue à cette occasion par la galerie recrée l’ambiance de salons du XIXe siècle, où les antiquités et le mobilier fin de siècle dialoguent avec des bijoux hors normes. Pour parfaire cette métamorphose, Laurence et Denis Vauclair-Rouquette ont fait appel à la société Fromental, spécialisée dans les papiers peints en soie, afin de créer un véritable écrin ; à la fois atypique et élégant. Création contemporaine et antiquités peuvent tout à fait cohabiter et c’est bien ce que démontre la galerie Vauclair en concevant cet univers onirique très cohérent.
Ce soir, mardi 6 février, vous êtes invités à découvrir, en présence de la créatrice Toma Clark Haines, une sélection « spéciale Saint-Valentin » au sein d’un pop-up store qui, une fois n’est pas coutume, met à l’honneur les trop souvent sous-estimés arts décoratifs du XIXe siècle.

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Anne Racine prend la direction de la communication et du développement de la Fondation Carmignac à Paris

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Diplômée de l’institut d’études politiques d’Aix en Provence, Anne Racine se fait remarquer avec l’organisation de la campagne « Rendez-vous aux jardins » en 1986. Elle travaille ensuite pendant dix ans au service du ministère de la Culture et de la Communication, du Centre national des arts plastiques (Cnap) et de la Délégation aux arts plastiques (Dap) pour lesquels elle planifie aussi bien la communication et le mécénat que la recherche de partenariats. Ceci lui vaudra d’être nommée à la tête du département de la communication, du mécénat, des privatisations et du développement des publics au musée de Jeu de Paume. Entre 2007 et aujourd’hui, Anne Racine va entièrement réagencer la stratégie de communication et de mécénat de l’institution, permettant une augmentation de la fréquentation de plus de 60 % depuis 2007.
Après avoir été à la tête de plusieurs départements de communication, elle est aujourd’hui nommée à un poste créé spécialement pour elle à la Fondation Carmignac, en pleine restructuration. La Fondation a été fondée en 2000 à partir de la collection d’art moderne et d’art contemporain de l’homme d’affaires Édouard Carmignac (à la tête de Carmignac Gestion). Cette collection, née de la passion du chef d’entreprise pour le Pop Art et l’école allemande, s’est peu à peu enrichie d’œuvres contemporaines. En plus d’exposer les œuvres de la collection, la Fondation organise, depuis 2009, la remise du Prix du photojournalisme, devenu un prix de référence dans le domaine.
Durant plusieurs années, les trois cents œuvres de la collection ont été exposées dans les locaux de Carmignac Gestion place Vendôme, à Paris. Mais aujourd’hui, c’est un tout nouvel espace de 2800 m², doté de luxuriants jardins, qui s’apprête à accueillir œuvres et visiteurs à partir de juin 2018, sur l’île de Porquerolles dans le sud de la France. La nomination d’Anne Racine arrive donc à point nommé pour la Fondation qui va vivre une grande mutation, puisque sa collection d’entreprise se transforme en une véritable collection de musée. En plus de gérer la communication de la Fondation à Paris, elle aura pour défi de monter entièrement une stratégie de communication pour faire venir les visiteurs dans le sud de la France et sur l’île, afin d’admirer les œuvres de la collection Carmignac.

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Dialogue franco-néerlandais au Petit Palais

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L’exposition présente les travaux de Gérard Van Spaendonck, peintre de fleurs, qui fut ami de David, Ary Scheffer, grande figure du  romantisme, Jacob Maris, Johan Jongkind, Frederik Kraemer, proches des peintres de Barbizon ou des impressionnistes, et enfin, pour la période moderne, Georges Breitner, Vincent Van Gogh, Kees Van Dongen et Piet Mondrian, les plus connus de tous. Leur venue à Paris fut décisive, tant pour Van Gogh, qui y trouve sa voie, et pour Van Dongen, qui devient un membre éminent et atypique du courant fauve, que pour Mondrian – la découverte du cubisme orientera ce dernier vers l’abstraction. Leurs œuvres sont présentées en regard de celles de leurs contemporains parisiens (Géricault, David, Corot, Millet, Boudin, Monet, Cézanne, Signac, Braque, Picasso…), afin de saisir le dialogue esthétique qui put s’établir entre eux. Car, bien sûr, ces rencontres profitaient aux uns comme aux autres. Ces Hollandais apportaient avec eux des traditions, une sensibilité, des couleurs bien à eux. En retour, ils diffusaient dans leur pays les idées nouvelles venues de Paris, et influaient ainsi sur le cours de la peinture hollandaise.

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Au plus près de l’art à Angers

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Sous la bannière d’un titre magnifique, Christine Besson et Sandra Doublet, commissaires de l’exposition, ont invité cinq collectionneurs d’art contemporain de la région angevine à montrer les objets de leur passion. L’un consacre une pièce de son appartement à Marcel Duchamp, l’autre se passionne pour Art & Language, collectif d’artistes anglais des années 1960, un autre encore, anonyme mais « citoyen du monde », construit, à partir du Nouveau Réalisme, un ensemble ouvert sur le Pop Art, l’art minimal ou toute expression d’une utopie libérée. Sans négliger une mention spéciale pour un couple engagé auprès de la scène artistique d’Asie du Sud-Est. Car l’exposition est bien plus qu’un alignement d’œuvres, de Chiharu Shiota à Jean Tinguely, de Philippe Ramette à Cécile Bart. Esthétiquement très stimulante, la reconstitution fascinante d’univers singuliers n’est pas une fin en soi, mais ouvre sur des abîmes de réflexion. Qu’est-ce qui s’exprime dans ce rapport de proximité entre le collectionneur et l’œuvre ? Possède-t-on l’œuvre qu’on a installée chez soi ? Quelle sorte d’intimité entretient-on avec elle quand on n’est pas soi-même créateur ? Et ce sublime « désir inachevé » est-il une frustration ou une extase ? Sans que jamais l’on ne puisse trouver une réponse à la question primaire : pourquoi collectionne-t-on ? Mais, après tout, peut-être n’est-ce pas là l’essentiel…

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Le musée Napoléon Ier rouvre ses portes au château de Fontainebleau

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Après avoir pris ses quartiers au musée des Beaux-Arts d’Arras à l’automne dernier, l’Empereur se voit doublement mis à l’honneur par les réouvertures successives du musée d’histoire de Brienne-le-Château (Aube), le 27 janvier dernier, et du musée Napoléon du château de Fontainebleau, annoncée pour le 25 février. Cette actualité démontre, d’une part, l’attachement du public (comme des pouvoirs publics) à la figure de Bonaparte, et d’autre part, une volonté certaine de renouveler le discours sur l’ère napoléonienne.
Aménagé en 1986 dans l’aile Louis XV du château de Fontainebleau, le musée Napoléon a pour ambition de « présenter le Premier Empire sous ses multiples facettes » au fil d’une collection plus de 3000 œuvres, alliant la « charge historique et la fonction décorative ». Portraits peints ou sculptés, armes, objets d’art, créations graphiques ou documents d’archives permettent ici de retracer la fulgurante carrière de l’Empereur tout en témoignant du faste de la vie culturelle et artistique de cette période où la création fut mise au service de la gloire de l’Empire. Né de la donation-dation réalisée par le prince et la princesse Napoléon en 1979, puis complétée en 1988, le fonds de collection du musée s’est considérablement enrichi ces dernières années, rendant nécessaire une refonte de la muséographie.
Au sein d’un parcours de visite renouvelé, les acquisitions récentes feront notamment l’objet d’une présentation particulière. Celle-ci permettra au public d’admirer le cabaret des princesses de la famille impériale, un service en porcelaine de Sèvres classé trésor national et acquis, avec quatre autres lots, grâce à une souscription publique, ou bien encore une miniature en ivoire par Jean-Baptiste Isabey représentant le Roi de Rome, à laquelle nous consacrions récemment un article. Parmi les pièces incontournables de la collection du musée citons également la feuille de laurier en or provenant de la couronne du sacre de Napoléon, dont le seul autre exemplaire conservé vient d’être vendu aux enchères pour la somme extraordinaire de 625 000 €, mais également le Portrait de l’impératrice Joséphine en costume de sacre par François Gérard, réalisé vers 1807-1808, ou encore le grand vase étrusque orné de scènes de Napoléon thaumaturge par Pierre-Nolasque Bergeret. Paru en novembre 2017, l’ouvrage Napoléon, l’art en majesté, de Christophe Beyeler, conservateur en chef au château de Fontainebleau, permet d’apprécier toute la richesse et la diversité des collections du musée.
À l’occasion de sa réouverture, le musée présentera également au public un vase orné du portrait d’Auguste ainsi qu’un autre orné du portrait de l’impératrice Marie-Louise, deux créations en porcelaine de la manufacture de Sèvres que l’institution souhaite aujourd’hui acquérir en lançant une souscription publique.

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« Borderline », thème de la 14e édition de Miniartextil

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Au cœur du Beffroi de Montrouge, Miniartextil permet de découvrir chaque année un panorama de l’art textile contemporain. Initiée par les collectionneurs italiens Nazzarena Bortolaso et Mimmo Totaro, fondateurs de l’Association Arte & Arte, la 14e édition de « Miniartextil » présente une soixantaine d’œuvres sélectionnées dans le monde entier : des mini-textiles et des installations monumentales sur le thème « borderline ». Cette thématique appelle, avec audace, à la transgression des codes et à réfléchir sur les limites matérielles de l’art. Les créateurs des mini-textiles doivent néanmoins respecter le format de 20 x 20 x 20 cm.
Le public pourra notamment découvrir l’univers fantastique de Magdalena Kleszynska avec sa tasse de thé, Cup 4, en porcelaine recouverte de tissus grâce à la technique du crochet. Le mot « borderline » évoque la frontière entre deux mondes, l’animal et le végétal, à travers Vegetale o animale ? de Heidi Bedenknecht de Felice, ou encore entre le réel et l’abstraction avec Let E, an irrational number… de Sybille Bezançon. Les installations monumentales ont également leur place dans cette exposition. Jouant sur la démesure et l’immersion, elles délivrent une expérience à la fois esthétique et sensorielle inédite. On plonge notamment dans une Forêt de nombres avec Emmanuelle Mouraux, réalisée à partir de papiers et de fil. Réalisée entièrement en laine, la sculpture textile d’Alexandra Kehayoglou, Refugio para un Recuerdo II, évoque, quant à elle, la technique de la tapisserie et met en scène un paysage végétal luxuriant. Par l’usage du trompe-l’œil, l’artiste souhaite montrer les frontières étroites qui peuvent exister entre la nature et l’artifice.
Lors du vernissage de l’exposition, le 6 février, le Prix Montrouge sera décerné, comme chaque année, à un artiste sélectionné. Son œuvre textile sera acquise par la Ville de Montrouge et rejoindra ainsi les collections municipales.

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Le Saviez-vous ? : Piet Mondrian

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De l’harmonie

Au Pays-Bas, Piet Mondrian (1872-1944) peint des femmes et des arbres. Attiré par le cubisme, il arrive à Paris en 1912 et commence à décomposer le sujet, au contact des toiles de Braque et de Picasso. Progressivement, la figuration s’efface pour laisser place aux figures géométriques et à ce qu’il appelle « l’harmonie ».

Nature morte au pot de gingembre II, 1912, huile sur toile, 114 x 75 cm, Guggenheim Museum, New York

Du style

Mondrian est à l’origine de la célèbre revue De Stijl, c’est-à-dire « le style », fondée en 1917 avec le peintre théoricien Theo Van Doesburg (1883-1931). Ce nom a donné naissance à un mouvement en réponse aux enjeux de la société industrielle. Considéré comme l’un des plus importants mouvements d’avant-gardes en Europe au début du XXe siècle, De Stilj conjugue tous les domaines de la création artistique et réinvente l’espace urbain comme l’habitat.

Composition II en rouge, jaune, bleu et noir, 1930, huile sur toile, 59,5 x 59,5 cm, Kunsthaus, Zurich.

De la géométrie

Dans Composition en rouge, jaune, bleu et noir, toute perspective est effacée au profit des éléments picturaux de base : les couleurs primaires, une grille noire et un fond blanc. 1921 marque l’émergence de ce qui deviendra le « style Mondrian ». Ce tableau de Mondrian inspira, entre autres, les stylistes Vivienne Westwood, Moschino et Yves Saint-Laurent.
En 1940, l’artiste s’installe à New York, la ville du swing. Dans sa dernière toile restée inachevée, intitulée Broadway-Boogie-Woogie, le noir disparaît et le rythme donné par le quadrillage renvoie au tempo effréné de cette musique dont le nom vient du bruit caractéristique des essieux des wagons (boogie en anglais) sur les rails.

Broadway Boogie Woogie, 1942-1943, huile sur toile, 50 x 50 cm, Museum of Modern Art, New York.

Apprenez-en plus et faites le tour du monde des arts à travers les siècles avec L’Histoire de l’Art pour les nullissimes, par Alexia Guggémos, aux Éditions Pour les nuls.

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[Avant-Première] Dominique Le Coënt, président du directoire d’Interencheres

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Acteur désormais incontournable du marché de l’art, Interencheres s’est imposé comme la première plate-forme française d’enchères en direct. Maître Dominique Le Coënt – de Beaulieu, président du directoire d’Interencheres et commissaire-priseur à Senlis et à Chantilly, est l’invité de Guy Boyer sur le plateau d’« Avant-Première ». Ensemble, ils reviennent sur le phénomène de dématérialisation des ventes aux enchères, le bilan des activités d’Interencheres et ses projets de développements.

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Entretien avec Xavier Franceschi autour de l’exposition de Stéphane Dafflon au Plateau – Frac Île de France

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Le 31 janvier 2018, Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.francefineart.com, a rencontré Xavier Franceschi, directeur du Plateau – Frac Île-de-France où il présente l’exposition « U+25A6 » de Stéphane Dafflon. Si les œuvres de Stéphane Dafflon sont pensées pour un espace, une architecture, son geste premier est pictural. Par ses tableaux aux formes abstraites, géométriques, aux couleurs codifiées, ses œuvres tendent à modifier notre perception du réel. Avec « U+25A6 », l’espace d’exposition est comme un jeu graphique, un nuancier aux multiples possibilités. Par ces emboîtements visuels entre peinture, sculpture, objet et architecture, le travail de Stéphane Dafflon propose un autre point de vue de la peinture abstraite. Une peinture qui s’invente en dehors des supports classiques que sont la toile et le châssis. Une peinture qui instaure une conversation spatiale et colorée, plaçant le spectateur au centre d’un véritable dispositif pictural. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de
photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Sebastião Salgado présente son projet « Amazônia » à l’Académie des beaux-arts

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Reçu à l’Académie des beaux-arts le 6 décembre dernier, le photographe franco-brésilien Sebastião Salgado était invité mercredi dernier à parler de son Amazonie natale pour mieux exposer son projet en faveur de la forêt amazonienne qu’il conduit depuis plusieurs années. À cette occasion, il nous apprenait, entre autres informations chiffrées, que le Brésil est notre plus important voisin grâce à la frontière franco-brésilienne de la Guyane (!), que le Brésil représente 65 % de la forêt amazonienne (soit 8 fois la France), la plus vaste forêt du monde, qui s’étend sur neuf pays… Seuls les Indiens indigènes en sont les véritables gardiens. Parmi la centaine de tribus qui n’ont, à ce jour, jamais eu le moindre contact avec nos sociétés et le mode de vie occidental, dix communautés ont été photographiées par l’artiste depuis son travail révélé par le projet « Genesis ». Son approche particulière de l’Amazonie où il est né s’explique par son attachement à cette terre qu’il a connue paradisiaque durant son enfance, avant qu’elle ne soit dégradée, dévastée par une exploitation agricole abusive. Le projet de l’artiste est aujourd’hui de redonner vie à cette terre en replantant ses arbres, abattus ou brûlés, pour la faire renaître à elle-même là où elle a été saccagée.
Rien de mieux que ses photographies pour nous convaincre du bien-fondé de cette colossale entreprise ! Le noir et blanc, cher à l’artiste, rythme ces images où, tour à tour, la force des contrastes, la subtilité, la délicatesse des nuances éblouissent notre imaginaire, stupéfait et fasciné à la fois par cette grandeur révélée, transfigurée, par l’absence de couleurs. Notre fantasme du continent lointain se nourrit de ces paysages grandioses que des prises de vues par avion font ressembler à de mystérieuses calligraphies, où l’eau des fleuves se fait encre sillonnante au cœur du magma tellurien. Malgré son étouffant foisonnement, la texture de la végétation nous est perceptible, la pesanteur de l’air nous accable, les bruissements et les cris nous atteignent… La faune, capturée dans sa fière élégance, évidemment nous fascine : les crocodiles en virgules d’écailles, le caméléon, tel un jouet mécanique, l’immobile félin, prince incontesté. Certaines images d’oiseaux en vol évoquent l’art japonais. Les hommes et les femmes nous ressemblent, en plus beaux, parés de fleurs et de plumes, tatoués de « Miró » ou de « Twombly », ainsi tantôt angéliques, tantôt diaboliques. L’artiste porte sur eux un regard chargé de tant de tendresse… Les chasseurs majestueux, les sveltes jeunes filles au bain, les vieillards au regard sage évoquent un paradis à la Gauguin. L’universalité de ces figures magnifiées par Sebastião Salgado nous touche à l’âme. Engager le développement du tourisme pour sauvegarder cette merveille comme le préconise l’artiste ? Un long débat s’engage, initié en France en la magnificence du Palais de l’Institut.

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L’âme Dada de Raoul Hausmann au Jeu de paume

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Raoul Hausmann a longtemps été l’un de ces artistes Dada dont l’œuvre photographique est demeurée dans les limbes de l’oubli. Né à Vienne en 1886, il fut pourtant célèbre dans le Berlin artistique des années 1920, chef de file de l’éphémère Dada Berlin, agitateur suprêmement provocateur, artiste multiple et inclassable, danseur performateur, écrivain prolifique, auteur de poèmes phonétiques qu’il nommait ses « automobiles d’âme », expert en photomontages, en assemblages et en collages. Mais déclaré « artiste dégénéré » par le régime hitlérien, il dut fuir l’Allemagne quelques jours après l’incendie du Reichstag début 1933. Exilé, il le restera jusqu’à sa mort en 1971 à Limoges, où il avait trouvé refuge à la fin des années 1930.

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