Actualité artistique

Laurent Issaurat lance une collection sur la création artistique, pays par pays

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Diplômé en sciences politiques, finance et histoire de l’art, Laurent Issaurat a voulu créer une collection d’ouvrages permettant à tout amateur d’art de comprendre l’importance des artistes tout en faisant fi de leur cote. C’est pourquoi il ne s’est pas appuyé sur les résultats de la vente aux enchères de leurs œuvres ou sur le nombre de leurs expositions dans les foires internationales mais sur leur visibilité institutionnelle lors de la décennie écoulée. « Dans un monde de l’art où la création est plus foisonnante que jamais, explique-t-il, cette sélection constitue par elle-même une boussole et reflète les choix des commissaires d’exposition et de directeurs des plus importants centres d’art et musées en France et à l’international ». D’où la présence de Pierre Soulages, Latifa Echakhch ou JR que l’on n’attendrait pas forcément, pour différentes raisons, dans cet ouvrage sur « Les artistes visuels remarquables d’aujourd’hui ». Et l’absence de Bernar Venet, Jean-Michel Alberola ou Françoise Petrovitch, une absence qui peut poser d’autres interrogations. Chacun des 25 heureux élus est donc introduit par un texte expliquant ses intentions artistiques, par une biographie, par deux citations de l’artiste et par des reproductions d’œuvres. La maquette de Bizzarri et Rodriguez est impeccable de sobriété, mais les titres de référencement, qui scandent l’ouvrage, sont un peu faibles et la couverture un peu rébarbative. La France et ses 25 stars étant le titre le plus évident pour le public français, on attend avec impatience les prochains volumes sur la Grande-Bretagne ou l’Allemagne.

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[LIVE] La Grande Galerie de Radio Classique : Leandro Erlich au Bon Marché Rive Gauche

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Ce vendredi 26 janvier, Guy Boyer était en direct du Bon Marché Rive Gauche pour vous faire découvrir l’exposition « Sous le ciel » de Leandro Erlich, qui ouvre ses portes jusqu’au 18 février.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash-infos de 10h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Vienne et Zagreb en résonance au Belvédère

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Symbolisée par la Sécession viennoise, courant rejetant toute inspiration historiciste, la Vienne foisonnante de la fin du XIXe siècle attira maints artistes des centres périphériques de l’empire austro-hongrois. En association avec le musée de Zagreb, capitale de l’actuelle Croatie, l’exposition viennoise confronte la production foisonnante des deux villes. Elle permet au public français de découvrir de grands artistes croates ayant tous eu l’ambition de concilier tradition et modernité et dont certains vinrent parfaire leur formation à Munich ou bien Paris.

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FIBD 2018 : Jérémie Moreau lauréat du Fauve d’Or pour la « Saga de Grimr »

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Depuis 1976, le Fauve d’or – Prix du meilleur album est décerné chaque année à un album de bande dessinée publié en français l’année précédente. Cette année, le jury du Festival a récompensé La Saga de Grimr de Jérémie Moreau, publié chez Delcourt en septembre dernier. Vendue à plus de 8 000 exemplaires et sélectionnée parmi les dix meilleures BD de l’année, cette saga retrace l’histoire d’un jeune orphelin, Grimr, doté d’une force herculéenne, dans l’Islande de la fin du XVIIIe siècle. L’auteur de trente ans, qui a étudié à l’école d’animation des Gobelins, est un habitué du festival puisqu’il y a participé huit fois. En 2005, il gagne le concours de BD scolaire avant de connaître la consécration en 2012, année où il reçoit le Prix Jeunes Talents. La même année, il est remarqué par le scénariste de bande dessinée français, Wilfrid Lupano qui l’invite à collaborer avec lui à la publication du Singe de Hartlepool, une bande dessinée retraçant l’histoire, sous le Ier Empire, d’un singe ayant survécu au naufrage de son navire aux larges des côtes anglaises, vers le village de Hartlepool. Les influences de Jérémie Moreau sont multiples. L’auteur s’intéresse aux travaux d’André Franquin, à la poésie de Gus Bofa ou encore au cinéma absurde d’un Kubrick ou d’un Buñuel. Pour intégrer un graphisme british au sein de ses propres bandes dessinées, Jérémie Moreau a profondément étudié les illustrations de Quentin Blake, de Ralph Steadman ou de Ronald Searle. Parallèlement, l’auteur a travaillé dans le cinéma d’animation en tant que « caracter designer » notamment pour Moi, moche et méchant 2 et Le Lorax.
Les Fauves d’Angoulême ont également décerné un Fauve d’honneur au mangaka Naoki Urasawa, qui s’est rendu célèbre internationalement notamment grâce à Yawara !, Monster et 20th Century Boys. Dans le cadre du FIBD, une exposition personnelle en son honneur a été organisée à l’espace Franquin et se déplacera ensuite à l’Hôtel de ville de Paris, du 13 février au 31 mars.

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Deux nôs pour un opéra au Palais Garnier

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L’Opéra national de Paris présente au Palais Garnier Only the sound remains, une création contemporaine de la compositrice Kaija Saariaho. Conçu comme un diptyque, cet opéra réunit deux interprétations de pièces traditionnelles japonaises du théâtre nô, Tsunemasa et Hagoromo, traduites par le poète américain Ezra Pound, autour des thèmes de l’absence, du regret et du plaisir des sens.

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Charles Ier d’Angleterre, le Médicis du Nord

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« Monsieur le Prince de Galles est le prince le plus amateur de peinture qui soit au monde », écrivait en 1625 le peintre flamand Pierre-Paul Rubens. Ce propos visait celui qui, deux mois plus tard, sous le nom de Charles Ier, succéderait sur le trône d’Angleterre à son père, Jacques Ier Stuart. Durant son règne, Charles Ier allait ouvrir son pays aux échanges artistiques internationaux et prendre rang de premier collectionneur du temps. Un statut auquel l’exposition, au-delà du discrédit mémoriel attaché à ce second roi Stuart, rend hommage après les études pionnières de l’historien de l’art Francis Haskell. En ce début du XVIIe siècle, le modèle de l’homme de pouvoir cultivé et ami des arts issu de la Renaissance italienne s’imposait. En Angleterre même, Thomas Howard, comte d’Arundel, et George Villiers, duc de Buckingham, favori de Jacques Ier puis de Charles Ier, furent de précoces mécènes et collectionneurs. Aiguillonné par ces exemples, Charles forma, dès avant sa montée sur le trône, un premier cabinet de peintures, en partie hérité de son frère aîné Henry, mort en 1612. En 1623, un séjour effectué avec Buckingham à la cour du jeune roi d’Espagne Philippe IV, pour demander la main d’une infante, dut affermir sa volonté de rivaliser avec les plus grandes collections princières. Malgré l’échec du projet matrimonial d’où jaillit rien moins qu’une déclaration de guerre à l’Espagne, Charles rapporta dans ses bagages de précieux tableaux offerts par Philippe IV, dont La Vénus du Pardo de Titien. Pour assouvir sa soif d’œuvres d’art, agents du roi et diplomates s’activèrent entre les Flandres/Pays-Bas et l’Italie. Envoyé à Londres en 1629 pour préparer la paix avec l’Espagne, Rubens accepta la commande des toiles du plafond de la salle de Banqueting House, livrées en 1637. Dès 1632, Charles avait su attirer l’élève le plus doué de Rubens, Anton Van Dyck, qui deviendrait l’infatigable portraitiste du couple royal et de sa cour.

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[Visite Live] Exposition « Botero, dialogue avec Picasso » à l’Hôtel de Caumont

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Cécilia Braschi, commissaire de l’exposition « Botero, dialogue avec Picasso » vous fait découvrir les chefs-d’œuvre des deux maîtres, actuellement présentés à l’Hôtel de Caumont – Centre d’Art à Aix-en-Provence.

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Entretien autour de l’ouverture du Toguna au Palais de Tokyo

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Le 11 janvier 2018, Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.francefineart.com, a rencontré Sandra Adam-Couralet, co-commissaire du « Toguna ». Nouvel espace du Palais de Tokyo, Le Toguna, le lieu de tous les savoirs, est une œuvre immersive dédiée à la transmission. Construit à la manière d’un cadavre exquis et composé de treize projets réalisés par des artistes et des artisans d’art, Le Toguna fait référence à une construction ouverte érigée au centre des villages dogons (Mali), un lieu communautaire où la parole des anciens est transmise. Pour le Palais de Tokyo, Le Toguna se veut un lieu qui résonne de savoirs divers, anciens et novateurs à la fois, réactivant la poésie inspirée tout aussi bien d’une grotte préhistorique, d’une falaise dogon, d’une rocaille Renaissance, d’un amphithéâtre maya, du Merzbau de Schwitters, du Cyclop de Tinguely, etc. Dans sa pérennité, Le Toguna du Palais de Tokyo devient le lieu d’ancrage de l’Atelier des Regadeurs. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de
photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Nouveau talent : Les strictes poésies de Detanico et Lain

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Le duo d’artistes a déjà bénéficié de solo shows, mais leur exposition au musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables d’Olonne met en perspective, aux cotés de créations in situ, leur toute première œuvre. Datant de 2003, Flatland était issue de plus de cinq mille images filmées lors d’un voyage dans le delta du Mékong et conçue comme des tableaux linéaires. À partir de vues d’eau et de ciel, cette animation reprenait l’ensemble de leurs thématiques centrées sur l’astronomie, la cartographie, la littérature, la poésie et la question du langage. Flatland était également arrivée à un moment de leur carrière où, s’étant définis jusqu’alors comme des graphistes, ils entraient en résidence au Pavillon du Palais de Tokyo. Sous la direction d’Ange Leccia, ce programme leur a permis d’entrevoir leur usage des différents médiums sous un prisme affirmé de plasticiens. « L’art, pour nous, est l’invention d’un langage », développé au sein de peintures murales, d’animations, d’installations ou de systèmes d’écriture dans lesquels on retrouve les noms de Michel Foucault, James Joyce, Virginia Woolf, mais aussi Galilée, Copernic ou l’astronome Johann Bayer. Lors de leur dernière résidence au Japon, ils ont initié des pièces sonores à partir des récits du poète Katsue Kitazono, tout en inaugurant une expérience chorégraphique. Leurs travaux sont pensés dans les espaces qui les invitent, dans ce besoin de « ressentir les lieux », lesquels sont d’ailleurs souvent situés au bord de l’eau… Mais est-ce un hasard pour Angela Detanico et Rafael Lain, qui étaient polarisés par l’horizon, le ciel et les astres avant même leur rencontre ? « En ce moment, nous revenons sans cesse à la lune, qui donne à voir une perception plus subjective du temps. » C’est bien dans ce lien complexe entre les systèmes d’organisation de la nature et ceux de la connaissance que leur œuvre impose son originalité.

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Collection Maeght : l’humanité en marche

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À partir du célèbre vers de Louis Aragon « Est-ce ainsi que les hommes vivent », mis en musique par Léo Ferré, elle s’interroge donc sur l’existence, l’être humain, ses contradictions, ses combats, ses espérances. Ses souffrances aussi, ses joies, ses vérités ou ses utopies. Plus de cent œuvres sont exposées – peintures, sculptures, dessins ou estampes – réalisées par une cinquantaine d’artistes qui ont fait l’histoire de l’art du XXe siècle, de Georges Braque à Djamel Tatah, d’Alberto Giacometti à Fabrice Hyber. L’exposition s’ouvre avec le portrait douloureux de Rudolf Noureev, dessin réalisé par Francis Bacon dans son atelier. Il côtoie un étrange personnage à l’œil bleu et l’autre rouge peint à la gouache par Alexander Calder. Plus loin les Mains à l’encre noire d’Eduardo Chillida nous invitent à méditer sur la pensée et la création, tandis que L’Homme qui marche et la Grande Femme debout d’Alberto Giacometti nous forcent à nous arrêter. Poursuivant ce parcours jalonné de chefs-d’œuvre, une autre phrase, cette fois de John Berger, s’impose subrepticement dans cette remarquable exposition : « De tous les attributs humains, la fragilité – qui n’est jamais absente – est le plus précieux ».

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Aurélien Rousseau, l’art et la Monnaie

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Mais le métal recule face au paiement dématérialisé. « Cela nous oblige à inventer de nouvelles activités et à trouver de nouveaux clients, déclare Aurélien Rousseau, le nouveau président-directeur général. La Monnaie n’est pas une vieille dame digne et figée, mais une institution en mouvement. Nous sommes constamment dans la réponse à des appels d’offre pour fabriquer pour d’autres pays. » À Paris se concentre la production de prestige : « C’est le dernier endroit où, au cœur de Paris, travaillent des maîtres d’art. Nos médailles sont expédiées dans le monde entier. » Le nouveau président entend développer le lien entre cette production et l’art contemporain. « Subodh Gupta, que nous exposerons en avril prochain, va travailler avec nos ateliers pour créer un ou plusieurs objets d’exception. Ce dialogue entre des savoir-faire ancestraux et la création contemporaine est l’un des axes que je défends dans notre programmation. » Ancien directeur adjoint du cabinet du Premier ministre, une expérience qui l’a rendu « modeste et résolu », Aurélien Rousseau est l’auteur d’un roman autobiographique, Boucle d’or (éd. Le Passage). Ce Cévenol parle avec chaleur de sa terre natale, mélange détonant de culture protestante et de culture progressiste. Il en sera question dans son prochain livre. Quand il aura le temps…

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