Actualité artistique

Plein la vue à Photo Saint-Germain 

connaissance des arts -

Durant quinze jours, un parcours est proposé dans une sélection de musées, centres culturels, galeries et librairies, multipliant les points de vue sur la photographie moderne et contemporaine, à travers une quarantaine d’expositions notamment consacrées à Raoul Ubac, Mohamed Bourouissa, Marc Riboud, Peter Knapp, Bertrand Lavier pour les plus connus, et de belles découvertes à la clé.

Cet article Plein la vue à Photo Saint-Germain  est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les FRAC ouvrent leurs portes ce week-end dans toute la France

connaissance des arts -

Créées en 1982 dans le cadre de la politique de décentralisation mise en place par l’État, les Fonds régionaux d’art contemporain sont des collections publiques d’art contemporain et permettent à l’art de notre temps d’être présent dans chaque région de France. Le territoire compte aujourd’hui vingt-trois FRAC qui rassemblent 26 000 œuvres de 4200 artistes français et étrangers. Leur mission principale est de diffuser leur collection auprès de différents publics et de mettre en place des formes de sensibilisation à la création actuelle.
Après la première édition du WEFRAC en 2016, les vingt-trois FRAC ouvriront à nouveau leurs portes pour un week-end culturel les 4 et 5 novembre prochain. « L’objectif est de sensibiliser de nouveaux publics, jeunes ou moins jeunes, de leur faire découvrir toute la richesse de la création contemporaine pour en faire de futurs amateurs d’art éclairés. Il y aura autant de manifestations originales qu’il y a de lieux […] De multiples activités, parfois ludiques, sont proposés pour approcher, seuls ou en famille, la création artistique contemporaine. Les artistes présents dialogueront avec les visiteurs pour expliquer leur travail », explique Philippe Richert, président de l’Association des Régions de France et de la Région Grand Est. Cette manifestation nationale permet de célébrer l’art d’aujourd’hui en présence des artistes et propose des parcours de visites, des échanges, des ateliers ou encore des conférences. Ce week-end, le public pourra notamment découvrir l’exposition « Boom boom, run run », au FRAC Île-de-France qui présentera un ensemble de vidéos, vêtements, livres et photos de l’artiste Pierre Paulin jouant sur le rapport entre le corps et le langage. En collaboration avec le Centre international d’art et du paysage à Vassivière, le FRAC Aquitaine présentera le projet « Des Mondes aquatiques #2 » qui mettra à l’honneur les liens entre les hommes et les milieux aquatiques notamment à travers les œuvres de Julie Chaffort. Quant au FRAC Occitanie Toulouse, le nombre croissant d’images générées par la technologie fait l’objet d’une exposition qui présente les travaux d’artistes, tels que Ed Atkins ou Antoine Catala, qui ont exploré le monde de l’animation numérique.

Cet article Les FRAC ouvrent leurs portes ce week-end dans toute la France est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les artistes d’Auvergne-Rhône-Alpes de la Belle Époque célébrés au Musée Paul Dini

connaissance des arts -

Le Salon des artistes français, héritier direct du Salon créé par Colbert en 1648, s’est établi en 1881 lorsque l’État abandonne son organisation en confiant sa destinée aux artistes. Plusieurs salons sécessionnistes voient ainsi le jour : la Société des artistes indépendants (1884), la Société nationale des beaux-arts (1890) et la Société du Salon d’Automne (1903). Grâce au commissariat d’exposition de Sylvie Carlier, conservatrice du musée Paul Dini, et Dominique Lobstein, historien de l’art spécialiste des salons parisiens du XIXe siècle, l’exposition « Effervescence fin de siècle. Les artistes d’Auvergne-Rhône-Alpes à Paris (1884-1914) » propose de découvrir 150 œuvres – peintures, sculptures, et objets d’arts décoratifs – réalisées par ces artistes qui ont tenté leur chance à Paris dans les différents salons sécessionnistes.

Survivance de la tradition académique

Laurent Guétal, Le Torrent de Chavalchère, le glacier du Tabuchet et la Meije, détail,1888 © Caroline Dubois.

Malgré la création de plusieurs manifestations artistiques sécessionnistes, la majorité des artistes d’Auvergne-Rhône-Alpes continuent de suivre des formations auprès des institutions académiques à travers l’apprentissage du dessin, l’étude anatomique ou le voyage en Italie. Bien que la hiérarchie des genres soit mise à mal depuis les années 1850, le portrait, la scène de genre, la nature morte ou le paysage demeurent une référence pour des artistes comme François Guiguet, Eugène Burgat ou Laurent Guétal.

 

Domination de l’esthétique naturaliste

Jules-Alexis Muenier, La Leçon de catéchisme, 1890 © Caroline Dubois.

Le terme « naturalisme » est né sous la plume d’Émile Zola en 1878 pour désigner les sujets inspirés du monde paysan contemporain de Jules-Bastien Lepage. Ses toiles ont vraisemblablement marqué l’artiste lyonnais Jules-Alexis Muenier qui expose « La Leçon de catéchisme » au salon de la Société nationale des beaux-arts, en 1891. Transparentes, lumineuses et délicates, les peintures de Jules-Alexis Muenier ont remporté l’adhésion du public par la simplicité de leurs sujets.

 

Jean-Louis Ernest Meissonier, un Lyonnais à la tête de la Société nationale des beaux-arts (SNBA)

Jean-Louis Ernest Meissonier, Autoportrait, 1889 © Caroline Dubois.

Peintre renommé pour ses peintures d’histoire militaire et ses scènes de genres, Jean-Louis Ernest Meissonier est l’un des artistes les mieux payés du XIXe siècle. Jury du Salon dans les années 1870, il devient le premier président de la Société nationale des beaux-arts en 1890, remplacé ensuite par un autre Lyonnais, Pierre Puvis de Chavannes. Le Salon de cette société accueille les tenants de la modernité artistique d’alors : les naturalistes.

 

Les objets d’art à la SNBA, entre Symbolisme et Art Nouveau

Henri Barberis, Vase bouteille de Lusigny, Vase de Varenne et Vase d’Aiseray, 1898-1905, porcelaine, Manufacture de Sèvres © Caroline Dubois.

Dès 1895, une nouvelle section dédiée aux arts décoratifs intègre la SNBA. Broderie, ferronnerie d’art, reliure ou encore mobilier sont ainsi présentés aux visiteurs. Grâce à la réorganisation de la Manufacture de Sèvres dans les années 1890 qui était jugée trop conventionnelle, des artistes comme Henri Barberis ont été appelés pour donner un nouveau souffle à la manufacture en l’orientant vers le style Art Nouveau. Dans ses créations, les motifs végétaux et aquatiques, de même que la figure féminine, sont omniprésents.

 

Le symbolisme, un contre-pied au naturalisme

Marcel Roux, Le Désespoir, 1905, détail, © Caroline Dubois.

À l’instar de Jules-Bastien Lepage, qui s’est orienté vers un monde de références littéraires et musicales, certains artistes de la région Auvergne-Rhône-Alpes s’intéressent aux allégories et aux symboles. C’est le cas de Marcel Roux qui se positionne contre la société positiviste et industrielle. Sensibiliser les masses contre les dangers de la société contemporaine devient rapidement son credo. Dans Le Désespoir présenté au Salon d’Automne en 1905, une figure de jeune femme incarne notamment les maux d’une époque que l’artiste juge décadente.

 

La peinture orientaliste au cœur des salons à la fin du XIXe siècle

Jacqueline Marval, Les Odalisques, détail, 1902-1903, © Caroline Dubois.

Soucieux de justifier sa politique coloniale, l’État soutient la création de la Villa Abd-el-Tif, à Alger, dans les années 1890, équivalent de l’Académie de France à Rome. Il encourage également des manifestations au sein de grandes expositions coloniales. Parallèlement, certains artistes évoluent dans le sillage des peintres orientalistes des années 1820-1830. En présentant Les Orientalistes au Salon d’Automne en 1903, la Grenobloise Jacqueline Marval cite la Grande Odalisque d’Ingres, notamment dans les draperies à la dominante bleue.

Vers l’art moderne

Adrien Bas, Nature morte aux fruits et fleurs, détail, avant 1914, © Caroline Dubois.

Les créations postimpressionnistes d’un Paul Gauguin ou d’un Toulouse Lautrec ont profondément marqué les Lyonnais Louis Paviot et Fernand Lambert en affichant une volonté de faire vibrer la couleur dans la lumière. De même, les natures mortes d’Adrien Bas des années 1910 constituent un hommage à Paul Cézanne, décédé en 1906. Par ailleurs, lorsque le terme « fauve » apparaît en 1905 pour désigner les créations de Matisse et Vlaminck au Salon d’Automne, le Roannais Jean Puy est très vite assimilé aux tendances novatrices du mouvement fauve porté par le groupe d’élèves de Gustave Moreau tels que Manguin, Matisse, Marquet ou encore Camillo.

À la lecture du titre de l’exposition, on pourrait s’interroger sur les apports des artistes de région dans les salons parisiens. Cependant, en la parcourant, on s’aperçoit que les courants artistiques, indissociables de la scène artistique de la Belle Époque, se succèdent : naturalisme, symbolisme, Art Nouveau, Nabis, fauvisme… Sylvie Carlier explique que le caractère régional, que l’on pourrait attendre de ces artistes, n’existe pas. Au contraire, la majorité des artistes d’Auvergne-Rhône-Alpes ont dû s’approprier les différentes tendances plastiques parisiennes, à la fois pour vendre leurs créations mais aussi pour être remarqués par la critique et les galeries parisiennes. Les grands artistes du XIXe siècle qui ont placé leur région au cœur de leur création picturale et qui ont eu une postérité dans l’histoire de l’art, comme le Franc-comtois Gustave Courbet, les Lyonnais Puvis de Chavanne et Meissonnier, Claude Monet qui commença sa carrière au Havre ou encore Paul Cézanne très attaché à sa région de Provence, constituent donc des exceptions.

Cet article Les artistes d’Auvergne-Rhône-Alpes de la Belle Époque célébrés au Musée Paul Dini est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les derniers grands initiés chez Aborigène Galerie

connaissance des arts -

Ce parcours dédié aux « grands initiés » revient aux sources de l’art aborigène, avec Ronnie Tjampitjinpa ou Ningura Napurrula, notamment présentés au Quai Branly. Paddy Japaljarri Stewart avait pour sa part conçu une fresque pour les « Magiciens de la terre », exposition emblématique du Centre Pompidou, tandis que Bill Whiskey s’était mis à peindre à 84 ans. Il n’est donc jamais trop tard pour se familiariser avec ces œuvres (de 5000 € à 100 000 €), dont les liens formels avec l’art abstrait sont d’autant plus fascinants qu’ils étaient ignorés par leurs créateurs.

Cet article Les derniers grands initiés chez Aborigène Galerie est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

La 23e édition du Salon international du patrimoine culturel ouvre ses portes

connaissance des arts -

Cette année, le Salon international du patrimoine culturel s’intéresse aux enjeux du « tourisme culturel » et aux conséquences de son évolution sur la préservation patrimoniale. Parmi les principales thématiques mises en lumière : l’implantation d’équipements touristiques au sein de sites patrimoniaux ou bien le développement des offres numériques. Cette 23e édition sera également l’occasion de découvrir le projet « Île de la Cité », conçu par l’architecte Dominique Perrault.

Cet article La 23e édition du Salon international du patrimoine culturel ouvre ses portes est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Dada, un retour aux sources au musée de l’Orangerie

connaissance des arts -

Plus qu’un mouvement, ce fut un esprit. Libre, et provocateur. Dada, qui fait l’objet d’une exposition au musée de l’Orangerie à Paris, a vu le jour en 1916, au cours de soirées animées au Cabaret Voltaire de Zurich, en pleine Première Guerre mondiale. Au fil des années, et jusqu’en 1924, des personnalités aussi différentes que Hans Arp, Raoul Hausmann, Hannah Höch, Hugo Ball, Marcel Janco, Sophie Taeuber-Arp ou Johannes Baader partageront le désir de tourner le dos à toutes les conventions, celles de la société comme celles de l’art. « Nous voulons montrer de quelles façons ils se sont emparés des arts extra-occidentaux, comme un vecteur à la fois politique et esthétique », explique Cécile Debray, directrice du musée de l’Orangerie (« Connaissance des Arts » n°763, p.15). Pluridisciplinaire et cosmopolite (Dada ayant rayonné bien au-delà de Zurich et Berlin, en Belgique, en Italie, en France et jusqu’aux États-Unis), le parcours réunit un ensemble de peintures, d’objets, de sculptures, de photocollages, de documents sonores et de films. Tous attestent de l’extraordinaire inventivité des artistes dada, étudiée ici sous un angle nouveau.

Cet article Dada, un retour aux sources au musée de l’Orangerie est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

L’art à la folie à la maison de Victor Hugo

connaissance des arts -

L’exposition, qui ouvre ses portes jusqu’au 28 février 2018, nous plonge dans les collections de William A. F. Browne, qui travailla au Crichton Royal Hospital en Écosse (institution pionnière en matière d’art-thérapie), de Walter Morgenthaler, d’Hans Prinzhorn, et d’Auguste Marie. C’est auprès de ce dernier que Jean Dubuffet achètera une partie de sa collection d’art brut.

Cet article L’art à la folie à la maison de Victor Hugo est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Antoine Raspal, un peintre en Arles

connaissance des arts -

Les années 1920 le redécouvrent, le qualifiant de « Chardin de province ». Raspal (1738-1811) excelle en effet à la description intime de scènes de la vie quotidienne, nourrie de références aux maîtres de la Renaissance et de l’Âge d’or hollandais et qui culmine dans les portraits tendres et minutieux des belles Arlésiennes et de leurs précieux costumes.

Cet article Antoine Raspal, un peintre en Arles est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Chaissac, l’enchanteur au musée de l’Abbaye Sainte-Croix

connaissance des arts -

Né à Avallon dans un milieu modeste, Gaston Chaissac a été encouragé à peindre et dessiner par Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss, rencontrés dans l’immeuble où il logeait à Paris, en 1936. Celui qui refusait le qualificatif d’autodidacte devait se révéler un inventeur permanent, un collectionneur d’objets dont il métamorphosait sans cesse les formes ou la matière. Le banal devient singulier, investi d’éclatantes couleurs, les formes s’enchaînent spontanément, leur prolifération transforme le réel en scènes étrangement tarabiscotées et comiques. Chaissac est l’ami d’Albert Gleizes, Raymond Queneau et, un temps, de Jean Dubuffet. Tous voient dans son travail une œuvre inclassable dont ils saluent le foisonnement et la poésie. En 2017, le musée de l’Abbaye de Sainte-Croix, déjà détenteur de la plus importante collection publique consacrée à Gaston Chaissac, a reçu un dépôt exceptionnel d’une centaine de pièces, dessins, peintures, gouaches, objets peints et totems, accordé par la famille de l’artiste. Il a aussi fait l’acquisition de quatre-vingt-douze lettres adressées au critique Anatole Jakovsky.

Cet article Chaissac, l’enchanteur au musée de l’Abbaye Sainte-Croix est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Disparition de Jacques Sauvageot

connaissance des arts -

Si Jacques Sauvageot a marqué l’histoire par son engagement dans le mouvement de Mai 1968 en tant que dirigeant du syndicat étudiant Unef, il s’est également appliqué à mettre ses conceptions politiques au service du soutien à la création artistique en assumant, durant plus de vingt ans, la direction de l’école régionale des Beaux-Arts de Rennes.
Né à Dijon en 1943, ce petit-fils de maréchal-ferrant élevé dans la foi catholique obtient une double licence en histoire de l’art et droit public avant de rejoindre Paris en septembre 1967. Quelques mois plus tard, alors âgé de 25 ans, il prend activement part aux révoltes de Mai 1968, aux côtés d’Alain Geismar, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur, et de Daniel Cohn-Bendit, leader du Mouvement du 22 mars de l’Université de Nanterre. Vice-président de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), dont il prend rapidement la tête, il fait notamment partie des militants arrêtés lors de l’évacuation de la Sorbonne le 3 mai. Après son service militaire, en 1970, il poursuit un temps ses activités militantes et exerce différents emplois dans le secteur industriel avant de passer le concours de recrutement pour devenir professeur d’histoire de l’art à l’école des Beaux-Arts de Nantes. En 1983, il prend la direction de l’école régionale des Beaux-Arts de Rennes et ne quittera son poste qu’en 2009. Pendant vingt ans, il contribue au développement de l’institution, en créant notamment de nouvelles formations, et participe au rapprochement des écoles d’arts de la région Bretagne qui donnera naissance en 2010 à l’École européenne supérieure d’art de Bretagne (EESAB). Féru d’architecture, un domaine auquel il consacre différentes publications, il est également apprécié pour ses talents de pédagogues et son humilité. Dans un communiqué, l’EESAB précise que son directeur « a marqué bon nombre d’enseignants et d’étudiants par sa rigueur, son exigence et son soutien à l’art et à la création ».

Cet article Disparition de Jacques Sauvageot est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

La verrière de la Rotonde d’Antin du Grand Palais s’offre une nouvelle jeunesse

connaissance des arts -

La restauration impérative du plafond verrier du Palais d’Antin a été rendue possible grâce au mécénat exclusif des Fondations Velux, pour un montant de 850 000 euros. Chaque année, ces fondations actionnaires à but non lucratif financent des projets individuels concrets et aident à promouvoir des causes scientifiques, artistiques, culturelles et sociales au Danemark et à l’étranger. Le Ministère de la Culture et de la Communication a décerné au Groupe la médaille du « Grand Mécène » en 2009 et le prix « Un projet, un mécène », dans la catégorie « Patrimoine », en janvier 2017 pour leur soutien à la restauration de la verrière. Il s’agit de la cinquième opération de mécénat du Groupe Velux en quinze ans au service de la conservation du patrimoine architectural français. « Après notre engagement pour la rénovation des vitraux de la Sainte-Chapelle en 2015, les Fondations Velux sont heureuses d’avoir pu de nouveau contribuer à ce qu’un autre haut lieu du patrimoine architectural français retrouve l’éclat de sa lumière d’origine. », se réjouit Jens Kann-Rasmussen, président de la Villum Fonden, des Fondations Velux.
Conduits par François Châtillon, architecte en chef des Monuments historique en charge du Grand Palais, les travaux de restauration des couvertures et de la rotonde elliptique du Palais d’Antin ont débuté en août 2016. Durant quatorze mois, architectes, ingénieurs, entreprises et restaurateurs ont été mobilisés pour mener à bien ce grand projet. La structure métallique du plafond verrier a été restaurée puis renforcée et les combles isolés, grâce à la mise en place d’un système de ventilation naturelle. Les couvertures extérieures de la rotonde elliptique et des verrières en toiture, composées d’ardoise et de zinc rehaussés d’ornements, ont été rénovées, de même que les décors sculptés en partie haute de la rotonde centrale, du plafond verrier et de ses ornements dorés. La restauration des couvertures, qui a impliqué celle des verrières et du plafond verrier, a permis de restituer la lumière originelle du Palais d’Antin. L’ancien verre a été remplacé par un double vitrage à l’argon, composé à l’extérieur d’un verre strié feuilleté rétablissant ainsi l’aspect de l’ancienne verrière avec des performances contemporaines. Cette restauration s’inscrit dans un projet plus vaste qui est celui de la rénovation et de l’aménagement du Grand Palais, prévu entre 2020 et 2024 et destiné à faire rentrer ce monument dans le XXIe siècle. « Nous sommes très fiers d’être au démarrage d’un projet qui mettra en lumière de façon si naturelle le Grand Palais, future vitrine d’accueil des Jeux Olympiques de 2024 à Paris », déclare Michel Langrand, représentant des Fondations Velux en France.

Cet article La verrière de la Rotonde d’Antin du Grand Palais s’offre une nouvelle jeunesse est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les jardins de Stéphane Calais à la galerie Susse Frères

connaissance des arts -

C’est toujours un plaisir esthétique de découvrir une nouvelle collaboration entre les plasticiens Stéphane Calais et Julien Carreyn. Ce dernier joue ici le rôle de commissaire et a mis en scène les peintures abstraites sur toile et papier de Stéphane Calais, ansi que de nombreux dessins de fleurs réalisés spécialement pour l’exposition (à partir de 800 €). Des tracés qu’il considère comme une gymnastique, créant un squelette qui structure toutes ses décisions de peintre : « Ce sont mes gammes, mais ce sont aussi mes dessins les plus précieux ».

Cet article Les jardins de Stéphane Calais à la galerie Susse Frères est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Le Grand Prix Bernard Magrez 2017 annonce ses lauréats

connaissance des arts -

Le Grand Prix Bernard Magrez a été initié en 2016 afin d’encourager et de promouvoir les artistes contemporains les plus talentueux de leur génération. Cette année, la thématique choisie était l’un des leitmotivs de Bernard Magrez : « Never Give Up (Jamais Renoncer) » et a attiré plus de cinq cents candidats, de tous âges et de toutes nationalités. Cette année, cent neuf œuvres, réparties en quatre catégories (peinture, sculpture, photographie et installation), ont été sélectionnées et exposées du 7 juillet au 1er octobre à l’Institut Culturel Bernard Magrez.
Le jury du Grand Prix Bernard Magrez était composé de Didier Arnaudet, commissaire d’exposition, Pascal Bouchaille, conseiller en art contemporain, Guy Boyer, historien de l’art et directeur de la rédaction de Connaissance des Arts, Maître Jean-Jacques Mathias et Fabien Robaldo de l’Étude Millon et, enfin, d’Aurélien Desailloud, responsable artistique et culturel de l’Institut Culturel Bernard Magrez. Lors d’une grande soirée de remise des prix, qui s’est déroulée le 29 septembre dernier, le jury a décerné à Guillaume Toumanian le Grand Prix Bernard Magrez pour son œuvre Lucioles III, dans la catégorie « Peinture », tandis que Bryan Ley a reçu le Premier Prix de cette même section. Dans la catégorie « Installations », le Prix d’excellence Labottière a été remis à Renaud Chambon pour sa Cantatrice, le Prix spécial du public à Françoise Goirand pour Ascencion et le Premier Prix à Claire Le Pape pour 52 semaines de luttes avec moi-même. Le Prix du numérique et le Premier Prix de la catégorie « Photographie » ont récompensé respectivement Thomas Sappe pour Escape et David Siodos pour Ice Cream. Pour la première fois cette année, le vainqueur du Prix du numérique a été élu par les internautes grâce à la mise en place d’un vote via la page Facebook de l’institution. Enfin, le Premier Prix de la catégorie « Sculpture » a été décerné à Samuel Yal avec Réparation. Les huit lauréats bénéficient de plusieurs propositions d’achat pour leurs œuvres, des caisses de grands crus classés et d’une exposition de plusieurs mois à l’Institut Culturel Bernard Magrez en 2018.

Cet article Le Grand Prix Bernard Magrez 2017 annonce ses lauréats est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Culture soir : « Irving Penn » au Grand Palais à Paris

connaissance des arts -

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », le vendredi à la fin du flash-info de 13h et le samedi à la fin des flash-info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

Cet article Culture soir : « Irving Penn » au Grand Palais à Paris est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Mehryl Levisse emballe les Arts déco

connaissance des arts -

Que celui qui n’a pas été traumatisé dans son enfance par le papier peint de sa chambre lève le doigt ! Pour Mehryl Levisse (né en 1985), l’expérience fut salutaire puisqu’elle a contribué à son choix de devenir artiste. Parmi ses plus anciens souvenirs figure en effet celui d’un papier peint vert à grosses fleurs blanches qui tapissait la chambre de ses trisaïeux… À l’invitation de Chantal Lachkar, directrice de la bibliothèque des Arts décoratifs, il découvre l’univers d’un grand collectionneur et mécène des Arts décoratifs, Jules Maciet (1846-1911). Soucieux de fournir aux artistes, artisans et manufacturiers des images pour nourrir leur création, celui-ci avait réuni de 1885 à sa mort une colossale « banque de données » classées par thèmes : animaux, architecture, fleurs, mode, locomotion… Une collection riche de plus d’un million de documents répartis en 5000 albums accessibles au public (voir à ce sujet l’ouvrage Le Vertige des images. La collection Maciet, par Jérôme Coignard, co-édité par Les Arts Décoratifs et Le Passage).
L’artiste qui, dans son œuvre, met en scène et photographie le corps humain dans des décors où le motif joue un rôle primordial, ne pouvait rester insensible à cet univers. Dans chacune des 494 catégories déterminées par Maciet, il a recouvert de papiers peints un certain nombre de ces volumes qui tapissent la salle de lecture, s’aidant d’un algorithme pour désigner les albums à recouvrir. L’opération a nécessité plus de 2000 m de papiers peints divers, réunis avec la complicité de Véronique de La Hougue, conservatrice en chef du département papier peint des Arts décoratifs, et celle des fabricants. Revêtus de papiers aux textures, aux motifs et aux couleurs variées, les volumes deviennent la trame d’une étonnante tapisserie. On caresse avec volupté le lierre gaufré qui recouvre les volumes consacrés aux jardins, ou, plus inattendu, le motif Hello Kitty attribué au volume Instruments de torture. Le facétieux Maciet ayant classé celui-ci à côté des ouvrages consacrés à l’iconographie des saints, il ne se formalisera certes pas des fantaisies de l’artiste !
Du plus sage au plus kitsch, chaque papier peint est une invitation à découvrir les trésors qu’il recouvre, ce flot d’images de toutes natures, des gravures du XVIe siècle aux étiquettes de camembert… Dans les vitrines, Mehryl Levisse a distribué quelques échantillons de ses propres collections, plumes, coquillages, Saintes Vierges, cornes animales ou céramiques, qui hantent ses œuvres. Tout un monde dont un papier peint vert à grandes fleurs blanches, jadis, convoqua la magie.
Enfin, De l’importance du motif. Jules Maciet ou l’utopie du classement, un film de Baptiste Houssin coproduit par les Arts décoratifs et Je me souviens/La mémoire neuve, présente l’installation conçue par Mehryl Levisse, à découvrir jusqu’au 19 janvier.

Cet article Mehryl Levisse emballe les Arts déco est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Pages