Actualité artistique

Paul Klee abstrait chez Beyeler

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Par son pouvoir d’évocation, la forme abstraite a toujours représenté pour le peintre un moyen de dépasser la réalité visible et de créer un rapport intime et concret avec la vie. Résolument indépendant, Klee fit preuve d’une extrême curiosité à l’égard des avant-gardes artistiques qui fleurissaient en Europe dans les premières décennies du XXe siècle, sans jamais adhérer à aucun courant. Le renoncement à la figuration et le développement de l’art abstrait sont des thèmes majeurs pour de nombreux artistes de l’époque, du mouvement Der Blaue Reiter de Kandinsky au cubisme de Braque et Picasso et à l’orphisme de Delaunay. Klee relèvera le défi, notamment à travers la couleur et les signes graphiques qu’il insère dans des structures abstraites pour évoquer la nature, l’architecture et la musique. La Collection Beyeler possède vingt œuvres de l’artiste, dont les chefs-d’œuvre Une étoile se lève, 1931, 230 (V 10)  et  Signe en jaune, 1937, 210 (U 10), présentés dans cette exposition-rétrospective.

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Nalini Malani, une Indienne à Paris

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Fruit d’une collaboration entre le Centre Pompidou et le Castello di Rivoli, la première rétrospective en France de Nalini Malani (née en 1946 au Pakistan) retrace un demi-siècle de création (toiles, films, photographies, collages…), où il est question de l’histoire de l’Inde et de la condition féminine dans le monde. L’artiste y dévoile ses dernières peintures, telle All we imagine as light, ainsi que l’installation Traces, un dessin mural éphémère spécialement réalisé pour l’exposition.

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Trésor à vendre : Du spirituel dans l’art à la feuille d’or chez 1831 Art Gallery

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« Abstractions figuratives », tel est le nom que Aude Herlédan donne à ses créations, au travers desquelles elle se propose d’opérer une synthèse entre les idées, les formes et les matières. Née en 1966, l’artiste plasticienne passe une partie de son enfance entre Londres et l’Afrique, une période qui influencera durablement son travail d’artiste et son goût pour l’ailleurs. Diplômée de l’école Estienne en 1989, ainsi que de la Parsons School de New York, elle voyage et travaille au Brésil puis en Afrique de l’Est avant de rejoindre Paris en 1992. Durant vingt ans, elle développe sa pratique tout en se consacrant à sa carrière de directrice artistique dans la publicité. Avec son époux, Jean-Louis Herlédan, dont elle partage le goût pour la collection mais également pour la création contemporaine, elle crée, en 2016, 1831 Art Gallery, où elle présente également ses travaux.
Sculpteur et peintre, Aude Herlédan pratique les techniques mixtes, travaille la laque ou encore la feuille d’or. Dans Between, une œuvre réalisée en 2017, elle crée des aplats de couleur par l’application de feuilles de cuivre et d’or 24 carats qui confèrent à l’ensemble une sobre préciosité. Tout comme dans ses toiles monochromes, l’artiste s’intéresse à la matière même, qu’elle traduise le geste artistique ou construise un langage symbolique. Ici, l’emploi du cuivre et de l’or évoque aussi bien les transformations alchimiques que la tradition des icônes byzantines ou des retables médiévaux, où les fonds or matérialisent la dimension spirituelle de l’image.
Située au cœur du Carré Rive Gauche, 1831 Art Gallery présente, jusqu’au 2 décembre, l’exposition collective « Marks » qui permet, notamment, d’apprécier les nouvelles orientations artistiques d’Aude Herlédan.

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Ettore Sottsass, designer radical à la galerie Downtown

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Acteur fondamental du design exposé chez François Laffanour, Ettore Sottsass est celui qui a apporté de l’humour et des couleurs franches, tout en prodiguant un radicalisme architectural dans ce qui a été qualifié d’« Antidesign » dans les années 1960. Cette période est mise à l’honneur, à travers une cinquantaine de meubles, luminaires, totems (autour de 30 000 €), miroirs ou vases qui constituent une mini-rétrospective, mais toujours avec la parcimonie de celui qui s’insurgeait déjà, il y a cinq décennies, contre la surconsommation.

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Tefaf Fall séduit New York

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Désormais présente depuis 2016 sur deux continents, l’Europe et l’Amérique du Nord, avec trois foires par an, la Tefaf a réussi son pari et sa conquête de New York. Deux rendez-vous sont proposés : « Fall » en octobre, plutôt historique, et « Spring » en mai, plus axé vers le contemporain. Pour sa deuxième édition, « Fall » réunit près de cent marchands sur le site mythique de l’Armory, avec dix nouveaux exposants et des œuvres de haut niveau, tableaux, pièces d’arts décoratifs et bijoux de l’Antiquité au début du XXe siècle.

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Claire Morgan 3/3 – Méthode et Perspectives

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Claire Morgan décrit dans cette dernière partie son processus créatif. Elle explique ses doutes, sa détermination et les difficultés qu’elle peut croiser dans l’exercice de son travail. L’artiste termine sur la genèse et l’évolution de ses idées et de ses envies qui constituent à la fois de nouveaux défis et de nouveaux horizons.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Gauguin l’alchimiste au Grand Palais (1/2)

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Cette semaine, Guy Boyer retrace l’étonnante carrière de Paul Gauguin à travers la grande rétrospective consacrée à l’artiste au Grand Palais, jusqu’au 22 janvier 2018.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash-infos de 10h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Lorraine orientale à Nancy

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À l’est, tout à l’est de l’Hexagone, on trouve la Lorraine, terre frontalière âprement acquise et champ de conflits, mais aussi terre d’asile, de migrations, de passage et d’échanges. Et, finalement, terre ouverte où l’on rêve d’horizons lointains. Les peintres lorrains, très tôt, y cèdent aux sirènes de l’exotisme, lancés sur les chemins que leur ouvre la colonisation. Explorateurs participant à des expéditions scientifiques ou consulaires, les voici transportés par la lumière et les couleurs qui les saisissent dès leur arrivée sur le sol algérien ou marocain. Avec le temps, les influences se font plus marquées, l’intérêt, plus ethnographique et plus précis. Prouvé ou Majorelle, Théodore Devilly ou Émile Friant s’emparent du vocabulaire des formes et motifs qui, bientôt, colonise en retour leurs réalisations, architecturales ou décoratives, comme on le voit avec les objets signés Daum ou Gallé. Au même moment, le Palais des ducs de Lorraine-Musée lorrain propose « C’est notre histoire ! », une exposition qui montre toute l’évolution migratoire de la Lorraine depuis les Romains, les brassages de populations et l’évolution humaine et politique d’un territoire livré, par sa position géographique, aux tumultes de l’histoire. Un complément indispensable pour mieux comprendre les rêves des artistes lorrains.

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Les autorités françaises restituent huit pièces archéologiques à l’Égypte

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Une tête d’homme en diorite, deux statuettes (ou cercueils) de chat en bois et cinq fragments de bois peints portant des représentations de dieux et de symboles divins ont été découverts en janvier 2010, dissimulés par un résident britannique. Une enquête judiciaire, menée par le service national de douane judiciaire (SNDJ), a permis d’identifier et de démanteler un réseau qui organisait le transfert des biens culturels depuis l’Égypte vers le Royaume-Uni, en transitant par la France. Le département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre a révélé que les statuettes et tablettes interceptées étaient des biens culturels égyptiens authentiques, datant du premier millénaire avant Jésus-Christ. Leur exportation hors du sol égyptien, sans l’autorisation du gouvernement égyptien, est formellement interdite.
Conservées depuis 2012 par le ministère de la Culture à la Direction générale des patrimoines, ces pièces archéologiques ont été remises hier, 26 octobre, aux autorités égyptiennes, conformément aux engagements internationaux de la France. La cérémonie de restitution s’est déroulée au sein du ministère de la Culture, en présence de Marie-Christine Labourdette, directrice des musées de France, et de Rodolphe Gintz, directeur général des douanes et droits indirects. La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, s’est réjouie de cette restitution qui est « emblématique de la coopération étroite sur les sujets de contrôle à la circulation des biens entre les administrations du ministère de la Culture et de la douane, et démontre la détermination de la France à lutter contre le trafic de biens culturels et à œuvrer à la protection du patrimoine menacé. »

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Vos idées de sortie : L’inauguration du Musée du 11 Conti à la Monnaie de Paris

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir le nouveau parcours du musée permanent de la Monnaie de Paris, dans le cadre de l’inauguration du Musée 11 Conti.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique.

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Quarante-quatre T’ang Haywen en vente chez Pichon & Noudel-Deniau

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Moins célèbre que Zao Wou-Ki, T’ang Haywen (1927-1991) est un des grands artistes franco-chinois, peintre et calligraphe. Cette vente annonce quarante-quatre œuvres réalisées entre 1964 et 1978, durant sa période la plus prolifique. L’ensemble provient d’une famille qui l’avait acquis directement auprès de l’artiste. Travaillant à l’encre et au lavis, il retrouve dans les diptyques les rythmes de la calligraphie, par exemple dans une Composition en diptyque des années 1970 (de 6000 € à 8000 €).

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Ai Weiwei à ciel ouvert dans les rues de New York

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Depuis le 12 octobre, les rues de la mythique métropole américaine sont peuplées de plus de trois cents œuvres de l’artiste chinois Ai Weiwei, qui signe ici la plus grande exposition en plein air jamais réalisée par l’organisation Public Art Fund. Comme tous les projets soutenus par cette dernière, « Good Fences Make Good Neighbors » propose aux habitants de New York de redécouvrir leur ville grâce à l’irruption de l’art contemporain, et des expériences inédites qu’il procure, dans leur environnement quotidien. Résidant aujourd’hui à Berlin, Ai Weiwei n’en demeure pas moins new-yorkais de cœur et témoigne ici de son attachement à cette cité cosmopolite, où il vécut de 1983 à 1993.
Mais le propos de l’artiste dépasse ici celui du simple hommage. L’enjeu de cette exposition à grande échelle est bien de mettre en lumière la crise migratoire internationale et de dénoncer, plus particulièrement, la politique de l’administration Trump en matière d’immigration. En parallèle, l’artiste consacre son nouveau documentaire, intitulé Human Flow, à la question du statut des réfugiés et de leurs conditions de vie à travers le monde.
La ville de New York, dont l’histoire et l’identité se sont construites au fil des vagues de migration, se révèle, de fait, un cadre plus que pertinent pour accueillir ce projet artistique à la dimension éminemment politique et sociale. Disséminées aux quatre coins de la ville, de Manhattan au Bronx en passant par le Queens et Brooklyn, les installtions d’Ai Weiwei sont de deux types : un ensemble d’affiches représentant des portraits de réfugiés, placées dans des espaces habituellement réservés à la publicité, et une série de créations autour des motifs de la grille et du filet, intégrées à des monuments emblématiques, des façades d’immeubles ou encore du mobilier urbain. L’intervention de l’artiste transforme la signification de ces sites et leur confère temporairement une portée symbolique nouvelle. Ainsi, l’arc de triomphe du Washington Square Park abrite une cage de plusieurs mètres de haut, traversée par des silhouettes de migrants dont le flux est matérialisé par un miroir. L’artiste invite ici le spectateur à envisager l’immigration comme un vecteur de liberté tout en l’incitant à s’identifier aux réfugiés. L’Unisphère, cette représentation en métal du globe terrestre située dans le parc de Flushing Meadows-Corona Park, est quant à elle ceinte d’un filet de 300 m de long qui évoque, avec force et simplicité, les thèmes de l’enfermement et de la frontière.
Pour permettre aux touristes comme aux New-Yorkais de préparer leur visite-(re)découverte de la ville dans les pas d’Ai Weiwei, la Public Art Fund met à disposition sur son site une carte interactive des installations.

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Vendredi lecture : Robert Delpire, conteur d’images

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C’est un livre carré à la reliure en toile blanche protégée par une couverture en papier-calque avec, en gros plan, un œil. Celui de Robert Delpire, photographié par Sarah Moon. C’est plutôt un regard, tant celui-ci est pénétrant, voire inquiétant. Pourtant, quand on ouvre ce livre constellé d’icônes – de Niépce à Koudelka, de Marey à Cartier-Bresson – accompagnées de courts textes, on est d’emblée conquis par l’intuition visuelle éblouissante et le sens de l’amitié qui jaillissent des mots de cet éditeur rare, dont le rôle considérable dans l’histoire de la photographie n’est plus à démontrer. Robert Delpire, né en 1926, a confié à Michel Christolhomme ses textes, préfaces, entretiens, qui ont jalonné sa longue et riche carrière de « montreur d’images ». Créateur de la collection culte Photo Poche, il livre ici sa vision du travail d’artistes majeurs de notre temps. Un grand moment.

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Le musée des Beaux-Arts de Strasbourg restitue deux peintures au Kunsthistorisches Museum de Vienne

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La Ville de Strasbourg a restitué à l’Autriche deux peintures provenant du musée des Beaux-Arts de la ville. Il s’agit d’une huile sur bois attribuée à Lucas Gassel (1499-1570), ou du moins à son atelier, intitulée Paysage avec Mercure et Argus (1550), ainsi que d’une huile sur toile exécutée par Roelandt Savery (1576-1639) et ayant pour titre Le Paradis terrestre. En 2009, deux experts autrichiens ont identifié ces œuvres dans un catalogue de collections des peintures nordiques des musées de Strasbourg. Les autorités autrichiennes ont aussitôt sollicité la ville pour les récupérer.
Les tableaux ont été volés par les nazis dans les collections du Kunsthistorisches Museum de Vienne après l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche en mars 1938, puis envoyés à Berlin pour décorer la Chancellerie. Leur trace est ensuite perdue au moment de la prise de capitale allemande par les forces alliées. Des recherches récentes, menées par les musées de Strasbourg, n’ont pas permis de déterminer comment et à quelle date ils ont intégré les collections du musée des Beaux-Arts de la ville. Suivant la convention établie entre la municipalité et l’État autrichien, les deux œuvres continueront d’être exposées à Strasbourg tout en réintégrant symboliquement les collections du Kunsthistorisches Museum de Vienne.

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Laurent Vedrine devient le nouveau directeur du musée d’Aquitaine

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Après des études d’histoire et d’archéologie à Bordeaux, Laurent Vedrine réalise son service militaire en tant qu’archéologue au Service historique de l’Armée de Terre, au milieu des années 1990. De 1996 à 2004, il dirige l’écomusée de Margeride et le musée de la Haute-Auvergne. Il est ensuite chargé de mission pour l’aménagement patrimonial du territoire du Pays Basque et du Béarn jusqu’en 2008, date à laquelle il est lauréat du concours de conservateur du patrimoine. C’est justement au musée d’Aquitaine, dont il s’apprête à prendre la direction, que Laurent Vedrine réalise son stage de spécialité, dans le cadre de sa formation à l’Institut national du Patrimoine (INP). Depuis neuf ans, il est à la tête du musée d’Histoire de la ville de Marseille pour lequel il a entrepris une vaste opération de rénovation qui a mené à sa réouverture en 2013.

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