Actualité artistique

Les battements de paupière d’Agnès Geoffray au Centre photographique d’Île-de-France

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Cette exposition monographique d’envergure consacrée en France à Agnès Geoffray est organisée à l’occasion du Prix AICA de la critique d’art décerné en 2016 à J. Emil Sennewald, pour la présentation du travail de l’artiste. Agnès Geoffray déploie une « constellation » d’images et de textes pour saisir la violence que toute image dévoile à un instant précis, celui d’un battement de paupière. Ce moment où « l’on retient son souffle », l’artiste nous invite à l’expérimenter, entre voir, imaginer et penser.

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Disparition de Chantal Béret, conservatrice au Centre Pompidou

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Entre architecture et design, Chantal Béret a tracé une carrière alternant publications et expositions. Elle commence en participant en 1978 à Paris-Berlin, l’exposition pluridisciplinaire montée en 1978 au Centre Pompidou, puis à Architectures en France, modernité, post-modernité en 1981, aux Portes de la ville en 1983, et à Architectures en Allemagne en 1993. Parmi les plus importants ouvrages, rappelons ses livres essentiels en France sur Frederick Kiesler (l’architecte de la géniale galerie Art of this Century de Peggy Guggenheim et du Sanctuaire du livre à Jérusalem) et sur Édouard Albert (le premier architecte de l’université de Jussieu) parus en 1999. Elle a été la commissaire de l’exposition Jean Nouvel en 2001 et de celle de Yayoi Kusama en 2011, toujours au Centre Pompidou. Elle a aussi œuvré à plusieurs mains sur la monographie de l’artiste plasticien Sarkis, sur le catalogue des années Pop (2001) avec un texte sur l’architecture Pop, sur « Alors la Chine ? » (2003) et sur l’artiste Philippe Thomas (2010).

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Fine Arts Paris, la nouvelle coqueluche

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Le concept est intelligent et Fine Arts Paris, qui se définit comme « le nouveau Salon des beaux-arts du XVIe siècle à nos jours », a toutes les chances de ne pas être le énième salon de plus. Lancé par les marchands qui ont été à l’origine du Salon du dessin, « FAP » en reprend les ingrédients gagnants : réunir dans un cercle restreint des marchands reconnus, avec de très belles pièces et d’autres plus accessibles. Pour cette première édition, une trentaine de galeries investissent le palais Brongniart, présentant conjointement dessins, tableaux et sculptures. Cette sélection pointue a été opérée par le comité de pilotage de FAP, constitué de Louis de Bayser (président), Hervé Aaron, Jean-François Baroni, Bertrand Gautier, Chantal Kiener, Antoine et François Lorenceau, Gabriel Terrades et Sylvie Tocci-Prouté. Fine Arts Paris a pour vocation d’être un « salon de spécialités » à l’instar du Salon du dessin ou de Paris Tableau, qui renaît ici sous une forme assez proche.

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Mort d’un touriste à Santa Croce : la politique d’entretien du patrimoine italien mise en cause

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Site touristique incontournable de la capitale toscane, la basilique Santa Croce de Florence est devenue, la semaine dernière, le théâtre d’un véritable drame. Un touriste espagnol de 52 ans, Daniel Testor Schnell, a été percuté par un bloc de pierre qui s’est brusquement décroché du plafond de la nef latérale droite. Chutant d’une hauteur de plus de trente mètres, le morceau de chapiteau, d’une quarantaine de centimètres de côté, a tué l’homme sur le coup. En déplacement à New York, le ministre des biens culturels italiens, Dario Francechini, a immédiatement annoncé l’ouverture d’une enquête visant à mettre en lumière d’éventuels manquements aux règles de sécurité ou d’entretien du bâtiment. Dans le même temps, l’Opera di Santa Croce, institution laïque en charge de l’administration du complexe, a affirmé que le site avait pourtant fait l’objet de contrôles de sécurité quelques jours auparavant. Le Procureur de Florence a donc ouvert une enquête pour homicide involontaire mettant en cause les dirigeants de l’Œuvre de la basilique ainsi que le gérant de la dernière entreprise de maintenance à être intervenue sur l’édifice. L’objectif de ces investigations est bien entendu de préciser les responsabilités pénales de chacun en faisant toute la lumière sur les causes du drame et les probabilités selon lesquelles il aurait pu être évité.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que la vétusté de certains monuments vient porter atteinte à la bonne santé du tourisme italien, en menaçant directement la sécurité des visiteurs. On se souvient qu’il y a quelques années un morceau de plâtre s’était détaché du plafond du musée des Offices à Florence, tandis qu’à Rome, le Colisée n’en finissait pas de perdre ses pierres. Ces incidents, heureusement sans gravité, révélaient toutes les fragilités d’un patrimoine italien en crise, avant même les séismes de 2016. Le cas le plus emblématique des difficultés de l’État italien à préserver ses sites historiques est sans conteste celui des ruines de Pompéi dont l’état de délabrement avait rendu nécessaire en 2014 l’intervention de l’Union Européenne qui avait débloqué 105 millions d’euros de fonds d’urgence pour la restauration de cette zone archéologique pourtant classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
De fait, le budget alloué par l’État à la préservation de ses monuments se révèle souvent bien insuffisant face à la richesse du patrimoine culturel et historique dont il a la charge. Faute de moyens, le ministère de biens culturels délègue de plus en plus souvent l’entretien et la restauration de ses chefs-d’œuvre en péril au mécénat de groupes privés tels que Tod’s, qui a pris en charge la rénovation du Colisée en 2013, ou encore Prada à qui l’on doit, en 2014, la restauration de La Cène de Giorgio Vasari. L’Œuvre de la basilique Santa Croce, qui ne bénéficie d’aucune aide de l’État pour entretenir un complexe de plus de 11 000 m² attirant chaque année près de 800 000 visiteurs, avait elle-même lancé en septembre un nouvel appel aux dons pour la restauration de la tombe de Michel-Ange. Espérons que l’État italien puisse enfin venir en aide à ce site d’exception, qui rouvre aujourd’hui ses portes.

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Les trésors de Francine Reims en vente par AuctionArt

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Pionnière des journalistes du marché de l’art, Francine Reims osait parler dans « Le Figaro » du prix des objets et donner des informations critiques bien aiguisées, voire assassines. Elle a accumulé des objets d’art populaire ou de curiosité, flacons, poteries ou œuvres minimalistes. Un ensemble éclectique de près de mille deux cents lots, allant d’une statuette égyptienne (de 6000 € à 8000 €) à un bouddha thaïlandais (de 2000 € à 3000 €), en passant par un taureau en carton-pâte des années 1880 (de 200 € à 400 €).

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Per Kirkeby en sculptures à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris

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Du Danois Per Kirkeby (né en 1938 à Copenhague), on connaît surtout les grandes peintures de paysages expressionnistes, aux limites de l’abstraction. Cette exposition se concentre exclusivement sur son travail de sculpteur, initié dans les années 1960 dans la mouvance de l’Art minimal (« Connaissance des Arts » n°749). Dans la cour vitrée du palais des Études de l’École nationale des beaux-arts, l’artiste a installé douze pièces en brique : une création monumentale, trois sculptures planes, et une série inédite de huit stèles.

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Les charmes secrets du pastel au Petit Palais

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Cent trente œuvres, pour la plupart réalisées entre 1860 et 1920, sont exceptionnellement présentées au public pendant six mois, avant de regagner l’obscurité. Opérée par Gaëlle Rio, conservatrice au Petit Palais chargée des collections d’arts graphiques des XVIIIe-XXe siècles, la sélection traverse les principaux courants et mouvements de la seconde moitié du XIXe siècle. Si l’on ne peut qu’être séduit par le réalisme délicat des portraits mondains de Jacques-Émile Blanche ou James Tissot, les ensembles les plus envoûtants concernent la période impressionniste (de nombreux chefs-d’œuvre inédits de Berthe Morisot, Auguste Renoir, Mary Cassatt, Edgar Degas…), le postimpressionnisme (Paul Gauguin) et le symbolisme, représenté par plusieurs feuilles d’Odilon Redon, et d’autres de personnalités moins connues, comme Alphonse Osbert, Émile-René Ménard, Lucien Lévy-Dhurmer ou Charles-Lucien Léandre. Cette superbe exposition s’accompagne de la publication du catalogue raisonné des pastels conservés dans les riches collections du Petit Palais.

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Sous les pavés, la plage, sur la plage, les photos à Deauville

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Créé en 2010, le festival Planche(s) Contact présente les travaux de photographes invités en résidence à Deauville. Cette année, Peter Lindbergh (né en Allemagne en 1944), dont la première rencontre professionnelle avec la station balnéaire date de 1980 pour un numéro du « Vogue » italien, est à l’honneur. Vingt-deux de ses photographies seront exposées en une installation monumentale de plein air, dans les lieux-mêmes où elles ont été prises.

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Le prix Emerige, vivier de jeunes talents

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L’exposition, qui se tiendra du 8 au 30 novembre à la Villa Emerige, présentera les travaux Mali Arun (vidéo), Luke James (sculpture), Laetitia de Chocqueuse (peinture) ou encore Eva Medin (installation). La bourse Révélations Emerige offre chaque à un artiste plasticien émergent français un véritable tremplin vers le monde artistique. Récompensé le 7 novembre, le lauréat bénéficiera d’un accrochage monographique à la galerie Papillon, à Paris en 2018, et participera à une exposition collective à la galerie The Pill d’Istanbul.

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Votre photo du jour : L’arrivée des sculptures de l’église Saint-Augustin à Paris en restauration par Guy Boyer

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La Grande Galerie de Radio Classique : Gauguin l’alchimiste au Grand Palais (2/2)

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Cette semaine, Guy Boyer retrace l’étonnante carrière de Paul Gauguin à travers la grande rétrospective consacrée à l’artiste au Grand Palais, jusqu’au 22 janvier 2018.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash-infos de 10h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Dans le cerveau de Peter Kogler à la galerie Mitterrand

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L’artiste autrichien, pionnier du travail assisté par ordinateur, explore depuis des années ces systèmes à l’ordre mystérieux. Pour cette nouvelle exposition à la galerie Mitterrand, le clou de son spectacle est sans doute Ich ist eine Ego-Maschine, vidéo immersive projetée à l’infini dans un cube de miroirs. Cette œuvre en noir et blanc, fascinante itinérance graphique en mouvement continu, dialogue avec six grands collages récents aux couleurs rugissantes (œuvres entre 10 000 € et 120 000 €). L’artiste les a composés en imbriquant ses propres créations plastiques avec des images qui l’ont marqué dans le flot quotidien auquel nous sommes tous soumis.

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Vos idées de sortie : Le Salon International du Patrimoine Culturel au Carrousel du Louvre

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir la 23e édition du Salon du Patrimoine qui se tient au Carrousel du Louvre, du 2 au 5 novembre 2017.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique.

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Roubaix dans le grand bain

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Inauguré en 2001 dans une admirable piscine de style Art Déco, le musée a accueilli plus de trois millions de visiteurs depuis son ouverture. Pour faire face à ce succès, et à l’accroissement considérable de ses collections, un agrandissement s’imposait. Il a été confié, à l’issue d’un concours, à l’atelier Jean-Paul Philippon qui avait conçu les aménagements initiaux du musée. Dans une nouvelle aile, en prolongement du grand bassin actuel, prendront place une salle d’exposition temporaire, une grande salle consacrée à l’histoire de Roubaix, autour d’un gigantesque panorama de la ville peint en 1911, et une galerie dédiée à la sculpture moderne, axe fort des collections. Cette section abordant l’histoire formelle, technique et politique de la sculpture, abritera notamment la restitution de l’atelier d’Henri Bouchard (1875-1960) avec ses plâtres monumentaux, ses esquisses, ses outils… Un nouveau bâtiment, contigu à l’ancienne entrée de la piscine, avec sa belle façade historiciste, accueillera la présentation du Groupe de Roubaix (Dodeigne, Estève, Lanskoy, Eugène Leroy…). Enfin, dans l’ancien Collège Sévigné réhabilité, prendront place les ateliers de sculpture, céramique, textile et muséographie destinés plus particulièrement au jeune public. Pour aménager ces nouveaux espaces, déployés sur plus de 2000 m2, le musée fermera ses portes pendant six mois, à compter du 1er avril 2018.

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L’Orient de Georges Gasté raconté au musée Lambinet

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Peintre et photographe, Georges Gasté a étudié les Beaux-Arts dans l’atelier d’Alexandre Cabanel. Fasciné par la lumière des pays orientaux, il s’exila au Magreb et en Inde, où il mourut à 40 ans. Il partagea la vie des autochtones et a peint de nombreux portraits et scènes du quotidien. Le Grand Palais consacra deux rétrospectives de manière posthume (en 1911 et 1913) à celui qui fut considéré de son vivant comme « Le » peintre des Indes. Le musée Lambinet, à Versailles, lui dédie lui aussi une exposition du 4 novembre prochain au 18 février 2018 et présente une soixantaine de tableaux et quatre-vingt-dix photographies.
Par ailleurs, cinq artistes contemporains français ou d’origine orientale sont invités à dialoguer avec l’œuvre de Georges Gasté : Nadia Benchallal, Jean de Boysson, Jacques Chauchat, Hugues Decointet et Faisal Samra. L’exposition mêle ainsi photographie, peinture et installation vidéo. Cet événement s’inscrit dans un programme de promotion de l’œuvre de Georges Gasté. Il fait par exemple suite à la publication de l’ouvrage Traquer le soleil dans l’ombre, une biographie rédigée par Aude de Tocqueville en 2013.

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Vendredi lecture : Gauguin en format guide de voyage

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Redevable en de nombreux points des travaux de Françoise Cachin (l’ancienne directrice du musée d’Orsay et commissaire de la rétrospective de 1988), Stéphane Guégan signe ici un passionnant ouvrage sur Gauguin « né entre deux révolutions, l’une heureuse, l’autre pas, comme s’il était destiné à vivre entre deux étoiles ». Plutôt que de se limiter à commenter les faits et gestes de l’artiste ou analyser ses travaux (ce qui est déjà beaucoup), il ouvre toutes les portes de l’histoire politique et sociale, dresse le contexte de chaun des épisodes chilien, parisien, breton et océanien. Bravo donc pour l’écriture alerte peignant le portrait de la fiévreuse Flora Tristan (la grand-mère de Gauguin), décrivant l’Expo universelle de 1889 avec Tour Eiffel et Buffalo Bill, analysant l’ambiance des barbares colonies. Ce « Voyage au bout de la terre » nous fait bourlinguer avec Gauguin et nous éclaire sur ce « Camus sous les tropiques ». Malgré son format guide de voyage, il s’agit du meilleur ouvrage sur Gauguin depuis deux décennies.

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