Actualité artistique

Fiac Hors Les Murs 2018 : Tous aux Tuileries !

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 Richard Long
Blue Sky Circle, 2002, marbre blanc, granite rose, diam. : 640 cm
Tucci Russo, Torino

Kohei Nawa
Ether#34 / Ether#35, 2018, aluminium et peinture, 418 x 44,5 x 44,5 cm
SCAI THE BATHHOUSE, Tokyo
Pace, New York, London, Beijing, Hong Kong, Palo Alto, Séoul, Genève

François-Xavier Lalanne
Le très grand ours, 1994-2015, bronze, 300 x 150 x 150 cm
Galerie Mitterrand, Paris

Alicja Kwade
Revolution (Gravitas), 2018, acier inoxydable, pierres, 117 x 230 x 225 cm
Kamel Mennour, Paris, London

Vladimir Skoda
Sphère de Ciel – Ciel de Sphères, 2004-2018, acier inoxydable, 3 éléments, diam. : 280, 210 et 160 cm
Catherine Issert, Saint-Paul

Alexander Calder
Janey Waney, 1969, acier peint, 772 x 762 cm
Leslee and David Rogath
Van de Weghe, New York

Michele Spanghero
Dia, 2016, fibre de verre vernie et fer, 187 x 85 x 289 cm
Galerie Alberta Pane, Paris, Venezia

Zhan Wang
Jiashanshi n°106, 2006, acier inoxydable, 442 x 350 x 180 cm
Pace, New York, London, Beijing, Hong Kong, Palo Alto, Séoul, Genève

Henk Visch
Du Livre du matin, 2018, bronze, 220 x 120 x 140 cm
Tim Van Laere Gallery, Antwerp

Franz West
Dorit, 2002, aluminium laqué, 600 x 150 x 150 cm
Venus Over Manhattan, New York

Pablo Reinoso
Le Cercle, 2018, acier peint, 8 éléments, 600 x 1200 m
Waddington Custot, London

©Guy Boyer

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Dans les petits papiers d’Hodler

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On croit tout connaître d’un artiste. Et l’exploration d’archives pléthoriques vient livrer son lot de surprises. Ainsi, on retrouve dans celles de Ferdinand Hodler une partie de son fonds d’atelier et une abondante documentation, estimée à près de quatre-vingt mille pièces (manuscrits, lettres, contrats, photographies, ébauches, coupures de presse et objets). La Fondation Bodmer en présente les pièces les plus remarquables.

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Licini chez Peggy Guggenheim

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Le peintre italien Osvaldo Licini (1894-1958) fait lui aussi un retour en force dans la Cité des Doges. Ayant figuré parmi les premiers peintres abstraits italiens, Licini, en fin connaisseur de tous les courants picturaux de son temps, sut se forger une voie particulière dans laquelle sa palette lumineuse, unissant l’abstraction géométrique à une introspection d’esprit surréaliste, transcendait une vision pessimiste du monde en une réjouissante fanfare.

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Dans les rêves de Tomás Saraceno

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« J’arrive − excusez-moi ! − par la dernière trombe. Je suis un peu couvert d’éther. J’ai voyagé ! J’ai les yeux tout remplis de poudre d’astres. J’ai Aux éperons, encor, quelques poils de planète ! » Tomás Saraceno pourrait faire sienne cette tirade de Cyrano. Point de « cheveu de comète » sur son pourpoint, mais l’artiste en jean et tee-shirt marine, qui vit et travaille « sur et au-delà de la planète Terre », a des étoiles plein les yeux. Le regard bleu pétillant, entre savant fou et petit garçon malicieux, il déambule parmi les soixante collaborateurs qui s’affairent pour préparer sa Carte blanche au Palais de Tokyo : architectes, designers, ingénieurs, anthropologistes, biologistes, historiens de l’art, musiciens et… spécialistes des araignées. Depuis six ans, l’Argentin né en 1973 à Tucumán a installé son atelier dans un ancien bâtiment administratif d’Agfa recouvert de tags, et dans l’ancienne usine attenante à Berlin-Rummelsburg.

Inspiré par les récits « cosmicomiques » d’Italo Calvino, il est connu pour avoir installé en 2012 une « Ville-nuages » sur le toit du Metropolitan Museum of Art de New York, pour avoir réalisé en 2015 le record du monde du plus long vol habité en ballon flottant à l’énergie solaire, et pour avoir été le premier à reconstruire les habitats tissés des araignées sous forme d’installations artistiques. « Je collectionne les toiles d’araignées. À ce jour, j’en ai plus de cinq cents », dit-il en souriant, s’amusant de sa propre folie. Spiderman ayant conquis la Sérénissime lors de la Biennale de Venise 2009 avec une œuvre intitulée Galaxies Forming Along Filaments, Like Droplets Along the Strands of a Spider’s Web (Galaxies se formant le long de filaments, comme des gouttelettes le long des fils d’une toile d’araignée), il a installé au deuxième étage de son atelier un laboratoire d’arachnides, où deux cents araignées de trente espèces distinctes filent leurs toiles. […]

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Décès de Paul Allen, cofondateur de Microsoft et grand collectionneur

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Informaticien de génie, Paul Allen est né en 1953 à Seattle aux États-Unis. Il y a rencontré, à l’école primaire, Bill Gates avec qui il partageait le goût de l’informatique. Quelques années plus tard, Paul Allen, alors étudiant à la Washington State University, a décidé d’arrêter les études pour devenir programmateur et a convaincu Bill Gates d’en faire de même et de quitter la prestigieuse Harvard University. En 1975, ils ont fondé Microsoft afin de créer des programmes informatiques pour des ordinateurs personnels. Cinq ans plus tard, IBM a bouleversé la vie de l’entreprise naissante, la choisissant pour concevoir le système d’exploitation de son premier PC. Les prémices de Windows étaient lancés. L’entrée en bourse de Microsoft a fait de Paul Allen un milliardaire (sa fortune a été estimée par le magazine Forbes à 20 milliards de dollars), ce qui lui a permis d’assouvir sa passion pour l’art en devenant un de plus grands collectionneurs du monde. Ainsi il a compté, sans discontinuer depuis 1999, dans la liste « 200 Top Collectors » d’ARTnews ! Très discret à ce sujet, Paul Allen n’a accepté qu’en de rares occasions de dévoiler une partie de sa collection : une exposition itinérante entre Portland, Minneapolis, Washington et Seattle a été organisée entre 2016 et 2017 pour montrer une trentaine de ses tableaux. Parmi eux, le public a pu admirer des œuvres de Canaletto, Hockney, Klimt, Monet ou encore Turner. En 2015, Paul Allen a également fondé dans sa ville natale la Seattle Art Fair, qui s’est rapidement imposée comme l’une des foires les plus dynamiques des États-Unis, et a contribué à la création, dans la même ville, du Museum of Pop Culture.

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Idée Lecture : Peinture et lecture, toute une histoire

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Les auteurs y soulignent les liens étroits entre le développement du livre, depuis l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, et l’émergence de la figure de l’artiste telle que nous la connaissons aujourd’hui. La relation des peintres à la lecture est également explorée à travers l’analyse de peintures occidentales dans lesquelles la figure du lecteur est centrale. Le livre illustré dans la toile étant pour l’artiste le moyen de dire quelque chose de la société à laquelle il appartient, nous sommes donc invités à y voir bien davantage que la simple représentation artistique d’un objet du quotidien. La symbolique livresque permet aux artistes présentés, de Vermeer à Magritte, d’aborder subtilement divers thèmes tels que la religion, l’érudition, l’amour ou l’inégalité entre les sexes.

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Décès de Jacques Monory, peintre emblématique de la Figuration narrative

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Né en 1924 à Paris, Jacques Monory a étudié à l’école des Arts appliqués de Paris où il a suivi une formation de peintre décorateur. Puis il a travaillé pendant dix ans chez l’éditeur de livre et de photographie Robert Delpire. Dans les années 1960, il devient rapidement l’un des piliers du mouvement de la Figuration narrative, déclinaison française du Pop Art, en présentant deux œuvres majeures : Meurtres (1968) et Velvet Jungle (1969). Il y a témoigné de sa passion pour l’esthétique cinématographique et pour les univers noirs, les atmosphère inquiétantes avec lesquels il peignait des « faits divers symboliques ». Jacques Monory a pratiqué aussi bien la peinture que la photographie et le cinéma, mais toujours avec ce répertoire de motifs récurrents inspiré de ses voyages aux Etats-Unis, et composé de voitures, de revolvers, de femmes. En 1975, il a été reçu dans la galerie Maeght, avant d’être invité à la Biennale de Venise, onze ans plus tard. En 1992, il a également participé à l’Exposition universelle de Séville dans le Pavillon français. Son œuvre est célèbre par son utilisation si particulière de la couleur bleue, qui possède, selon lui, « un certain sens : l’expression du désir impossible, le bleu romantique ». « Peut-être qu’un jour je peindrai avec toutes les couleurs. Ce jour-là, j’aurai brisé la séparation entre moi et le monde » déclarait-il. En 2005, le MAC VAL de Vitry-sur-Seine lui avait consacré son exposition inaugurale, avant que le Fonds Hélène et Edouard Leclerc à Landerneau ne lui accorde également une rétrospective importante en 2014. Dans le cadre de la préparaton de cette exposition, l’artiste nous avait exceptionnellement ouvert les portes de son atelier à Cachan, dans le Val-de-Marne.

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Un surréalisme suisse ?

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S’il naît en France, le surréalisme est une affaire internationale. La Suisse compte quelques-uns des représentants les plus éminents de ce mouvement, avec Alberto Giacometti et Meret Oppenheim. Mais, au-delà de ces individualités remarquables, existe-t-il quelque chose comme un surréalisme suisse ? L’Argauer Kunsthaus a entrepris de répondre à cette question complexe, en explorant les années 1930 à 1950. Mais l’exposition étend son investigation aux décennies suivantes, comme pour souligner la permanence d’une inspiration en apparence si étrangère au génie suisse.

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Décès de Takehisa Kosugi, figure majeure du mouvement Fluxus

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Après des études en musicologie à l’université des arts de Tokyo, Takehisa Kosugi s’est consacré à la création de pièces de musique expérimentale en explorant plus particulièrement les potentialités du violon dans ce domaine. Membre de différentes formations musicales (Ongaku, Taj Mahal Travellers), il fut l’un des premiers à travailler sur l’improvisation collective et la performance multimédia. Il a également été étroitement associé au groupe Fluxus, en participant en 1964 à l’édition du livre d’artistes Fluxus 1 pour lequel il a composé Theatre Music. La même année, George Maciunas, fondateur du mouvement, a publié Events, un ensemble de dix-huit cartes imprimées où l’artiste détaillait des instructions de performance. Cette œuvre, dont le Whitney Museum of American Art possède un exemplaire, illustre la posture radicale de Kosugi vis-à-vis de la musique qui, selon lui, devait être pensé comme un art également visuel et performatif, que chacun pouvait expérimenter dans sa vie quotidienne. L’artiste s’est produit au Town Hall de New York, en 1967, lors d’un long concert, intitulé Music Expanded, pour lequel l’ont assisté les artistes Charlotte Morrman et Nam June Paik. En 1969, il a fondé Taj Mahal Travellers, un groupe de sept artistes hippies japonais qui, durant deux années, a traversé le continent européen, depuis la Hollande jusqu’en Inde, réalisant des performances électro-acoustic et des happenings en Grande Bretagne, en Itale et en Allemagne. À partir de 1977, Takehisa Kosugi a travaillé en collaboration avec la Mercy Cunningham Dance Company, dont il est devenu le troisième directeur musical, après John Cage et David Tudor, de 1995 à 2012. S’adonnant aussi bien à la musique, à la danse, à la performance ou à l’édition, Kosugi n’a eu de cesse d’explorer les relations entre les sons, le temps, les objets et leur environnement. Son œuvre invite à repenser les frontières entre l’art, la musique et la vie.

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Le corps en action à Lille

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Riche de deux cent huit clubs sportifs de diverses disciplines, la Ville de Lille propose une vingtaine d’expositions photographiques liées à la pratique sportive en mettant l’accent sur le football, au Tripostal, sur le cyclisme et les jeux olympiques, dans l’ancienne gare Saint-Sauveur, ainsi que sur la boxe à l’Hospice Comtesse. Occasion de découvrir, loin des figures médiatisés du sport, la diversité des pratiques nordiques et celle de ses acteurs et spectateurs anonymes.

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Fiac 2018 : Des foires off pour tous

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Cela semble de bon augure d’entendre Clément Delépine, codirecteur de Paris Internationale, affirmer qu’il existe en France davantage de collectionneurs qu’on ne le dit. Pour sa quatrième édition, la foire accueille des enseignes émergentes, mais aussi d’importants acteurs du marché, tels qu’Isabella Bortolozzi. « Nous permettons aux galeries plus confirmées de soumettre des projets spécifiques ou d’offrir un nouvel éclairage sur certains artistes. » Également dans « cette volonté de sortir de l’économie des records et de ne pas penser qu’à François Pinault ou Bernard Arnault », le galeriste Olivier Robert inaugure la foire Bienvenue, avec une vingtaine d’exposants, en majorité de l’Hexagone. Tandis que Romain Tichit, fondateur de la YIA, s’oriente vers des marchands plus établis qu’à ses débuts en 2010, mais peu montrés en France. D’autres géographies sont évidemment à l’honneur sur Asia Now, qui fait un focus sur le Japon et projette, en exclusivité européenne, le film Kusama Infinity, sur la célèbre artiste nipponne. Pour Marion Dana, de la New Galerie, « cette foire représente une formidable opportunité de développer un nouveau réseau d’acheteurs ». Ces derniers auront encore le choix de l’Outsider Art Fair, qui a bien réussi à s’implanter à Paris et propose, pour sa sixième édition, des prix permettant de se laisser toucher par le virus de la collection.

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Pascal Convert, l’art, la mémoire, la barbarie

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Le plasticien Pascal Convert expose un panorama photographique de seize mètres de long et un polyptyque restituant le site de Bâmiyân, en Afghanistan. C’est là que, en mars 2001, les Talibans dynamitaient deux bouddhas géants (53 m et 38 m) sculptés dans la falaise et pillaient quelque sept cent cinquante grottes. L’œuvre, saisissante, est complétée par un film, Les Enfants de Bâmiyân, des textes de Convert et un livre d’artiste réalisé avec Georges Didi-Huberman. Une exposition qui mérite bien plus qu’un simple détour !

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Première française pour Grayson Perry

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À sa façon, Grayson Perry semble incarner une certaine idée de l’excentricité que l’on prête volontiers aux Britanniques. Une excentricité mise au service d’un propos souvent corrosif et, surtout, en phase avec les grandes questions du moment, à commencer par celle du genre. Mais, chez Perry, l’interrogation sur une identité sexuelle fluctuante s’accompagne d’une conscience sociale et politique. Il s’était fait connaître, au début des années 1980, grâce à ses œuvres en céramique. D’une certaine manière, il se positionnait en marge en choisissant une pratique artisanale, mais complètement revisitée : ses vases sont ainsi couverts de dessins réalisés avec la technique du sgraffite, de textes manuscrits et de pochoirs, de transferts photographiques et d’émaux. Sur le plan iconographique, il donne à ses œuvres une coloration volontiers politique, comme le montrent ses récentes productions autour du Brexit. L’artiste avait lancé un appel au public pour qu’on lui envoie des images et des textes destinés à orner deux vases, consacrés respectivement aux partisans du « Leave » et à ceux du « Remain ». Parallèlement à son travail de la terre, Perry s’est  intéressé à la tapisserie. Là encore, le résultat est décapant. Dans un style pop inspiré de la bande dessinée, il mobilise sans complexe les ressources de l’iconographie chrétienne dans des images noyées sous une abondance de détails incongrus. La Monnaie de Paris lui offre sa première exposition monographique française.

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Art Élysées : cap sur l’ouverture

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Son ancrage sur les Champs-Élysées est son atout numéro un, ainsi que sa proximité avec le Grand Palais qui abrite la Fiac. Pour sa douzième édition, Art Élysées continue à s’affirmer parmi les foires d’art parisiennes d’octobre et à développer son identité propre. Initialement axée vers une vision plutôt classique de l’art de notre temps, Art Élysées s’est orientée depuis quelques années vers un positionnement plus largement ouvert, allant de l’art moderne au contemporain et au design, jusqu’à l’art urbain. Avec sa topographie originale, Art Élysées est la seule foire à présenter quatre sections distinctes sur l’avenue des Champs-Élysées, sous la forme de pavillons éphémères qui s’articulent clairement : art moderne, design, art contemporain et art urbain. Une soixantaine de galeries ont rejoint cette année les sections art moderne et contemporain, avec notamment AB, Baudoin Lebon, Berès, Damien Boquet Art, Capazza, Gimpel & Müller, Michel Giraud, Françoise Livinec, Olivier Waltman, Véronique Smagghe, la galerie des Modernes, Nichido, la galerie Photo12, Protée, Hélène Bailly Gallery, Le Feuvre & Roze. Plus orientée vers la création contemporaine, la section Design réunit un cercle resserré d’une dizaine de galeries, avec Glustin, Portuondo, Meubles et Lumières… Toujours tonique, l’art urbain est représenté par quinze galeries, une spécificité d’Art Élysées qui lui dédie une vraie section.

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Décès de Xavier Bonnet, tapissier et historien de l’art

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Xavier Bonnet était renommé pour sa double compétence de tapissier et d’historien de l’art. En effet, en 1988 il est entré en apprentissage de tapissier à Charolles en Saône-et-Loire, avant d’entamer un tour de France jusqu’à La Rochelle, où il est reçu Compagnon du Devoir en 1993. Spécialisé en histoire des tapissiers au XVIIIe siècle en France et en Europe, Xavier Bonnet est devenu par la suite prévôt (directeur) de la maison des Compagnons de Paris ainsi que commissaire d’exposition. C’est en 2000 qu’il a entamé des études d’histoire de l’art à l’École du Louvre où il s’est spécialisé en architecture, décor et ameublement des grandes demeures, avant de se lancer dans une thèse de doctorat concernant François Capin, tapissier ordinaire du Roi et du Garde-meuble de la Couronne (1727-1789). Puis Xavier Bonnet est habilité en tant que restaurateur par la Direction des musées de France en 2005, ce qui lui a permis d’intervenir sur de nombreuses collections privées et publiques, comme celle du musée des Arts décoratifs de Paris (MAD), du musée Carnavalet ou encore des châteaux de Versailles, Compiègne et Fontainebleau. Entre 2010 et 2011, il a été pensionnaire de la Villa Médicis, l’Académie de France à Rome, dont l’administration a déclaré que « la singularité de l’approche de Xavier Bonnet consiste à établir un dialogue entre artisanat, restauration et histoire de l’art, et à pouvoir confronter ainsi les objets aux sources d’archives. » Xavier Bonnet a même eu l’occasion d’offrir ses services au Victoria & Albert Museum de Londres et au California Palace of the Legion of Honor, et a été appelé à travailler à la Maison Blanche sous la présidence de Barack Obama. Le secteur du patrimoine perd donc un spécialiste mondialement reconnu.

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