connaissance des arts

[Entretien] « 100 Portraits » : la Collection Antoine de Galbert au Magasin Électrique à Arles

Au fil d’une trentaine d’années, Antoine de Galbert a construit sa collection dans la diversité des médiums, des périodes et des courants (art contemporain, brut, moderne, primitif, populaire…). Si l’exposition présente de nombreuses photographies (environ 80), c’est dans la diversité de sa collection composée de dessins, de peintures, de sculptures, de vidéos qu’Antoine de Galbert a pensé « 100 Portraits », à voir jusqu’au 23 septembre 2018 au Magasin Électrique. Pour le collectionneur, qui ne privilégie aucun médium, historiquement, la photographie est pour lui essentiellement basée sur le portrait. C’est donc de cette réflexion et en se concentrant sur les visages et les regards qui la composent qu’Antoine de Galbert a revisité sa collection. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

Cet article [Entretien] « 100 Portraits » : la Collection Antoine de Galbert au Magasin Électrique à Arles est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

La Maison de la Reine retrouve sa noblesse

Édifice principal du hameau voulu par Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI, la maison de la Reine, tel le palais de La Belle au bois dormant, attendait son heure pour sortir de sa léthargie. Élevé entre 1783 et 1786, le hameau répondait à la mode de ces ensembles de maisonnettes d’agrément répandus, après l’exemple donné en 1769 par le prince de Ligne à Belœil (Belgique), dans les parcs des plus grands seigneurs et membres de la famille royale. Comprenant à l’origine douze pittoresques maisons à colombages et toitures de chaume majoritaire, le hameau accueillait à son extrémité nord-ouest une véritable ferme. Au-delà du caprice, ne rendait-il pas hommage au monde paysan, l’un des piliers de l’ordre monarchique ? Nulle fabrique à l’antique ne venait rompre son unité, dynamisée, en revanche, par la tour de style prétroubadour accolée, en bordure de l’étang, à la laiterie de propreté. Partagée en deux corps de logis reliés par une galerie à pergola, la maison de la Reine dominait de ses deux niveaux les annexes dispersées autour d’elle.
Pour satisfaire ses choix, la reine avait pu s’appuyer sur le peintre Hubert Robert, dessinateur des jardins du Roi depuis 1774, ainsi que sur son architecte particulier, le Lorrain Richard Mique, fort de l’expérience acquise en 1781 au hameau de Bellevue (Meudon) créé pour Mesdames, filles de Louis XV. C’est au hameau de Trianon, symbole si décrié en son temps de son art de vivre dispendieux, que Marie-Antoinette poussa à son paroxysme sa quête d’intimité. Malgré la Révolution qui le saccagerait peu après, le hameau eut ainsi le temps d’entrer dans la légende. […]

Cet article La Maison de la Reine retrouve sa noblesse est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Gargallo le Solaire au musée Goya à Castres

Encore un artiste à redécouvrir. Pablo Gargallo (1881-1934), ami de Picasso et de Juan Gris à Paris avant la Guerre de 14, est un excellent sculpteur trop souvent éclipsé par ses contemporains cubistes, eux aussi aficionados de l’art de plier et déplier le métal, tels Lipchitz ou Gonzalez, autres pionniers du métal qu’ils forgent et soudent. Il meurt jeune à Barcelone mais laisse une œuvre presque ludique tant elle est légère et solaire. À défaut de visiter le Palacio de Argillo, musée Gargallo de Saragosse, allez admirer ses pleins et ses galbes évidés et enroulés dans du cuivre d’or… à Castres.

 

Cet article Gargallo le Solaire au musée Goya à Castres est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Entre vice et vertu au musée Jean-Honoré Fragonard à Grasse

À l’époque où Pierre Choderlos de Laclos publie Les Liaisons dangereuses, les peintres de genre Marguerite Gérard, Louis-Léopold Boilly, Michel Garnier, Louis-Rolland Trinquesse, Jean-Frédéric Schall et Henri-Nicolas Van Gorp peignent des scènes qui suggèrent des échanges charnels sans jamais les montrer. Une exposition didactique invite le visiteur à « décoder » ces tableaux du XVIIIe siècle et à y déceler les subtilités du non-dit derrière l’échange d’une missive, un geste suggestif de la main ou une cape laissée négligemment sur un pliant. En s’appuyant sur un corpus d’archives inédit, cette exposition conçue par l’historienne de l’art Carole Blumenfeld évoque l’attente amoureuse, notamment à travers Jeune Femme tenant sa correspondance dans son boudoir de Louis-Rolland Trinquesse (collection particulière), présenté pour la première fois au public. Vient ensuite un ensemble de toiles cocasses où les jeunes hommes passionnés usent de mille stratagèmes pour retrouver leurs belles, dont L’Amour frivole de Jean-Frédéric Schall du musée Cognacq-Jay. Le parcours s’achève avec l’un des thèmes les plus audacieux de la période : la figure de l’initiatrice pervertissant une femme plus jeune…

 

Cet article Entre vice et vertu au musée Jean-Honoré Fragonard à Grasse est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Dans les hautes sphères de Vladimir Skoda

L’acier est son élément, la sphère, sa forme de prédilection, et l’univers du cosmos son terrain de jeu. Sculpteur né en 1942 à Prague, Vladimir Skoda travaille en volume en entretenant une pratique constante du dessin. À la galerie Catherine Issert, il présente des œuvres réalisées entre 1980 et 2018 autour de la distorsion et de la vision (de 1600 € pour un dessin à 70 000 € pour une grande sculpture) et, en contrepoint, il participe à une exposition collective de sculptures au Château Sainte Roseline. Après un apprentissage du travail du métal en Tchéquie, Vladimir Skoda arrive à Paris en 1968, où il étudie aux Beaux-Arts dans l’atelier de César. Il reste profondément habité par la passion de l’ouvrage du métal qui lui permet d’incarner sa vision poétique de l’astronomie, dont témoignent les titres de ses sculptures : Géométrie non euclidienne, Cinq Corps de Platon IV, Soleil noir, Sphère de ciel – ciel de sphères

 

Cet article Dans les hautes sphères de Vladimir Skoda est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Dans le cerveau de Jan Fabre à la Fondation Maeght à Saint-Paul

Il se définit comme un « guerrier et serviteur de la beauté ». La Fondation Maeght accueille l’homme de théâtre, chorégraphe et artiste belge Jan Fabre pour une exposition consacrée à ses sculptures et à ses dessins, traitant de la pensée, du corps et de l’imaginaire en dialogue avec les découvertes scientifiques. Chez ce trublion, le motif du cerveau (de Velázquez, de Stephen Hawking, d’un athée…) devient tour à tour une source, une terre, un personnage, dans des œuvres créées spécialement pour l’événement. L’étrangeté de ses sculptures en marbre, leur blancheur, leur opalescence répondent aux associations libres de ses dessins et collages.

Cet article Dans le cerveau de Jan Fabre à la Fondation Maeght à Saint-Paul est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les Qing en Occitanie au musée des Beaux-Arts à Gaillac

Le château de Foucaud rouvre en juillet avec une exposition aussi exceptionnelle que spectaculaire sur l’art des lettrés chinois de la dynastie des Qing qui régna du XVIIe au XXe siècle, avec des œuvres sortant pour la plupart pour la première fois des collections du musée d’Art de Pékin. Parmi elles, de nombreux et immenses rouleaux de plus de treize mètres déployés dans leur intégralité (ce qui est rarissime), aux côtés de nombreux objets d’art décoratif, de calligraphies et de peintures. Une belle histoire de coopération culturelle franco-chinoise, qui offre aussi l’occasion de mieux comprendre la philosophie de Confucius.

Cet article Les Qing en Occitanie au musée des Beaux-Arts à Gaillac est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

[Visite Live] Nicolas de Staël en Provence à l’Hôtel de Caumont

Jusqu’au 23 septembre, l’Hôtel de Caumont-Centre d’art à Aix-en-Provence explore l’art de Nicolas de Staël à travers sa production provençale des années 1953 et 1954. Découvrez le parcours de l’exposition avec Guy Boyer, directeur de la rédaction de Connaissance des Arts.

Cet article [Visite Live] Nicolas de Staël en Provence à l’Hôtel de Caumont est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les métamorphoses de Claude Lévêque au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur

À l’occasion des manifestations de Marseille-Provence 2018, Claude Lévêque imagine une installation immersive et sonore métamorphosant les espaces du Frac. Il invite les visiteurs à pénétrer dans un univers où leur présence devient partie prenante d’un dispositif qui ébranle leurs souvenirs et leurs perceptions. L’artiste réalise aussi à cette occasion une installation inédite à La Chapelle de la Vieille Charité. Le public est convié à circuler d’un lieu à l’autre pour expérimenter ces deux installations durant tout l’été, entre le quartier du Panier et la Joliette.

 

Cet article Les métamorphoses de Claude Lévêque au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

L’été de Picasso : Picasso concret ?

Tous les chemins mèneraient-ils à Picasso ? Ou bien est-ce l’attirance des contraires qui font se rejoindre le maître des Demoiselles d’Avignon et les maîtres de l’art concret ? Le sens viscéral et passionné de la réalité d’un côté, et l’abstraction froide de l’autre ? Cette exposition parie sur des rencontres insoupçonnées, des croisements entre un Picasso expérimentateur et transgressif des catégories et des savoir-faire consacrés, parfois aussi un Picasso presque abstrait et, de l’autre côté, de plus jeunes artistes en quête de radicalité mais touchés, même négativement, par l’art du grand aîné.

« Picasso à tous les étages ! Picasso et la donation Albers-Honegger »
Du 8 juillet au 7 octobre
Espace de l’Art concret
Château de Mouans, Mouans-Sartoux
06370 Mouans-Sartoux

Cet article L’été de Picasso : Picasso concret ? est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Lectures de l’été : Histoires et fictions – « Sans titre » de Valérie Gans

Satire du monde de l’art et de la société, Sans titre met en scène un artiste sur le déclin qui se fait opportunément manger par des requins à Bali, son compagnon déboussolé qui va jusqu’à tomber amoureux d’une femme, un galeriste peu scrupuleux qui en profite pour faire monter la cote des œuvres restées dans l’atelier, un oligarque russe qui paie des fortunes un tableau de ce « Bacon du XXIe siècle », et un chat courageux qui traverse la France pour retrouver son maître… Bien écrit et caustique à souhait.

Cet article Lectures de l’été : Histoires et fictions – « Sans titre » de Valérie Gans est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Un panorama de l’Art Nouveau au musée des Beaux-Arts de Nancy

Créée en 1901, l’Alliance provinciale des industries d’art, plus connue sous le nom d’École de Nancy, réunit des industriels, des artistes et des architectes décidés à intervenir dans tous les champs des arts décoratifs, en resserrant les liens entre artisanat d’art et production de série. Dès les années 1890, Émile Gallé, Antonin Daum, Victor Prouvé, Louis Majorelle… partageaient l’ambition d’embellir le cadre de la vie quotidienne, au travers de cet Art Nouveau inspiré par l’harmonie des formes végétales. Organisée hors les murs par le musée de l’École de Nancy sous la houlette de Valérie Thomas et Jérôme Perrin, l’exposition met en lumière les processus de création, les innovations techniques, les matériaux utilisés, ainsi que les lieux de diffusion des œuvres (catalogues ou magasins). Plus de trois cents pièces composent ce panorama très complet des productions Art Nouveau, dans les domaines du mobilier, de la verrerie, de la céramique ou du textile. La riche collection du musée de l’École de Nancy est particulièrement à l’honneur, mais le parcours bénéficie également de prêts du musée des Beaux-Arts de Lyon, du Kunstmuseum de Düsseldorf et du musée d’Orsay, avec pas moins de vingt-six pièces, dont le bureau Forêt (1900) d’Émile Gallé.

Cet article Un panorama de l’Art Nouveau au musée des Beaux-Arts de Nancy est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Restitution d’un pastel d’Adelaïde Labille-Guillard, spolié pendant la Seconde Guerre mondiale par les nazis

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a salué la restitution d’un pastel, faisant partie des MNR, acronyme désignant « les œuvres revenues d’Allemagne à la fin de la seconde Guerre mondiale, après avoir été pour la plupart d’entre elles spoliées à des Juifs, et confiées à la garde des musées nationaux, dans l’attente de leur restitution à leurs légitimes propriétaires ou ayants droit ». Réalisé par Adélaïde Labille-Guillard, artiste peintre, miniaturiste et pastelliste française, ce portrait vient d’être rendu à la famille de Gunzbourg, à laquelle il appartenait. Ce pastel intitulé « Portrait de Catherine Flore Clodion, née Pajou », représente le visage encore enfantin de l’unique fille du sculpteur Augustin Pajou. Très vraisemblablement volé par les Allemands, qui occupèrent le domicile de la famille de Gunzbourg guerre, l’œuvre s’est par la suite retrouvée sur le marché. Elle a alors été achetée par le marchand d’art allemand Hildebrand Gurlitt, dans le but de la placer dans le musée voulu par Hitler à Linz. Ce n’est qu’en 1968, alors que le tableau a été mis en vente à Munich, qu’il a été retrouvé, puis restitué à la France deux ans plus tard. À partir de cette date, l’œuvre a été inscrite sur « l’inventaire de récupération artistique », puis confiée au musée du Louvre, dans le département des arts graphiques, en attendant de retrouver les ayants droit de son propriétaire. Depuis 2013, une grande campagne politique a été mise en place afin « d’identifier les propriétaires au moment de la spoliation, sans attendre que leurs héritiers se manifestent », affirme le ministère de la culture dans un communiqué, tout en appuyant sur le fait que cette politique a été largement renforcée ces dernières années, avec l’appui du Ministère de l’Europe, des Affaires étrangères et de la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations (CIVS). C’est dans ce contexte que l’œuvre a pu revenir aux ayants droit de Pierre et Yvonne de Gunzbourg.

Cet article Restitution d’un pastel d’Adelaïde Labille-Guillard, spolié pendant la Seconde Guerre mondiale par les nazis est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

L’âge d’or du baroque vénitien au musée des Beaux-Arts d’Ajaccio

Coincé entre le siècle des Génies et celui de la Gloire, pour paraphraser deux expositions célèbres sur les XVIe et XVIIIe siècles vénitiens, le XVIIe siècle reste négligé. Le baroque vénitien constitue pourtant une période très riche. En témoigne une exposition au musée Fesch, qui propose un panorama de la période la plus dense de la peinture vénitienne (entre 1630 et 1670) montrant la fortune particulière de certains sujets : portraits et autoportraits d’artistes, allégories des arts, visions célestes, héros et héroïnes de la Bible ou de l’histoire antique, thèmes macabres et de mort violente…

Cet article L’âge d’or du baroque vénitien au musée des Beaux-Arts d’Ajaccio est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Trois lauréats français pour les 30 ans du Praemium Imperiale

Cette année, pour son 30e anniversaire, le Praemium Imperiale a récompensé le peintre franco-belge Pierre Alechinsky, le sculpteur japonais Fujiko Nakaya, ainsi que l’architecte français Christian de Portzamparc. L’italien Riccardo Muti et Catherine Deneuve font aussi partie des lauréats. Le « Prix d’encouragement jeunes artistes » a quant à lui été remis à la Shakespeare School Foundation, une formation anglaise. Créé en 1988 par la plus ancienne fondation culturelle du Japon, la Japan Art Association, le prix Praemium Imperiale est une récompense artistique qui couvre cinq disciplines : la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, le théâtre et le cinéma confondus. Dès 1997, une nouvelle distinction s’est ajoutée à ces récompenses : le prix d’encouragement pour les jeunes artistes. Elle a pour spécificité de sélectionner des artistes de toutes les nationalités et de choisir des lauréats pour leur rayonnement international. Le jury regroupe chaque année un comité international de six conseillers, composé de personnalités de la sphère publique ou privée.
Depuis la naissance du prix en 1988,149 artistes ont été récompensés et on peut compter parmi eux Christo et Jeanne-Claude, Frank Gehry, Jean-Luc Godard, Zaha Hadid, David Hockney ou encore Anish Kapoor et Renzo Piano. Chaque lauréat reçoit la somme de 15 millions de yens (environ 117 000 euros) et se voit remettre un diplôme et une médaille par Son Altesse Impériale le prince Hitachi, frère cadet de l’empereur. Cette année, la remise de prix aura lieu le 23 octobre au Meiji Kinenkan.

Cet article Trois lauréats français pour les 30 ans du Praemium Imperiale est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Pages