Actualité artistique

Antibes Art Fair, un salon en Méditerranée

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Déjà la 46e édition du Salon des antiquaires d’Antibes ! Malgré les profondes transformations du marché de l’art, ce rendez-vous éclectique installé entre vieux remparts et Méditerranée poursuit sa route. Cent vingt exposants, surtout français et italiens, s’installent. Parmi eux, la galerie Boccara avec ses tapisseries anciennes et contemporaines, et les antiquaires du bijou Francine Joaillerie et Bernard Bouisset. L’artiste américain Matthew Broussard a carte blanche pour apporter une touche contemporaine.

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Une folle histoire du monde au musée des Beaux-Arts de Valenciennes

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Cette exposition est née d’une série d’émissions conçues par Neil McGregor, alors directeur du British Museum, pour la BBC. Autant dire d’une idée folle : raconter deux millions d’années de l’histoire de l’homme à travers cent objets choisis dans les collections du musée londonien ! Cette « leçon de choses » a fait le tour du monde avec un succès considérable. Elle fait aujourd’hui escale à Valenciennes, dans un musée rénové depuis peu. Le plus ancien objet présenté est un bloc de pierre découvert en Tanzanie, utilisé comme outil il y a près de deux millions d’années ; le plus récent une lampe solaire, objet banal mais témoignant de la révolution des nouvelles technologies. On trouve ici les pièces d’or de Crésus, parmi les plus anciennes au monde, une lyre royale provenant de Mésopotamie, là une sculpture bouddhique ou une icône crétoise. Un camée offert au pape Clément VII par Charles-Quint voisine avec une gravure célébrant le centenaire de la Réforme ; une plaque du Bénin représentant un occidental armé avec les cinquante manillas ou bracelets en laiton qui suffisaient à payer un esclave au XVIe siècle. Plus inattendue dans un musée, la contrefaçon d’un maillot de foot du club de Chelsea nargue une carte de crédit des Émirats Arabes Unis… Chaque section, chaque objet est accompagné de textes clairs qui font de l’exposition un parfait outil pédagogique.

 

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En voyage avec Younès Rahmoun à la galerie Imane Farès

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Pour sa troisième exposition personnelle chez Imane Farès, Younès Rahmoun explore le thème de l’Hijra (« migration » en langue arabe), s’inscrivant dans la tradition islamique de l’Hégire, départ des compagnons de Mahomet de La Mecque vers Médine. Né en 1975 à Tétouan au Maroc, cet artiste polymorphe qui s’exprime habituellement en vidéo comme avec des installations (« Connaissance des Arts » n°731, pp.114-115), livre ici sa perception du voyage intérieur à partir de ses dessins (entre 12 000 € et 90 000 €), dans une véritable expérience immersive.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Frantisek Kupka au Grand Palais (2/2)

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h pour ses « Chronique Sorties ».

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Les « Cercles » de Varini vandalisés à Carcassonne

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Dans le cadre de la 7e édition de « IN SITU Patrimoine et art contemporain », un parcours artistique à ciel ouvert en Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, le peintre et plasticien suisse Felipe Varini a été invité par la Ville de Carcassonne à réaliser une œuvre monumentale, et temporaire, sur les murs du château comtal et les remparts adjacents. Intitulée Cercles concentriques excentriques, elle se compose de cercles, réalisés en feuilles d’aluminium peintes, qui se succèdent depuis la porte de l’Aude en prenant appui sur l’architecture. S’apparentant aux précédentes interventions de l’artiste dans l’espace urbain, l’œuvre de Varini modifie profondément la perception spatiale du centre historique de Carcassonne qu’elle transforme en une gigantesque anamorphose, activée par les déambulations des visiteurs. L’objectif de l’artiste est de proposer une lecture à la fois contemplative et dynamique de la forteresse médiévale en jouant sur la démultiplication des points de vue.
Visible depuis le début du mois d’avril, l’œuvre, aussi ludique que spectaculaire, ne fait pourtant pas l’unanimité. Pour de nombreux habitants, ce geste artistique ne fait que défigurer la ville de Carcassonne qui fête cette année le 20e anniversaire de son inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco. Outre sa couleur criarde et son gigantisme, on lui reproche de générer de la part de l’État comme de la Région des dépenses inutiles faites aux dépens du contribuable. Une pétition, qui réunit pour l’heure près de 1200 signatures, a même été lancée sur Internet pour inciter le maire à retirer cette « immondice » qui, rappelons-le, ne sera de toute façon présente sur les remparts de la ville que jusqu’à la fin septembre. Ces détracteurs auraient-ils décidé de passer à l’action ? C’est du moins ce que l’on pourrait croire suite aux actes de vandalisme commis sur l’œuvre en début de semaine. Après que des appels à l’arrachage ont circulé sur les réseaux sociaux, plusieurs bandes de couleurs ont en effet été arrachées sur les parties basses des remparts, les lambeaux ayant été jetés à même le sol. Amancio Requena, responsable culturel du Château et des Remparts de la Cité et co-commissaire de l’exposition « IN SITU », a donc déposé plainte contre X, ce mercredi 25 avril, au nom du Centre des Monuments nationaux. Ces dégradations, qui interviennent à quelques jours de la présentation de l’œuvre à la presse, devraient rapidement être corrigées tandis qu’un système de surveillance accru va être mis en place. De nouvelles dépenses donc, qui compte tenu de la détermination de certains des opposants à l’œuvre de Varini, risquent de se multiplier.

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Première réédition intégrale de « L’Enragé », le journal de Mai 68

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« Il peut servir de mèche pour cocktail molotov.
Il peut servir de cache matraque.
Il peut servir de mouchoir antigaz. »

Au cœur de mai 1968, un journal, dans lequel « rien n’est interdit sauf d’être de droite », jette un pavé dans la marre de la presse traditionnelle et à la face du système établi : « L’Enragé ». Fondé par l’écrivain Jean-Jacques Pauvert en plein milieu des événements, « L’Enragé » est édité en continu du début à la fin des événements qui vont secouer la France durant ces mois d’été de l’année 68. Son titre, une anagramme de « Général », tout comme la faucille et le marteau insérés dans le lettrage donnent tout de suite le ton des écrits. Satiriques, engagés et enragés, ses textes partisans sont également illustrés de caricatures faites par les plus grands dessinateurs de l’époque comme Siné, Wolinski, Reiser, Cabu ou Topor. Pour éviter que la publication ne soit interdite, ou interrompue, « L’Enragé » était imprimé dans des imprimeries anarchistes plus ou moins clandestines. Bien qu’il soutienne le mouvement général de révolte, le journal était poursuivi aussi bien par les mouvements de gauche que de droite. Pourtant le tirage grandissant du journal prouve son succès : tiré tout d’abord à seulement 3 000 exemplaires, il atteint les 100 000 en juillet 1968 !
« L’Enragé » conserve la mémoire des revendications de cette époque mouvementée et de ses acteurs. Contrairement aux centaines d’affiches politiques qui nous sont parvenues, ses textes engagés et ses illustrations mordantes peuvent être liés à des noms et à des dates. Si bien que ses douze numéros constituent un véritable journal de bord de mai 1968 et raniment l’esprit combatif de ces enragés qui, s’ils n’étaient ni étudiants, ni ouvriers, ni paysans, tenaient « à apporter [leur] pavé à toutes leurs barricades ». À l’occasion des 50 ans de mai 1968, la maison d’édition Hoëbeke a publié, le 29 mars dernier, un ouvrage réunissant pour la toute première fois les douze numéros en fac-similé de ce journal haut en couleurs (politiques). Une petite capsule de rage, d’impertinence et d’humour noir, qui réaffirme toute la puissance politique du dessin.

 

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Les utopies s’exposent à la galerie Waddington-Custot à Londres

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Le fil directeur de cette exposition originale est un roman d’Italo Calvino, Le Città invisibili, fascinante déclinaison de villes imaginaires. Chacun des artistes présentés a exploré, à sa manière, les concepts de la cité idéale, comme on le voit à travers les dessins, peintures et sculptures de Chirico, Fausto Melotti, Maria Helena Vieira da Silva, Gego, Shusaku Arakawa, Giulio Paolini et Tomás Saraceno (de 15 000 € à 890 000 €). Italo Calvino décrivait d’ailleurs les visions oniriques de Chirico comme une « cité de l’esprit » et considérait les sculptures de Melotti comme l’essence même de la cité utopique, avec ses villes effilées posées sur pilotis, tandis que les structures irréelles de Vieira da Silva offrent des perspectives vertigineuses.

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Chronique sorties : Nicolas Schöffer au LAM de Villeneuve d’Ascq

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h pour ses « Chronique Sorties ».

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Vente aux enchères : Lalanne pour Lagerfeld chez Sotheby’s

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Vedette de cette importante vente d’arts décoratifs : le bureau de François-Xavier Lalanne réalisé pour Karl Lagerfeld, attendu entre 500 000 € et 700 000 €. Créé en 1966, ce meuble un brin surréaliste, avec sphère métallique et palette en porcelaine, a par la suite appartenu au grand décorateur Jacques Grange. Très attendue aussi, une Maison démontable 6×6 de Jean Prouvé (de 450 000 € à 550 000 €). « Cet habitat d’urgence, imaginé en 1944 pour reloger les familles après les bombardements, fut souvent recyclé en abri de jardin et transformé. Dans la maison que nous proposons, seules les fenêtres ont été changées », commente Florent Jeanniard, directeur du département Design de Sotheby’s France. Autre pépite : la chaise longue de Le Corbusier, Perriand et Jeanneret livrée en 1930 au palais du maharadjah d’Indore (de 120 000 € à 180 000 €).

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50 millions de dollars pour la reconstruction du patrimoine de Mossoul

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En février dernier, la Conférence internationale pour la reconstruction de l’Irak, ravagé par trois années de guerre contre l’État islamique, a réuni à Koweït une centaine de responsables politiques, d’ONG et de représentants du secteur privé. La communauté internationale, déterminée à participer à la renaissance sociale et économique du pays, s’est alors engagée à verser 30 milliards de dollars pour la reconstruction des routes, des écoles ou encore des hôpitaux ainsi que l’édification d’infrastructures pétrolières et énergétiques. Audrey Azoulay, Directrice générale de l’Unesco, a également annoncé le lancement de l’initiative « Faire revivre l’esprit de Mossoul » qui comprend pour principal projet la reconstruction du patrimoine disparu de la ville ainsi que la revitalisation de ses institutions éducatives et culturelles.
Dans cette perspective, un partenariat historique a été conclu le 23 avril dernier entre les Émirats arabes unis, l’Unesco et l’Irak en vertu duquel les Émirats s’engagent à verser 50,4 millions de dollars pour contribuer à reconstruire le patrimoine culturel de Mossoul. Les fonds seront consacrés à la restauration et la reconstruction des sites historiques de la ville, en particulier la mosquée Al-Nouri, datée du XIIe siècle, et son célèbre minaret penché, surnommé « Al-Hadba » (« la bossue »), dont l’Unesco déplorait la destruction par l’État islamique en juin 2017. Dans un premier temps, le site fera l’objet d’un important travail de déblayage mais également de documentation qui permettra d’établir les plans de reconstruction. Suivront quatre années de chantier consacrées à la restauration et à la restitution, historiquement fidèle, des monuments endommagés ou disparus. Le plan financé par les Émirats arabes unis prévoit également la réhabilitation des jardins historiques de la ville ainsi que la construction d’un mémorial et d’un musée. Le projet « Faire revivre l’esprit de Mossoul » bénéficie du soutien entier des Nations Unies, comme le rappelait, le 14 février, Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU, pour qui « l’éducation, la culture et le patrimoine sont les éléments clés pour une reconstruction réussie ».

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L’autoportrait 2.0 au Cube à Issy-les-Moulineaux

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Dis-moi ce que tu penses, je te dirai qui tu es. Ou plutôt, à quoi tu ressembles… L’artiste multimédia et écrivain Philippe Boisnard installe pour quelques semaines son œuvre participative, phAUTOmaton, au Cube à Issy-les-Moulineaux. Présentée dans de nombreuses villes en France et en Russie, mais également à Tokyo et à Montréal, elle propose au visiteur de réaliser son autoportrait à partir de ses propres mots. Poétique autant que philosophique, phAUTOmaton confronte langage et visage pour mieux interroger la notion d’identité à l’ère numérique.

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Idée lecture : Les grands mythes décryptés

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À partir d’une sélection de cinquante chefs-d’œuvre du Corrège, de Poussin, Boucher, Goya, Ingres, Moreau ou Klimt, Gérard Denizeau décrypte ici les grands mythes grecs et romains qui les ont inspirés. Ses études très didactiques, avec ce qu’il faut de focus et d’encadrés, permettent au néophyte de comprendre une iconographie souvent extrêmement complexe, en donnant les clés nécessaires pour reconnaître à la fois les figures et les épisodes évoqués. Avec, en fin de volume, un précieux tableau de concordance des panthéons de la Grèce et de Rome, histoire de rappeler qu’Artémis et Diane ne sont qu’une seule et même personne, de même qu’Héphaïstos et Vulcain, ou Héra et Junon… Dieux, déesses, héros et autres monstres n’auront plus aucun secret pour vous ! Deux autres volumes de cette collection sont consacrés à la Bible et à l’Histoire de France.

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Van Dongen au sommet de la Butte au musée de Montmartre à Paris

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Lorsqu’il débarque en 1899 à Paris, Kees Van Dongen (1877-1968) est un jeune dessinateur anarchiste venu des faubourgs de Rotterdam. Lorsqu’il meurt, près de soixante-dix ans plus tard, dans sa villa de Monaco, c’est la disparition d’un portraitiste mondain que l’on salue. Dans le très joli cadre du musée de Montmartre, voici une exposition intelligente pour réfléchir à ce parcours étonnant s’il en est. Dessinateur hors pair, le Van Dongen des débuts est un critique grinçant de la société qu’il croise sur la Butte : la débauche suinte chez les sinistres Fêtards (1903), charbonneux et blafards, le délire, la déchéance, la mort rôdent autour de la Buveuse d’absinthe (1902-1903). Assez vite pourtant, sa palette s’éclaircit, les figures féminines s’adoucissent, ses couleurs virent aux Fauves. De la courte période (1905-1907) où il loue un atelier au Bateau-Lavoir, que faut-il retenir ? Un magistral portrait de Fernande Olivier, de merveilleuses scènes du Cirque Medrano, la drôle de silhouette bleue et longiligne de la danseuse Chinagrani… Tout un univers tendre et poétique, un talent plein de promesses, toujours soutenu par la virtuosité du dessinateur. Bientôt viendront les années 1920, et le talent sera mis au service de grandes bourgeoises enturbannées, embijoutées, emplumées… Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

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Inscription de la Maison de la Radio au titre des Monuments historiques

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Conçue par l’architecte Henry Bernard (1912-1994), auteur du Palais de l’Europe à Strasbourg, la Maison de la Radio à Paris est aussi imposante qu’intrigante. Inaugurée le 14 décembre 1963 par la Général de Gaulle, elle a accueilli la Radiodiffusion-télévision française (RTF) à partir de 1964, devenue Office de Radiodiffusion-télévision française (ORTF) jusqu’en 1974. Depuis 1975, le bâtiment est le siège de Radio France, rejointe par France Inter en mai 2014. Ce bâtiment doit ses surnoms de « Maison ronde » ou de « camembert » à son impressionnante couronne de 700 m de circonférence, dominée par une tour centrale de 78 m de haut qui lui donne des allures de château fort moderne. Construit en bordure de Seine, dans le XVIe arrondissement, l’ensemble dénote avec les bâtiments alentour. Ses proportions sont gigantesques, comme le prouvent les quelque 1000 bureaux et 63 studios d’enregistrement qui se partagent une surface totale de 100 000 m². Imaginée en 1952, dans le cadre du concours d’architectes ouvert par la RTF, la Maison de la Radio est typique de l’architecture de son époque. Ses formes puissantes et rigoureuses, nées de l’alliance du verre et du métal, incarnent tout l’optimisme et l’ambition des Trente Glorieuses autant qu’elles sont le signe « de l’organisation, de la concentration et de la cohésion qui sont nécessaires à son audience », comme l’indiquait le général De Gaulle lors de son discours inaugural en 1963. Lieu de vie et d’information destiné à la fabrication des émissions radiophoniques, mais également site de conservation des archives de Radio France, le bâtiment méritait bien sa récente inscription au titre des Monuments historiques. L’arrêté du 26 mars de la DRAC Île-de-France atteste ainsi de la reconnaissance de sa valeur patrimoniale et symbolique, laquelle comprend également les nombreuses radios et émissions qu’elle a abritées et qui sont entrées dans notre patrimoine national.
L’inscription au titre de Monuments historiques est un dispositif législatif d’utilité publique qui permet d’offrir une protection au bâtiment concerné. Elle est accordée par la Commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) qui étudie l’intérêt patrimonial d’un immeuble selon des critères historiques, artistiques, scientifiques et techniques. Une fois inscrit, ce dernier possède un statut juridique particulier qui lui permet de bénéficier d’aides de l’État, notamment lors de travaux importants qui seront, dès lors attentivement surveillés. L’inscription de la Maison de la Radio concerne aussi bien le bâtiment que les sols, le hall et les galeries ainsi que le célèbre Studio 104 et les œuvres du sculpteur François Stahly. Cette décision coïncide tout à fait avec la réévaluation du bâtiment et sa réappropriation par l’espace urbain. En effet, au début des années 2000, la tour centrale a en partie été évacuée pour une importante remise aux normes accompagnée d’une vaste campagne de rénovation de tous les équipements acoustiques qui sont désormais à la pointe de la technologie. Lancés en 2009, de grands travaux se poursuivent actuellement, encadrés par le cabinet Architecture-Studio, et doivent se terminer en 2019. Depuis 2014, le slogan de la Maison de la Radio, « Passez quand vous voulez », marque la réouverture du site au public et la volonté que ce dernier découvre ce bâtiment tout à fait particulier et emblématique. Alors que la Maison de la Radio a obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle » en 2016, l’inscription aux monuments historiques est comme une consécration pour ce bâtiment qui se laisse désormais approcher et souhaite être mieux connu du grand public.

 

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Légendes d’hiver à la galerie Pierre-Alain Challier

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Nouvel artiste entrant à la galerie, le peintre Stéphane Erouane Dumas poursuit, avec cette exposition, le cycle monumental initialement présenté en 2016 au château de Chaumont. Encore et toujours, l’Arbre reste magnifiquement au centre du travail de l’artiste tandis qu’il nous révèle, sans relâche, la nature en majesté. Aujourd’hui, les bouleaux scandinaves scandent la toile d’un rythme saccadé, montent aux cieux blêmes depuis l’humus ou le lac glacés qui renvoient leur reflet, figé, fragile et dense. L’image transfigurée par le regard de Stéphane Erouane Dumas nous porte au rêve d’une intemporelle réalité qui confine à la plus poétique des abstractions, brumeuse et tremblante. Les tendres céladons, les bleus durs, les gris sourds et profonds, les blancs limpides ponctués de noir dégagent une atmosphère mystérieuse où règne une impérieuse lumière, comme lunaire. Les glacis de couleur patiemment superposés offrent leurs silencieuses vibrations à ce monde habité de solitude, et nous prend le vertige d’une énigmatique beauté. Il y a aussi les falaises, chères au peintre de Varengeville, ici et là, pour nous rappeler la mer. Leurs blessures arachnéennes en évoquent la bruissante présence, l’infinitude mouvante et la force indomptée qui se joue de la verticalité du monde. Lacs et entrelacs cicatriciels laissent errer notre imaginaire au cœur de la matière brute ; en séquences répétitives, leurs motifs tentent d’y écrire la partition d’un chant cosmogonique. Ces images-paysages appellent à une sage contemplation, comme à une prière… Élancée vers l’insondable éthéré, la forêt semble y murmurer nos interrogations mystiques. À moins qu’elle ne soit prétexte, tout simplement, à un jeu graphique hypnotique qui définisse un champ pictural émotionnel où tout regard, délicatement, se perde.

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Peter Knapp, la mode en liberté à la Cité de la mode

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La Cité de la mode et du design rend hommage à Peter Knapp (né en 1931 en Suisse) et à son œuvre photographique à travers plus de cent clichés, pour la plupart inédits. Cette exposition évoque en images l’une des périodes les plus iconoclastes de l’histoire de la mode. Peter Knapp a collaboré avec les plus grands couturiers, de Courrèges à Cardin, Ungaro ou Mugler.

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Exposition « Jeune Création », les Beaux-Arts revivent Mai 68

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En 1949, une jeune société d’artistes émergents fonde « Jeune Peinture », une association qui se donne pour mission d’accompagner la peinture contemporaine émergente. Chaque année, celle-ci sélectionne de jeunes artistes de moins de 45 ans et organise une exposition afin de les faire découvrir au grand public. L’association délivre également des prix indépendants pour récompenser les acteurs de la jeune création qu’elle et ses partenaires soutiennent.
Depuis sa création, « Jeune Peinture » est devenue « Jeune Création » et a reçu de grands artistes tels que Daniel Burren, Gérard Fromanger, Ernest Pignon-Ernest ou, plus récemment, Neil Beloufa et Théo Mercier. Ses expositions se sont tenues dans de nombreux endroits, souvent très différents, parmi lesquels le musée d’Art moderne de la Ville de Paris, le Grand Palais, la Grande halle de la Villette, le CentQuatre, mais également à la galerie Thaddaeus Ropac l’année dernière. Depuis 2006, « Jeune Création » possède, en outre, sa propre galerie dans le XIVe arrondissement de la capitale.
Cette année, l’association présente sa 68e exposition au sein des Beaux-Arts de Paris qui, pour commémorer les événements de Mai 1968, organisent tout au long du mois de mai un ensemble d’événements, de rencontres et de performances autour de son exposition « Images en lutte, la culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974) ». Bien que la programmation de « Jeune Création » ne soit pas directement liée au mouvement de Mai 1968, l’histoire de l’association rejoint celle de l’occupation de l’École des Beaux-Arts durant les mois de mai et juin 1968. L’installation en ses murs de « L’Atelier populaire », lieu de création de plus de 600 affiches diffusant l’idéologie du mouvement, avait en effet accaparé les jeunes artistes du moment et empêché l’organisation du 19e salon « Jeune Peinture ». Cinquante ans plus tard, l’édition 2018 de « Jeune création » est exceptionnellement accueillie dans l’enceinte des Beaux-Arts, avec toujours la même ambition : offrir un panorama subjectif de la création émergente en France et à l’étranger. Du 13 au 20 mai, performances, projections vidéo, worshops et nocturnes rythmeront l’exposition des 38 artistes sélectionnés. Dès le 12 mai aura lieu la remise des Prix indépendants délivrés par plus d’une trentaine de partenaires désireux d’accompagner les réalisations d’artistes émergents, via des bourses de création, des résidences, des éditions ou l’accès à des ateliers.

 

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