Actualité artistique

D’Abstraction à Zumsteg

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Il est le complément indispensable au Dictionnaire de Picasso de Pierre Daix, publié dans la même collection. Comme celui-ci, le Dictionnaire du cubisme recense toutes les occurrences, des lieux liés à ce mouvement né en 1908 jusqu’aux expositions importantes, des galeristes aux collectionneurs. S’il débute dans l’ordre alphabétique par un chapitre sur l’abstraction (et la position du cubisme « comme la plateforme incontournable du passage vers le mode géométrique de l’abstraction », selon Alfred Barr, le directeur du Museum of Modern Art de New York), il se referme sur une présentation de l’amateur d’art et de musique suisse Gustav Zumsteg, qui présenta sa collection de tableaux de Braque, Matisse et Picasso dans son restaurant, la Kronenhalle, à Zurich. Parmi les chapitres originaux, signalons le très bon texte de Maria Teresa Ocana, directrice honoraire du musée Picasso de Barcelone, sur la galerie Dalmau, sur la cohabitation du cubisme avec le noucentisme (Art Nouveau catalan) et sur l’importance de la Catalogne, restée neutre pendant la Première Guerre mondiale et qui permit aux cubistes modérés d’exposer leurs travaux. Il faut également se reporter à l’analyse de Pierre Brulé sur le bergsonisme, de Gladys C. Fabre sur l’occultisme ou sur le cubisme dans les pays tchèques par Markéta Theinhardt. En picorant de chapitre en chapitre, une nouvelle image du cubisme se dessine, plus humaine et plus incarnée.

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L’art pétrifié de Fernand Khnopff au Petit Palais à Paris

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Bien que reconnu internationalement de son vivant, le Belge Fernand Khnopff (1858-1921) subit après sa mort une étrange éclipse, contrairement à un James Ensor, son contemporain. Accompagnées d’études diverses, les expositions de Bruxelles/Paris/Hambourg de 1979, puis à nouveau Bruxelles en 2004, remirent en lumière les originalités de cet artiste belge classé, faute de mieux, parmi les symbolistes. Né dans un milieu aristocratique aisé, Khnopff laissa un corpus assez restreint de peintures, dessins, gravures et sculptures, tout en conservant une place de pilier de l’avant-garde artistique belge symbolisée, dans les années 1880, par le cercle des XX. Appelée communément Le Sphinx, l’une de ses peintures acquit la célébrité internationale à l’exposition de la Sécession viennoise de 1898. Pratiquant la photographie, il fut par ailleurs le seul artiste de son temps à retravailler des clichés de ses propres œuvres pour en faire de nouveaux originaux. Khnopff prétendait « rêver l’existence continue de ses personnages dans leur milieu jusqu’au moment venu de la représenter dans une œuvre d’art ». Il aurait également pu faire sienne la phrase de Mallarmé pour lequel « il doit y avoir énigme dans la poésie ». Sa prétention à être un médium de son époque s’afficha pleinement dans sa maison-atelier des années 1900-1903 où furent mises en scène ses propres créations. En éclairant toutes les problématiques de l’art de Khnopff, cette nouvelle exposition parisienne nous rend plus familière son indéchiffrable mise à nu de l’ambiguïté du monde. H. G.

 

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Kokoschka à travers les âges à Zurich

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Si Oskar Kokoschka (1886-1980) reste attaché à la Vienne des années 1900, il n’en a pas moins poursuivi son œuvre pendant près de soixante-dix ans. L’enjeu de la présente rétrospective à Zurich est d’embrasser l’ensemble de sa carrière et d’en observer les mutations à la fois stylistiqes et iconographiques. D’un graphisme expressionniste à une picturalité opulente, Kokoschka explore les genres, du portrait au paysage, et renoue même avec la peinture d’histoire.

 

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La famille Nadar à la BnF

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George Sand, Charles Baudelaire, Gustave Doré, Alexandre Dumas, Sarah Bernhardt…  Ces inoubliables portraits font partie de notre mémoire collective. Ils sont à voir à la Bibliothèque nationale de France qui, pour la première fois, réunit les œuvres de la famille Nadar au complet : Félix Tournachon dit Nadar (1820-1910), le plus célèbre, son frère Adrien (1825-1903) et son fils Paul (1856-1939). Elle présente un ensemble exceptionnel de quelque trois cents pièces, issues en grande partie des riches collections de la BnF. Celles-ci proviennent de l’acquisition, en 1950, de l’ensemble des archives Nadar cédées par la seconde épouse de Paul Nadar. Passionnante, cette exposition met en lumière le talent de ceux qui ont travaillé dans l’ombre du grand Nadar, à commencer par Adrien, peintre et photographe dont l’œuvre a été longtemps éclipsée et confondue avec celle de son frère aîné. Auteur des sublimes portraits du mime Deburau, il contribuera à des avancées scientifiques majeures, notamment en travaillant avec le physiologiste Duchenne de Boulogne. Paul, auquel son père laissera son atelier en 1886, participera à nombre de découvertes et d’innovations techniques au tournant du XXe siècle. Enfin la mère, Ernestine qui, si elle n’était pas photographe – les femmes n’étaient pas encore admises dans ce cénacle très masculin – a joué un rôle majeur notamment comme soutien indéfectible de son génie de mari audacieux et casse-cou.

 

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JR monumental à la MEP à Paris

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Créateur multidisciplinaire, Street Artist, l’artiste activiste JR travaille la photographie, le cinéma, le spectacle vivant et les arts visuels. La Maison européenne de la photographie (Mep) organise une rétrospective rassemblant ses premiers graffiti, photos et collages et ses grandes séries dont Women are Heroes, The Wrinkles, Unframed… Présentées dans ce musée, ces œuvres ne dégagent pas autant de puissance que lorsqu’elles se répandent sur murs ou les toits du monde, forcément.

 

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Isabelle Champion-Métadier, la peinture en trois actes à Tours

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Née à Tours en 1947, où elle fait l’école des Beaux-Arts avant de rejoindre celle de Paris, Champion-Métadier (« Connaissance des Arts » n°706, pp. 42-47) témoigne à nouveau de son attachement à sa ville natale. L’important don, fait l’année dernière, de quatre grandes toiles et de cinq pastels, complète une première donation faite au musée en 2000, de deux peintures de grand format. L’ensemble vient reconstituer, notamment, l’intégralité de la série Fragments que l’artiste inaugure en 1990 lors d’un séjour au Cap Brun. Là, au contact de cette nature méditerranéenne et luxuriante, Champion-Métadier se livre à sa pratique de peintre d’alors, à mi-chemin entre figuration et stylisation des formes vers l’abstraction. C’est autour de cette série et de cette donation que s’organise l’actuelle exposition du musée des Beaux-Arts de Tours, hommage à cette figure singulière de la scène artistique française qui, loin de tout confort, tente l’aventure en s’installant à New York dans les années 1990, puis délaisse les pinceaux pour les outils photographiques et numériques. Présentées en contrepoint à la donation, les séries Transit et Disconnected témoignent ainsi de ces recherches plus récentes, manipulations de formes colorées hybrides, où l’approche de peintre se joue différemment dans un assemblage des formes, qui évoque un éternel exercice de construction et reconstruction.

 

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Le playground des Halles imaginé par le Street Artiste Romain Froquet 

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À la demande des collégiens parisiens qui ne disposaient pas d’espaces pour jouer au ballon dans le Ier et le IIe arrondissement de Paris, la Ville a décidé de consacrer 300 m2 du jardin Nelson Mandela, en plein cœur du nouveau quartier des Halles, à un terrain multisports en accès libre. Jean-François Legaret, maire du Ier arrondissement, a alors sollicité Nicolas Laugero Lasserre, commissaire d’exposition et expert en art contemporain, pour piloter ce projet qui, dès l’origine, s’est vu conférer une dimension ludique et artistique. Une liste de neuf artistes franciliens a été élaborée et soumise au choix des jeunes afin de n’en retenir que trois pour leur soumettre un projet concret. C’est finalement le Street-Artiste parisien Romain Froquet qui a été retenu, en juin dernier, pour la réalisation de ce playground à la double vocation sportive et artistique. Et ce sont les enfants du quartier qui on pu choisir les couleurs dominantes de la création graphique de l’artiste. Puisant son inspiration dans l’art ethnique et l’esthétique urbaine, Romain Froquet a déclaré que ce qui l’intéresse « c’est la ligne, mais plus encore son mouvement sur la surface », affirmant vouloir « recréer au sol un bout de ciel ». Ce nouvel espace dédié à la jeunesse sera donc inauguré le 19 décembre prochain.

 

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Décès de la photographe Jacqueline Hassink

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Née en 1966 à Enschede aux Pays-Bas, Jacqueline Hassink a étudié à l’Académie royale de La Haye ainsi qu’à l’Académie des Beaux-Arts de Trondheim où elle a obtenu un diplôme en sculpture en 1992. Elle a alors choisi de pratiquer la photographie et d’en faire son moyen d’expression privilégié. En 1996, Jacqueline Hassink s’est installée à New York, dans le quartier de Brooklyn, et a enseigné la photographie conceptuelle à la prestigieuse Université de Harvard et au Centre international de photographie à New York. Son œuvre photographique s’est notamment focalisée sur l’illustration des structures du pouvoir économique dans le cadre de la mondialisation, à l’image des lieux où se manifeste ce pouvoir. Lors de sa première exposition en France en 1996, « Table of Power », à la galerie Richard à Paris, elle a présenté une série photographique dédiée aux salles de réunion des conseils d’administration des plus grandes sociétés européennes listées dans le « Fortune Global 500 ». Son objectif primordial a été d’illustrer les problématiques économiques et sociales majeures de notre époque, en explorant sans cesse ces aspects de la société de consommation. En plus de ses documents photographiques, Jacqueline Hassink a amassé des cartes et a produit des relevés topographiques en lien avec les pouvoirs économiques, les concrétisant par l’intermédiaire de son langage visuel et artistique particulier.

 

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Julien Prévieux envahit le Mac à Marseille

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Prix Marcel Duchamp 2014, Julien Prévieux appartient à cette catégorie d’artistes préoccupés par les dessous du monde virtualisé issu des nouvelles technologies, monde restant néanmoins tributaire de données matérielles et temporelles. À Marseille, Julien Prévieux expose des œuvres récentes et d’autres inspirées par le lieu avec la volonté de trouver une expression sensible. Cette vingtaine de pièces constitue une mini-rétrospective de cet artiste précurseur.

 

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Passage des princes à Louvain

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Soldats, mécènes, diplomates, entrepreneurs : pendant cinq siècles les princes d’Arenberg ont contribué à forger l’histoire européenne. L’un combattit les Turcs, protégea Rousseau et correspondit avec Voltaire, un autre brilla dans la guerre de Sept Ans, un troisième devint officier d’ordonnance de Napoléon… Réunis pour la première fois, des tableaux de Dürer, Véronèse ou Rubens, des objets précieux, des documents historiques, des textiles et costumes éclairent leur histoire.

 

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Trésor à vendre : Un meuble de Ron Arad fait à la main

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Une épave de voiture, une sculpture de César? Mais non enfin, c’est une armoire du célèbre designer Ron Arad, qui a produit au début de sa carrière des meubles au style « brutaliste ». Pour bien comprendre, il faut se remémorer le contexte difficile de l’Angleterre de la fin des années 1980, qui avait plongé dans une profonde crise économique avec un chômage massif, des fermetures d’usines et des émeutes réprimées par la « Dame de fer » Margaret Thatcher. Le designer anglais Tom Dixon avait alors lancé un mouvement, Creative Salvage, axé sur le recyclage des déchets, mouvement qu’avait rejoint Ron Arad, designer né en 1951 à Tel Aviv et formé à l’architectural Association de Londres. La collection privée dispersée par Damien Leclere à Paris le 13 décembre propose une poignée de pièces de Ron Arad de ce style, créées en 1988 et fabriquée à la main de manière encore artisanale: un bureau et sa chaise, pièces uniques estimées de 200 000 € à 300 000 €; deux fauteuils en acier inox martelé, pièces uniques également, estimés entre 50 000 € et 70 000 € chacun; et cette extraordinaire armoire-penderie, dont trois exemplaires différents  ont été réalisés, et qui devrait grimper entre 80 00 € et 120 000 €. Comme l’explique l’expert de la vente François Epin, « c’est une occasion de voir et d’acquérir des pièces anciennes d’Arad, avant qu’il ne développe des process de production industrielle. Telle une sculpture, cette armoire faite de plaques d’acier de récupération a été façonnée à la main. En bas à gauche de la façade, on peut voir sa signature du designer gravée dans la peinture, comme un ornement ». Qui pourra s’offrir ces curiosités? De grosses galeries et des collectionneurs au portefeuille bien garni, qui aiment les lignes impeccables des meubles d’Arad produits en série qui ont fait son succès, comme l’iconique étagère murale Bookworm ou le rocking-chair Voido, mais qui seront fatalement séduits par ces quelques pièces portant la « patte » du créateur.

 

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Livre de Noël : Au paradis des livres

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Leibniz qualifiait les bibliothèques de « salle du trésor de toutes les richesses de l’esprit humain ». Ce paradis du savoir fut longtemps le privilège des moines, des princes et des rois, reflet de leur puissance temporelle et spirituelle. Massimo Listri pose son regard d’esthète amoureux sur ces temples hors du temps, célèbres ou méconnus, et souvent inaccessibles. Des cabinets austères et feutrés aux échafaudages baroques les plus ébouriffés.

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2019, l’année Rembrandt aux Pays-Bas

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À tout seigneur, tout honneur. Le Rijksmuseum d’Amsterdam propose trois rendez-vous : « Tous les Rembrandt du Rijksmuseum » (du 15 février au 10 juin), « La Restauration de la Ronde de nuit » (été 2019) et « Rembrandt-Velazquez » (du 11 octobre au 19 janvier 2020). Le Mauritshuis de La Haye ouvre le sujet sur une vue plus globale du XVIIe siècle avec « Rembrandt et l’âge d’or hollandais » (du 31 janvier au 15 septembre) suivi d’une monographie sur « Nicolas Maes » (du 17 octobre au 19 janvier 2020). Le musée de Lakenhal garde un peu le même thème avec « Rembrandt et l’âge d’or hollandais » (du 15 juin au 3 octobre) avec Jan Van Goyen, Jan Steen et David Bailly, puis avec une présentation sur « Le jeune Rembrandt » (du 3 novembre au 9 février 2020). À Amsterdam, le Jewish Historical Museum s’attarde sur un chef-d’œuvre, le Saint Pierre en prison, venu du musée d’Israël (du 13 septembre au 10 novembre) puis accueille tous les tableaux hollandais de ce musée (automne 2019-printemps 2020). Enfin le musée de Frans Hals de Haarlem se concentre sur Frans Hals et les modernes (12 octobre-10 février 2020) et le Musée Prinsenhof de Delft termine en beauté avec Pieter de Hooch (du 11 octobre au 16 février 2020)
En attendant les festivités de 2019, le Fries Museum a ouvert le 24 novembre dernier son exposition sur « Rembrandt et Saskia » (jusqu’au 7 mars) et le Gemeente Amsterdam Stadsarchiev annonce « Rembrandt en privé. Des histoires d’amour, d’argent et d’art » (du 7 décembre au 7 avril 2019). Alors, n’attendez pas, à vos voitures et à vos Thalys en direction des Pays-Bas !

Tous les renseignements sur www.rembrandt-2019.nl

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Vincent Honoré à la direction artistique de Montpellier Contemporain

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Curateur à Londres de 2004 à 2009 à la Hayward Gallery, à la Tate et à la fondation DRAF, Vincent Honoré a été nommé directeur artistique du MoCo. L’institution a également annoncé une équipe de nouveaux curateurs, réunissant Caroline Chabrand, Anya Harrison, Jacqueline Kok, Victor Secretan et Anna Kerekes, ainsi que la création d’un post-diplôme en lien avec le réseau des biennales internationales, intitulé « Saison 6 ». « Je suis très excité à l’idée de rejoindre Nicolas Bourriaud [directeur général du MoCo], en tant que directeur des programmes et des expositions du MoCo », a déclaré Vincent Honoré, affirmant attendre « avec impatience de rejoindre l’excitante scène artistique du sud de la France et de créer des connexions avec les nombreux collègues qui travaillent là-bas ». Un retour en France qui a pu également être motivé par le Brexit, comme l’a affirmé l’intéressé.

 

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