Actualité artistique

L’affaire du Judith et Holopherne attribué à Caravage se termine en queue de poisson

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Rappelons rapidement les faits : il y a cinq ans, le commissaire-priseur Marc Labarbe avait retrouvé dans un grenier toulousain, cachée derrière un vieux matelas, une toile d’un mètre cinquante de long représentant la décapitation d’Holopherne par Judith. Cette composition sombre et puissante avait été attribuée par le cabinet Turquin à Caravage qui annonçait une exécution en 1607 par le peintre italien. Tout y était : le puissant coup de lumière, les plissés rouge sang, les personnages traditionnels de cette scène biblique. Les experts et les amateurs se sont pressés devant la toile, restaurée, d’abord dans les bureaux du cabinet d’expertise, puis à la Brera de Milan, Londres, New York et Paris, lors de sa présentation surprenante face à une œuvre de Daniel Buren à la galerie Kamel Mennour et, enfin, à Drouot. Débats, analyses, contre-expertises. La discussion tournait autour de l’authenticité de l’œuvre qui présente, certes, de beaux morceaux de peinture mais affiche de nombreuses zones discutables (visage de la vieille femme avec son réseau de rides, bras mal attaché d’Holopherne…). Nicola Spinosa, un spécialiste de Caravage, a affirmé y voir « un Caravage authentique » tandis que d’autres fins connaisseurs l’ont attribué à Louis Finson, un peintre flamand ayant travaillé auprès de Caravage au début du XVIIe siècle. La valeur de la toile monumentale peut donc varier de quelques millions à une centaine de millions d’euros (entre 120 et 150, dit le commissaire-priseur toulousain). Après avoir classé l’œuvre Trésor national et empêché son exportation jusqu’en novembre 2018, l’État a laissé expirer le délai au cours duquel il pouvait l’acheter. Les musées français passaient ainsi la main et laissaient l’œuvre aux musées étrangers ou à des collectionneurs privés français ou hors de France.
La vente devait donc se dérouler après demain, à la Halle aux grains de Toulouse. Il n’en sera rien. « Nous avons reçu une offre qu’il était impossible de ne pas transmettre aux propriétaires du tableau, assure Éric Turquin. Le fait que cette offre provienne d’un collectionneur proche d’un grand musée a convaincu les vendeurs de l’accepter ». Les propriétaires ont accepté la proposition imprévue. La vente aux enchères est annulée. Le montant de la transaction reste secret. Le tableau quittera bientôt le sol français. Tout le monde sort donc la tête haute de cette affaire qui se termine en queue de poisson puisque l’incertitude reste entière sur l’authenticité de l’œuvre et que l’absence de prix ne permet pas de conclure sur sa valeur.

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Helena Rubinstein, impératrice de la beauté

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Femmes d’affaires, elle fut aussi une femme d’avant-garde, une grande collectionneuse d’art, une mécène attentionnée. C’est ce que montre cette passionnante exposition avec près de trois cents pièces provenant de la collection personnelle de la célèbre parfumeuse, de Marc Chagall à Michel Kikoïne, Sarah Lipska, Elie Nadelman ou Maurice Utrillo.

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Nomination d’Ann Dumas au Museum of Fine Arts de Houston

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Spécialiste de l’art du XIXe et du début du XXe siècle, Ann Dumas est actuellement conservatrice à la Royal Academy of Arts de Londres. Elle prendra ses fonctions au Museum of Fine Arts (MFAH) en septembre 2019, partageant son temps et ses responsabilités entre Houston et Londres, dans son double rôle de conservatrice consultante du MFAH et de conservatrice de la Royal Academy. « Nous sommes extrêmement heureux d’annoncer ce partenariat avec des collègues de longue date de la Royal Academy. Le talent d’Ann en tant que conservatrice apportera sans aucun doute des projets au plus haut niveau d’expertise aux deux institutions », déclare Gary Tinterow. Ann Dumas est à la Royal Academy depuis 1999. Au cours des 25 dernières années, elle a été responsable d’un certain nombre d’expositions internationales majeures, en particulier dans son domaine, l’art français du XIXe et du début du XXe siècle. Parmi les expositions qu’elle a organisé pour la Royal Academy figurent « Van Gogh : The Artist and His Letters » (2010), « Matisse in the Studio » (2017) et « Révolution : Art russe 1917-1932 » (2017). En plus de ses projets d’exposition, elle a agi en tant que consultante auprès de plusieurs musées en Europe et aux États-Unis. Ann Dumas a étudié l’histoire de l’art au Courtauld Institute of Art de l’Université de Londres et a rédigé sa thèse sur la collection personnelle d’art d’Edgar Degas (c’est à ce moment-là qu’elle travaille avec Gary Tinterow qui montait l’exposition « Les Degas de Degas » au Met). Après avoir obtenu son diplôme, elle a reçu une bourse de recherche Hilla von Rebay au Guggenheim Museum de New York, où elle a entrepris des recherches approfondies sur la collection ainsi que sur les peintures surréalistes de la collection Peggy Guggenheim à Venise. En 2019, Ann Dumas a été intronisée dans l’ordre de l’Empire Britannique pour services rendus aux arts. Elle fera désormais partie de l’équipe du Museum of Fine Arts d’Houston, qui compte parmi les dix plus grands musées d’art des États-Unis, avec une collection encyclopédique de près de 70 000 œuvres datant de l’Antiquité à nos jours.

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Fluctuart annonce la date de son inauguration

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Dès le 4 juillet, embarquez sur la péniche du Fluctuart, nouvelle vitrine culturelle du Street Art à Paris. Vous découvrirez sa collection permanente qui illustre toutes les tendances de l’art urbain, depuis les pionniers du genre jusqu’aux talents les plus contemporains, avec les œuvres de Banksy, Shepard Fairey, Invader, JR, Speedy Graphito, Dran, Vhils, JonOne et même Keith Haring. Pour son inauguration, le nouveau centre d’art présente également la première exposition monographique en Europe de Swoon. Suivant un parcours chronologique, « Time capsule » mettra en lumière l’œuvre et les évolutions techniques de cette artiste majeure du Street Art. Les expositions seront présentées au public gratuitement par des étudiants de l’ICART (École de médiation culturelle et marché de l’art) lors de visites guidées. Il sera également possible de profiter du rooftop, pour une pause apéritive au cœur des œuvres, d’un service de fooding et de la librairie Le Grand Jeu, consacrée aux cultures urbaines.

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Envols d’oiseaux chez Van Cleef

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Elle puise dans la production des maisons Rouvenat, Baugrand, Mellerio, Van Cleef & Arpels et Cartier Sterlé, et se déroule dans le chatoiement luxueux des pierreries dans un décor naturaliste tiré des collections du Museum national d’histoire naturelle. Couleurs exotiques, roues de paon, perroquets et coqs avec effets de plumes… Les broches et autres objets précieux enchantent autant par leur naturalisme que par leur extravagance.

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Podcast : Arts et légende du Bouddha au Musée Guimet

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Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.FranceFineArt.com, a Thierry Zéphir, ingénieur d’études (section de l’Asie du Sud-Est du musée Guimet) et co-commissaire de l’exposition « Bouddha, la légende dorée », à voir au Musée Guimet à Paris jusqu’au 4 novembre 2019.

En retraçant les grandes étapes de la vie de Bouddha, depuis sa naissance survenue dans le parc de Lumbini, au sud du Népal, jusqu’à sa totale extinction à Kushinagara dans l’État indien de l’Uttar Pradesh, l’exposition met en lumière toute la diversité des arts asiatiques. S’appuyant sur les chefs-d’œuvre des collections du Musée Guimet, elle illustre en effet les différents modes d’expressions artistiques des zones et temporalités culturelles de l’Asie, de l’Afghanistan au Japon et de la Chine à l’Indonésie. « Bouddha, la légende dorée » a pour volonté de raconter le destin de l’homme qui sera le fondateur de la quatrième religion du monde, le bouddhisme, né en Inde aux environs du Ve siècle avant J.-C. Décrit depuis le Ier siècle de notre ère, comme un être doté de trente-deux caractéristiques majeures et de quatre-vingts caractéristiques mineures, Bouddha est une figure reconnaissable dans toutes les cultures d’Asie. En confrontant une multitude de traditions iconographiques, l’exposition permet également de comprendre toutes les singularités des représentations de Bouddha.

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Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005). FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores,
de textes et de liens interactifs 
rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Marta Gili, nouvelle directrice de l’École de photographie d’Arles

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Née à Barcelone en 1957, Marta Gili a obtenu en 1980 un diplôme en philosophie et en science de l’éducation à l’Université centrale de Barcelone. Critique d’art, commissaire d’exposition, spécialisée en photographie, elle a fait partie du comité d’organisation de Festival Primavera Fotogràfica de 1983 à 1988. Elle a dirigé le département photographie et arts visuels de la Fondation La Caixa de 1991 à 2006 et a été membre du comité d’acquisition de Fonds national d’art contemporain du ministère français de la Culture et de la communication de 1994 à 1997. En 2006, elle a pris la tête du Jeu de Paume où elle a organisé de nombreuses expositions, aussi bien sur des photographes classiques, Richard Avedon (2008), Claude Cahun (2011) ou Diane Arbus (2012), que sur des photographes contemporains, comme Alec Soth (2008), Bruno Serralongue (2010) ou Société Réaliste (2012). Après 12 ans au Jeu de Paume, elle prendra donc la direction de l’École nationale supérieure de la photographie à Arles, le 1er juillet 2019.

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Invitation au vertige chez EDF

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Ces deux électrons libres, unis le temps d’une exposition pour devenir HyberTalec, entraînent les visiteurs sur le dance-floor d’une salle de bal pour provoquer le « coup de foudre ». Que cette passion violente naisse dans une ancienne station électrique ne manque pas de piquant, non moins que les vêtements totalement foutraques accrochés au mur et que les visiteurs sont invités à revêtir dans des cabines d’essayage ou « cabinets d’émotions » (qu’ils peuvent taguer aussi). Camisole de force, costume d’homme-éponge ou vêtements de survie incitent à se travestir en « hyberhéros » ou à incarner les fantasmes d’exploratrice polaire de Nathalie Talec. L’artiste dont le leitmotiv est le froid et la neige (artificielle) a conçu un instable « rocking chair pour deux » et un mobilier dont les lignes sobres rappellent celles des Shakers américains ,qui suspendaient leurs meubles afin de laisser l’espace disponible pour leurs rituels de transe. Au plafond, un lustre « hystérique » tournoyant invite au vertige de la danse, tandis que les avatars en 3D des artistes exhortent les visiteurs à traverser un retentissant orage…

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Réouverture du musée de Lakenhal

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Le musée, situé depuis 1874 dans la monumentale Halle Laecken construite en 1640, héberge une collection de 23 000 œuvres de maîtres anciens et contemporains. Il dispose désormais de 2500m² supplémentaires, notamment d’une nouvelle aile offrant un espace pour les expositions temporaires. Le chantier a été piloté par le cabinet d’architectes britannique Julian Harap, qui a assuré la rénovation, et par l’agence Happel Cornelisse Verhoeven pour l’extension. Le budget s’élève à 20 millions d’euros, financés à hauteur de 16,6 millions d’euros par le conseil municipal et le reste par le biais du mécénat participatif. Les nouvelles salles d’exposition offrent notamment un espace pour la photographie contemporaine de la collection. Dès sa réouverture, le public a pu admirer des chefs-d’œuvre bien connus tels que Le Jugement dernier (vers 1526-157) de Lucas De Leyde, le Vendeur de lunettes (environ 1624) de Rembrandt et Contra-Composition VII (1924) de Theo van Doesburg. Le musée a rouvert ses portes avec une exposition dédiée à Rembrandt et au Siècle d’or hollandais.

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Émois baroques à Bruges

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Au XVIIe siècle, les Flandres restaient sous la domination espagnole. Si les peintures de Rubens et Van Dyck affluaient dans la Péninsule, aucun mouvement inverse n’a pu être observé. En guise de rattrapage, l’Hôpital Saint-Jean à Bruges propose de redécouvrir quelques figures majeures de l’art baroque espagnol. À côté des peintures de Murillo et Zurbarán, l’extraordinaire réalisme des sculptures de Pedro de Mena ressuscite la ferveur religieuse dans l’Espagne du Siècle d’or.

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Ulysse à l’hôpital, une Odyssée partagée

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Le département de pédiatrie de l’Institut Gustave Roussy, dans lequel je travaille depuis 10 ans, en collaboration avec l’atelier d’arts plastiques, propose aux jeunes patients des dispositifs à travers lesquels ils peuvent s’épanouir (arts plastiques, musique, littérature, vidéo). Après le Mac Val en 2016, et le musée Rodin l’an dernier, nous avons engagé cette année un partenariat avec un collège de Segpa du Val-de-Marne : « Ulysse à l’hôpital, une Odyssée partagée ». Une visite de l’exposition au Louvre-Lens nous a permis de réactiver notre attachement au héros de l’Odyssée qui triompha des épreuves et retrouva les siens. Le cancer est une épreuve difficile, à l’issue incertaine. Est-ce que la poésie répare quelque chose ? Y a-t-il d’un côté l’art, la littérature, et de l’autre, la médecine et la science ? La fiction permet d’inventer des mondes. Les grandes fables, les récits immémoriaux, peuvent être un palliatif à la crise des valeurs que nous traversons, à la maladie, à l’emballement d’une société dominée par le fake et le fast. Dans le quotidien du jeune patient hospitalisé, les figures héroïques rassurent : Ulysse est une figure de résistance et de victoire. Achille, Hector, Pénélope, nous font rêver, mais Ulysse est un héros spécial, une sorte de personnage absolu. Homère a créé un monde merveilleux fait de démesure et d’attente, d’aventure et de tragédie. La peur côtoie la violence et le bonheur. Les états extrêmes de la maladie, difficiles à communiquer, peuvent trouver un exutoire dans ce grand récit de réparation et de transformation. Contrairement à la dimension morale imposée par la Bible et le Coran, le texte grec propose un univers où les dieux se confrontent aux hommes, et facilitent une identification affective, bienveillante. Comment rendre visible une narration immémoriale ? C’est le défi relevé par cette exposition, qui montre l’influence persistante du monde homérique dans les arts visuels, de l’Antiquité à nos jours. En les illustrant, ou en les déplaçant vers l’abstraction (Twombly), les œuvres expriment la colère des dieux, les passions des hommes, leur fragilité. À travers un vaste corpus iconographique et plusieurs sections thématiques (« Assemblée des dieux », « Oralité et écriture », « La guerre », « La mort », « Les monstres », etc.), nous revivons la grandeur des héros. Les interprétations au XIXe siècle sont souvent théâtralisées, ainsi que le révèle toute une galerie de postures et de drames. Les épithètes laudatives du texte (« La vie douce comme le miel », la mort toujours « détestable », Ulysse « l’Inventif »), se retrouvent dans beaucoup d’œuvres : La colère d’Achille de Louis Édouard Fournier (1881), Le désespoir de Calypso, Ménélas vainqueur, gravures de Daumier, etc. Corot propose un décor champêtre adouci, on y voit Homère devant les petits bergers, récitant avec sa lyre. Le 27 mai, une visite collective a donc réuni à Lens les jeunes patients de l’Institut Gustave Roussy et les collégiens de Segpa du collège Éluard de Bonneuil-sur-Marne. Les poèmes des uns ont nourri l’imaginaire des autres, en résonance avec un choix d’œuvres, sélectionnées sur place, qui sont devenues de véritables déclencheurs pour écrire des poèmes. La collaboration entre élèves en difficulté scolaire et jeunes patients est une manière d’abolir les barrières de niveau et de classe, de mettre en œuvre une circulation créative entre l’hôpital et l’école. Le musée et l’épopée homérique ont été, pour l’occasion, le trait d’union indispensable et dynamique pour stimuler leur imaginaire.

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Detton et Warlop sont dans un bateau XXL

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Le passage des grands conteneurs croisant dans la mer du Nord et la présence d’immenses grues dans le port leur ont sans doute donné l’envie de se confronter à la notion de gigantisme. Ce nouveau rendez-vous se veut une réflexion sur le passé, le présent et l’avenir de l’industrie. De la friche, où est implanté le Frac, jusqu’aux môles, plus de deux cents œuvres historiques ou récentes sont présentées, en intérieur ou à l’air libre, en cinq chapitres comme « Paysage mental » avec des projets d’artistes et des performances ou « Écrans parallèles » autour du cinéma. On y croise aussi bien Effondrement d’arcs de Bernar Venet que l’immense rideau Dumbodelire d’Alexandre Périgot déjà exposé à Château-Gontier. Au rang des productions spécialement réalisées pour Dunkerque, notons les cordages de l’artiste turque Hera Büyüktasçiyan et les textes étirés de Tania Mouraud, peints sur le site de Rubis Terminal, le commanditaire de cette œuvre XXL.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Berthes Morisot au musée d’Orsay (1/2)

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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Disparition de l’historien de l’art Peter Selz

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C’est Daniel Marchesseau, l’ancien directeur du musée d’Art moderne de la Ville de Paris puis du musée de la Vie romantique, qui nous a prévenus de la disparition de ce conservateur américain et historien de l’art, professeur, essayiste, fondateur du UC Berkeley Art Museum et du Pacific Film Archive. Né à Munich de parents juifs, il quitte l’Allemagne à l’âge de 17 ans et étudie aux États-Unis, à la Columbia University. Le photographe Alfred Stieglitz, un de ses proches, devient son mentor. Grâce à Paul J. et Ann Karlstrom, un livre était sorti en janvier 2012 racontant les différents épisodes de sa vie (Sketches of a Life in Art). On y suivait son passage au Museum of Modern Art de New York, au début de sa carrière, de 1958 à 1965, et son travail au département des expositions de peinture et sculpture (de « New Images of Man » à la première rétrospective Rodin outre-Atlantique), puis sa vie d’enseignant à l’université de Berkeley et la création du musée universitaire. Il a longtemps travaillé sur les Expressionnistes allemands et le Pop américain mais s’est également penché sur les sculpteurs Giacometti ou Tinguely. Hormis ses nombreuses publications et contributions (Jean Dubuffet, Max Beckmann, Art cinétique, Art de l’engagement…), Peter Selz s’est fait connaître en France pour sa participation aux rétrospectives Mark Rothko et Roy Lichtenstein. Il a également aidé Christo et Jeanne-Claude pour leur installation éphémère Running Fence, un long rideau de tissu de 37 km de long dans les comtés de Sonoma et Marin dans le nord de la Californie en 1976. Il a marqué l’histoire de l’art par son approche non conformiste et ses engagements.

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Philip Pearlstein, réaliste et radical

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Le parcours montre la cohérence et l’obsession dans la représentation des nus à l’atelier depuis six décennies, mais aussi un procédé conceptuel, selon Anne-Claudie Coric, directrice de la galerie Templon. « Paradoxalement, c’est un travail qui porte sur l’abstraction, avec des problématiques sur la signification de la peinture, le cadrage, l’ombre ou la lumière, tous les sujets qui ont animé la scène new-yorkaise durant la seconde partie du XXe siècle. » Dans Le Triomphe de l’art américain, le critique d’art Irving Sandler rappelle à quel point Pearlstein fut novateur, en s’opposant au geste et à la matière de l’Expressionnisme abstrait et en imposant une touche factuelle, nourrie d’observation. Il contesta également la culture Pop ou l’hyperréalisme, et déclara : « Lorsque je regarde un genou pendant une heure, je finis par percevoir le plus petit détail, la moindre ridule ». Son radicalisme transparaît d’autant plus aujourd’hui, au sein des discussions sur les minorités ou les genres, qu’il fut l’un des premiers à peindre des modèles afro-américains ou une nudité masculine frontale.

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Disparition du peintre américain Joyce Pensato

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Née à Brooklyn en 1941, Joyce Pensato a étudié à l’Art Students League of New York et à la New-York Studio School. À New York, elle a partagé un studio avec son ami de toujours Christopher Wool et a rencontré son mentor Joan Mitchell. Son travail sinistre est plein d’humour est influencé par les œuvres de Franz Kline, Philip Guston et Willem de Kooning. Elle s’est notamment distinguée par ses interprétations peintes de la Pop culture et de ses personnages, tels que Batman, Mickey Mouse, Felix le chat ou Homer Simpson. Dans la revue « Artforum » de 1995, dédiée à son œuvre, Barry Schwabsky écrit : « Elle n’a aucun intérêt à utiliser l’imagerie du dessin animé pour refroidir ses peintures, pour se distancier de l’émotivité et de la spontanéité de l’expressionnisme abstrait. Au lieu de cela, Pensato l’utilise, sous une forme déformée, pour emblématiser, pour nommer, cependant indirectement – comme une imagerie purement abstraite, peut-être plus maintenant – la qualité psychologique agressive et anxieuse qui est le contenu de son travail.. Pensato accepte le dessin animé comme une distorsion de la figure humaine, puis déforme la distorsion seulement pour la mutiler aussi. » Certains de ses œuvres sont entrés des collections du Museum of Modern Art de New York, du San Francisco Museum of Modern Art, du Dallas Museum of Art, du Hammer Museum de Los Angeles et du FRAC des Pays de la Loire, France. Elle a également reçu de nombreuses récompenses : le Prix Robert de Niro Sr. en 2013, la Médaille du Mérite de l’Académie Américaine des Arts et Lettres en 2012, le Prix de la Fondation Pollock-Krasner en 1997 et une bourse Guggenheim en 1996.

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