connaissance des arts

Décès du couturier Azzedine Alaïa

Né en 1940 à Tunis, Azzedine Alaïa intègre l’école des Beaux-Arts de Tunis en section sculpture avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il se forme alors auprès de Christian Dior, de Guy Laroche puis de Thierry Mugler en travaillant pour la haute société parisienne. Sa créativité se nourrit de ses rencontres et de ses collaborations avec des personnalités légendaires telles que Louise de Vilmorin, Arletty ou Greta Garbo.
En 1979, il fonde sa propre maison de couture et développe un style anatomique inimitable en enveloppant de cuir, de stretch ou de jersey des corps savamment ciselés. Ses créations, indissociables de la génération des supermodels, peuplent les podiums de silhouettes sculpturales et fuselées aux morphologies aussi puissantes que sensuelles. Perfectionniste, Azzedine Alaïa maîtrisait toutes les étapes de la réalisation d’un vêtement, depuis le tracé du patron jusqu’à l’assemblage des étoffes. Consacré par deux Oscars de la Mode en 1985, son travail fera l’objet de plusieurs expositions au sein desquelles ses propres créations dialoguent avec les œuvres de Picasso, de Warhol ou encore de Basquiat (Groninger Museum, 1998, et Guggenheim Soho, 2000). La rétrospective organisée en 2013 par le Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, mettait en lumière les influences de la création moderne comme contemporaine sur le style sculptural et sophistiqué du couturier.

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La carrière antique de la Corderie à Marseille sera préservée

Les vestiges grecs d’une carrière datant des origines de la cité phocéenne ont été découverts récemment, lors de la construction de cent neuf logements boulevard de la Corderie. Suite à une mobilisation citoyenne, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a décidé de placer une partie du site en instance de classement. Une pétition avait en effet rassemblé plus de 9 000 signataires. Sur les 6 500 m² que compte la carrière, 635 m² devraient donc être préservés. Le groupe immobilier Vinci, à l’origine des travaux, s’est également engagé à mettre en valeur les vestiges sur lesquels sera finalement construit un immeuble de huit étages. La Corderie sera présentée à la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture le 29 novembre afin que l’inscription aux monuments historiques soit actée et définitive. La prochaine étape sera le classement.

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Fêtez Noël aux Puces avec les « Hivers Givrés » du Marché Dauphine

Suite au succès des « Printemps » puis des « Étés gourmands » de Dauphine, le plus grand marché couvert des Puces de Saint-Ouen annonce la première édition de ses « Hivers Givrés », à découvrir à partir du 25 novembre. Dédié aux achats de Noël, cet événement festif sera placé sous le signe du partage. Entre les collections de vinyles, de bijoux d’artistes et d’accessoires vintage, en passant par les estampes japonaises et le mobilier classique et industriel, le Marché Dauphine propose un riche panel de cadeaux uniques pour les petits et les grands. Pour l’occasion, le Marché Dauphine invite le public à faire emballer ses cadeaux dans la Maison Futuro, véritable OVNI architectural élaboré par le finlandais Matti Suuronen en 1968 et exceptionnellement ouvert à la visite. Des produits de haute gastronomie pourront également être dégustés sur place comme le champagne Waris Hubert, les bières artisanales de la brasserie De L’Être ou encore les huîtres Utah Beach de Patrick Liron.
En complément de ces festivités très hivernales, l’exposition « Lydie fait un saut aux Puces », organisée au 1er étage du Marché Dauphine, permettra au public de découvrir le travail de l’artiste française Lydie Arickx qui réalisera notamment une performance inédite durant la soirée inaugurale du 25 novembre.

À l’occasion de cette soirée de lancement, une coupe sera offerte aux lecteurs de Connaissance des Arts qui se présenteront avec le numéro de décembre ouvert à la page de l’article sur l’événement. Rendez-vous jeudi pour la parution de notre nouveau magazine et dès à présent sur le site du Marché Dauphine pour télécharger votre invitation !

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Culture soir : Entre ciel et terre, le globe et l’architecte à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », le vendredi à la fin du flash-info de 13h et le samedi à la fin des flash-info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Le troublant parfum de l’Antiquité à Toulouse

Comment les Grecs sollicitaient-ils leurs sens dans les grandes étapes de leur vie : le mariage, les sacrifices aux dieux, les banquets, les funérailles ? Tissus teints pour certaines occasions, huiles et parfums, musiques et prières, mets particuliers recréent pour le visiteur l’environnement chatoyant, odorant et… bruyant qui fut celui de Périclès et de Platon.

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Le saviez-vous ? : Munch, Klimt, Schiele

Dans la lignée du Fauvisme en France, le mouvement expressionniste se développe de 1900 à 1925 en Allemagne, en Autriche et dans les pays du Nord. Comptant parmi les premières révolutions esthétiques du XXe siècle, l’Expressionnisme se caractérise par une exploitation inédite de la force expressive de la couleur comme par la mise en œuvre de formes nerveuses aptes à faire rejaillir les sentiments intérieurs. Munch, Klimt et Schiele se présentent comme les grands représentants de cet art de la subjectivité.

Edvard Munch, cri et mélancolie

Le peintre norvégien Edvard Munch (1863-1944) a su créer un style consistant à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Son œuvre la plus emblématique est Le Cri (1893), qui connaît aujourd’hui encore un immense retentissement en raison de sa force évocatrice. Toute la composition semble participer à cette angoisse par le jeu des courbes qui convergent vers la bouche. Le spectateur se retrouve face au personnage central, ce qui lui donne l’impression de vivre la scène. Munch a réalisé plusieurs versions de ce tableau, jouant sur la variation des lignes et des couleurs.

Edvard Munch, Le Cri, 1893, tempera sur carton, 91 x 73,5 cm, Galerie nationale, Oslo.

Gustav Klimt, figure de proue de la Sécession viennoise

Les œuvres de l’Autrichien Gustav Klimt (1862-1918) sont caractéristiques de la Sécession viennoise, que les Français et les Belges appellent Art Nouveau et les Allemands Modern Stil. L’utilisation de la feuille d’or caractérise notamment le style du peintre. C’est une des raisons pour lesquelles ses toiles fascinent tant encore aujourd’hui. L’un de ses œuvres les plus célèbres, Le Baiser (1908-1909), est un véritable hymne à l’amour où l’or, par sa densité et son opacité, contraste avec le traitement peint des visages.

Gustav Klimt, Le Baiser, 1908-1909, huile et feuille d’or sur toile, 180 x 180 cm, Palais du Belvédère, Vienne.

Egon Schiele, un art interdit aux mineurs

Corps contorsionnés, mains disproportionnées ou yeux exorbités… L’Autrichien Egon Schiele (1890-1918) est condamné à trois semaines de prison pour avoir laissé une mineure voir ses œuvres. Le juge ordonne même que l’un de ses dessins soit brûlé dans la salle du tribunal.

Egon Schiele, Femme assise genoux pliés, 1917, gouache, aquarelle et crayon gras sur papier, 46 X 30,5 cm, Galerie nationale, Prague.

Apprenez-en plus et faites le tour du monde des arts à travers les siècles avec L’Histoire de l’Art pour les nullissimes, par Alexia Guggémos, aux Éditions Pour les nuls.

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Fin des désaccords entre les héritiers du sculpteur Arman

Suite au décès du sculpteur le 22 octobre 2005, sa fille, Marion Moreau (qui représente également sa sœur, Anne Fernandez, sa nièce, Madison et l’enfant naturel de l’artiste, Yves) a contesté trois mois plus tard le testament de son père, signé en avril 2005. Ce document précisait que Corice Arman était la légataire universelle. Marion Moreau a notamment dénoncé la donation de la maison de Vence, le « Bidonville » à sa belle-mère. Plus d’une demi-douzaine de conciliations avaient échoué jusqu’à présent. Selon la Fondation A.R.M.A.N., Marion Moreau et Corice Arman ont finalement conclu un accord le 7 novembre à New York et siègeront ensemble dans un Comité ARMAN, qui doit s’établir avant la fin de l’année. Ce Comité sera chargé d’authentifier les œuvres d’Arman, de préparer le catalogue raisonné et de développer un projet de musée. Marion Moreau précise en effet que cette réconciliation « va permettre à la Fondation de mieux répondre à toutes les sollicitations dont elle fait l’objet aujourd’hui. Que ce soit pour des expositions, des publications, et bien d’autres projets en cours. »

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Anne-Hélène Hoog devient la nouvelle directrice du musée de la BD d’Angoulême

Depuis 1998, Anne-Hélène Hoog occupait le poste d’historienne-documentaliste, puis de conservatrice, au MahJ de Paris où elle était en charge des archives, des collections ainsi que des expositions. Au cours de ses vingt années au sein de cette institution, elle a permis la création d’un fonds bande dessinée et a été le commissaire de plusieurs expositions majeures consacrées à ce genre artistique, telles que De Superman au Chat du Rabbin en 2007-2008, Les mondes de Gotlib en 2014 ou plus récemment René Goscinny- Au-delà du rire, inaugurée fin septembre.
Après avis favorable du conseil d’administration de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, Anne-Hélène Hoog a pris, depuis le 6 novembre, ses fonctions de directrice du musée de la bande dessinée à Angoulême, ville qu’elle connaît bien puisqu’elle y a réalisé une partie de ses études. Parmi ses plans d’actions privilégiés, Anne-Hélène Hoog se donne notamment pour mission de renforcer l’attractivité du musée par le renouvellement du parcours muséographique et de développer des espaces dédiés aux enfants. La conservatrice a également l’ambition d’enrichir et de valoriser les collections à travers des expositions ayant une portée à la fois nationale et internationale.

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Trésor à vendre : Aladin et la lampe merveilleuse de Robert Combas

Avec ses formes cernées soigneusement de noirs, ses visages sortis d’une planche de bande-dessinée et ses couleurs vives, cette toile de Robert Combas de deux mètres de haut correspond bien aux critères de la Figuration Libre, un mouvement, né en 1979, autour de cet artiste lyonnais et des frères sètois Hervé et Richard Di Rosa. S’appropriant avec désinvolture aussi bien les images publicitaires, la BD, la science-fiction que les grandes œuvres de l’histoire de l’art classique, ces artistes rompent avec le sérieux de l’époque. C’est dans l’illustration et l’imagerie style Épinal qu’il faut chercher le chaînon manquant pour comprendre l’art de Combas.

Robert Combas, Sans titre, 1986, détail du visage du génie © Cornette de Saint Cyr

Pour cette toile sans titre, il s’inspire du cadrage des tableaux de la Renaissance avec la table au premier plan, vue ici dans une plongée un peu naïve qui permet de faire l’inventaire : fourchette, assiette, couteau, cuillère, verre et plat de spaghetti fumant. La femme au chignon, les bras croisés sur le ventre, et le génie aux yeux verts semblent tirés des Mille et une nuits, même si à l’origine l’histoire d’Aladin ne fait pas partie de ce recueil persan de la fin du VIIe siècle. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’histoire de ce jeune homme, négligeant les trésors cachés dans une caverne pour ne garder que la lampe renfermant un bon génie, va être connue en France. La traduction des Mille et une nuits par Antoine Galland, publiée en 1717, va être reprise en 1902 par le docteur Mardrus, un ami d’André Gide, qui accentue encore le côté exotique et orné des textes originaux.
C’est ce luxe et cette luxuriance que reprend Robert Combas dans son tableau. Même s’il n’a pas vu les planches du XIXe siècle (conservées, entre autres, au musée de l’Image d’Épinal ou au MuCEM de Marseille), l’artiste reprend aux tableaux symbolistes la silhouette orientale du vase (à la place de la lampe), le décor floral et le ciel peuplé d’yeux ouverts. Les couleurs exacerbées (le rose tyrien du fond, le violet du visage du génie) rapprochent l’œuvre des films animés des années 1940 de type Fantasia. Avec Combas, Aladin rencontre le Sâr Péladan et Walt Disney.

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Art[ ]Collector. Artistes et collectionneurs

Art[ ]Collector est une initiative privée philanthropique lancée par les collectionneurs Jacques et Évelyne Deret pour soutenir et promouvoir des artistes et  « partager [notre] engagement avec de nouveaux collectionneurs et amateurs ». Dans le cadre d’un partenariat, La Patinoire Royale/Galerie Valérie Bach invite l’artiste Mehdi-Georges Lahlou à compléter l’événement.

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Quand Christo et Jeanne-Claude dessinaient

Avant de les recouvrir, les deux artistes, époux et complices, ont, avec patience, dessiné, créé des collages, fabriqué des maquettes. Ces éléments constitutifs de l’œuvre sont mis à l’honneur dans cette rétrospective à travers quatre-vingts pièces originales, des premières esquisses schématiques jusqu’aux ultimes croquis. Elle souligne l’importance primordiale du dessin dans la genèse, l’évolution et la cristallisation esthétique de chacun des projets. Pour Christo, le dessin est « un chemin vers le réel » auquel l’artiste, né en 1935 en Bulgarie, s’adonne chaque jour avec passion, même après la disparition de Jeanne-Claude (née la même année au Maroc et morte en 2009 à New York). Une place particulière est donnée à trois projets phares : The Pont Neuf Wrapped, Paris (1975-1985), qui fut habillé de 40 000 m2 de polyamide ; The Wrapped Reichstag, Berlin (1971-1995), devenu, après force polémiques, l’emblème de l’Allemagne réunifiée ; enfin, The Gates, Central Park, New York (1979-2005) et ses 7500 portiques tendus de tissu couleur safran.

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Face à face avec Douglas Gordon à la galerie Untilthen

C’est dire l’importance de cet accrochage chez Mélanie Meffrer Rondeau et Olivier Belot, qui furent ses proches collaborateurs. Le photographe écossais, célèbre pour ses inquiétants portraits aux yeux découpés, se livre  à un exercice d’introspection ambigu. Au programme, deux installations et son autoportrait à l’infini. Prix des œuvres : de 2000 € à près d’1 M€.

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Dix-sept artistes dans les bosquets de Versailles

De Marguerite Humeau à Stéphane Thidet, dix-sept artistes investissent les différents bosquets du parc. Chaque œuvre fait référence à la charge symbolique voulue par Louis XIV dans ses jardins. Ainsi de Cameron Jamie, qui ajoute du drame au bosquet de l’Ancelade. Ainsi d’Ugo Rondinone, qui réalise en bronze une grande roue solaire placée dans l’axe du Tapis vert, ou de Jean-Marie Appriou, qui crée quatre vases faisant référence aux quatre éléments.

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Vous avez dit « performance » ?

« Performance », mot anglais intraduisible qui véhicule le langage du geste par toutes les possibilités du corps et recouvre de nombreuses formes artistiques, danse, musique, création plastique… S’y ajoutent progressivement la participation du spectateur et les infinies variations de la technologie. En bref, un continent esthétique, ponctué de chefs-d’œuvre et toujours animé de la même question : que peut le corps ?

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Des œuvres charnières en vente par Millon

Ce collectionneur de tableaux modernes a su découvrir des œuvres atypiques ou marquant la transition entre deux périodes. Exemple, un Nu d’André Lhote de 1918, qui est à la fois cubiste et pointilliste (120 000 € à 150 000 €). Autre exemple avec Maurice Utrillo, connu pour ses vues de Montmartre, qui s’illustre ici par un paysage bucolique à Montmagny (20 000 € à 25 000 €), ou Maximilien Luce, qui oublie un temps les usines pour peindre un tableau intimiste, Le Bain de Frédéric (80 000 € à 100 000 €).

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