Actualité artistique

La vitalité heureuse de Jan Voss à la Maison des Arts de Châtillon

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Regardée distraitement, l’œuvre de Voss semblerait refléter maints courants et maîtres du XXe siècle. Mais il n’en est rien. Placé sous le signe d’une unité trouvée dans la maîtrise formelle d’un imaginaire débordant de vitalité et de tensions noyées dans un coloris joyeux, son art apporte au spectateur le plaisir intense d’une réconciliation.

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Éloge du noir chez Zeuxis

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Amélie du Chalard a cherché à exposer autrement que dans les galeries traditionnelles. En plus de sa galerie en ligne, la voici à la tête de deux Artrooms, conçues comme des lieux habités présentant une soixantaine d’artistes. Tous les mois et demi, une exposition met en valeur un thème. Cette fois, « Noir-matière » réunit la licière Nadine Altmayer (œuvres de 700 € à 13 000 €), Francis Limerat, qui assemble de la matière avec des baguettes de bois, et Edward Baran, qui évide du papier (de 1500 € à 20 000 €).

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Bilan des enchères 2017 : La France reprend des couleurs

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Une nouvelle ère s’ouvre pour le marché de l’art international depuis la vente sidérante du Salvator Mundi de Léonard de Vinci pour 450 M$ en novembre (Christie’s New York), judicieusement placé comme un joyau au cœur d’une vente d’art contemporain, et dont le statut iconique de jumeau muséal de la Joconde a été le fruit d’une intense opération de marketing (lire encadré p. 97). Le 18 mai dernier, Basquiat avait déjà franchi les limites avec le record de 110 M$, coup de cœur d’un collectionneur japonais (Sotheby’s New York) laissant loin derrière le précédent record de 58,4 M$ détenu par Jeff Koons en 2013. Tout cela semble accréditer le chiffre de 1400 % de croissance entre 2000 et 2017 pour l’art contemporain avancé par ArtPrice, qui évoque la création de 700 musées par an à travers le monde, « industrie muséale » vorace focalisée sur l’achat de trophées et prête à porter des prix élevés en vue d’un retour sur investissement. Ce « vent de folie » vient du niveau de richesse des pays émergents qui monte en flèche, avec une progression très rapide du nombre des milliardaires depuis ces dix dernières années, qui sont en quête de pièces de collection ou d’un « morceau de culture », d’où cette flambée des prix. Les clients privés recherchent aussi des signes extérieurs de réussite, des objets labellisés. La provenance de grandes collections devient alors une marque, l’appropriation d’un goût. De ces deux niveaux de marchés fructueux – muséal ou privé – le marché français a su récolter de croustillantes miettes en 2017, et valoriser sa qualité et sa diversité.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Jean Fautrier au musée d’Art moderne de la Ville de Paris (2/2)

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir la rétrospective consacrée à Jean Fautrier, qui se tient au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, du 26 janvier au 20 mai 2018.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash-infos de 10h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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IKEA, nouvelle coqueluche des salles des ventes ?

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Quatre fauteuils « Skopan », Ole Gjerløv-Knudsen et Torben Lind, 1974, adjugés 200 €, le 25 mai 2016 par Stadsauktion Sundsva.

Et si votre fauteuil Poäng ou votre étagère Kallax étaient les futurs best sellers du marché de l’art ? La question fait sourire et n’en demeure pas moins pertinente si l’on en croit la liste des dix objets IKEA les plus recherchés aux enchères que vient tout juste d’établir Barnebys, célèbre moteur de recherche d’enchères en ligne. Partenaire incontournable de nos idées déco devenu l’emblème d’une classe moyenne en quête d’un quotidien design à petit prix, IKEA trouve aujourd’hui sa place, et son public, dans les salles de vente aux enchères. Si le phénomène va à l’encontre de l’idée fondatrice de la marque, à savoir « offrir un éventail d’articles d’ameublement abordables pour le plus grand nombre et non pour une minorité », il témoigne néanmoins de la qualité des collaborations de la marque suédoise avec de grands noms du design tels que Karin Mobring, Niels Gammelgaard, Tord Björklund et Gillis Lundgren.

Quatre fauteuils « Skopan », Ole Gjerløv-Knudsen et Torben Lind pour IKEA, 1974, adjugés 200 €, le 25 mai 2016 par Stadsauktion Sundsva.

Quatre créations vintage viennent ouvrir le classement publié par Barnebys : les chaises de cuisine Tellus, éditées dans les années 1960 et 1970 et conçues dans un style proche de celui de Charlotte Perriand (adjugées à 180 €) ; la très graphique chaise Oti du designer Niels Gammelgaard, qui a créé dans les années 1980 cette coque triangulaire en treillis de métal fortement inspirée de la Diamond Chair de Bertoia (adjugés 200 €), les fauteuils en plastique Skopan de 1974, variation pop sur le modèle du Champignon de Pierre Paulin, créé par les deux designers scandinaves Olle Gjerlöv-Knudsen et Torben Lind (adjugés 200 €), mais également la collection Monaco, à mi-chemin de l’Art Nouveau et du mouvement Arts and Craft, produite dans les années 1960 (adjugée à 210 €).

Fauteuil « Åke », années 1950, adjugé 1 100 €, le 31 mai 2016 par Bukowskis.

Viennent ensuite la chaise longue Skye (adjugée 510 €), élaborée dans les années 1980 par le designer suédois Tord Björklund, caricature de la « Machine à repos » de Le Cordusier, connue sous le nom de LC4, puis la très confortable paire de fauteuil « capitonné » Impala, imaginée par Gillis Lundgren en 1972 (adjugée 680 €). On passe ensuite la barre des 1 000 € avec le fauteuil Åke, daté des années 1950 et fortement inspiré du Clam Chair du designer danois Philip Arctander comme du fauteuil dit « éléphanteau » de Jean Royère (adjugé 1 100 €), et le fauteuil Amiral créé par Karin Morbring dans les années 1970, emprunt direct à l’œuvre de Marcel Breuer et à l’esprit du Bauhaus (adjugé 1 600 €). Si la seconde place du podium est attribuée à la paire de fauteuils Premiär-69, imaginée dans les années 1950 (adjugée 2 100 €) par Per-Olof Scotte, la médaille d’or revient à la bien nommée collection 1700 créée par Lars Sjöberg, alors membre du Musée national de Stockholm, et diffusée dans les années 1990.

Série de fauteuils de la Collection « 1700 », adjugée 3 100 euros le 30 janvier 2017 par Stockholms Auktionsverk Online.

Comprenant aussi bien un service en porcelaine dans le style de la manufacture de Delft qu’une série de fauteuils à l’esthétique gracieuse héritée du mobilier anglais de la fin du XVIIIe siècle (adjugée 3 100 €), cet ensemble revendique quant à lui son caractère historique. À l’époque, ce parti pris n’avait pas rencontré l’enthousiasme du public et la production s’était arrêtée en 1999. Devenues rares par la force des choses, les pièces de la collection 1700 se vendent aujourd’hui à prix d’or. De quoi nous faire regarder d’un autre œil nos tables basses et autres guéridons glanés, sans trop y croire, dans les allées de notre magasin IKEA préféré…

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Inguimbertine : une bibliothèque et un musée pour tous

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Cette bibliothèque-musée de Carpentras est un édifice majestueux fondé au XVIIIe siècle. La première tranche de travaux vient de s’achever, libérant mille huit cents mètres carrés sur les dix mille prévus fin 2019. Ce lieu unique, pensé par Jean-François Delmas, conservateur général des bibliothèques, mêle les espaces de lecture publique et multimédia aux trésors peints et sculptés de cette institution, parmi les plus riches en France.

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Vos idées de sortie : Nicolas Régnier au musée d’arts de Nantes

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir l’exposition « Nicolas Régnier, l’homme libre » présentée au musée d’arts de Nantes, jusqu’au 11 mars.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique.

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Chaumont, un hiver photographique

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L’occasion de retrouver les regrettés Thibaut Cuisset, maître des grands espaces ruraux, et Gérard Rondeau, l’insatiable voyageur. Mais aussi de découvrir les images très picturales d’Elger Esser, les vues de la Loire de Robert Charles Mann et d’Hanns Zischler, les ciels d’Éric Sander et la nature métamorphosée de François Méchain.

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Les artistes nommés au Prix Marcel Duchamp 2018 sont…

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Depuis 2000, le Prix Marcel Duchamp distingue chaque année un lauréat parmi quatre artistes français ou résidant en France. Il encourage l’innovation dans le domaine des arts plastiques et visuels, et aide les artistes au développement de leur visibilité en France et à l’étranger. Chez Artcurial, Gille Fuchs, président de l’Association pour la diffusion internationale de l’art français (ADIAF), a annoncé le nom des quatre artistes nommés au Prix Marcel Duchamp 2018, lesquels ont été sélectionnés par un comité de collectionneurs de l’ADIAF : Mohamed Bourouissa, Clément Cogitore, Thu Van Tran et Marie Voignier.
L’un d’entre eux, l’artiste plasticien franco-algérien Mohamed Bourouissa, est actuellement exposé au musée d’Art moderne de la Ville de Paris et au Studio 13/16 du Centre Pompidou. Représenté par la galerie kamel mennour, à Paris, il s’est distingué par son travail essentiellement photographique qui interroge la place de l’individu au sein de l’espace social. Ses séries Périphéries (2005-2008) et Temps mort (2008) permettent d’appréhender sa démarche fondée sur l’observation de la société, ses marges et ses pratiques collectives. Lauréat du prix LE BAL de la Jeune Création avec l’ADAGP, l’artiste cinéaste français Clément Cogitore, représenté par les galeries Eva Hover et Reinhard Hauff, compte également parmi les finalistes du Prix Marcel Duchamp 2018. Ses œuvres cinématographiques revêtent à la fois un aspect politique et social et se situent à la croisée du documentaire et de la fiction. À partir du 17 mars, l’artiste présentera ses travaux au Frac Auvergne. La troisième nommée, Marie Voignier, est également une artiste cinéaste. Représentée par la galerie Marcelle Alix, à Paris, elle réalise des films documentaires décloisonnant les sujets, les formats et les procédés cinématographiques. En prenant un certain recul sur le monde qui l’entoure, Marie Voignier accorde une grande importance aux médias de masse, aux sciences et à l’industrie des loisirs, des aspects de la vie qu’elle perçoit comme des chemins vers l’artifice. Enfin, la dernière nommée est l’artiste franco-vietnamienne, Thu Van Tran, représentée par la galerie Meessen De Clercq à Bruxelles. L’histoire de son pays natal, l’architecture et l’écriture ont profondément nourri sa réflexion artistique, que ce soit sur le plan des inégalités sociales, l’isolationnisme et le colonialisme. Cette conception se traduit essentiellement par des compositions sémantiques, sculpturales, picturales et photographiques.
Le 15 octobre, pendant la semaine de la Fiac, le jury international du Prix Marcel Duchamp, composé de collectionneurs et de directeurs de grandes institutions, annoncera le nom du lauréat au Centre Pompidou à Paris, au sein duquel seront exposées, dès le 10 octobre, les œuvres des quatre nommés. Le lauréat recevra une dotation financière de 35 000 €.

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Découverte de tombes romaines près du futur musée régional de la Narbonne antique

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Le chantier du futur musée régional de la Narbonne antique, dont l’ouverture était initialement prévue pour la fin 2018, vient de faire face, début janvier, à une importante découverte. Les fouilles menées par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont permis de mettre au jour, au milieu du chantier de Narbo Via, environ deux cent cinquante tombes romaines. Ce type de trouvaille n’est pas rare dans la région de Narbonne où les travaux de construction révèlent souvent des vestiges antiques. Cependant, cette découverte soulève de grandes questions quant à l’avenir de ces tombes et à leur intégration, ou non, au Narbo Via, nouveau lieu de culture occitan et véritable fierté régionale. Ce musée, conçu par son architecte, Norman Foster, comme un véritable « portail de la ville », devrait rassembler plus de 15 000 objets antiques d’exception, destinés à rappeler aux habitants et aux visiteurs le lien intime qui unit la ville de Narbonne à son passé romain. Il se déploiera sur une surface totale de 8 000 m², 3 200 m² étant consacrés aux espaces publics et d’exposition. Située à proximité de cette institution à dimension tant archéologique que régionale, la nécropole romaine pourrait parfaitement trouver sa place.
Les conditions dans lesquelles se déroule actuellement le chantier ne sont malheureusement pas favorable à la mise en valeur de cette belle découverte. À cause d’une surfacturation du coût du béton et d’un litige avec une expropriation en suspens, la construction du bâtiment a pris plus de six mois de retard, ce qui reporterait l’ouverture du musée à 2020 ! La facture promet, quant à elle, d’être augmentée de plusieurs millions, le coût global du projet étant actuellement estimé à plus de cinquante millions d’euros. Si Cécile Martinez, chargée de la communication dans le sud de la France pour l’Inrap, a annoncé officiellement que les vestiges seraient recouverts fin mars, le maire de la ville, Didier Mouly, a pour sa part affirmé être en discussion avec l’État, propriétaire du futur musée, au sujet de la valorisation, ou non, qu’il convient d’accorder à ce trésor. Alors que Carole Delga, présidente de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, annonçait mardi dernier le nouveau nom du musée (qui remplace donc l’appellation MuRéNa), l’avenir de cette trouvaille archéologique demeure quant à lui bien incertain.

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Idée lecture : Le syndrome de Frédéric

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Poursuivi par une fiancée snob qui lorgne son titre et sa fortune qu’elle croit conséquente, et obligé de travailler pour la première fois de sa vie, Fred ne sait plus où il en est. Il entre comme gardien à Beaubourg. Jour après jour, il apprend à connaître les œuvres qui lui semblaient incompréhensibles. Il finit par être captivé, au point de se projeter mentalement dans certaines d’entre elles, dans des scènes au dessin savoureux. Cette rencontre avec l’art contemporain va changer sa vie. Comment ? Vous le saurez en lisant cette BD éditée par Glénat à l’occasion des 40 ans du Centre Pompidou.

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« Faune » fait son entrée dans le répertoire typographique

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Portait d’Alice Savoie. Commande : Centre national des arts plastiques / Groupe Imprimerie Nationale © DR.

Il y a un an, l’Imprimerie Nationale-Atelier du Livre d’Art et de l’Estampe et le Cnap se réunissaient pour étudier les projets répondant à l’appel d’offres lancé pour la création d’une nouvelle typographie. Alice Savoie, lauréate parmi vingt-neuf dossiers présentés et trois projets retenus, a dévoilé avant-hier son nouveau caractère typographique, nommé Faune.
Le choix d’Alice Savoie pour créer Faune n’est pas un hasard. En effet, créatrice de caractères, chercheuse et enseignante en histoire de la typographie (domaine dans lequel elle a obtenu un doctorat), elle a collaboré plusieurs fois avec de grandes fonderies et encadre de nombreux projets de recherche aussi bien à Nancy, qu’à Lyon ou encore à Amiens. Cette seconde commande du Cnap et de l’Imprimerie Nationale s’inscrit dans la volonté de lier les compétences des deux institutions, l’une dans la création contemporaine et l’autre dans l’histoire de la typographie, afin de soutenir la création typographique alliée aux nouvelles technologies numériques

Alice Savoie, caractère Faune. Commande : Centre national des arts plastiques / Groupe Imprimerie Nationale © Daniel Pype.

Faune naît de la découverte de deux ouvrages parmi les collections patrimoniales de l’Imprimerie Nationale qui ont profondément marqué la typographe : L’Histoire Naturelle de Buffon, publiée entre 1749 et 1788, et la Description de l’Égypte, commandée par Napoléon à l’Imprimerie Impériale entre 1809 et 1830. De ces deux grands ouvrages d’histoire naturelle et de classification, Alice Savoie retient le besoin des scientifiques de classer, ranger, comparer et hiérarchiser les informations. Elle décide donc de s’inspirer des classifications animales pour créer une nouvelle police qui suggère une filiation entre chaque caractère, à l’image des liens entre les espèces. Ce parti pris est d’autant plus intéressant que le monde animal a été très peu exploré dans le domaine de la typographie. Elle détermine ainsi, à partir de trois animaux vertébrés, la vipère, le bélier à queue plate et l’ibis, trois caractères typographiques, correspondant respectivement à une écriture fine, une noire et une italique. Ces caractères ont ensuite subi un processus d’interpolation qui consiste à rendre deux dessins compatibles à partir de leurs propriétés propres. S’ensuit des variantes dites « de références » avec les caractères tels que nous les connaissons (fin, italique et noir) et des variantes dites « hybrides » avec l’écriture romaine, italique et grasse. À travers la recherche menée par Alice Savoie, nous découvrons les possibilités infinies que propose, encore aujourd’hui, la création typographique. Mêlée aux dernières technologies, comme celle de l’interpolation, la création d’un seul signe peut donner naissance à une infinité de modulations.
En plus de la présentation de Faune, l’illustratrice Martine Rivoal a créé, pour l’occasion, une série de planches de gravures originales et contemporaines pour rappeler les planches d’histoire naturelle dont s’est inspirée Alice Savoie dans sa création, pour donner corps aux caractères. Faune a finalement rejoint les collections du Cnap, aux côtés d’Infini, le caractère de la lauréate 2014, Sandrine Nugue. Ces caractères sont disponibles au public et peuvent être téléchargés gratuitement ici.

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Martin Guesnet, nouveau président du réseau d’art contemporain Botox(s)

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Franco-allemand né à Paris, Martin Guesnet débute sa carrière en tant que responsable de la galerie Beaubourg à Vence, dans les années 1990, avant de prendre la direction de la galerie Karsten Greve, à Paris. Il dirige ensuite le département Art Contemporain d’Artcurial puis devient, en 2014, le directeur de la maison de ventes en charge du développement en Europe continentale. Récemment nommé à la présidence du réseau d’art contemporain Alpes & Riviera, Botox(s), Martin Guesnet devient la première personnalité du monde de l’art extérieure au réseau à prendre la tête de l’association. Fondée en 2007 à Nice, cette association participe à la promotion et la diffusion de l’art contemporain en rendant plus visibles les initiatives des trente structures qui composent le réseau telles que la Villa Arson ou encore Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) à Nice. Ses membres estiment que la nomination de Martin Guesnet est révélatrice d’une « d’une volonté de poursuivre l’ouverture et le développement de l’association. Martin Guesnet est un excellent ambassadeur et un formidable catalyseur d’énergie ». Ils expliquent également que l’« ancrage régional » de Martin Guesnet et « sa fine connaissance du champ culturel et artistique ont participé de manière très naturelle à sa nomination au sein du réseau Botox(s) ».

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Au Pérou, un camion endommage les géoglyphes de Nazca

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Tracés il y a près de 2000 ans dans le désert péruvien, à 400 km au sud de Lima, les géoglyphes de Nazca sont l’un des grands mystères de l’humanité. Ils représentent d’imposantes figures d’animaux et de plantes fantastiques, visibles uniquement depuis le ciel. Découverts en 1927 par l’archéologue Toribio Mejia Xesspe, ils continuent d’intriguer le monde entier en raison de la variété de leurs motifs, de leur nombre et de leur gigantisme. Selon les scientifiques, les trois cents dessins répertoriés à ce jour, sur une superficie de 450 km², ont pu être réalisés par les Indiens nazcas, une civilisation préincaïque du sud du Pérou que s’est développée entre le IIe siècle avant J.-C. et le Ve siècle après J.-C.. Classé patrimoine mondiale de l’humanité, le site est, à ce titre, très protégé.
Malgré l’installation de panneaux signalant l’interdiction d’accès, un camion semi-remorque s’est engagé, samedi dernier, sur une portion du site, roulant environ cent mètres avant d’être arrêté par l’équipe de surveillance. D’après les autorités péruviennes, le chauffard a malgré tout eu le temps d’endommager trois lignes en laissant de profondes traces sur son passage. Une plainte a d’ores et déjà été déposée contre l’auteur de ce « désastre » qui devrait bientôt être jugé.

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À Louvain, un musée sinon rien

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Le lieu n’est pas neuf – il s’agit d’un très exceptionnel bâtiment dessiné par l’architecte belge André Jacqmain en 1972 pour accueillir la bibliothèque des sciences et technologies. Son architecture en béton brut, sa toiture oblique, ses espaces intérieurs décalés n’étaient pas, a priori, conçus pour un musée. Le défi est relevé par les architectes Michel le Paige et Carole Deferière, et par l’agence néerlandaise Kinkorn pour la scénographie. Les deux équipes travaillent à conserver le caractère monumental du bâtiment tout en instaurant un dialogue fluide avec les collections. L’ambition : faire de ce lieu, où l’on rassemble à la fois des œuvres d’art jadis entreposées à la faculté des lettres, et des objets scientifiques, une « maison d’hôtes » du savoir où tous les visiteurs pourront déambuler confortablement. Pari pleinement réussi : sur plus de 3000 m2, 1500 œuvres groupées en thématiques « émotionnelles » (s’étonner, se questionner, s’émouvoir…) tissent entre elles et nous un lien invisible mais bien vivant. Du sceau cylindre babylonien à la gravure de Dürer, du Christ des Rameaux à la toile abstraite de Jo Delahaut, c’est la condition humaine tout entière qui se déroule sous nos yeux, confiante et splendide.

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Uraraka Konno, le Japon à Lyon

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Japonaise, Uraraka Konno s’est installée il y a huit ans en France, à ses yeux le pays des Beaux-Arts. « Nous avons trouvé qu’il y avait une universalité dans son travail », révèle la galeriste Valérie Eymeric. L’artiste nippone utilise toujours la technique ancestrale de la peinture japonaise, le Nihon-ga. Elle broie des pigments minéraux venus du pays du Soleil levant et travaille avec du papier japonais. Après une exposition sur la cuisine, elle a travaillé ici sur les fleurs (de 300 € à 3000 €).

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Vermeer à la loupe : de nouvelles analyses pour « La Jeune fille à la perle »

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La peinture de Vermeer résistera-t-elle à l’analyse ? C’est tout le mystère que s’apprête à lever le Mauritshuis, temple de l’âge d’or hollandais, en lançant sa vaste opération d’analyses scientifiques, intitulée « The Girl in the Spotlight » (la jeune fille sous les projecteurs). Consacré a l’étude de l’une des toiles les plus célèbres du maître de Delft, La Jeune fille à la perle, exécutée vers 1665, ce projet au titre romanesque entend faire toute la lumière (ou presque) sur les techniques de création mises en œuvre par l’artiste, comme sur les conditions d’exécution du tableau.
Adulée, glosée, copiée et détournée, la jeune emperlée de Vermeer garde encore bien des secrets, enfouis dans ses couches picturales. L’œuvre n’a en effet pas connu d’étude technique depuis 1994, date à laquelle elle avait fait l’objet d’un traitement de conservation préventive.
Rien d’exceptionnel, cependant, à ce qu’un tel chef-d’œuvre soit livré, pour la bonne cause, aux mains des chercheurs et des restaurateurs. Non, la grande nouveauté consiste dans la mise en pratique de ses analyses qui seront effectuées en public ! Un laboratoire mobile et vitré sera, en effet, installé pour une durée de quinze jours, du 26 février au 11 mars, dans les salles du bâtiment XVIIe du Mauritshuis, pour réaliser sur l’œuvre toute une batterie d’analyses non invasives parmi les plus abouties du moment (tomographie, macro fluorescence au rayon-x, microscopie, etc.). Ce dispositif, allié à une projection en 3D de la peinture, présente l’avantage de permettre la manipulation du tableau sans priver le public de sa présence réelle. Il constitue également un intéressant outil de médiation puisque des comptes rendus de l’opération seront quotidiennement présentés par les chercheurs.
Dirigée par Abbie Vandivere, conservatrice des peintures et professeur en études techniques de l’art à l’Université d’Amsterdam, cette étude sera menée par une équipe internationale de spécialistes collaborant au réseau NICAS, Netherlands Institute for Conservation, Art and Science. Elle se donne pour objectif de mieux connaître la nature du support de l’œuvre et d’identifier précisément les liants, les pigments et autres matériaux utilisés par l’artiste. À défaut de pouvoir s’abîmer dans la contemplation de ce chef-d’œuvre de la tronie (genre pictural à la croisée du portrait, de la scène de genre et de la peinture d’histoire), les visiteurs pourront ainsi découvrir les coulisses de la recherche scientifique en histoire de l’art et ressentir en peu du frisson que provoque la manipulation d’une telle icône de l’art.

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