Actualité artistique

Un hymne à la peinture par Marc Fumaroli

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Fustigeant au passage « l’insupportable monopole mégalomane que s’est attribué le marche de l’art dit “contemporain“ », Marc Fumaroli entend par cette exposition rendre hommage à des peintres qui vivent leur métier avec simplicité, « loin des puissances qui les tiennent aujourd’hui en retrait ». L’accrochage comprend une trentaine de portraits, de natures mortes et de paysages figuratifs signés Philippe Garel, Denis Prieur, André Boubounelle, Gérard Diaz, sans oublier l’immense et trop rare Sam Szafran.

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RTL déménage et décroche sa façade signée Victor Vasarely

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Suite à leur rachat par le groupe M6, les radios RTL, RTL2 et Fun Radio déménagent à Neuilly-sur-Seine à la fin de l’année. Ce départ rend impossible le transfert sur le nouvel immeuble de l’œuvre monumentale créée en 1971 par Victor Vasarely (1906-1997) pour la façade du siège de la radio, dont elle recouvrait les cinq étages. Ce panneau métallique monumental, d’une superficie de 288 m2, est composé de trente-trois lames d’aluminium sur lesquelles l’artiste a peint une suite de cercles concentriques. Cette composition produit un effet cinétique qui évoque la propagation des ondes radio. Cette sculpture est parfaitement représentative de l’art optique, ou « Op art », dont l’artiste hongrois était le chef de file de ce mouvement.
L’opération de démontage devrait durer une dizaine de jours au terme desquels l’œuvre sera donnée à la Fondation Vasarely d’Aix-en-Provence. Son président, Pierre Vasarely, petit-fils de l’artiste, souhaiterait idéalement que l’œuvre soit accrochée sur un nouveau bâtiment ou qu’elle puisse être présentée lors de la rétrospective que le Centre Pompidou consacrera à l’artiste au début 2019.

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Claire Morgan 2/3 – Sculpture, Temps et Nature

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Dans cette deuxième partie Claire Morgan explique sa philosophie et comment, peu à peu, elle a construit son style unique. La sculpture n’était pas son intérêt premier mais c’est sa créativité qui l’y a poussée. Elle décrit l’importance qu’elle donne à la nature, à la mort et à l’emprise du temps. Enfin on découvre comment elle en est venue à la taxidermie et à l’usage du plastique dans ses sculptures.

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Xavier Rey, Marseillais d’adoption

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Après un passage en fanfare entre 2009 et 2016 au musée d’Orsay à Paris, Xavier Rey fut sensible à la proposition de diriger la dizaine de musée marseillais municipaux dont le nombre, exceptionnellement élevé, ainsi que la richesse des collections et l’amplitude des périodes illustrées – trois mille ans d’histoire ! – lui semblaient représenter un fort potentiel de développement dans l’offre culturelle de la ville. Les huit principaux musées marseillais devraient trouver cet équilibre recherché par Xavier Rey, entre mise en valeur des collections et expositions temporaires, équilibre amorcé par l’ouverture en 1984 de la Vieille Charité abritant, outre un espace d’exposition, de très riches collections archéologiques. En cette fin d’année, la Vieille Charité accueille une vaste exposition consacrée à Jack London, tandis que le château Borély présente ses plus beaux modèles de collections de mode sur le thème du blanc. L’année prochaine, le musée Cantini, en cours de réorganisation, mettra en lumière son fonds de photographies, du XIXe siècle à l’entre-deux-guerres, parallèlement à la présentation, au musée des Beaux-Arts, des plus belles feuilles du XVIIIe siècle de ce dernier. Mais les projets ne manquent pas pour Xavier Rey, très attaché aux projets à thématique transversale et qui continuera, par l’écriture, d’explorer la question du réel dans les arts.

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Chu Teh-Chun, une modernité sino-française à la galerie Waddington Custot

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Dans le hall d’entrée de l’Opéra de Shanghai, on inaugurait en 2003 sa Symphonie festive, huile sur toile de quatre mètres sur sept, vrai festin de couleurs. Dans la foulée de ce chef-d’œuvre, Chu Teh-Chun créait une série de céramiques pour la manufacture de Sèvres. L’aventure artistique de Chu Teh-Chun (1920-2104) s’est déroulée entre la Chine et Paris. Formé à l’Académie des beaux-arts de Hangzhou, il a pour mentor le fameux peintre moderne chinois Lin Fengmian, premier étudiant de son pays à obtenir une bourse d’études pour la France. Chu Teh-Chun s’installe à Paris en 1955 et découvre, fasciné, la peinture de Nicolas de Staël (« Connaissance des Arts » n°723). Il développe alors son langage, où l’abstraction plonge goulûment ses racines dans la culture chinoise. Dans l’exposition, quarante-cinq œuvres sur papier de diverses périodes, étiquetées entre 55 000 € et 180 000 €, révèlent en effet la vénération de l’artiste pour la poésie des dynasties Tang et Song ou la présence entêtante dans son œuvre du motif de la montagne, indissociable de la peinture chinoise.

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Le Louvre lance une campagne de dons pour l’acquisition du Livre d’heures de François Ier

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Pour permettre au Livre d’heures de François Ier de rejoindre les collections nationales, le Louvre bénéficie déjà du soutien exceptionnel du groupe LVMH Moët Hennessy – Louis Vuitton qui s’est engagé, ce mardi, à faire don de cinq millions d’euros. La moitié de la somme requise pour l’achat de ce véritable trésor étant déjà assurée, le musée sollicite à présent la générosité de tous afin de réunir un million d’euros avant le 15 février 2018. Jean-Luc Martinez, président-directeur de l’institution, a promis de lever les quatre autres millions auprès de grands donateurs.
Commandé par François Ier en 1538, ce livre de prière est l’un des derniers vestiges des biens de la dynastie des Vallois, dispersés aux cours des siècles. Véritable joyau, à la croisée de la joaillerie, de l’orfèvrerie et de l’enluminure, l’ouvrage est entièrement manuscrit, illustré de seize peintures en pleine page et couvert d’une reliure en or enrichie de pierres précieuses. Propriété de François Ier, d’Henri IV puis du Cardinal Mazarin, ce chef-d’œuvre a pris le chemin de l’Angleterre au début du XVIIIe siècle où elle a transité depuis d’une collection privée à l’autre. Classé « Œuvre d’Intérêt Patrimonial Majeur », il constitue un témoignage exceptionnel de cette période foisonnante qu’est la Renaissance française comme de la culture raffinée de la cour de François Ier.
L’œuvre est actuellement présentée au musée du Louvre dans le cadre de l’exposition « François Ier et l’art des Pays-Bas », du 18 octobre 2017 au 15 janvier 2018. Cette campagne de dons lui permettrait de retrouver sa place au sein des collections royales du musée, dont le Louvre est l’héritier.

Jusqu’au 15 février 2018, le musée vous invite à faire un don sur le site www.tousmecenes.fr et propose également, pour tout don supérieur à 1 000 €, de parrainer l’une des pierres précieuses du livre d’heures en l’associant à votre nom ou à celui d’un de vos proches.

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L’industrie en photo à Bologne

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C’est la première biennale du monde dédiée à la photographie industrielle et du travail, organisée par la Mast Foundation, centre culturel international tourné vers les arts et les expérimentations technologiques. Concoctée par François Hébel et Urs Stahel, cette troisième édition présente quatorze expositions, de Thomas Ruff, Joan Fontcuberta ou Mimmo Jodice à Lee Friedlander et Mathieu Bernard-Reymond. Elles rendent compte des transformations géographiques et humaines d’aujourd’hui.

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Trésor à vendre : Une épreuve en bronze de 1903 du « Baiser » de Rodin en vente à l’Hôtel Drouot

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Le 27 octobre prochain, la maison de vente L’Huillier & Associés disperse les meubles et objets provenant du manoir de Thimécourt, résidence de l’industriel et collectionneur Jacques André (1882-1970). Parmi les œuvres mises en vente, l’Hôtel Drouot accueillera notamment une épreuve en bronze d’une édition de 39 cm du Baiser d’Auguste Rodin (1840-1917), fondue du vivant de l’artiste en 1903.
Initialement conçu pour la Porte de l’Enfer, ce groupe sculpté fige dans l’éternité l’étreinte de Paolo et Francesca, mythiques amants de la Divine Comédie de Dante, dont les amours adultères précipitèrent la fin. Condamnés au sort réservé aux « luxurieux », ils sont pris à jamais dans les tempêtes infernales qui ne cessent de les réunir pour les séparer de nouveau. Le Baiser ne fut présenté par Rodin comme œuvre autonome qu’en 1887, peu de temps avant que l’État n’en commande à l’artiste une version agrandie en marbre qui sera livrée une dizaine d’années plus tard. L’œuvre, qui mesure plus d’1,80 m de haut, est aujourd’hui conservée au musée Rodin à Paris.
Travaillant avec la fonderie Leblanc-Barbedienne, l’artiste avait convenu d’un contrat d’édition en plusieurs tailles, et en quantité non limitée, de deux de ces sujets, le Baiser et l’Éternel Printemps. Utilisant un procédé de réduction mécanique mis au point par l’ingénieur Achille Collas, la fonderie fit tout d’abord réaliser des éditions en tailles 72 cm et 27 cm de l’œuvre originale dont un plâtre, obtenu par moulage, lui avait été confié. Pour répondre au succès grandissant du modèle, Barbedienne décida, en 1901, d’ajouter une troisième réduction d’une hauteur de 39 cm, laquelle sera produite jusqu’en 1918. L’épreuve mise en vente par L’Huillier & Associés appartient à cette série, dont on recense 105 à 109 exemplaires, et doit toute sa valeur, sinon de sa taille, du moins à sa date d’exécution, le 21 avril 1903. Fondue du vivant de l’artiste, elle témoigne des exigences de Rodin quant à la qualité des éditions en bronze de ses œuvres.

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Hubert Robert paysagiste au château de la Roche-Guyon

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Après la grande rétrospective consacrée à Hubert Robert au musée du Louvre et à la National Gallery of Art de Washington en 2016, le château de la Roche-Guyon dévoile cet automne un pan méconnu de la carrière de l’artiste : son activité en tant que concepteur de jardins. Durant les années 1770, l’art du jardin remporte l’adhésion d’un grand nombre d’aristocrates éclairés souhaitant exprimer leur raffinement et leur sensibilité. Hubert Robert, conservateur du musée du Louvre et dessinateur des jardins du roi dès 1784, connaît un succès grandissant auprès de ces nouveaux commanditaires et devient notamment le conseiller du marquis de Laborde au château de Méréville et du duc de Chabot à la Roche-Guyon pour la mise en scène de leurs jardins.
Le château de la Roche-Guyon lève le voile sur la production de peintures, dessins, et gravures, dont plusieurs n’ont jamais été exposés, réalisés dans le cadre de ces projets. Ils illustrent son rôle dans la composition des paysages et l’invention de ruines, de monuments et de mémoriaux pour les jardins (grottes, temples, pigonniers, et fontaines). Ces documents dialoguent avec les photographies de Catherine Pachowski qui apportent un regard contemporain sur les fabriques et les sites encore existants conçus par Hubert Robert.
Fruit des recherches menées par Gabriel Wick et de Sarah Catala, spécialistes de l’histoire des jardins, l’exposition permet de s’interroger sur le véritable rôle qu’a joué Hubert Robert lorsqu’il était au service du roi et des grandes familles aristocratiques. Selon les deux historiens, il n’était ni un architecte, ni un topographe mais plutôt un peintre visionnaire des jardins de ses nombreux mécènes.
À l’occasion de l’exposition, des visites guidées sont organisées dans le « Jardin anglais » du château de la Roche-Guyon, tous les dimanches jusqu’à fin novembre. Un colloque aura également lieu dans l’enceinte du château, le 18 novembre, qui approfondira les problématiques clés de l’exposition.

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Le féminin à l’honneur à la galerie Jeanne Bucher Jaeger

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En 1978, le père de Véronique Jaeger, l’actuelle directrice de la galerie Jeanne Bucher Jaeger, organisait l’exposition « L’Espace en demeure », avec trois artistes femmes : Maria Helena Vieira da Silva, Magdalena Abakanowicz et Louise Nevelson. Pour lui rendre hommage, mais aussi en parallèle de « Women House », à la Monnaie de Paris, la galeriste présente jusqu’au 2 décembre des œuvres de plasticiennes qui se référent au plus intime, voire à l’ombilic (à partir de 3000 €).
« Le concept de demeure entraîne au cœur de l’atelier et, si souvent, les femmes artistes empruntent des chemins plus individuels, elles y apportent toute leur intériorité, dès leurs premières créations », explique Véronique Jaeger. À partir d’une peinture de Vieira da Silva exécutée quand elle n’avait que 15 ans, se sont noués des parallèles très forts. « Notamment avec Zarina Hashmi, qui travaille beaucoup sur les cartes ou les atlas, poursuit la galeriste, que j’ai également mise en écho avec Antonella Zazzera, alors que je n’avais pas perçu d’accointances aussi fortes entre toutes ces artistes auparavant. »

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Le Centre Pompidou fait l’acquisition de huit œuvres majeures provenant de la collection Prat

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On ne présente plus la remarquable collection d’art moderne et contemporain, mais également d’œuvres anciennes et de dessins, constituée par Marie-Aline Prat et son époux, Jean-François, décédé en 2011. Dans son numéro d’octobre, Connaissance des Arts consacrait un dossier spécial à l’histoire de ce corpus qui s’apprêtait à être dispersé, du moins en partie, par Christie’s lors d’une vente extraordinaire organisée à l’occasion de la FIAC 2017. En se séparant de plus de deux cents œuvres appartenant aux périodes moderne et contemporaine, Marie-Aline Prat souhaitait « repartir de zéro », tout en préparant sa succession pour ses héritiers.
La vente « Regards croisés », qui a donc eu lieu le 21 octobre dernier, a également permis au musée national d’Art moderne d’enrichir ses collections permanentes en préemptant huit œuvres, quatre peintures et quatre sculptures/installations, grâce à un don de Marie-Aline Prat qui souhaitait les offrir au musée. « La générosité de Marie-Aline Prat est admirable et nous permet de partager nos passions communes en voyant entrer, grâce à son geste exemplaire, un choix de huit œuvres qui témoigneront désormais pour toujours au Musée, de la curiosité de ce couple passionné », déclarait Bernard Blistène, président du Centre Pompidou au lendemain de cette mémorable acquisition. Le musée a révélé hier la liste de ces huit œuvres majeures : les peintures, tout d’abord, avec 61T36 de Martin Barré (1961), Sixth sense de Peter Halley (1999), Melker II de Bertrand Lavier (2004) et The Moon de Gary Hume (2009), puis les sculptures et installations avec Ain’t coming out until de Richard Stankiewicz (1961), Autoportrait de Tony Cragg (1981), exuberant relative #1 de Haïm Steinbach (1986) et Sans titre de Mathieu Mercier (2006). L’ensemble de ces œuvres fera prochainement l’objet d’une présentation particulière au sein du parcours du musée.

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François Ier sous influence nordique au musée du Louvre

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L’affaire était entendue : la France de François Ier (1494-1547) fut acquise à l’art de la Renaissance italienne et l’imagerie du XIXe siècle l’avait confirmé. Pourtant, malgré la présence de Léonard de Vinci, mort à Amboise en 1519, et l’attribution, en 1530, du chantier de Fontainebleau à des artistes d’outre-monts, le pays continuait de subir l’ascendant de l’art pictural flamand des Pays-Bas (Belgique et Hollande actuelles), si apte à traduire l’atmosphère et l’aspect matériel du monde.
En identifiant de nombreux maîtres anonymes, les chercheurs ont enrichi de façon considérable la connaissance de ces artistes nordiques, venus, chez nous, en nombre accru entre le XVe siècle et le début du XVIe. Leurs compétences multiples de peintres, enlumineurs, donneurs de cartons de tapisseries et de vitraux, voire de dessins de sculptures, avaient, il est vrai, brouillé bien des pistes. Riche en œuvres inédites ou d’attributions récentes, l’exposition qui ouvre au Louvre éclaire, en outre, de fructueuses collaborations nouées par ces artistes avec leurs collègues français.

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Les femmes artistes et le surréalisme au musée Picasso de Malaga

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Un cri, un hommage à toutes ces femmes qui, de leur vivant, ne firent partie d’aucun groupe, surtout pas du surréalisme sur lequel veillait jalousement son concepteur André Breton, très machiste malgré les apparences. La  génération de femmes qui fréquentèrent, de près ou de loin, ce mouvement, ne sera reconnue par les historiens de l’art que bien plus tard. Et comme par hasard, les artistes femmes exposées ici, Eilen Agar, Claude Cahun, Leonora Carrington, Germaine Dulac, Leonor Fini, Valentine Hugo, Frida Khalo ( qui niait haut et fort être surréaliste !), Dora Maar, Maruja Mallo, Lee Miller, Nadja, Meret Oppenheim, Kay Sage, Angeles Santos, Dorothea Tanning, Toyen, Remedios Varo et Unica Zürn, toutes n’auront de cesse de mettre en avant la représentation du corps féminin avec une violence, une liberté et une originalité qui montrent comment chacune à sa façon revendiquait l’intense douleur nécessaire à l’affirmation de leur indépendance. Toutes firent preuve d’une sensibilité novatrice en opposition à la société patriarcale de leur temps. La centaine d’œuvres réunies dans l’exposition, parfois très disparates, entre peinture, dessin, sculpture, collage, photographie et film, prouve qu’il aura fallu plus d’un siècle pour que soit enfin reconnue l’immense valeur de ce travail pleinement « surréaliste » et à l’importance internationale.

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Hommage au romancier Maurice Genevoix au Mémorial de Verdun

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Né dans la Nièvre en 1890, Maurice Genevoix est mobilisé en 1914 pour rejoindre le front comme officier d’infanterie. Après avoir été grièvement blessé lors des combats à Rupt-en-Woëvre près de la colline des Éparges en avril 1915, il relate l’épreuve terrible que fut la guerre des tranchés dans cinq volumes écrits entre 1916 et 1923, tous parus chez Flammarion puis rassemblés, en 1949, sous le titre Ceux de 14. Maurice Genevoix a consacré sa vie à la mémoire des combattants de la Grande Guerre afin que leur sacrifice soit expliqué aux générations futures.
Avec l’appui du Comité national du Souvenir de Verdun, il crée, en 1967, le Mémorial de Verdun. À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’inauguration du mémorial, des extraits de Ceux de 14 sont accompagnés des photographies de Fabrice Dekoninck et Sylvain Demange réalisées dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale. Durant cinq ans, les deux hommes ont parcouru le site des Éparges, lieu où ont combattu plus de vingt mille Français et Allemands de février à avril 2015. Leur travail photographique, intitulé « Comme on Peut », a permis de recueillir les empreintes laissées par les combats à la fois dans le paysage et dans la mémoire des habitants. L’exposition « Des Épargnes au Mémorial de Verdun » présente les différentes facettes de l’œuvre de Maurice Genevoix et crée un dialogue entre l’écrit et l’image pour mieux faire revivre les horreurs des combats.

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