Actualité artistique

Trésor à vendre : Steinlen ou les grandes heures de l’illustration fin-de-siècle à Drouot

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Théophile-Alexandre Steinlen, Dessin original pour « Contre les chiens », nouvelle d’Alphonse Allais, paru dans le Gil Blas illustré, 2 juillet 1897, recto seul, crayon gras, rehauts à l’encre de Chine et aux crayons de couleurs, sur papier crème, 278 x 229 mm. Estimation de 1500 à 1800€

Théophile-Alexandre Steinlen est suisse, anarchiste et artiste. Fraîchement installé à Montmartre, il rencontre les grandes figures de la bohème. Il fréquente Adolphe Willette, Antonio de la Gandara, Henri de Toulouse-Lautrec, Aristide Bruant, Rodolphe Salis, qui l’engage, avec l’inénarrable Alphonse Allais, pour amuser la galerie au cabaret Le Chat Noir et créer ses affiches. Il se nourrit de l’humour dans l’absurde, l’injustice ambiante, devenant en une dizaine d’années l’un des principaux illustrateurs de son temps, exposant au Salon des Indépendants de 1893 et, régulièrement, à celui des Humoristes. L’artiste illustre, pour les revues satiriques « Gil Blas » ou « L’Assiette au Beurre », la vie quotidienne de la rue, croquant petites gens et miséreux. Délaissant parfois les pinceaux, les plumes et les pastels, il sculpte les chats, sa deuxième grande passion.
Collectionné par les plus grands (le colonel Sicklès, Paul Villeboeuf), mais assez peu présent aux enchères, on pourra s’attendre à de beaux résultats pour cet ensemble très complet d’éditions illustrées et de dessins originaux. « À dire vrai, avec ou sans belles-lettres, j’aurais collectionné au premier chef les dessins d’illustration de Steinlen, commente Maître Delauney, pour qui la joie de la découverte remonte à mon enfance, chez mes grands-parents, avec certains numéros de L’Assiette au Beurre…» On retrouve effectivement avec joie les gouaches accompagnant les textes des Soliloques du pauvre de Jehan-Rictus, en exemplaire unique à la reliure également peinte par l’artiste (1897, estimé 5000/6000 €), mais aussi les feuilles accompagnant Contre les chiens, l’hilarant petit recueil-pamphlet d’Alphonse Allais (1897, estimé 70 000/90 000 €), ou encore les dessins originaux de l’Affaire Crainquebille, la nouvelle d’Anatole France, dans laquelle l’auteur se livre à une critique sévère à l’égard de la justice de l’époque (1901, estimés 15 000/20 0000 €). Steinlen signe ici 63 compositions qui lui offrent l’occasion de peindre les scènes de la vie populaire… Une plongée dans cette fin de siècle bouillonnante et charnière.

Jehan-Rictus, Les Soliloques du pauvre, 1897, in-8°, vélin, plats décorés d’une gouache originale de Théophile-Alexandre Steinlen, signée et datée « 09 », décor se poursuivant au dos, couverture, tranches dorées, chemise et étui gainés de veau beige. Estimation : de 5000 à 6000€.

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L’architecte français François Seigneur est mort

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Né en 1942, François Seigneur passe d’abord par l’École Boulle en 1961 avant d’entrer à l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Il navigue entre art (ébénisterie, puis peinture) et architecture (auprès de Claude Parent). Il s’associe avec Jean Nouvel au début des années 1970 et participe avec lui à la réhabilitation du théâtre de Belfort. Il crée en 1986 son atelier d’architecture et d’urbanisme. Son nom est connu pour son grand œuvre avec Jean-Paul Viguier : le pavillon français de l’Exposition universelle de Séville en 1992 caractérisé par sa légèreté. Avec Sylvie de la Dure, il signe également le mémorial de l’Alsace-Moselle à Schirmeck pour lequel il est nominé pour l’Équerre d’argent en 2005. Il est nommé ensuite professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Bretagne à Rennes. En 1999, l’Institut français d’architecture lui avait consacré une exposition.

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Décès de l’architecte français Pierre Parat

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Né en 1928 à Versailles, Pierre Parat est formé à l’École polytechnique de Lima. Dès son retour en France, il entre à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts dans l’atelier de l’architecte Eugène Beaudoin (1898-1983). En 1957, avec son camarade Michel Andrault, il fonde Anpar, future agence Andrault & Parat. Ils signent la basilique-sanctuaire Notre-Dame-des-Larmes de Syracuse, voile conique de béton plissé, qui a mis 28 ans à être réalisée à cause de fouilles archéologiques sur le site. Au sein de l’agence Andrault & Parat, Parat a dessiné de nombreux projets tels que le siège de l’agence Havas à Neuilly, le palais omnisports de Bercy, les pyramides d’Évry et la Tour totem de Beaugrenelle. Avec Andrault, Parat reçoit en 1985 le grand prix national d’Architecture. La Cité de l’architecture et du patrimoine a présenté l’exposition « Pierre Parat, l’architecture à grands traits » en 2012.

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La Philharmonie de Paris contre l’architecte Jean Nouvel, le bras de fer continue

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Près de cinq années se sont écoulées depuis l’inauguration de la Philharmonie au cœur du XIXe arrondissement de Paris en janvier 2015. Après le boycott de Jean Nouvel lors de l’ouverture de l’établissement, le conflit aurait pu s’arrêter en avril de la même année, lorsque l’architecte avait été débouté par le tribunal de Paris pour avoir voulu engager des « travaux modificatifs » estimant que son œuvre avait été « dénaturée » par rapport au « dessin initial ». Depuis, l’eau a beau avoir coulé sous les ponts, le conflit ne fait qu’empirer. Le 14 octobre dernier, l’architecte a porté plainte contre la Philharmonie au parquet national financier, accusant l’institution de favoritisme, concussion, recel de détournement de fonds publics ou encore de faux et usage de faux. L’accusation de favoritisme dénonce le choix de l’entreprise de BTP Bouygues, sélectionné sans concurrence d’après le plaignant. La concussion, autrement dit le fait qu’un agent public perçoit des sommes d’argent qui ne lui est pas dû, pointe le sort de la somme de la créance « alors que ce n’est pas la Philharmonie qui a financé le chantier mais ses tutelles : l’État, la Ville et la région », souligne l’avocat de Jean Nouvel au « Parisien ». L’accusation de recel de détournement de fonds publics fait référence à la prétendue dérogation des règles relatives aux marchés publics tandis que les faux et usage de faux rappelle les 1200 ordres de service signé avec l’en-tête du cabinet d’architecture sans son aval.
Cette plainte, ainsi que le recours engagé devant le tribunal administratif, font suite à la facture de la Philharmonie qui réclame depuis 2017 à Jean Nouvel 170,6 millions d’euros, dont 110 de pénalités de retard. « On demande à Jean Nouvel de rembourser une partie du bâtiment : c’est du jamais vu, ça n’a pas de sens », explique Me Vincent Brengarth, du cabinet Bourdon & Associés qui représente l’architecte. Hier soir, l’établissement a répondu à la médiatisation de la plainte par un communiqué. Celui-ci revient sur les accusations de Jean Nouvel et notamment sur l’origine du litige qui résulte de « la volonté de l’architecte d’imposer en 2013 au maître d’ouvrage une refonte importante de plusieurs espaces essentiels du projet (salle de concert, foyers, espaces extérieurs, etc.) en cours de travaux, ce qui aurait conduit à un nouveau renchérissement et à un allongement des délais. Soucieux de respecter le cadre budgétaire et de tenir la date de janvier 2015 prévue pour l’ouverture (ainsi que la programmation de concerts déjà fixée), le maître d’ouvrage a refusé cette refonte. En réponse, les Ateliers Jean Nouvel ont bloqué les visas de plans et refusé de signer les ordres de service aux entreprises afin de paralyser les travaux ».
Alors que Jean Nouvel se place en victime, l’institution souligne les intérêts financiers des deux parties. L’avocat de l’architecte du musée du quai Branly-Jacques Chirac confie également au « Parisien » : « Il y a une volonté très claire de faire de Jean Nouvel le bouc émissaire du chantier ». Ce à quoi l’établissement a répondu : « Cette créance de 170 millions d’euros (soit 142 millions d’euros hors taxe) fait face, en justice, à des prétentions exactement contraires des Ateliers Jean Nouvel qui demandent à la Philharmonie plus de 105 millions d’euros hors taxe de rémunérations complémentaires et indemnités. Il n’y a donc pas une victime et un agresseur mais deux parties face à face qui réclament chacune à l’autre des sommes importantes. » Somme toute, la hache de guerre n’est pas près d’être enterrée. Ce sera donc au juge de trancher et de réussir à mettre un terme à cette malheureuse histoire.

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Tim Marlow prend la tête du Design Museum de Londres

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Pendant douze ans, Deyan Sudjic et Alice Black ont dirigé le Design Museum de Londres, assuré son agrandissement et son transfert des docks vers Kensington. Malgré un bilan positif, ils laissent la direction à Tim Marlow (né en 1962) à partir du début de l’année prochaine. Celui-ci, historien, critique et présentateur d’émissions télé et radio sur la BBC, est passé du privé au public en abandonnant son poste d’organisateur des expositions de la galerie d’art contemporain White Cube de 2003 à 2014 pour prendre ensuite la direction de la Royal Academy of Arts. Dans cette célèbre institution, il a monté les expositions « Ai Weiwei » en 2015, « Expressionnisme abstrait américain » en 2016 et « Charles Ier, roi et collectionneur » en 2018. Toutes couronnées de succès. En parallèle, il a écrit plusieurs livres grand public sur Rodin et Schiele et a contribué à des catalogues sur Antony Caro et David Mach. Au Design Museum, Tim Marlow cumulera les deux fonctions de directeur exécutif et directeur artistique, une nouveauté pour ce musée londonien.

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Le vidéaste Paul Heintz reçoit le prix des Révélations Emerige 2019

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Paul Heintz ©DR

Grâce à Gaël Charbau, le commissaire de l’exposition, les œuvres des douze finalistes du prix des Révélations Emerige (pour des artistes français ou vivant en France, de moins de 35 ans et qui n’ont pas de galerie) occupent parfaitement les locaux du 81 boulevard Voltaire, à Paris, et ce jusqu’au 17 novembre. Dans ces espaces vides mis à disposition par le promoteur immobilier et collectionneur Laurent Dumas à l’origine du prix Emerige, on peut se laisser surprendre par les gouaches de Kubra Khademi et l’installation de Néphéli Barbas. Cependant, ce sont les deux vidéos dérangeantes et fictionnelles de Paul Heintz (né en 1989) qui emportent immédiatement l’adhésion. En particulier celle soulignant la solitude des pyromanes se prenant quasiment pour des artistes et désireux d’attirer l’attention sur eux. Après une déambulation dans une rue de banlieue pavillonnaire, surgissent d’incroyables images aux couleurs criantes. Paul Heintz bénéficiera en 2020 d’une première exposition dans la galerie gb agency et disposera d’un atelier pendant un an au Voltaire.

Vue d’une installation de Paul Heintz, présentée dans l’exposition « L’effet falaise » de la 6e édition de la Bourse Révélations Emerige au 81 boulevard Voltaire à Paris ©Guy Boyer

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Le Prix Nadar Gens d’images 2019 récompense Miho Kajioka

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Née en 1973 au Japon et vivant à Kyoto, Miho Kajioka s’est lancée dans la photographie en 2011, marquée par la catastrophe du tsunami. Elle a publié cette année So it goes, un ouvrage qui est une réflexion sur le temps et la mémoire. Il réunit textes et fragments photographiques du quotidien de l’artiste. Publié par (M) éditions en coédition avec IBASHO, ce livre a donc reçu le 17 octobre le Prix Nadar Gens d’images 2019.

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Mort du peintre américain Ed Clark

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Son nom n’était pas très connu du grand public alors qu’il faisait partie du mouvement expressionniste abstrait dont on ne retient que les noms les plus célèbres tels que Jackson Pollock et Mark Rothko. Pourtant l’œuvre de Ed Clark, né à La Nouvelle Orléans en 1926 et formé à l’Art Institute de Chicago de 1947 à 1951 puis à la Grande Chaumière à Paris en 1952 (comme Beauford Delaney) avait toutes les qualités de couleurs et de gestes pour être appréciée des collectionneurs. Avec ses toiles aux formats originaux et au balayage de matière colorée montrées à partir de 1957, il est exposé surtout par des marchands afro-américains à cause de la couleur de sa peau. C’est pourquoi il fonde la galerie coopérative Brata avec Al Held et Nicholas Krushenick. Sa reconnaissance internationale n’est arrivée que très tard dans sa carrière. Il était depuis quelques mois représenté par l’importante galerie Hauser & Wirth, qui vient de lui consacrer une exposition dans ses espaces de New York.

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Disparition de l’artiste chinois Huang Yong Ping

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Né en 1954, Huang Yong Ping a commencé sa carrière en Chine après avoir étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Hangzhou. « Le zen est Dada, Dada est le zen », martèlent les membres du groupe Xiamen Dada dont fait partie Huang Yong Ping de 1985 à 1987. D’ailleurs, celui-ci brûle ses œuvres en un geste radical pour répondre à la censure. Deux ans plus tard, on peut voir son travail à Paris lors de la mémorable exposition « Les Magiciens de la terre », montée par Jean-Hubert Martin à La Villette et au Centre Pompidou. Lorsque éclatent les événements dramatiques de la place Tienanmen, Huang Yong Ping est à Paris et décide de rester en France. Il obtient la nationalité française en 1999 et représente la France à la Biennale d’art contemporain de Venise avec le peintre Jean-Pierre Bertrand. Il réalise des œuvres monumentales comme son intervention au Grand Palais en 2016 et son serpent immergé à Saint-Brévin-les-Pins. La galerie Kamel Mennour expose régulièrement son travail. Huang Yong Ping est décédé à l’âge de 65 ans des suites d’une chute.

Huang Yong Ping, Empires, Monumenta 2016 au Grand Palais à Paris ©Marie Crevits

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Ma langue au chat : Quel événement marque la vie de Picasso à l’automne 1944 ?

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Jusqu’au 5 janvier, le musée de Grenoble retrace l’histoire de Picasso pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses œuvres, violentes et parfois allégoriques, traduisent le tragique des combats et l’espoir de la paix à venir.

QUESTION

Quel événement marque la vie de Picasso à l’automne 1944 ?


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RÉPONSE

Le 4 octobre 1944, Picasso adhère au Parti communiste français. Farouche opposant de la dictature franquiste, il incarne alors l’art moderne engagé et libéré. Le lendemain, il expose au Salon d’automne, dit Salon de la Libération, les œuvres réalisées pendant l’Occupation. Le public est choqué par les formes torturées et violentes figurant sur ses toiles.

Toutes les réponses figurent dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

Picasso. Au cœur des ténèbres 1939-1945 
In Fine Éditions d’art, 320 pp., 32 €
Cet ouvrage est publié à l’occasion de l’exposition « Picasso. Au cœur des ténèbres 1939-1945 »
organisée du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020 au Musée de Grenoble.

+ d’infos

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Urban Art chez Artcurial

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Constituée dans les années 1990-2000, cette collection américaine marque un tournant dans l’art urbain, qui puise ses références dans la culture du skate, la musique et l’art de la rue. Elle s’inscrit dans la mouvance de l’exposition « Beautiful Losers », qui a voyagé depuis 2004 aux États-Unis, en Asie, en Australie puis en France, à Lille. Dans cette collection, deux œuvres de Kaws sont en tête (de 50 000 € à 120 000 €), suivies de pièces de Barry McGee (autour de 20 000 €) et de Todd James (de 15 000 € à 20 000 €).

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Nomination de Christine Germain-Donnat à la direction du musée de la Chasse et de la Nature à Paris

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Actuellement en travaux d’agrandissement, le musée de la Chasse et de la Nature connaît du changement au niveau de sa direction. Détachée par le ministère de la Culture auprès de la Fondation François Sommer, Christine Germain-Donnat vient d’être nommée directrice de l’institution. Elle prendra ses fonctions dès le 1er novembre et succédera à Claude d’Anthenaise, en poste depuis 20 ans. Celui-ci quittera la fondation en septembre 2020, après avoir aidé son successeur à s’installer et préparer la réouverture du musée en menant en parallèle la mission d’aménagement du château de Carrouges en Normandie.
Christine Germain-Donnat a commencé sa carrière en 1999 en tant que conservatrice au Palais des Beaux-Arts de Lille, puis au musée des Beaux-Arts de Rouen et au musée de la céramique. En 2008, elle a piloté le projet du musée des Arts décoratifs et de la mode au château Borély à Marseille et a pris sa direction lors de l’ouverture du musée en 2013, tout en dirigeant le musée Grobet-Labadié. Depuis 2016, elle était directrice du département du patrimoine et des collections à Sèvres-Cité de la céramique.

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Comprendre Patrick Caulfield à la galerie londonienne Waddington Custot

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La galerie Waddington Custot a consacré plusieurs solo shows au Britannique Patrick Caulfield (1936-2005), centrés sur les grandes peintures ayant fait son succès. Elles sont présentes, notamment les pièces iconiques des années 1970, cette fois-ci accompagnées de dessins et lithographies permettant de comprendre l’élaboration du travail. « Sa pratique, précise le directeur de la galerie, Jacob Twyford, portait sur une attention très précise à la lumière, l’ombre et la création de nouvelles couleurs. Partant d’idées fort simples, comme une recherche de texture, il les développait dans d’infinies variations. Certains travaux préparatoires, jamais exposés, témoignent des intrications de ses compositions, espaces énigmatiques pour lesquels il donnait peu d’indices. » Produisant peu et lentement, Patrick Caulfield n’a pas été beaucoup montré à l’étranger, mais son nom a circulé parmi les jeunes plasticiens, chez qui il est devenu une référence. Avec une cinquantaine d’œuvres (de £ 2000 à £ 400 000), l’exposition devrait engendrer de nouveaux aficionados.

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La Figure de l’artiste s’invite à la Petite Galerie du Louvre

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J’aurais voulu être un artiste ! Combien d’enfants en ont rêvé, caressant la vision d’une carrière glorieuse dans la musique, la peinture, le cinéma ? Combien d’adultes happés par une autre vie conservent la discrète nostalgie de ce rêve ? « J’aurais voulu être un artiste/Pour pouvoir faire mon numéro/Quand l’avion se pose sur la piste »… Le fameux Blues du businessman de la comédie musicale Starmania est diffusé au sein de l’exposition coproduite par la Réunion des Musées nationaux-Grand Palais et le palais des Beaux-Arts de Lille. Clin d’œil d’une manifestation adressée résolument au grand public, qui décortique le mythe du côté des arts plastiques, de Dürer à Jeff Koons et Wim Delvoye. « Ce rêve d’être artiste reste un fantasme très répandu, commente Bruno Girveau, directeur du musée et commissaire général de l’exposition, alors qu’en fait le statut d’artiste est encore aujourd’hui extrêmement précaire. Mais il continue de faire rêver grâce à une construction sociale bâtie au fil de cinq siècles de stratégies et d’autopromotion qui aboutissent à Picasso et Jeff Koons. En réalité, Picasso n’a pu devenir Picasso que grâce aux cinq siècles qui l’ont précédé. » En effet, on a souvent tendance à croire que les artistes tels que nous les connaissons existent depuis toujours. Loin de là ! « Ils se sont élevés socialement à partir de la fin du Moyen Âge, poursuit Bruno Girveau, passant du statut d’artisan payé à la journée, réalisant un objet ayant une fonction rituelle, symbolique ou décorative, à celui d’artiste signant une œuvre reconnue comme autonome, comme un produit de l’intellect. » C’est ce que Léonard de Vinci appelait cosa mentale (« une chose mentale »).

[…] Il reste 80% de notre article
à lire dans notre numéro d’octobre 2019

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Léonard au Louvre : en attendant l’Homme de Vitruve

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Vue du mur attendant l’accrochage du dessin de l’Homme de Vitruve dans l’exposition ©Céline Lefranc

Enfin la voici, cette exposition Vinci qui a tant fait parler d’elle ! Et quel éblouissement, même si l’une des stars de l’événement, le fameux Homme de Vitruve, n’était pas encore arrivée lors de cette visite de presse du 18 octobre. Mais que les futurs visiteurs se rassurent, après les réticences italiennes et les atermoiements que l’on sait, il sera bel et bien là pour l’ouverture officielle des portes de l’exposition, le 24 octobre. Les autres dessins prêtés par les Gallerie dell’Accademia de Venise, qui étaient visés par la même procédure en Italie, étaient déjà arrivés et exposés. L’exposition est chronologique. Elle démarre par les œuvres de son maître Verrocchio et des dessins dont on ne sait s’ils sont du maître ou du génial élève, et se termine sur une grande salle rassemblant en apothéose La Vierge au Rocher et son carton conservé à Londres, ainsi que le Saint Jean Baptiste, les deux tableaux en question faisant partie, avec La Joconde (restée dans la Salle des États), des œuvres qu’il avait conservées avec lui en France, et sur lesquels il travaillait semble-t-il encore avant sa mort. L’exposition présente la moitié de son œuvre peint, qui compte moins de vingt tableaux certains. On peut bien sûr regretter la moitié manquante, notamment La Dame à L’Hermine conservée à Cracovie, ou La Madone à l’œillet de Munich, mais la beauté des œuvres présentes et la virtuosité des dessins, très nombreux, suffit à constituer une belle exposition.

Vue d’exposition montrant Léonard de Vinci, Sainte Anne, le Vierge et l’Enfant Jésus, dite La Sainte Anne ©Céline Lefranc

En revanche, on s’interroge dès le début du parcours sur la présence de grandes réflectographies infrarouge des peintures exposées ou non exposées (L’Annonciation de Florence, le Portrait de Ginevra de’ Benci de Washington…). Les cartels ne portant aucune explication, il faut se reporter au livret de visite distribué à l’entrée pour comprendre l’intérêt de ces images en noir et blanc. On y découvre pour chaque numéro de l’exposition, tableau, dessin ou réflectographie, un commentaire de quelques lignes expliquant l’iconographie ou l’histoire de l’œuvre, et pour les réflectographies, la construction de la composition, les repentirs observés et leur éventuelle signification. En prévision d’une affluence énorme, le musée a préféré un livret à des cartels commentés pour que le public ne stationne pas trop longtemps devant les œuvres. Mais pas sûr que ce soit efficace. Car que l’on décide de lire avant de regarder, ou de regarder avant de lire, on reste de toute façon un moment à proximité de l’œuvre qui nous intéresse, au risque de créer des « embouteillages ». Autre réserve autour de la communication : l’exposition a demandé dix ans de travail, les commissaires proposent un nouveau découpage de la vie et l’œuvre de Léonard, les cinq tableaux du Louvre ont été étudiés par des scientifiques et trois ont été restaurés pour l’occasion (la Sainte Anne, la Belle Ferronnière et le Saint Jean Baptiste, pourtant toujours très sombre), mais comment le saura le public puisqu’on ne lui explique pas dans les salles ? Seuls les visiteurs achetant le catalogue doivent-ils avoir accès à ces informations ? Conclusion, il faut aller voir cette exposition qui permet d’admirer des tableaux et dessins stupéfiants venus du monde entier, en s’y préparant avant et sans lâcher son livret de visite…

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