connaissance des arts

L’œuvre des lauréats du Prix Swiss Life à 4 mains enfin dévoilée à Arles

Cette année, pour fêter ses dix années d’existence, la Fondation Swiss Life a organisé divers événements et voulait pouvoir intégrer à sa programmation la présentation du projet lauréat de son Prix Swiss Life à 4 mains. Pour ce faire, elle a décidé de raccourcir le processus de sélection des artistes et a finalement sélectionné Ruppert Pupkin et Oan Kim en décembre dernier. Anne-Marie Lasry, directrice de la Fondation Swiss Life, a remercié les marraines de cette année, Clémentine Deroudille, journaliste, auteure et commissaire d’exposition, et Laetitia Guillemin, iconographe et intervenante au sein du département Photographie des Gobelins, et a salué la qualité des lauréats 2018. Tous les deux ans depuis 2014, le Prix Swiss Life à 4 mains récompense un photographe et un compositeur interprète en les aidant à réaliser un projet artistique commun sur un thème imposé.
Cette année, les deux lauréats ont chacun reçu une bourse de 15 000 euros pour leur projet Digital After-Love, que restera-t-il de nos amours ? Cette œuvre présente les restes numériques d’un amour 2.0 dans une boucle musicale et photographique. Le projet, porté par des artistes très littéraires, Emmanuelle Destremau, alias Ruppert Pupkin, qui est diplômée en Lettres Modernes, et Oan Kim, qui a publié chez Actes Sud Je suis le chien Pitié, un ouvrage conçu en collaboration avec l’écrivain Laurent Gaudé, propose une réflexion philosophique sur l’amour à l’époque du numérique.
Le premier trailer du film vient de sortir, avant la sortie prévue du projet dans l’exposition consacrée à Robert Doisneau, qui se tiendra à partir du mois de décembre 2018 au musée de la Musique de la Philharmonie à Paris. Leur œuvre commune sera aussi proposée sous forme d’un livre-audio dans la collection Les Musicales d’Actes Sud, à paraître en 2019.

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Les mystères des Rongo Rongo au musée Champollion à Figeac

Trois musées d’Occitanie se sont ligués pour tenter de percer les mystères persistant autour de l’Île de Pâques. Le musée Fenaille à Rodez, avec son exposition « L’ombre des Dieux », le Muséum d’histoire naturelle de Toulouse avec « Le Nombril du monde » et le Musée Champollion de Figeac avec « Les Bois parlants », nous invitent au voyage mais surtout aux questionnements. Comment en savoir plus sur une telle énigme ? À Figeac, on interroge les restes d’une écriture toujours pas déchiffrée. Insondables, les Rongo Rongo parviendront-ils à nous parler à travers les objets, ornements, tablettes ou récits d’explorateurs ici décortiqués, et nous dévoileront-ils enfin les vraies raisons de l’isolement de l’île et de son dépeuplement ?  Feuilleton à suivre.

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Signac, le bonheur du Midi au musée Yves Brayer aux Baux-de-Provence

En mai 1892, Paul Signac quitte la Bretagne à bord de son voilier Olympia et, par le canal du Midi, rejoint la Méditerranée et Saint-Tropez. C’est un choc : « J’ai là de quoi travailler toute mon existence. C’est le bonheur que je viens de découvrir », dit-il. De Saint-Tropez à Antibes, de Sète à Marseille, une exposition réunit une trentaine d’aquarelles et de lavis sur les paysages du Midi qui séduisirent tant le peintre néo-impressionniste, provenant de grands musées (musée d’Orsay à Paris, musée de l’Annonciade à Saint-Tropez, musée Cantini de Marseille et musée de Grenoble) et de collections privées. Certaines œuvres sont exposées pour la première fois.

 

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L’été Picasso : Picasso bricoleur à Vence

Face aux découpages et assemblages de Picasso des années 1950-1960, le musée de Vence présente les créations d’artistes d’aujourd’hui, de Louis Cane à Fabrice Hyber. Comme Picasso, ceux-ci aiment l’accident heureux, le hasard arrangé, la verve menuisière, l’obstination créatrice. Ils se placent dans la suite de ce Picasso bricoleur.

« Picasso et les contemporains : éloge de la fabrique »
Du 28 juin au 21 octobre
Musée de Vence-Fondation Emile Hugues
2, place du Frêne 06140 Vence

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Les Romans de l’été : Les artistes, ces héros – Vincent Van Gogh

Très convaincant, C’est Vincent qu’on assassine affirme que Van Gogh ne s’est pas suicidé mais a été tué, probablement par accident. C’est à partir des révélations de deux historiens américains, Steven Naifeh et Gregory White Smith, que Marianne Jaeglé propose cette enquête romancée qui nous fait vivre dans la peau de l’artiste. Publié il y a deux ans, mais récemment sorti en format poche, l’ouvrage retrace les deux dernières années de ce peintre sensible, obsédé par la peinture et profondément tourmenté.

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Napoléon et la caricature au château-musée de Boulogne-sur-Mer

Les angles d’étude pour aborder la vie et de la personnalité de Napoléon ne manquent pas. Les expositions dédiées à cette figure incontournable ont été particulièrement nombreuses ces derniers mois, d’« Images de la légende » à Arras en passant par l’actuelle et très réussie « Napoléon stratège » au musée de l’Armée, à Paris. À Boulogne-sur-Mer, l’Empereur est présenté sous les feux de la caricature, française et anglaise en particulier. Sous le trait acerbe des meilleurs dessinateurs de l’époque, et dernière l’image – quelque peu écornée – de Napoléon, c’est également tout un pan de l’histoire politique, sociale et militaire qui apparaît en filigrane. Instructif, et surtout, très amusant.

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Pierre-Elie de Pibrac, lauréat du Prix Levallois de la Jeune création photographique 2018

Créé en 2008, le Prix Levallois récompense chaque année des photographes de moins de 35 ans de toute nationalité. Pour ses 10 ans, le prix est accompagné d’un parrainage confié à la photographe française, Valérie Jouve.
Le jury, composé de cinq personnalités du monde de la photographie, a décerné le prix Levallois à Pierre-Elie de Pibrac parmi les quinze candidats présélectionnés. Ce jeune photographe a su toucher le jury par son projet « Desmemoria », où il immerge le spectateur au cœur de Cuba en immortalisant les vies sacrifiées des travailleurs de sucre de l’île, qui souffrent de solitude, de précarité et d’isolement. Grâce à ce prix, l’artiste reçoit ainsi une dotation de 10 000 euros pour ces futurs reportages.
Est aussi élu, Emmanuel Tussore, qui remporte la mention spéciale du concours avec son projet « Home ». L’artiste sculpte des ruines en savon puis les photographie. En transformant cette matière organique utilisée depuis l’antiquité, Emmanuel Tussors cherche à questionner sur des notions fondamentales d’humanisme. Enfin le prix du public, a été décerné suite à un vote en ligne, à la photographe Camille Shabestari pour son œuvre « Ainsi parlait Zarathoustra ». Le sujet est centré sur une des plus vielles religions du monde, le zoroastrisme, encore présent en Iran. La photographe a réussi à illustrer une toute petite partie d’une communauté qui pratique encore cette religion vielle de plus de trois millénaires. Elle dénonce aussi des tensions entre cette communauté grandissante et le gouvernement iranien, qui les invite à rester discret sur leurs activités religieuses. Ces trois lauréats mènent leurs projets afin de nous faire découvrir et ressentir des territoires, des situations humaines et géopolitiques. Vous pourrez découvrir les créations de ces jeunes photographes lors d’une exposition à la galerie de l’Escale de Levallois, du 5 octobre au 24 novembre 2018.

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Nicolas Roggy, lauréat du prix Jean-François Prat 2018

Créé en 2012, le Prix Prat récompense chaque année des artistes émergeants de la scène artistique contemporaine. Fondé en mémoire du cofondateur (disparu en 2011) du cabinet d’avocats Bredin-Prat, le prix Jean-François Prat récompense chaque année trois artistes et permet au gagnant d’obtenir une dotation de 20 000 euros afin qu’il puisse mener à bien ses projets futurs.
« Où en est l’abstraction aujourd’hui ? » Les toiles hautes en couleurs de Nicolas de Roggy ont répondu à la question posée par la 7e édition du Prix Prat. En accumulant des couches de matières et en creusant, il déconstruit et entaille la peinture pour la modeler et transforme le support lisse de la toile en une accumulation de matières et de coloris.
Les deux autres artistes finalistes : Turiya Magadlela et Patricia Treib avaient déjà obtenu 2 000 euros pour la création de leurs futurs projets en mai dernier.

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Au temps des Mérovingiens au Musée de Normandie à Caen

Plus de neuf cents objets, pour la plupart inédits, invitent à un voyage dans le temps, à la découverte de la dynastie des Mérovingiens. Comment vécurent ces « barbares » établis en Gaule entre l’avènement de Clovis en 481 et celui de Pépin le Bref en 751 ? Vaste question, à laquelle cette exposition archéologique tente de répondre en s’appuyant sur les découvertes faites à l’occasion des campagnes de fouilles menées en Normandie depuis le XIXe siècle. Parures, fibules, plaques de ceinturon, épées en fer damassées, monnaies et verrerie font revivre cette époque transitoire, qui précède le Moyen Âge.

 

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Regards croisés sur le Japon à la galerie du Canon à Toulon

L’originalité de cette exposition est de confronter les perceptions d’une certaine esthétique du Japon, à travers le regard de deux artistes: Klavdij Sluban, photographe slovène installé à Paris, et Aliska Lahusen, peintre et sculpteur polonaise (leurs œuvres allant de 1500 € à 24 000 €). L’approche est méditative et silencieuse chez Aliska Lahusen, tout en nuances nocturnes. Grand voyageur, Sluban livre sa vision originale et inspirée d’un Japon à la fois traditionnel et inattendu, puissant et envoûtant.

 

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Zembok au MusVerre à Sars-Poterie

Auteur d’un « rideau de lumière » pour la crypte de la cathédrale de Chartres, le plasticien verrier Udo Zembok est l’artiste idéal pour le MusVerre. Son installation monumentale, Cœur II, répond à ses Spacecolours et ses Spacescreens, écrans de verre qui sont un hymne à la couleur et à la lumière.

 

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Dans les pas de Viollet-le-Duc au musée Lambinet

Viollet-le-Duc fut un infatigable voyageur qui sut exprimer dans ses dessins une vision personnelle des paysages qu’il observait. Le musée Lambinet propose une exposition autour des trente-et-un dessins de l’architecte et médiéviste conservés dans ses fonds, complétés par des prêts extérieurs. L’ensemble permet de le suivre depuis son périple d’étudiant en Italie en 1836, au fil de ses voyages dans le Massif central et les Pyrénées (1864-1866) et de ses fréquents séjours dans les Alpes à partir de 1868. Il évoque aussi la contribution de Viollet-le-Duc aux Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France, publiés à partir de 1828 par le baron Taylor et Charles Nodier.

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Au Louvre sur les traces de Jay-Z et Beyoncé

Après le buzz généré par le clip Apeshit, le musée du Louvre surfe sur la vague et propose aux visiteurs, depuis cette semaine, d’explorer ses collections au fil des œuvres phares de la vidéo de Beyoncé et Jay-Z, le couple royal du RnB. De la Victoire de Samothrace au Portrait d’une femme noire de Marie-Guillemine Benoist, élève de David, dix-sept œuvres commentées vous mèneront de la Grande galerie et ses chefs-d’œuvre de la Renaissance italienne aux salles égyptiennes, en passant par les grands formats de la peinture française XIXe, et les spectaculaires plafonds peints de la Galerie d’Apollon. Un panorama express de l’histoire de l’art et des collections du musée (à savourer avec ou sans ambiance musicale) qui a le mérite de mettre en lumière des œuvres méconnues du grand public telles que La Vierge au Coussin vert, chef-d’œuvre du peintre lombard Solario (1460-1524) dans la manière de De Vinci, la dramatique Pietà du maître maniériste Rosso Fiorentino (1494-1540) ou encore l’Hermès rattachant sa sandale, copie romaine en marbre d’un bronze perdu de Lysippe (milieu du IVe siècle av. J.-C.), sculpteur de la fin de la période classique. Bien sûr, vous n’échapperez pas aux grands blockbusters du musée : la Vénus de Milo, le Radeau de la Méduse de Géricault, les Noces de Cana de Véronèse et, bien évidemment, la Mona Lisa, devenue malgré elle une icône du RnB, mais elle en a vu d’autres…
Vous l’aurez compris, le parcours, qui s’attache certes à éclairer tantôt une iconographie, tantôt un contexte de commande, ne propose d’autre chronologie que celle établie par le clip. À charge donc au visiteur soucieux de contextualisation de retracer la ligne du temps pour comprendre l’évolution des arts et les dialogues entre les styles, pour retirer quelque chose de sa visite, au-delà du simple plaisir de la chasse aux trésors vus sur YouTube. Par un heureux hasard, attribuable sans doute aux conditions de tournage plutôt qu’au goût des deux chanteurs, les coups de cœur du couple Carter sont tous réunis dans la même zone du musée, principalement l’aile Denon. Une aubaine pour le touriste allergique aux longues marches venu à la rencontre des masterpieces du Louvre. Quant au jeune public, attiré en ses lieux par l’odeur encore fraîche de la star en quête de grandiose, il serait bien avisé de ne pas s’en tenir au parcours fléché et de s’aventurer dans les salles adjacentes… Sait-on jamais, il pourrait découvrir la salle des Caryatides, s’émerveiller devant une Cimabue ou un Fra Angelico, et pourquoi pas, pour les plus braves d’entre eux, ceux qui pousseront jusqu’aux tréfonds de l’aile Denon, s’abîmer dans le Pandemonium de John Martin.
En définitive, faut-il se réjouir ou se désoler d’un tel outil de médiation ? Ludique, l’objet se donne pour mission de faire venir au musée un nouveau public. Mais quel est donc ce visiteur non-identifié si réfractaire au musée que seul l’étendard de sa propre pop culture peut lui faire passer les portes du Louvre ? Il s’agit vraisemblablement du « jeune », cet être supposé inculte et hermétique à tout ce qui sort de sa zone de confort culturel… L’artifice, à mon sens, frôle la condescendance envers les jeunes visiteurs et offre, qui plus est, en guise de clef de lecture des collections du Louvre, un choix arbitraire (aucune problématique initiale n’étant attribuée au parcours) d’œuvres ayant eu principalement l’intérêt de se prêter facilement aux effets de miroir avec la chorégraphie. On pourra bien sûr arguer que l’objectif ici n’est pas exclusivement d’apprendre mais aussi de se divertir, en jouant à « Cherche et trouve Madame Récamier » ou en posant pour un énième selfie devant le Sacre de Napoléon qui n’en demandait pas tant. Espérons seulement que le goût de la performance façon « Beyoncé » ne vienne pas à tous les instagramers qui donnent déjà bien des sueurs froides aux surveillants de salles…
Enfin, quel besoin d’en appeler à Queen B et son non moins célèbre époux pour faire découvrir aux jeunes la Joconde et la Vénus de Milo, dont l’image est déjà ancrée dans la vie quotidienne et l’imaginaire populaire ? On regrette en effet que les Carter ne se soient pas pris de passion pour une nature morte de Lubin Baugin (1610-1663), l’« Aigle de Suger » ou le célèbre petit chien de Suse, icône du département des Antiquités orientales. Le buzz aurait ainsi pu bénéficier à des œuvres et des espaces du musée souvent délaissés par les touristes, en particulier le département des Objets d’art.

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Dialogue avec Ai Weiwei au Mucem

Photographe, architecte, sculpteur, performeur, cinéaste et  activiste, Ai Weiwei revient sur les pas de son père, le poète Ai Qing (1910-1996), qui débarqua en 1929 dans le port de Marseille. Invité du Mucem, il confronte ses propres œuvres aux objets des collections du musée illustrant les relations tourmentées entre la France et la Chine au tournant des XIXe et XXe siècles (cartes-réclames à collectionner, plaques de lanternes magiques). Il crée pour l’occasion de nouvelles pièces : reconstitution d’un temple chinois, savon de Marseille monumental gravé de textes, version monumentale du Porte-bouteilles de Marcel Duchamp auquel il suspend une série de lustres créés dans les années 1920 et 1930…

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Redécouvrir l’Afrique subsaharienne avec Chaumet

Les créations de « Trésors d’Afrique » mettent en valeur l’Afrique plurielle, qui a inspiré la grande Maison de joaillerie parisienne, dans une exposition qui s’installe les 7 et 8 juillet dans les salons Chaumet, place Vendôme à Paris. Le regard de Chaumet célèbre à la fois la féminité et les cultures africaines.
Cinq thématiques, « Ronde de Pierres », « Cascades Royales », « Terres d’Or », « Espiègleries » et « Talismania », racontant chacune une histoire, composent cette collection colorée, aux matières et aux textures variées.

Trésors d’Afrique, « Espiègleries », Broche or blanc, serti de deux saphirs ronds, d’opale rose, de tanzanites poires, et de tourmalines “mint” rondes.© Maison Chaumet.

Elles décrivent l’Afrique des souverains, où les bijoux s’imposaient tant comme un moyen de séduction que comme une manière d’imposer son pouvoir ou comme une façon de se protéger des mauvais esprits, tels des talismans magiques. « Ronde de Pierres » évoque les perles des peuples Dinka du Soudan et les parures aux couleurs vives des Massaï, en associant des spinelles rouges, des émeraudes et des saphirs, qui s’entrelacent en formant de larges rubans souples aux lignes contrastées. Les « Cascades Royales » dans les tons vert, noir et blanc, revisitent avec finesse les formes des parures en chute qui encadrent le visage des femmes dans de nombreuses cultures africaines, les coiffes graphiques dont se paraient les reines du Rwanda ou les parures des mariées Samburu du Kenya. Quant à la thématique « Terres d’Or », par son jeu graphique de rouge et d’or, elle rappelle les sables dorés et les terres africaines ocre et rouges, tout en s’inspirant des motifs des tissus Kente du Ghana et du velours Kasaï. La savane, partie intégrante du continent africain, n’a pas non plus été laissée pour compte : les « Espiègleries » font honneur à la faune africaine. Les éléphants, les zèbres, les singes, les girafes, les flamants roses, les fourmis et les lions, créés par l’artiste kenyan Evans Mbugua, composent cette série pétillante de six broches colorées. Pour clore ces créations, la thématique « Talismania », aux formes organiques, semble remonter aux sources de la parure des arts africains dans un tressage simple et tout en finesse.
Cette exposition, éloge de la couleur et de la matière, est un bel hommage au continent africain, tant admiré et fantasmé.

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Gilles Caron au cœur de Mai 68 à l’Hôtel de Ville à Paris

C’est une exposition pour ceux qui n’ont pas vécu Mai 68. Et aussi ceux qui l’ont vécu. Finalement, beaucoup de monde, mais pourquoi se priver d’une aussi magistrale leçon d’histoire, de photojournalisme et de talent ? Gilles Caron (merci à la Fondation qui porte son nom de faire vivre son travail) avait 29 ans au moment des « événements » et avait rejoint l’agence Gamma. Ses images sont devenues emblématiques de ce printemps-là, mais l’exposition raconte aussi l’avant et l’après : les années 1960, Birkin, Sartre et Godard, la mort de Robert Kennedy… Plus un film exceptionnel sur la genèse d’un portrait de Daniel Cohn-Bendit et une interview désabusée du même. Ah, que l’Histoire est cruelle aux héros fatigués…

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Au galop avec les peintres du XIXe au domaine de Chantilly !

Pelouse jaune paille, ombres vertes. Le Défilé (1866-68) d’Edgar Degas s’accorde quelques éclaboussures orange, émeraude, fuchsia : les toques et les casaques des petits hommes, presque des enfants, montés sur des chevaux trop grands, au pas sur la piste flambant neuve du Vésinet. On sent le murmure fébrile de la foule sous le soleil des grands jours et, pour l’observateur sensible, l’odeur sans pareille, poussière, sueur animale, herbe écrasée…  La mode est aux courses : deux cent mille personnes se pressent sur l’hippodrome de Longchamp après son ouverture en 1857. Émile Zola y plante une scène de Nana (1880). Gustave Flaubert décrit ce « divertissement encore nouveau » dans L’Éducation sentimentale (1869).
Si l’on se presse au turf, la faute en revient à nos voisins d’outre-Manche. En France, les premières courses sont un passe-temps d’aristocrates, celui du comte d’Artois ou du duc d’Orléans en 1776 aux Sablons ou à Fontainebleau, plus tard à Vincennes ou au Champ-de-Mars. Mais il faut attendre 1833 et deux événements pour que les institutions hippiques prennent leur essor, ce qui fournira un motif à nos peintres : Louis-Philippe crée le registre matricule des chevaux pur-sang et la Société d’encouragement pour l’amélioration des races de chevaux en France se constitue. Création à laquelle il faut ajouter celle du Jockey Club (si cher au Swann de Proust), première grande organisation des courses françaises. En vérité, ce sont les principes anglais qui ont été transférés à l’Hexagone, dont la bonne société a succombé durablement à une épidémie d’anglophilie. « Dans ses plus grands élans, le cheval anglais couvre jusqu’à vingt-huit pieds, franchissant par conséquent, plus de cent pieds en quatre bonds. – La course, ainsi devient un vol ; – le cheval se fait oiseau et dévore l’espace », écrit en 1865, l’homme de lettres Louis Énault.  […]

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