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Le modèle de l’« Origine du monde » serait une danseuse de l’Opéra de Paris

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Portrait de Constance Quéniaux par Félix Nadar, BnF, dpt. des Estampes et de la Photographie

« On ne peint pas de son pinceau le plus délicat et le plus sonore l’intérieur de Mlle Queniault de l’Opéra » Cette simple remarque, relevée par Claude Schopp dans une lettre de Dumas fils à George Sand, datée de juin 2017, pourrait bien lever le voile sur l’un des plus sulfureux mystères de l’histoire de l’art : l’identité du modèle de L’Origine du monde. La très scandaleuse toile de Gustave Courbet aurait donc été inspirée par une femme bien réelle, devenue sous les pinceaux du peintre d’Ornans une icône du désir. C’est une coquille (« interview » au lieu d’« intérieur ») dans la transcription qu’il utilise pour ses recherches qui attire l’attention de Claude Schopp sur cette lettre, dont il décide de consulter l’original au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France (BnF). Face à cette découverte, l’auteur mène l’enquête et découvre que « Mlle Queniault » ne serait autre de Constance Quéniaux, danseuse à l’Opéra de Paris et surtout maîtresse du diplomate turco-égyptien Khalil-Bey, commanditaire du tableau exécuté par Courbet durant l’été 1886. Son visage nous est connu grâce à plusieurs clichés de Félix Nadar et de Disdéri, conservés dans les collections de la Bnf et du musée d’Orsay. Certaines de ces photographies seront d’ailleurs présentées sur le site François-Mitterand de la BnF, à partir du 16 octobre, dans le cadre de l’exposition « Les Nadar, une légende photographique ». Pour Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la photographie de la Bnf, la lettre découverte par Claude Schopp constitue un témoignage d’époque fiable à 99%.

Constance Quéniaux par Disdéri, BnF, dpt. des Estampes et de la Photographie

Elle signe d’ailleurs la postface de son ouvrage à paraître le 4 octobre, aux Éditions Phébus, L’origine du monde, vie du modèle.
Plusieurs hypothèses quant à l’identité du modèle de Courbet ont déjà circulé sans rencontrer une adhésion unanime de la communauté des chercheurs. Depuis plusieurs années, un autre débat fait rage autour d’un portrait de femme que Johan de la Monneraye, son heureux propriétaire, voudrait voir attribué à Courbet. Ce dernier multiplie les démonstrations pour prouver que son tableau constituerait en réalité la « tête » de L’Origine du monde. Selon lui, Courbet aurait initialement réalisé une composition de plus grandes dimensions, figurant une femme en extase, avant de juger le tableau invendable et de le découper en plusieurs toiles… Révélé dans la presse en 2013, le scoop est finalement retombé comme un soufflé, plusieurs spécialistes mettant notamment en lumière une évidente incohérence anatomique. L’année suivante, un article du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) démontrait que les bords du tableau conservé au musée d’Orsay n’étaient pas peints et que la toile n’avait donc pas pu être découpée.

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Cécile Verdier va remplacer François de Ricqlès à la tête de Christie’s France

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« Grâce à la confiance de François Pinault sans laquelle je ne me serais pas lancé dans cette extraordinaire aventure et grâce aux talents des équipes parisiennes et internationales de Christie’s, tous ensemble nous avons amené Christie’s France en tête des maisons de ventes françaises, rappelle François de Ricqlès dans un communiqué pour annoncer son départ à l’été 2019. J’évoquerai simplement le succès considérable que constitua la vente au Grand Palais en février 2009 des fabuleuses collections réunies par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, le record établi en juin 2010 par une tête en pierre de Modigliani, œuvre à ce jour la plus chère jamais vendue en France, enfin la vente de gré à gré en 2016 des deux portraits en pied de Rembrandt à la France et aux Pays-Bas, opération de collaboration culturelle européenne unique en son genre. » Spécialiste des objets d’art moderne et de design, Cécile Verdier va le remplacer dès l’été prochain. Elle connaît bien la maison Christie’s puisqu’après son début de carrière à Drouot, elle est entrée chez Christie’s en 1997 au département des Inventaires puis comme spécialiste en arts décoratifs du XXe siècle de 2001 à 2007. Elle passe ensuite à la concurrence et rejoint Sotheby’s France en 2008. En revenant chez Christie’s dix ans plus tard, elle retrouve donc son ancien boss de chez Sotheby’s, Guillaume Cerutti, arrivé à la tête de Christie’s monde en 2016.

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Viola vs Wagner à l’Opéra de Paris

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Recette pour un chef-d’œuvre. Mélangez passion destructrice, amour courtois et héros wagnérien et saupoudrez de mystique tantrique. Versez le tout dans une mise en scène épurée, savamment relevée de tableaux en mouvement signés Bill Viola, le poète de l’art vidéo. Tristan et Isolde (ill. : ©Charles Duprat) ou la légende médiévale transcendée par le numérique. À consommer d’urgence à l’Opéra Bastille.

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Le musée des Arts décoratifs édite les sculptures-jouets de Georges Martin

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Le musée des Arts Décoratifs de Paris (MAD) possède depuis 1988 neuf des dix originaux d’une série animalière réalisée par Georges Martin et intitulée « Collection Dad », que sa fille, Christine Labrune, a décidé d’éditer et de vendre à la boutique du musée dès septembre. Né en 1906, l’artiste a été prisonnier de guerre en Allemagne en 1942, a conçu le premier exemplaire de cette série sous la forme d’un cheval fabriqué en bois, un des rares matériaux auquel il avait accès. La tête et la queue de ce Cheval noir sont amovibles, si bien qu’il deviendra le jouet favori de sa fille Christine. C’est le premier d’une série de dix sculptures que les années 1950 verront apparaître progressivement. Toutes ont concouru à la réhabilitation des arts décoratifs face aux arts graphiques, comme en témoignent les collaborations de Georges Martin avec les ébénistes et décorateurs Jules Leleu et Eugène Printz, et sont largement inspirées des esthétiques de leur temps, notamment le cubisme et le constructivisme. Egalement réputé pour ses affiches de cinéma et ses photographies de paysages urbains parisiens développées dans son propre studio de la place Beauvau, Georges Martin s’éteindra en 1962, léguant une oeuvre décorative originale et ludique que l’édition inédite de Christine Labrune, fabriquée en France, va permettre de redécouvrir. Les autres animaux de la série suivront et seront disponibles en 2019.

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La vie moderne à l’affiche à la galerie Anne-Sophie Duval

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Il y a tout l’esprit et l’ambiance des Années Folles dans cette tonique confrontation entre le mobilier Art Déco et une sélection d’affiches des années 1920 et 1930, organisée en parallèle de La Biennale Paris par la galerie Anne-Sophie Duval, avec la complicité de la galerie Moufflet. Proposées à partir de 5000 €, ces pièces montrent l’évolution extraordinaire des arts décoratifs de l’époque, et en particulier le renouveau de l’art graphique à travers la créativité des affichistes publicitaires.

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Le bijou à la folie au palais des Beaux-Arts de Bruxelles

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Rédactrice en chef de la revue « L’Œil » entre 1991 et 1997, Solange Thierry se passionne depuis vingt-cinq ans pour les bijoux contemporains, qu’ils soient l’œuvre de joailliers, de sculpteurs ou de designers. « Je ne collectionne que des bijoux que je porte », assure-t-elle. L’exposition de Bruxelles dévoile ses trésors classiques ou extravagants, où l’or et l’ivoire côtoient le verre, les plumes, la peau… et même le Plexiglas ou le métal de boîtes de conserve !

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Le Met quitte le Breuer Building en faveur de la Frick Collection

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Le vent du changement souffle sur le Metropolitan Museum of Art de New York. L’institution new-yorkaise vient d’annoncer, qu’à l’horizon 2020, la Frick Collection prendra sa place dans le Breuer Building, bâtiment iconique de Madison Avenue, achevé par l’architecte Marcel Breuer en 1966. Cet accord intervient alors que la Frick Collection a dévoilé en avril dernier, après bien des aléas, son projet définitif de rénovation et d’agrandissement de son siège historique, l’ancienne résidence de l’industriel Henry Clay Frick, construit dans années 1913-1914. C’est donc dans un nouvel écrin de granit et de béton que les chefs-d’œuvre de la Frick Collection continueront d’être présentés au public jusqu’au 2023, date à laquelle ils intégreront leurs pénates. Pour l’heure, aucune information n’a été donnée quant au devenir du Breuer Building après cette date.
En 2011, le Met avait passé pour huit ans un accord d’exploitation du Breuer Building avec son propriétaire, le Whitney Museum of American Art, afin de pouvoir y présenter ses collections d’art moderne et contemporain. Depuis son ouverture en 2015, le Met Breuer a coûté à l’institution la bagatelle de 17 millions de dollars de location par an, sans compter le coût de mise en fonctionnement et les ressources investies notamment dans l’embellissement du restaurant. La fréquentation de cette coûteuse annexe est bien loin, quant à elle, d’atteindre les chiffres espérés… Selon Daniel H. Weiss, président du Metropolitan Museum, l’accord passé avec la Frick Collection permettra au musée d’économiser environ 45 millions d’euros, une économie bienvenue pour l’institution qui envisage des travaux d’extension, à hauteur de 500 millions d’euros, sur l’aile sud-ouest du musée de la Cinquième Avenue. Le Met entend dorénavant recentrer ses efforts sur son bâtiment principal et manifester son engagement en faveur de la création contemporaine en développant notamment un nouveau programme de commandes de sculptures et d’installations pour sa façade et ses galeries.

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Le monde très fermé des collectionneurs d’art moderne

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Collectionner les œuvres d’art, vraiment, quelle drôle de vie ! Pastichant F. Scott Fitzgerald qui écrivait « Les gens riches sont différents de vous et moi », on pourrait dire : « Les collectionneurs forment un monde à part ». Un univers souvent fascinant, parfois déconcertant, toujours composite : détenteurs d’œuvres par héritage ou par choix, avec des visées spéculatrices ou une logique accumulatrice personnelle, ils offrent de belles histoires à publier. Et lorsqu’on aborde au rivage de la peinture moderne, leur aventure finit par prendre des allures de légende.
Qui sont-ils, les amateurs assez audacieux ou clairvoyants pour acheter les toiles de Monet, Pissarro, Renoir ou Degas avant même (et même après) l’exposition « impressionniste » de 1874 ? On en trouve de toutes sortes. Des militants comme Théodore Duret (1838-1927) : homme de lettres, critique d’art, japoniste, il est le fervent défenseur de la nouvelle peinture auprès d’un public profane. Il organise la vente de l’atelier de son ami Édouard Manet à sa mort en 1883. Lui-même a acquis Le Matador saluant (1866) dès la fin des années 1860. Lorsqu’il vend sa collection, en 1894, on compte six Monet, trois Renoir (dont Lise à l’ombrelle, 1867), six Manet, huit Degas, parmi d’autres… Il y a d’extravagants connaisseurs tels que Jean-Baptiste Faure (1830-1914), baryton à la carrière internationale, fou de peinture, qui achète jusqu’à soixante-sept tableaux de Manet, dont Le Déjeuner sur l’herbe (1863) et Le Fifre (1866) et plus d’une vingtaine de Monet, dont Les Coquelicots (1873), ces derniers aujourd’hui à Orsay. Aux côtés du très connu Henri Rouart et de son fabuleux hôtel-musée de la rue de Lisbonne, on garde le souvenir d’autres boulimiques d’art, le stupéfiant pâtissier Eugène Murer (1841- 1914) ami de Pissarro et de Renoir, dont il accumule les toiles, le compositeur Emmanuel Chabrier, qui acquiert, en 1884 Un bar aux Folies-Bergère ou encore le généreux médecin Georges de Bellio (1828-1894), dont la fille Victorine Donop de Monchy lègue, en 1957, au musée Marmottan, Impression, soleil levant (1872) de Monet qu’il avait acheté dès 1878. […]

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[Avant-Première] L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent

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Quand Yves Saint Laurent rêvait d’Asie… Présentée dans le lieu historique de son ancienne maison de couture, la nouvelle exposition du musée Yves Saint Laurent à Paris met en lumière les inspirations extrême-orientales du couturier, qu’elles viennent d’Inde, de Chine ou du Japon.

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Le jardin cosmique d’Aki Kuroda à l’Aquarium de Paris

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Dans le cadre de son exposition « Japon ! », l’Aquarium de Paris consacre une carte blanche à Aki Kuroda, qui propose une rencontre des plus singulières entre ses créations et le vivant aquatique. Déployé sur trois mille cinq cents mètres carrés, le parcours plonge les spectateurs dans le jardin cosmique de l’artiste japonais qui se laisse submerger par l’élément marin. La nature, le voyage, le temps et l’espace, la place de l’homme imprègnent avec poésie et humour chacune de ses œuvres.

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Trésor à vendre : Une tête de moine de l’entourage de Rubens

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Le panneau ne fait que 47 centimètres de haut, mais il fait beaucoup parler de lui. Car il se pourrait qu’il soit de la main d’un des plus grands artistes du XVIIe siècle, Pierre Paul Rubens (1577-1640). Quels éléments permettent de le penser ? Il s’agit d’un modello, c’est-à-dire une étude préparatoire, pour la tête du Saint Dominique du grand retable de Rubens baptisé Saints Dominique et François d’Assise préservant le monde de la colère du Christ, datable vers 1618-1620 et conservé au Musée des Beaux-Arts de Lyon. Le visage est le même, la barbe, la tonsure et l’attitude aussi. La qualité est également comparable. Directrice du département des Tableaux de Maîtres anciens et du XIXe siècle de la maison de ventes Koller de Zürich, Karoline Weser est convaincue que l’œuvre est de la main de Rubens : « On sait que ce modello était dans l’atelier de Rubens, et qu’il a servi comme modèle pour le retable de Lyon et d’autres tableaux religieux. Et comme il paraît absurde que le maître ait gardé une étude faite par un élève pour l’utiliser comme modèle, on arrive à la conclusion qu’elle est du maître lui-même. Le problème, c’est que nous n’avons pas de preuves, car nous n’avons pas eu la possibilité de faire toutes les recherches d’archives. Par prudence, nous donnons donc l’œuvre à un maître anversois, vers 1610-15 ». Mais le Rubenianum d’Anvers (Research Institute for Flemish art of the 16th and 17th centuries) étudie le panneau, et si ses conclusions vont dans le bon sens, dans quelques mois ou dans des années, il l’inclura dans le corpus de Rubens. L’estimation de l’œuvre est confidentielle, mais Karoline Weser reconnaît qu’elle est environ six fois inférieure à celle qu’aurait le tableau s’il était officiellement donné au maître. « Nous laissons le marché décider » …

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Focus œuvre : Les fresques de Wurtzbourg par Tiepolo

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Balthasar Neumann (architecte) et Giambattista Tiepolo (peintre), l’escalier d’honneur de la résidence de Wurtzbourg © Scala, Florence

Accompagné de ses deux fils, Tiepolo, alors âgé de 54 ans, quitte Venise en novembre 1750 pour se rendre à Wurtzbourg en Bavière à l’invitation de Philipp von Greiffenklau, prince-évêque de Franconie. Le dirigeant de ce petit pays est ambitieux et le décor du salon impérial de sa résidence lui permettra de rivaliser « en image » avec la plus haute aristocratie européenne. Les travaux sont achevés l’été 1752 et leur commanditaire en est si satisfait qu’il retient l’artiste pour une commande colossale : le décor des 570 mètres carrés du plafond dominant le monumental escalier d’honneur. Tiepolo relève le défi en 218 jours : un vaste ciel azuré conçu comme une scène unique avec au centre Apollon, dieu des arts, rayonnant sur les quatre coins de la terre. Sur les corniches, jouant parfois avec humour et malice des frontières entre ses fresques et les stucs d’Antonio Bossi, le peintre compose les allégories des quatre continents. L’Amérique, idole couronnée de plumes, règne sur un continent sauvage, entourée d’indigènes et de crocodiles. L’Afrique, splendide noire chevauchant un chameau, reçoit des dons somptueux, contrôlés par des fonctionnaires ottomans qui exploitent les populations indigènes. L’Asie, princesse cruelle à dos d’éléphant, est entourée de dignitaires et des ruines de son antique culture. Enfin, apparaissant en dernier lieu dans le champ visuel du visiteur qui a gravi l’escalier, l’Europe, à la civilisation et aux vertus pérennes, entourée des arts et de la religion qui rendent l’usage des armes inutiles. Avec la variation des points de vue, la confusion troublante entre les deux et les trois dimensions, l’ouverture et l’amplification fictive de l’espace architectural, le visiteur pénètre peu à peu dans un monde où l’imagination ne connaît plus de limites.

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[ENTRETIEN] Les finalistes du 20e Prix Ricard au Centre Pompidou

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Conçu dans la même logique que sa pratique artiste, le commissariat de Neil Beloufa, tout en participant l’ADN de la Fondation d’entreprise Ricard, n’est pas resté dans les codes d’un cadre établi. En s’inscrivant dans son temps et par l’élaboration de sa liste des artistes nominés, Neil Beloufa nous propose sa vision de la jeune scène contemporaine : des artistes aux pratiques multiples, travaillant en collectif ou en solitaire, où tous, ils abordent un regard, une voix critique sur notre société.
Les nommés sont : Meriem Bennani / Ludovic Boulard Le Fur / Has been, hélas (une exposition de Camille Besson, Raphaël Rossi, Maxime Testu et Victor Vaysse de l’atelier Le Marquis) / Anne Le Troter / Lucile Littot / Guillaume Maraud / Liv Schulman / South Way Studio (un projet d’Emmanuelle Luciani et Charlotte Cosson, avec Giovanni Copelli, Andrew Humke, Gérard Traquandi et Bella Hunt & DDC) / Victor Yudaev. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Cathy Bouvard prend la direction des Ateliers Médicis

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En juin dernier, une structure éphémère préfigurant le grand centre culturel des Ateliers Médicis, annoncé pour 2024, ouvrait ses portes dans un quartier en réhabilitation de la Seine-Saint-Denis, à cheval sur les communes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil. Implanté dans un territoire défavorisé, marqué par les violentes émeutes de 2005, ce nouvel Établissement public de coopération culturel (EPCC) se donne pour mission de promouvoir la jeune création en offrant des espaces de travail et d’exposition aux émergences artistiques et culturelles. Le conseil d’administration de ce nouvel équipement culturel, fruit de la collaboration de l’État, des communes et de l’Établissement public territorial Grand Paris Grand Est, a choisi pour directrice Cathy Bouvard qui a donc été nommée par Françoise Nyssen le 20 septembre. Ancienne secrétaire générale et responsable de la programmation artistique du Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon, Cathy Bouvard a également été journaliste pour « Lyon-Capitale ». Elle quitte aujourd’hui ses fonctions de co-directrice, avec Guy Walter, du « laboratoire international de création artistique » Les Subsistances, qu’elle occupait depuis 2004.

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Picasso et la critique au musée national Picasso à Paris

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S’agit-il de réunir les principaux chefs-d’oeuvre du maître ? C’est impossible. Ni les Demoiselles d’Avignon, ni Guernica, par exemple, ne feront le déplacement,car ces toiles ne quittent plus leur musée. Il s’agit plutôt – tout en réunissant, tout de même, des œuvres de premier plan, et parfois jamais encore montrées à Paris – de questionner cette notion esthétique,qui ne va pas de soi s’agissant d’un artiste comme Picasso. Ne s’est-il pas évertué, en effet, à mettre en pièces les canons et les règles de l’art ? La réception critique de ses travaux joua, bien sûr, un rôle crucial dans la valorisation d’œuvres devenues des icônes de l’art moderne. C’est la critique qui érigea en monuments les tableaux sus cités, ou d’autres, ici exposés, comme La Danse de la Tate Gallery, telles Grandes Baigneuses, tels Arlequins, ou encore les toiles de la dernière période, qui firent scandale à Avignon en 1970 et 1972. Et ce processus touche toutes les facettes de la création picassienne, sculpture, gravure, céramique. Cet aspect de la question est dûment documenté, grâce au riche fonds d’archives dont dispose le musée parisien.

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Tout Franz West au Centre Pompidou

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Il s’était fait connaître, en particulier, par ses sculptures manipulables que le spectateur pouvait adapter à son propre corps, afin de « révéler ses névroses ». Et par ses « œuvres-meubles » faites de chaises et de canapés destinés à accueillir le public. Si le gros de l’exposition est au Centre Pompidou, plusieurs œuvres monumentales sont présentées dans des institutions voisines du Marais.

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