Actualité artistique

Mort du galeriste Jacques Hérold

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C’est à l’âge de 87 ans que le galeriste Jacques Hérold est décédé le 20 avril. À partir de 1970, il avait commencé son activité de galeriste Rive Gauche avec la galerie de Seine. Il y présente les grands artistes du XXe siècle, de Jean Arp à Wols, puis s’intéresse à des contemporains comme Vladimir Velickovic et Richard Texier.

Il ne faut pas le confondre avec Jacques Hérold (1910-1987) qui est le pseudonyme du peintre et sculpteur roumain Jacques Blumer, que Jacques et Thessa Hérold présentent dès 1971. Soulignons que le galeriste, juif roumain comme l’artiste, avait sans doute pris le pseudonyme de l’artiste qu’il aimait.

De la rue de Seine au Marais

Ensuite, à partir de 1993, Jacques Hérold ouvre une galerie dans le Marais qui prend le nom de son épouse, la galerie Thessa Hérold, à deux pas du musée Picasso et des galeries Thaddaeus Ropac, Yvon Lambert et Dominique Fiat. Rue de Thorigny, Jacques et Thessa Hérold organisent des expositions historiques accompagnées de catalogues très documentés signés Georges Fauchereau, Pierre Daix, Emmanuel Guigon ou Jean-Clarence Lambert. Les poètes et les écrivains sont aussi de la partie puisque les époux Hérold demandent des textes à Edouard Glissant pour Les Amériques baroques, à Zoé Valdès pour Camacho et Yves Peyré pour Bertrand Dorny.

D’Henri Michaux à Georges Noël, de Ljuba à Carmen Calvo, de Roberto Matta à Béatrice Helg, les expositions monographiques s’enchaînent au rythme de quatre par an. Depuis le 1er avril 2019, la galerie est devenue la galerie Orbis pictus, dépendant de la fondation tchèque Pro Arte. Sont actuellement présentées les photographies de Jesse A. Fernandez. Le galeriste Jacques Hérold est décédé du coronavirus à l’âge de 87 ans.

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Échantillon de beauté antique par Baudelaire : focus sur un chef-d’oeuvre

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Poète mais aussi grand critique d’art, Charles Baudelaire (1821-1867) n’était pas artiste au sens professionnel du terme. Son activité de dessinateur occasionnel reste celle d’un amateur. Cependant, le grand nombre de croquis qu’il a laissés traduit un fort tempérament. Généralement exécutés à la plume sur un tracé à la sanguine, parfois au crayon, ils représentent des autoportraits ou des femmes au regard enjôleur.

Portrait de Charles Baudelaire par Nadar, 1855

Beauté grecque ou courtisane ?

Maîtresse du poète, Jeanne Duval apparaît à plusieurs reprises. Ces dessins évoquent par leur style Constantin Guys (1802-1892), artiste dont les écrits de Baudelaire ont contribué à faire la renommée. Avec le désordre de sa lourde chevelure ondulée, son nez mutin, ses yeux démesurément allongés par un trait de khôl, cet Échantillon de beauté antique évoque davantage une courtisane de l’époque romantique qu’une statue grecque. Cette déesse n’est pas de marbre !

Charles Baudelaire, Échantillon de beauté antique, XIXe siècle, plume, encre brune, graphite, 19 × 12,5 cm, collection privée

La femme fatale et le Poète

Le dessin est dédié à Paul Chenavard (1807-1895), artiste lyonnais ami du poète. Baudelaire, qui classait Chenavard sous l’étiquette de « l’art philosophique », l’admirait tout en le trouvant moralisateur et « pas assez animal ». L’impudente beauté était-elle destinée à éveiller ses sens ? Elle porte une croix en pendentif : « De Satan ou de Dieu, qu’importe ? Ange ou Sirène, / Qu’importe si tu rends, – fée aux yeux de velours, / […] / L’univers moins hideux et les instants moins lourds ? » (Hymne à la beauté, Les Fleurs du mal).

Édouard Manet, La Dame à l’éventail ou La Maîtresse de Baudelaire, 1862 © Budapest, musée des Beaux-Arts

Ce croquis célèbre, conservé dans la collection de Louis-Antoine et Véronique Prat bientôt présentée au Petit Palais, faisait partie d’un recueil de dessins du poète réunis par Auguste Poulet-Malassis, courageux éditeur des Fleurs du mal, amicalement surnommé « Coco mal perché » par Baudelaire.

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Disparition du marchand Art Déco Christian Boutonnet

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Avec Rafael Ortiz, il faisait la paire, dirigeant la galerie L’Arc-en-Seine à Saint-Germain-des-Prés. Inséparables, souriants, radieux, gentils. Ils figuraient au Panthéon des marchands de l’Art Déco français avec Cheska Vallois et Anne-Sophie Duval. L’un des deux est donc parti. Il s’agit de Christian Boutonnet, un marchand à l’ancienne qui aimait bien vivre et savait être généreux de son savoir. Alberto et Diego Giacometti, Jean-Michel Frank et Pierre Chareau n’avaient aucun secret pour lui. Depuis 1984, avec Rafael, ils avaient créé leur galerie de la rue de Seine, spécialisée dans les années 1930-40.

De Giacometti à Laura de Santillana

Né à Neuilly en 1947, Christian Boutonnet devait devenir dentiste, suite aux volontés familiales. Mais, après des études spécialisées et après avoir repris le cabinet dentaire de son père, il se passionne pour les objets d’art. La rencontre avec l’Espagnol Rafael Ortiz, qui a fait les Beaux-Arts de Barcelone, va être capitale pour sa vie personnelle et professionnelle. Ils s’unissent dans la vie et se lancent aux Puces de Saint-Ouen. Au début des années 80, ils s’installent dans ce fond de cour de la rue de Seine, dans ce quartier où viennent les décorateurs américains et les riches collectionneurs français.

Dans un cadre où le beige domine (comme dans nombre de leurs stands à la Biennale des Antiquaires ou à la Tefaf de Maastricht), les meubles se marient à la sculpture et aux objets d’arts décoratifs. Puis, le duo songe à s’agrandir et crée un nouvel espace qui donne directement sur la rue de Seine. Même s’ils ne sont pas passionnés par l’événementiel, ils montent tout de même des expositions temporaires, des céramiques d’Alain Vernis en 2002 jusqu’aux dessins du Prince Félix Youssoupoff en 2010 et aux verres de Laura de Santillana en 2011.

Christian Boutonnet aimait par-dessus tout le travail d’Alberto Giacometti auquel il avait consacré un livre aux éditions de l’Amateur et qu’il présentait toujours sur ses stands discrets et très élégants. La rue de Seine a perdu un de ses plus sympathiques marchands, et nous avons perdu un ami sincère. Toutes nos pensées à Rafael Ortiz.

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Léonard De Vinci, Mondrian, Rembrandt : Top 12 des expositions 2019

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L’année 2019 fut riche en expositions, que ce soit en France et dans le monde. En attendant que les institutions rouvrent, redécouvrez les plus belles expositions de l’an passé. Entre records de fréquentation, redécouvertes d’artistes injustement oubliés et centenaire au musée, plongez dans notre top 12 des expositions 2019.

1.  « Toutânkhamon, le trésor du pharaon » à la Grande Halle de la Villette

Avec 1 423 170 visiteurs, « Toutânkhamon, le trésor du pharaon » a décroché le titre de l’exposition la plus fréquentée de France. Le nombre pharaonique d’entrées pour cette exposition blockbuster témoigne de la passion des Français pour l’égyptologie. Après leurs voyages aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne, les objets uniques du tombeau présentés à la Grande Halle de la Villette vont rejoindre la collection permanente du nouveau Grand Musée Égyptien du Caire.

Revivez l’exposition « Toutânkhamon, le trésor du pharaon » avec notre sélection d’articles :

Toutânkhamon, le règne du pharaon #1 [podcast]

Toutânkhamon, la découverte du trésor #2 [podcast]

Le tombeau de Toutankhâmon : un si long sommeil

Le trésor de Toutankhâmon en 5 chefs-d’œuvre

Toutânkhamon, l’or du roi soleil

Vue de l’exposition « Toutânkhamon. Le trésor du Pharaon », à la Grande Halle de la Villette, du 23 mars au 15 septembre 2019 ©Anne-Sophie Lesage-Münch

2. « Léonard de Vinci » au Musée du Louvre

Une autre exposition blockbuster a marqué l’année 2019 : « Léonard de Vinci » au Musée du Louvre. Avec plus de 1,1 million de visiteurs, l’événement ne détrône pas Toutânkhamon à La Villette mais elle réalise tout de même un record historique pour une exposition au Louvre. L’exposition qui marquait les 500 ans de la disparition de Léonard de Vinci (1452-1519) rassemblait tableaux, sculptures et dessins dont des œuvres stars du maître florentin comme L’Homme de Vitruve.

Revivez l’exposition « Léonard de Vinci » avec notre sélection d’articles :

Exposition Léonard au Louvre : Pourquoi aimer Vinci ?

Les Douces Madones de Léonard de Vinci : un type iconographique qui en dit long

Art Tech : En tête-à-tête avec la Joconde

[Avant-Première] Léonard de Vinci ou l’énigme des images

Léonard au Louvre : en attendant l’Homme de Vitruve

Idée Lecture : Incontournable Léonard

À gauche : Léonard de Vinci, Portrait d’une dame de la cour de Milan, dit, à tort, La Belle Ferronnière, vers 1490-1497, huile sur bois (noyer), 63,5 x 44,5 cm, Paris, musée du Louvre ©Céline Lefranc
À droite : la réflectographie de La Belle ferronnière ©Céline Lefranc

3. « La collection Alana : chefs-d’œuvre de la peinture italienne » au musée Jacquemart-André

Fra Angelico, Tintoret, Véronèse, Uccello, Pontormo, Bronzino, Manfredi, Gentileschi… Toute la peinture italienne du XIIIe au XVIIe siècle était présente au musée Jacquemart-André à Paris. L’an passé, l’institution a choisi de montrer pour la première fois au public la collection Alana, restée jusqu’ici secrète. Le milliardaire chilien Álvaro Saieh, visiteur habitué des lieux, avait exceptionnellement accepté de prêter son ensemble de chefs-d’œuvre pour l’exposer dans l’hôtel particulier imprégné du goût de l’Italie qu’avaient Nélie Jacquemart et Édouard André.

Revivez l’exposition « La collection Alana : chefs-d’œuvre de la peinture italienne » avec notre sélection d’articles :

Les trésors cachés d’Alana au musée Jacquemart-André

Scène de taverne avec un joueur de luth de Bartolomeo Manfredi : focus sur un chef-d’œuvre

L’Annonciation de Lorenzo Monaco : focus sur un chef-d’oeuvre

Lorenzo Monaco, (Actif à Florence, 1389 – 1423/24), L’Annonciation, vers 1420-1424, tempera et or sur panneau, 169,6 x 120,7 cmCollection Alana, Newark, DE, États-Unis, Photo © Allison Chipak

4. « Mondrian figuratif : une histoire inconnue » au musée Marmottan Monet

On connaît les tableaux abstraits de Piet Mondrian (1872-1944), mais rare sont celles et ceux qui connaissent son œuvre figurative. Avec une scénographie faisant honneur aux couleurs primaires, le musée Marmottan Monet a présenté au public la collection de Salomon Slijper, léguée au Kunstmuseum de La Haye. À partir de ses paysages hollandais, l’exposition retraçait la quête picturale de l’artiste.

Revivez l’exposition « Mondrian figuratif : une histoire inconnue » avec notre sélection d’articles :

Soulages, Hartung, Mondrian, Hepworth : les expos qui nous emmènent de la figuration à l’abstraction

Mondrian avant Mondrian au musée Marmottan Monet

Le Saviez-vous ? : Piet Mondrian

Piet Mondrian, Ferme près de Duivendrecht, v. 1916, huile sur toile, 86 x 109 cm, Kunstmuseum Den Haag

5. « Hokusai, Hiroshige, Utamaro : les grands maîtres du Japon » à l’Hôtel de Caumont-Centre d’art

Les expositions en région ne font pas exception. En 2019, l’Hôtel de Caumont d’Aix-en-Provence a révélé les trésors de la collection d’estampes ukiyo-e de Georges Leskowicz, transportant les visiteurs au cœur de la culture de l’époque Edo (1600-1867). L’exposition « Hokusai, Hiroshige, Utamaro : les grands maîtres du Japon » présentaient plus de 150 estampes dont les chefs-d’œuvre comme Les Trente-Six vues du Mont Fuji (1832-1833) d’Hokusai, Les Soixante-neuf stations de la route Kisokaido d’Hiroshige et Eisen ainsi qu’un ensemble unique de Surimono.

Revivez l’exposition « Hokusai, Hiroshige, Utamaro : les grands maîtres du Japon » avec notre sélection d’articles :

Hokusai, Hiroshige, Utamaro : les grands maîtres de l’estampe japonaise

Chefs-d’œuvre de l’art japonais de l’estampe : les surimono

À l’Hôtel Caumont d’Aix-en-Provence, l’exposition « Hokusai, Hiroshige, Utamaro… Les grands maîtres du Japon » présente les trésors de la collection Georges. Ici, Yashima Gakutei, Le guerrier Hoda Tadakatsu, vers 1830, nishiki-e, pigment métallique, 21,8 x 18,7 cm

6. « Rembrandt-Velázquez » au Rijksmuseum

Les musées français ne sont pas les seuls à avoir brillé en 2019. Le Rijksmuseum d’Amsterdam a créé l’événement avec son exposition « Rembrandt-Velázquez ». En jouant sur les correspondances et les ressemblances, le musée néerlandais a confronté les chefs-d’œuvre hollandais et espagnols, pour le plus grand plaisir des visiteurs.

Revivez l’exposition « Rembrandt-Velázquez » avec notre sélection d’articles :

Le Rijksmuseum d’Amsterdam confronte Rembrandt à Velazquez

Chronique Sorties : Rembrandt-Velazquez, dialogue entre peintures hollandaises et espagnoles au Rijksmuseum

Rembrandt-Velázquez au Rijksmuseum : les Pays-Bas et l’Espagne en tête-à-tête

Idée lecture : Rembrandt dessiné en XXL

L’Autoportrait de 1628 par Rembrandt : focus sur un chef-d’oeuvre

Rembrandt Van Rijn, La fiancée juive, vers 1665-1669, collection du Rijksmuseum.

6. « Greco : la rétrospective » au Grand Palais

Alors que l’on pensait que ce serait l’exposition consacrée à Toulouse-Lautrec qui ferait sensation, la rétrospective du Greco (1541-1614) a volé la vedette au peintre des nuits folles parisiennes. En effet, le Crétois Doménikos Theotokopoulos du Greco a fait sensation. Ses compositions hallucinées aux formes allongées comme des flammes et aux couleurs vibrantes ont émerveillé les visiteurs qui se sont aventurés au Grand Palais malgré les grèves parisiennes de décembre.

Revivez l’exposition « Greco : la rétrospective » avec notre sélection d’articles :

[On repeint l’expo] Le Greco face à Toulouse-Lautrec au Grand Palais

Le Greco en 5 chefs-d’œuvre

Récit d’une vie : El Greco, le Byzantin moderne et expressionniste avant l’heure

Chronique Sorties : Le Greco au Grand Palais

Les flammes de Greco embrasent le Grand Palais

El Greco, Laocoon, vers 1610, huile sur toile, 137,5 x 172,5 cm, Washington, National Gallery of Art

7. « Hammershøi, le maître de la peinture danoise » au musée Jacquemart-André

Avant la collection Alana, c’était l’œuvre de Vilhelm Hammershøi (1864-1916) qui occupait les murs du musée Jacquemart-André. L’exposition « Hammershøi, le maître de la peinture danoise » a mis en lumière un artiste que l’on avait tristement oublié en France. Avec cette superbe immersion dans l’œuvre unique et fascinant d’Hammershøi, aux confins du silence et de la solitude, ses toiles danoises ont pris du terrain sur le marché de l’art. En novembre dernier, Interior, Strandgade 30 (1900) était adjugée à 5,5 millions d’euros, soit le tableau de l’artiste le plus cher jamais vendu au monde.

Revivez l’exposition « Hammershøi, le maître de la peinture danoise » avec notre sélection d’articles :

Focus œuvre : Intérieur, rayon de soleil sur le sol par Vilhelm Hammershøi

Étude d’une oeuvre : Vilhelm Hammershøi, Intérieur, Strandgade 30

Dans l’intimité d’Hammershoi, maître de la peinture danoise [Visite Live]

Vilhelm Hammershøi, Intérieur à Strandgade, 1901, huile sur toile, 46,5 x 52 cm, National Gallery of Denmark.

8. « Hans Hartung : La fabrique du geste » au Musée d’Art moderne de Paris

2019 a permis non seulement la redécouverte de Vilhelm Hammershøi mais aussi celle d’Hans Hartung (1904-1989). Avec « Hans Hartung : La fabrique du geste », le Musée d’Art moderne de Paris a offert une rétrospective remarquable de l’œuvre du peintre allemand composée de 400 peintures, photographies et dessins accrochés dans un parcours chronologique.

Revivez l’exposition « Hans Hartung : La fabrique du geste » avec notre sélection d’articles :

Soulages, Hartung, Mondrian, Hepworth : les expos qui nous emmènent de la figuration à l’abstraction

Hans Hartung en 6 œuvres

Hans Hartung, de l’aquarelle abstraite à la peinture monumentale expérimentale

Les gestes contrôlés ou libres d’Hartung au musée d’Art moderne de Paris

Chronique Sorties : Hans Hartung au musée d’art moderne de Paris

Hans Hartung, P1973-B71, 1973, acrylique sur carton baryté, 74.5 x 104.5 cm, Fondation Hartung-Bergman, Antibes © ADAGP, Paris, 2019 Fondation Hartung-Bergman

9. « Hommage à Soulages » au Musée du Louvre

Le 24 décembre 2019, Pierre Soulages fêtait ses 100 ans. Pour l’occasion, le Musée du Louvre lui a rendu hommage avec une exceptionnelle exposition hommage dans le salon Carré. L’occasion de célébrer le maître de l’outre-noir en grande pompe.

Revivez l’exposition « Hommage à Soulages » avec notre sélection d’articles :

Soulages, Hartung, Mondrian, Hepworth : les expos qui nous emmènent de la figuration à l’abstraction

Soulages fête ses 100 ans au Louvre !

Soulages : noir désir en 6 chefs-d’œuvre

Soulages au Louvre en avant-première

Pierre Soulages, Peinture, 324 x 362 cm, 1985, huile sur toile, Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne ©Adagp, Paris 2019

10. « Vasarely. Le partage des formes » au Centre Pompidou

L’année 2019 a également été marquée par la grande rétrospective du Centre Pompidou dédiée au père de l’art optique : Victor Vasarely. Une première en France. « Vasarely. Le partage des formes » a retracé chronologiquement le processus créatif de l’artiste en montrant les différentes facettes de son œuvre foisonnante. Une exposition so sixties qu’il ne fallait pas manquer.

Revivez l’exposition « Vasarely. Le partage des formes » avec notre sélection d’articles :

Entre Op Art et inspiration cosmique : Vasarely en quête de vibrations

Vasarely et le partage des formes [flash expo]

[On repeint l’expo] Vasarely au Centre Pompidou

Vasarely, le pape de l’Op Art au quotidien

Victor Vasarely, Alom (Rêve), 1966, collage sur contreplaqué, 252 x 252 cm, Centre Pompidou, Paris © Adagp, Paris

11. « La Collection Courtauld – Le parti de l’impressionnisme » à la Fondation Louis Vuitton

L’impressionnisme n’était pas aux abonnés absents en 2019. La Fondation Louis Vuitton lui a fait la part belle avec son exposition « La Collection Courtauld – Le parti de l’impressionnisme ». Celle-ci rassemblait les trésors impressionnistes et postimpressionnistes réunis par Samuel Courtauld dans les années 1920. Une occasion unique de revoir à Paris des chefs-d’œuvre tels que Le Bar aux Folies Bergère de Manet et Une Baignade à Asnières de Seurat.

Revivez l’exposition « La Collection Courtauld – Le parti de l’impressionnisme » avec notre sélection d’articles :

La Grande Galerie de Radio Classique : La Collection Courtauld à la Fondation Louis Vuitton (1/2)

La Grande Galerie de Radio Classique : La Collection Courtauld à la Fondation Louis Vuitton (2/2)

Les chefs-d’oeuvre de la collection Courtauld à la Fondation Louis Vuitton

La Loge de Renoir : focus sur un chef-d’oeuvre

Édouard Manet, Un bar au Folies Bergères, 1881-1882, huile sur toile, 96 x 130 cm, Courtauld Institute of Art

12. « Berthe Morisot (1841-1895) » au musée d’Orsay

Les artistes femmes ont été aussi présentes en 2019. Le musée d’Orsay a décidé de rendre hommage à une impressionniste de la première heure : Berthe Morisot, une peintre indépendante et non conformiste qui brouilla les frontières entre intérieur et extérieur. La grande rétrospective « Berthe Morisot (1841-1895) » proposait non seulement une immersion dans les peintures des jardins et de l’intimité la vie familiale de l’artiste mais aussi revenait sur la technique de l’une des peintres les plus novatrices des impressionnistes.

Revivez l’exposition « Berthe Morisot (1841-1895) » avec notre sélection d’articles :

Berthe Morisot, l’impressionnante impressionniste #1 [podcast]

Berthe Morisot, l’impressionnante impressionniste #2 [podcast]

Berthe Morisot : une vie pour la peinture

L’été sera féminin #5 : Morisot à la recherche du temps qui passe

Femme à sa toilette de Berthe Morisot : focus sur un chef-d’oeuvre

Berthe Morisot, Le Berceau, 1872, huile sur toile, 56 x 46 cm, musée d’Orsay

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Picasso, Bacon, Dali… les artistes dans l’objectif de Jesse A. Fernández

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Bacon, Dalí, Ernst, Hartung, Hockney, Matta, Miró, Picasso, Tàpies… Autant de grands noms de l’histoire de l’art du XXe siècle portraiturés par Jesse A. Fernández, peintre de vocation devenu photographe, aventurier et photojournaliste. La galerie parisienne Orbis Pictus met en lumière l’un des derniers projets de ce libre-penseur, maître du portrait sur le vif, qui souhaitait créer un livre sur les peintres où chaque artiste aurait ajouter son autographe.

Jesse A. Fernández, Alexander Calder, galerie Paris, New York, 1962, tirage argentique vintage. Courtesy galerie Orbis Pictus ©Jesse A. Fernandez/Coll. F. Mazin Fernandez

Capter l’âme des artistes

Né à Cuba en 1925, Jesús Antonio Fernández fuit successivement la dictature du général Machado à Cuba puis la guerre civile en Espagne avant de se rendre à New York où il étudie à l’Art Students League à New York avec le peintre George Grosz. Après avoir suivi le tournage du film Nazarín de Luis Buñuel au Mexique, il se rend en 1958 à La Havane à l’occasion d’un photoreportage pour le magazine américain « Life ». Admirateur de Walker Evans, il y surprend l’écrivain Ernest Hemingway jouant au casino durant ces « années folles », immortalise son ami peintre Wifredo Lam, et se lie avec Guillermo Cabrera Infante, dont il réalise un portrait à Cuba, portant lunettes noires et chapeau, drapé dans une couverture. L’écrivain cubain, actif contre le dictateur Batista, dirige alors le magazine « Lunes de Revolución ». Il publie les photos de Fernández avant de l’inviter à revenir travailler sur l’île, cette fois pour accompagner le leader de la révolution Fidel Castro. Il deviendra, de fait, son photographe attitré jusqu’à son accession au pouvoir en 1959.

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Disparition de l’artiste suisse Markus Raetz

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Il était tout à la fois peintre, sculpteur et photographe. Markus Raetz était surtout un artiste de l’illusion. Né à Büren an der Aare en 1941, Markus Raetz est repéré pour la première fois par le public international lors de l’exposition mythique de Berne en 1969 « Quand les attitudes deviennent forme », montée par Harald Szeemann. Auparavant, le jeune artiste suisse avait été exposé au musée d’Art et d’Histoire de Genève par Rainer Michael Mason, qui en dirigeait le cabinet d’arts graphiques, et par le MoMA de New York dans l’exposition « Information ».

Anamorphoses contemporaines

Chez lui, tout est une question de point de vue, d’anamorphose. Les lignes bougent, les volumes sont équivoques, les perspectives changent. Dans Beuys/Hase de 1992, un buste sculpté représentant l’artiste allemand Joseph Beuys devient, lors de sa réflexion dans un miroir, un lièvre tel que celui que Beuys avait mis en scène dans une performance en 1965. À Genève, une sculpture placée au sommet d’un perchoir passe d’un Oui à un Non au seul souffle du vent. Markus Raetz expose par trois fois à la Documenta de Cassel et, en 1988, il représente la Suisse à la Biennale d’art contemporain de Venise.

Markus Raetz, « Sans titre » (OUI-NON), 2000, Place du Rhône, Genève ©Fjmustak/Wikimedia Commons

Raetz en France

En 1994, Markus Raetz réalise une salle spécifique au musée de Tourcoing. En 2003, la Maison européenne de la photographie montre son travail photo sous le titre des « Lumières magiques » et, en 2006, le Carré d’Art de Nîmes lui offre une rétrospective. En 2011, la Bibliothèque nationale de France a voulu également montrer la diversité de son talent (et de sa donation) autour du papier avec près de deux cents estampes, dessins, clichés-verres et pochoirs aux motifs métamorphosés. La galerie Farideh Cadot, qui représentait Markus Raetz à Paris, en avait profité pour monter une exposition concomitante de ses sculptures.

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Déconfinement : quels musées, expositions ou monuments pourra-t-on visiter cet été en France ?

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Partout en France, petits ou grands musées, monuments, centres d’art et galeries sont en ordre de bataille pour prendre la vague du déconfinement. Mais la reprise culturelle doit se faire dans le cadre du déconfinement exige des professionnels le respect de règles sanitaires strictes, souvent lourdes à mettre en œuvre, afin de garantir la sécurité des visiteurs et du personnel. Malgré ses difficultés et pour mieux faire revenir l’art au cœur de la vie des Français, le déconfinement de la culture s’organise progressivement. Découvrez notre liste quotidiennement mise à jour des musées, expositions, monuments et sites qui rouvrent leurs portes durant le déconfinement.

Auvergne-Rhône-Alpes Bourgogne-Franche-Comté Bretagne Centre-Val de Loire Corse Grand Est Hauts-de-France Île-de-France Normandie Nouvelle-Aquitaine Occitanie Pays de la Loire Provence-Alpes-Côte d’Azur Pour en savoir plus sur les règles sanitaires en vigueur dans les lieux culturels, découvrez notre article dédié

Auvergne-Rhône-Alpes

Frac Auvergne à  Clermont-Ferrand : réouverture le 12 mai avec l’exposition d’Agnès Geoffray prolongée jusqu’au 6 septembre

Palais Lumière à Évian : réouverture le 11 mai avec l’exposition « Lumière ! Le cinéma inventé » prolongée jusqu’au 3 janvier 2021

Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives : réouverture à la mi-mai avec l’exposition « Agnès Varda Correspondances » prolongée jusqu’à l’automne

Musée de Grenoble : réouverture le 27 mai avec l’exposition « Grenoble et ses artistes au XIXe » prolongée jusqu’au 25 octobre

Lyon
Musée Cinéma et Miniature : réouverture le 11 mai
Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation : réouverture envisagée le 3 juin
Musée d’Histoire de Lyon : réouverture entre le 10 et le 12 juin
Musée des Arts de la Marionnette : réouverture entre le 10 et le 12 juin
Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique : réouverture entre le 10 et le 12 juin
Musée de l’Automobile Henri Malartre : réouverture entre le 10 et le 12 juin
Musée des beaux-arts : réouverture envisagée le 22 juin
Musée d’Art contemporain : fermé pour travaux jusqu’à fin août

Musée Crozatier au Puy-en-Velay : réouverture envisagée pour le 13 mai avec l’exposition « Ca tourne », prolongée jusqu’au 31 octobre

Musée d’Art moderne et contemporain Saint-Étienne Métropole

Bourgogne-Franche-Comté

Dijon
Musée des Beaux-Arts : réouverture envisagée le 17 mai

Bretagne

Rennes
Le Frac Bretagne devrait rouvrir ses portes à la mi-juin avec l’exposition « Martin Parr », prévue jusqu’au 24 janvier 2021

Centre-Val de Loire

Château d’Amboise : réouverture le 20 mai

Château de Chenonceau : réouverture envisagée fin mai-début juin

Château de Gizeux : réouverture le 11 mai

Château de l’Islette : réouverture autorisée depuis le 11 mai. En attente d’une date.

Château de La Guerche : réouverture à partir du 21 juin

Château du Clos Lucé : réouverture autorisée depuis le 11 mai. En attente d’une date.

Château et jardins de Villandry : réouverture des jardins à partir du 16 mai. L’intérieur du château sera quant à lui accessible à partir du 21 mai

Cité Royale de Loches : réouverture le 1er juin

Domaine de Chambord : réouverture envisagée au début du mois de juin. 1000 hectares de promenade seront déjà accessibles depuis le 11 mai

Domaine de Chaumont-sur-Loire : réouverture le 16 mai avec sa Saison d’art et son Festival international des jardins

Domaine royal de Château Gaillard : réouverture le week-end du 16 et 17 mai puis du jeudi 21 au 24 mai

Forteresse royale de Chinon : réouverture autorisée depuis le 11 mai. En attente d’une date.

Musée Girodet de Montargis : réouverture le 11 mai

Musée de la préhistoire du Grand-Pressigny : réouverture le 1er juin

Musée des beaux-arts d’Orléans : réouverture envisagée le 13 mai, mais uniquement sur rendez-vous.

Musée Balzac à Saché : réouverture le 30 mai

Pagode de Chanteloup : réouverture autorisée depuis le 11 mai. En attente d’une date.

Parc Mini-Châteaux -Val de Loire : réouverture autorisée depuis le 11 mai. En attente d’une date.

Prieuré Saint-Cosme-Demeure Ronsard : réouverture le 1er juin

Corse

Musée de Bastia : réouverture prévue pour le 2 juin

Grand Est

Reims
Domaine Pommery : réouverture à partir du 11 mai
Cathédrale Notre-Dame de Reims :  réouverture à partir du 11 mai, à raison de 2 heures par jour et sans office.

Musée de l’Image à Épinal : réouverture le 12 mai avec l’exposition « Loup ! Qui es-tu ? », prolongée jusqu’au 20 septembre 2020

Musée d’Art et d’Histoire de Langres : réouverture le 15 juin avec l’exposition « Mille et un Orients – Girault de Prangey » du 1er juillet au 11 octobre 2020

Centre Pompidou-Metz : réouverture envisagée le 13 juin

Hauts-de-France

17e édition du Festival des Photaumnales : du 19 septembre 2020 au 3 janvier 2021 sur de nombreux lieux culturels en région Hauts-de-France

Calais
Musée des beaux-arts de Calais : réouverture le 15 juillet avec l’exposition « Peintures des lointains. Voyages de Jeanne Thil » prolongée jusqu’au 28 février 2021
Cité de la dentelle et de la mode : réouverture le 15 juillet

Louvre-Lens : réouverture prévue pour le 2 juin

Lille
Palais des beaux-arts : réouverture prévue pour le 2 juin

Île-de-France/Paris

Consultez notre article consacré à la réouverture des musées et galeries à Paris et en Île-de-France

Normandie

Mont-Saint-Michel : réouverture le 11 mai. L’accès à l’abbaye reste interdit. Une réouverture est envisagée dans le courant du mois de juin

Musée d’art et d’histoire d’Evreux : réouverture le 19 mai

Château de Martainville-musée des arts et traditions normands : réouverture le 18 mai (en attente d’autorisation)

Musée du Mur de l’Atlantique de Ouistreham : réouverture à partir du 15 mai

Musée Alphonse-Georges Poulain à Vernon : réouverture le 13 mai avec un accrochage temporaire consacré à la femme

Musée America & Gold Beach de Ver-sur-Mer : réouverture le 12 mai

Musée archéologique de Vieux-la-Romaine : réouverture le 7 juin

Musée Victor Hugo à Villequier : réouverture le 18 mai (en attente d’autorisation)

Nouvelle-Aquitaine

L’Arsenal des Mers de Rochefort : réouverture le 15 juin

Le musée des beaux-arts d’Agen a rouvert ses portes le 11 mai

Le musée Costi et le musée du Tabac à Bergerac : réouverture le 12 mai

Bordeaux
Réouverture de la Cité du Vin envisagée début juillet. L’exposition « Boire avec les dieux » est reportée à l’année prochaine

Domaines des Étangs à Massignac : réouverture le 25 juin avec l’exposition « Yves Klein. Les éléments et les couleurs » jusqu’au 29 janvier 2021

Les jardins d’Eyrignac : réouverture le 11 mai

Le musée d’Archéologie et du Patrimoine Marius Vazeilles à Meymac : réouverture le 28 mai avec l’exposition « Plein feux sur les Romains »

Fondation d’entreprise Martell : Réouverture le 25 juin 2020 avec la nouvelle exposition « Places to be » (jusqu’au 2 janvier 2022) et un programme de résidences de création les Ateliers du faire. L’exposition immersive Places to be réunit 14 designers internationaux autour d’un projet commun : reconstituer ensemble un lieu unique d’habitation, composé de pièces de vie conçues par chacun d’entre eux.

Occitanie

Musée Toulouse-Lautrec d’Albi

Musée Goya de Castres

Musée Ingres-Bourdelle à Montauban : réouverture le 16 mai chaque week-end jusqu’au 1er juin.

Montpellier
MOCO de Montpellier : réouverture envisagée début juin avec les expositions « Mecaro, l’Amazonie dans la collection Petitgas » (MoCo, hôtel des collections) et exposition « Permafrost, les formes du désastre » ( Le MoCo, La Panacée)MOCO de Montpellier : réouverture envisagée début juin avec les expositions « Mecaro, l’Amazonie dans la collection Petitgas » (MoCo, hôtel des collections) et exposition « Permafrost, les formes du désastre » ( Le MoCo, La Panacée)
Musée Fabre : réouverture envisagée début juin avec l’exposition « Jean Ranc, un Montpelliérain à la cour des Rois », prolongée jusqu’au 28 juin.

Musée de la Romanité à Nîmes (en attente de dates)

Musée Rigaud de Perpignan : réouverture le 12 mai avec l’exposition « L’esprit du lieu » prolongée jusqu’au 1er novembre

Musée Paul-Valéry de Sète (en attente de dates)

Musée Soulages à Rodez rouvre ses portes le 21 mai avec l’exposition « Femmes Années 50. Au fil de l’abstraction, peinture et sculpture », prolongée jusqu’au 31 octobre 2020. L’exposition « Fernand Léger, la vie à bras le corps » est quant à elle reportée à l’été 2021

Toulouse
Musée Saint-Raymond : réouverture le 2 juin avec l’exposition « Wisigoths. Rois de Toulouse » prolongée jusqu’au 27 décembre.
Musée Georges-Labit : réouverture le 2 juin
Museum d’histoire naturelle : réouverture le 2 juin avec l’exposition « Extinctions » prolongée jusqu’au 28 juin
Matou – musée de l’affiche : réouverture le 2 juin
Galerie du château d’eau : réouverture le 2 juin
Quai des savoirs : réouverture le 2 juin avec l’exposition « Code Alimentation » jusqu’au 6 septembre
Les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse : réouverture le 2 juin
Cité de l’Espace : réouverture à partir du 5 juin
Couvent des Jacobins : réouverture le 9 juin

Pays de la Loire

Musée d’arts de Nantes : réouverture envisagée fin juin-début juillet

Château des ducs de Bretagne : réouverture envisagée fin juin-début juillet

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Aix-en-Provence
Site-mémorial du Camp des Milles : réouverture le 11 mai
Fondation Vasarely : réouverture envisagée le 2 juin
Hôtel de Caumont-Centre d’art : réouverture début juillet (en attente de dates) avec l’exposition « Joaquín Sorolla, lumières espagnoles »
Musée Granet (en attente de dates)
Musée du Vieil Aix (en attente de dates)

Avignon
Collection Lambert : Exposition « À travers les yeux d’Yvon Lambert, 20 ans après… » du 2 juin au 15 novembre 2020 et « Je refléterai ce que tu es. De Nan Goldin à Roni Horn : l’intime dans la Collection Lambert » du 27 juin au 20 septembre 2020
Le Palais des papes : réouverture envisagée autour du 23 mai.
​Inauguration le 20 mai d’ « Extases », l’installation d’Ernest Pignon-Ernest à l’Eglise des Célestins
Musée Vouland : ouverture prévue le week-end du 16 et 17 mai
Les 5 musées municipaux d’Avignon rouvriront leurs portes le 20 mai.

Fondation d’art contemporain la Villa Datris à l’Isle-sur-la-Sorgue : réouverture le 22 mai avec l’exposition « Recyclage-Surcyclage ».

Venet Foundation, Le Muy : réouverture du parc de sculptures le 18 juin avec l’installation de Lawrence Weiner

Marseille
La Friche de l’Escalette : Saison estivale avec les œuvres de 3 artistes à découvrir du 1er juillet au 31 août

Fondation Marguerite et Aimé Maeght à Saint-Paul-de-Vence : réouverture envisagée le 1er juillet avec l’exposition « Jacques Monnory » prolongée jusqu’au 22 novembre. L’exposition « Les Giacometti : une famille de créateurs » est reportée à l’été 2021

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Lady Bate-Dudley de Thomas Gainsborough : focus sur un chef-d’oeuvre

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Thomas Gainsborough (1727-1788) est arrivé au bon moment en Angleterre. En 1689, la chute définitive d’une monarchie à prétention absolutiste avait donné aux artistes la liberté de satisfaire le public sans subir, comme en France, les pressions d’un art de cour académique. De façon traditionnelle, le portrait restait la principale activité des peintres. En 1804, un observateur du pays, Jean-Louis Ferry de Saint-Constant, ne pouvait-il pas encore écrire que « les Anglais n’estiment qu’eux et ne veulent d’autre image que la leur » ? Très ouverte à tous les talents, la capitale accueillait néanmoins une foule d’artistes du continent.

C’est à Bâle que Gainsborough connaît la renommée

Né à Sudbury (Devonshire) dans une famille de drapiers, le jeune Gainsborough fut envoyé à Londres vers 1740 pour affermir sa vocation d’artiste. À Saint Martin’s Lane, sorte d’académie libre fondée en 1720 et réorganisée en 1735 par William Hogarth, le graveur français Hubert Gravelot l’initia à l’art du dessin. Il dut se former également auprès de Francis Hayman, peintre attentif à l’art du paysage et qui fut l’un des maîtres de ces portraits collectifs appelés « conversation pieces ». Vers 1745, Gainsborough ouvrit son propre atelier dans le quartier Saint-Paul. Mais les places de portraitistes étaient disputées. Des peintres de renom, tels Thomas Hudson, Arthur Devis, Francis Cotes ou bien encore Allan Ramsay dominaient la scène. Passé dans l’atelier d’Hudson, Joshua Reynolds (1723-1792), rentré d’Italie en 1753, allait unir pour sa part avec brio tradition anglaise et néoclassicisme.

Thomas Gainsborough, Autoportrait, 1754, Houghton Hall (Norfolk), Sammlung Marchioness of Cholmondeley

À l’image d’autres confrères, Gainsborough préféra tenter sa chance en province. Marié en 1746 à une fille naturelle du duc de Beaufort, le jeune artiste exerça ses talents à Ipswich puis dans le Buckinghamshire, tout en cultivant sa passion pour le paysage. La consécration suivit son installation en 1759 à Bath, ville d’eaux mondaine où il concurrença avec succès le peintre-pastelliste William Hoare. Membre fondateur de la Royal Academy instituée entre 1766 et 1768 sous l’égide de Reynolds, Gainsborough regagna en fanfare la capitale en 1774.

De l’esprit rococo au néoclassicisme

À Londres, Gainsborough reçut l’appui fervent de Henry Bate, fondateur du journal « Morning Post » (1772) puis du « Morning Herald » (1780), membre du clergé anglican et librettiste à ses heures. Gainsborough fit son portrait en pied (Tate Gallery) en 1780, année de son mariage avec Mary White, soeur de la célèbre actrice Elizabeth Harley. Le nom de Dudley ayant été ajouté en 1784 à son patronyme, c’est sous ce double nom que passa à la postérité le portrait de l’épouse, brossé durant l’été 1787 à Bradwell (Essex), lieu où le couple ainsi que Gainsborough avaient une résidence.
Dans ce portrait, l’un de ses derniers chefs-d’oeuvre, Gainsborough reprit la pose du modèle détaché sur un fond arboré et adossé à un élément architectural, ici un piédestal surmonté d’une urne. Vantée par Hogarth, la ligne serpentine d’esprit rococo se trouvait tempérée par le profil vigoureusement dessiné du visage pour fixer l’attention. L’expression pensive mais énergique, marquée par l’index de la main appuyé sur la tempe, rejoignait les préoccupations d’idéalisation néoclassique.

Thomas Gainsborough, Lady Bate-Dudley, vers 1787, huile sur toile, 221 x 145 cm, collection privée en dépôt à la Tate, Londres ©Londres, Tate, 2019

Le défi du bleu

Depuis l’époque de Bath, Gainsborough avait pris l’habitude de travailler la nuit à la lumière de la bougie pour accentuer les contrastes. Mais sa manière avait changé. Brossée avec rapidité et affranchie des détails, la composition, directement esquissée sur la toile, prenait un caractère de spontanéité où fond et figure se répondaient dans une atmosphère de vibrations colorées. Reynolds professait que le bleu, couleur froide, ne pouvait dominer. Déjà, en 1770, Gainsborough avait relevé le défi en peignant The Blue Boy, les atours à fond bleu étant, il est vrai, davantage admis dans les portraits masculins. Il récidiva pour le portrait de la duchesse de Richmond (1786-1787).
Dans celui de Lady Bate, le bleu agrège autour de lui vieil or, bruns et verts pour former un audacieux patchwork éloigné de la tempérance néoclassique. Peu après avoir réalisé ce portrait qui faisait écho, malgré tout, à la conception idéalisée du courant moderniste néoclassique, Gainsborough mourut à Londres, le 2 août 1788. Oubliant leurs divergences, Reynolds l’accompagna dans sa dernière demeure en prédisant : « Nous nous verrons tous au ciel et Van Dyck sera de la partie ». Par l’audace colorée d’un portrait tel que celui de Lady Bate-Dudley, Gainsborough ouvrait néanmoins davantage la voie à William Turner qu’à Thomas Lawrence, portraitiste dont la gloire allait éclater dans les années 1790.

Thomas Gainsborough, L’Enfant bleu, vers 1770, huile sur toile, Huntington Library

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Mort du photographe français Gilbert Garcin

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Samedi 18 avril, les Rencontres photographiques d’Arles ont annoncé la mort de Gilbert Garcin, ce photographe de 90 ans qui avait connu la consécration d’une grande exposition arlésienne lors de l’édition 2013. Voici un artiste singulier, un retraité qui se met à la photographie à 65 ans et produit une œuvre aux forts accents surréalistes et à l’humour toujours jeune. Cet artiste « raconte des histoires, met ses rêves en images et, sans en avoir l’air, questionne au plus profond le sens de nos existences », rappellent les Rencontres, qui ont mis en ligne le petit film de Ralf Kämpfe, visible également sur YouTube.

Né à La Ciotat

Est-ce parce qu’il était né à la Ciotat, la ville où fut diffusé l’une des premières fois le film des frères Lumière sur l’arrivée d’un train, que Gilbert Garcin aimait les surprises visuelles ? Toute sa vie, il a été vendeur de luminaires. Puis, l’année de sa retraite, il suit un stage de photomontage à Arles en 1995. Une seconde vie commence. On le reconnaît dans ses clichés en noir et blanc, portant un pardessus comme Jacques Tati dans ses films. Sa femme y figure parfois. Il a créé plus de quatre cents photographies où la mise en scène est capitale.

Sommes-nous dans le réel ou dans l’illusion ? Cette forme est-elle véritable ou bien ne s’agit-il que d’un bout de carton ? Les proportions sont-elles vraies ou y-a-t-il manipulation ? Tout est le fruit de l’imagination de Gilbert Garcin et de son goût pour le collage à la Méliès. La galerie des Filles du Calvaire (et aujourd’hui la galerie Camera Obscura) lui ont permis souvent d’exposer ses clichés malicieux. En France, la Maison européenne de la photographie, le Fonds communal pour l’art contemporain de Marseille ou la collection d’art contemporain de la Société Générale conservent ses images, qui ravissent tous les publics.

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Disparition de l’artiste conceptuel Ian Wilson

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C’est la galerie Jan Mot à Bruxelles qui a annoncé le décès de l’artiste conceptuel Ian Wilson, qu’elle représente. Né à Durban, en Afrique du Sud, cet artiste s’est installé aux États-Unis dès les années 1960. Il se forme à l’Art Students League de New York, puis se lance dans la réalisation d’œuvres figuratives, suivies d’œuvres abstraites. Sa dernière sculpture, Chalk Circle, reprend les lettres du mot « temps ».

Peu à peu, il abandonne la matérialité de l’art pour aller vers la transmission orale, lançant des discussions autour de thèmes comme le savoir ou l’absolu. Ces conversations, à sa demande expresse, ne sont ni enregistrées, ni publiées. Seul, un certificat signé par l’artiste sur l’heure et le lieu de la discussion peut être acheté. Il appartient donc à ce mouvement de l’Art conceptuel qui dématérialise les œuvres. Comme Lawrence Wiener, Robert Barry ou Joseph Kosuth. En 1986, Ian Wilson a commencé à se consacrer au langage imprimé et à réaliser des livres d’artiste.

Reconnaissance internationale

Dans ces circonstances, pas facile d’exposer les œuvres immatérielles de Ian Wilson. Pourtant, de nombreux musées internationaux ont voulu présenter son travail. Du Van Abbemuseum d’Eindhoven au musée d’Art moderne de Paris, les rétrospectives ont été nécessaires pour faire comprendre cette œuvre visualisée plutôt que visuelle. En mai 2017, la Tate Modern de Londres s’est essayé une dernière fois à cet exercice.

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L’impressionnisme américain, Hockney et le Petit Palais : 5 vidéos arty à regarder cette semaine

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En ce début de déconfinement, ne perdons pas les bonnes habitudes prises au cours des dernières semaines. Après être monté dans le Poudlard Express pour découvrir les chefs-d’œuvre cachés dans les films Harry Potter et avoir consulté la liste des musées et expositions qui rouvrent, si vous preniez quelques instants pour visiter des musées, découvrir des mouvements artistiques et plonger dans les secrets des grands tableaux… sans bouger de votre canapé ? Cette semaine, Connaissance des Arts a sélectionné pour vous 5 vidéos à regarder à domicile. Au programme : visite privée du Petit Palais, immersion dans Le Bal du moulin de la Galette de Renoir et plongeon dans l’œuvre de David Hockney.

1. Exhibition on Screen sur le site de la Royal Academy of Arts

Votre plus grand regret lors du confinement est de ne pas avoir pu passer celui-ci en Normandie aux côtés de David Hockney ? Plus pour longtemps. La Royal Academy of Arts a mis en ligne son documentaire Exhibition on Screen dédié au peintre anglais. Le film retrace les deux grandes rétrospectives d’Hockney, « A Bigger Picture » et « 82 Portraits and One Still-Life », qui se sont déroulées en 2012 et 2016 dans les salles du musée britannique. La première rassemblait plus de 150 grands formats représentant des paysages peints dans le Yorkshire, tandis que la seconde montrait une série de portraits peints par Hockney à Los Angeles. L’occasion de plonger dans l’œuvre du peintre sans quitter son salon. De plus, le documentaire de 120 minutes est accessible gratuitement sur le site de la Royal Academy of Arts.

Disponible sur le site de la Royal Academy of Arts

2. Rêvons avec… : « Autoportrait de Berthe Morisot⁣ » sur l’IGTV du musée Marmottan Monet

Nous l’avons vu la semaine dernière, les réseaux sociaux des institutions fourmillent de pastilles culturelles passionnantes. Après La Minute anthropologique du Musée du quai Branly-Jacques Chirac, découvrez la série Rêvons avec… du musée Marmottan Monet. En moins de 5 minutes, la directrice du musée Marianne Mathieu et la journaliste Kathleen Evin vous proposent de vous évader avec elles à travers un chef-d’œuvre de la collection de l’établissement. Pour son 18e épisode, le musée revient sur l’Autoportrait (1885) de Berthe Morisot (1841-1895), une œuvre phare de l’hôtel particulier parisien qui possède 83 œuvres de Morisot (26 peintures et 57 œuvres graphiques), soit la plus grande collection de l’artiste impressionniste. Tous les épisodes de Rêvons avec… sont disponibles sur l’IGTV du musée Marmottan Monet. De quoi se cultiver jusqu’à la réouverture prochaine de l’institution.

Disponible sur l’IGTV du musée Marmottan Monet

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⁣⁣⁣⁣Durant cette période de déconfinement, la directrice scientifique du musée Marianne Mathieu et la journaliste Kathleen Evin vous proposent de vous évader avec elles en rêvant des collections du musée Marmottan Monet.⁣⁣⁣⁣⁣ ⁣ Dix-huitième RDV : Rêvons avec… Autoportrait de Berthe Morisot⁣ ⁣ During this period of coming out of the lockdown, the scientific director of the museum Marianne Mathieu and journalist Kathleen Evin invite you to escape with them by dreaming about the collections of the musée Marmottan.⁣ ⁣ Eighteenth RDV : Let's dream with… Self-portrait by Berthe Morisot⁣ ⁣ ⁣⁣⁣ #MarmottanMonetChezVous #MuseumFromHome #MarmottanMonetFromHome #CultureChezNous #StaySafe #BertheMorisot #Womanartist #Impressionist #Impressionism #Autoportrait #Selfportrait #Deconfinement #MarmottanMonetMuseum #MuseeMarmottanMonet @culture_gouv

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3. Visite privée au musée : « Le jardin d’artiste : l’impressionnisme américain » sur Histoire

Après cette pause impressionniste avec l’œuvre de Berthe Morisot, et si vous traversiez l’Atlantique pour vous retrouver au cœur de l’impressionnisme américain ? C’est ce que propose ce dimanche la chaîne Histoire avec un épisode de Visite privée au musée intitulé « Le jardin d’artiste : l’impressionnisme américain », d’après l’exposition qui s’est déroulée en 2015 au Florence Griswold Museum, haut lieu du mouvement américain situé dans le Connecticut. Le documentaire se concentre sur les artistes qui ont réagi outre-Atlantique à l’impressionnisme, tels que William Merritt Chase (1849-1916) ou Childe Hassam (1859-1935) entre 1880 et 1920 pour représenter une Amérique en pleine reconstruction.

Dimanche 17 mai à 11:05 sur Histoire

4. Les Petits secrets des grands tableaux : « Bal du moulin de la Galette, Renoir » sur Arte

Vous pensez tout savoir sur le Bal du moulin de la Galette (1876) d’Auguste Renoir (1841-1919) ? Venez vérifier cela avec l’épisode des Petits secrets des grands tableaux consacré à cette peinture présentée lors de la troisième exposition impressionniste. Tel un voyage dans le temps et l’espace, le documentaire transporte le téléspectateur au lendemain de la Commune, à Montmartre. En effet, cette grande toile au sujet trivial témoigne non seulement de la modernité picturale des œuvres de Renoir, mais aussi et des profondes mutations de la société parisienne à la fin du XIXe siècle.

Dimanche 17 mai à 11:05 sur Arte et sur arte.tv jusqu’au 15 juillet

5. Musée d’art à (re)voir : « le Petit Palais » sur Museum

Terminons cette sélection en beauté avec une visite du Petit Palais, un écrin qui sublime la création artistique sous toutes ses formes, des œuvres picturales aux arts décoratifs. Construit pour l’exposition universelle de 1900 et devenu par la suite le Palais des Beaux-Arts de la Ville de Paris, le musée expose des œuvres de grands maîtres français tels que Courbet, Rodin, Cezanne, Monet ou encore Delacroix. Plein de surprises, l’institution possède également une très belle collection d’art ancien comprenant des objets d’art antique, des icônes religieuses médiévales ainsi que des peintures flamandes du XVIe siècle. Un régal.

Samedi 16 mai à 19h30 sur Museum

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Disparition du galeriste américain Paul Kasmin

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Il n’avait pourtant que 60 ans mais, le 23 mars, le marchand new-yorkais Paul Kasmin est décédé des suites d’un cancer. Il était le fils de John Kasmin (né en 1924) qui a, le premier, présenté l’œuvre de David Hockney dans sa galerie de Londres en 1963. On le voit d’ailleurs dans le film A Bigger Splash de 1974, jouant son propre rôle de marchand de l’artiste britannique.

Son fils Paul, lui, va s’installer à New York. D’abord à SoHO en 1989, puis à Chelsea onze ans plus tard mélangeant artistes historiques (de Max Ernst à James Rosenquist, de Robert Indiana à Robert Motherwell) et artistes contemporains (Ali Banisadr, Roxy Paine ou Will Ryman). Lui-même aimait pratiquer la photographie noir et blanc et le site de ses galeries montre des vues de New York aussi bien que de superbes portraits.

Quatre galeries à New York

Avec le temps, Paul Kasmin possédait un véritable réseau de galeries, deux dans la Dixième Avenue, une sur la 27e Rue et un jardin de sculptures près de la High Line et de Penn Station. Là, à l’air libre, il pouvait exposer les immenses lapins de Barry Flanagan ou les spirales d’acier de Bernar Venet, qu’il représentait aux États-Unis. Venet n’était pas son seul artiste français puisque Paul Kasmin avait exposé l’œuvre des sculpteurs Claude et François Xavier Lalanne, dont il possédait un grand nombre de pièces. La vente de cet ensemble chez Sotheby’s en octobre dernier avait fait un prix record à plus de 90 millions d’euros.

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Le Salon du dessin chez vous : Double portrait au pantin de Nall

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Même si son trait précis et son atmosphère étrange rappellent les feuilles des artistes symbolistes, ce dessin date bien de la fin du XXe siècle. Il est d’ailleurs daté 1979 en haut à gauche. Le rapprochement de cette œuvre de Nall (Fred Nall Hollis, né en 1948 à Troy) avec celles de Khnopff, Lévy-Dhurmer ou Mossa n’est pas qu’une question de style. On peut dire qu’ici il s’agit aussi de pedigree puisque ce Double portrait au pantin a appartenu à Jean-Roger Soubiran, l’ancien directeur des musées de Cannes et de Toulon, spécialiste et auteur de la monographie parue en 1985 sur Gustav Adolf Mossa (1883-1971). C’est dire combien ce dessin, appartenant aux premières années de l’artiste américain à Paris, devait rappeler au collectionneur l’ambiance fin de siècle qui traverse l’œuvre de l’artiste niçois, mort la même année que l’entrée de Nall aux Beaux-Arts de Paris.

« Ses années de formation, rappelle Mathieu Néouze à propos de Nall, sont marquées par de nombreux voyages qui influencent le développement de son langage artistique : Moyen-Orient, Maghreb, Inde et Mexique, sans oublier son Alabama natale, font partie de ses influences visuelles tout comme le fauvisme, l’impressionnisme et l’art psychédélique américain. Sa rencontre avec Dali est significative ».

Fred Nall, Double portrait au pantin, 1979, mine de plomb et aquarelle sur papier, 50 x 32 cm ©galerie Mathieu Néouze

Ingres et Wacker

Ne retenir de son apprentissage que les facettes colorées et psychédéliques serait injuste car Nall possède également un immense talent de dessinateur. Un trait précis et sûr comme dans les portraits à la mine de plomb que le grand Ingres faisait de ses commanditaires. Un sens de la couleur qui lui fait placer là une touche de rouge, là un éclat de jaune, montrant sa parfaite connaissance des maîtres anciens.

Mais que voit-on sur ce dessin ? Laissons au galeriste le soin de l’interprétation : « Un pantin aux jambes désarticulées et aux genoux en sang, portant des chaussures de femme à talon et exhibant une évidente érection dans son slip jaune, semble avoir été séparé de sa tête qui apparait plus bas, à ses pieds, cabossée et abîmée jusque dans les détails de son regard mélancolique et bleu qui n’est pas sans évoquer la disgrâce des mannequins de l’allemand Rudolf Wacker ». Cet artiste autrichien, qui s’est rapproché dans les années 1920 de la Nouvelle Objectivité de Dix et Grosz, a en effet peint des mannequins plus vivants que des humains dans des compositions bourrées de détails.

Au deuxième plan du dessin de Nall surgit un homme noir, crayonné à la mine de plomb, aux yeux fatigués et injectés de sang. Faut-il y voir une référence aux esclaves noirs de l’Alabama raciste, figurant dans les tableaux de certains musées américains ? Comme ceux peuplant les toiles de William Aiken Walker sur les plantations de l’Amérique sudiste, œuvres traduites en chromolithographies et qui ont largement circulé dans tout le Sud, de la Caroline à la Louisiane. Cette haute feuille, au dessin puissant, possède une indéniable force d’attraction par cet étrange collage de formes et par son sujet mystérieux et érotique.

Ce dessin est estimé 9 000 euros et proposé à la vente par la galerie Mathieu Néouze. Contact : mathieu.neouze@gmail.com

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Disparition du marchand portugais Pedro Aguiar-Branco

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Avec son partenaire Alvaro Roquette, Pedro Aguiar-Branco dirigeait une galerie à Lisbonne (AR-PAB) et une autre, rue de Beaune à Paris, toutes deux spécialisées dans l’art portugais et des colonies portugaises. Il s’agissait d’un véritable cabinet de curiosités, qu’ils reproduisaient lors de foires comme la TEFAF à Maastricht ou de Frieze Masters à Londres. « Connaissance des Arts » avait publié en mars 2016 (n°746) un très beau portfolio, photographié par Arnaud Carpentier, de leurs trouvailles. Coffret en écailles de tortue orné de plaques d’argent, bol du Gujarat en nacre et laiton, ou Enfant Jésus sculpté dans de l’ivoire, tous témoignaient de la curiosité des deux marchands pour l’art portugais et pour les productions indiennes ou japonaises à destination du public lusitanien.

Lisbonne et Paris

Originaire d’une grande famille, Pedro Aguiar-Branco s’était formé sur le tas, cherchant toute la documentation nécessaire à la compréhension des objets sur lesquels son regard s’était arrêté. C’est pourquoi le musée Guimet avait acheté des pièces à la galerie. Pedro Aguiar-Branco avait également publié des livres spécialisés sur l’art dînatoire à la cour de Lisbonne ou sur l’héraldique dans la porcelaine chinoise. Décidément, le marché de l’art parisien est particulièrement touché pendant cette crise puisqu’après Yves Gastou, voici encore un des acteurs majeurs de ce secteur qui disparaît. De Lisbonne à Paris, Alvaro Roquette s’est engagé à poursuivre l’activité des deux galeries. D’autant plus que le fils de Pedro avait récemment rejoint le duo de marchands.

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Disparition de l’artiste centenaire Yankel

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Jacques Yankel est né Jakob Kikoïne en 1920 à Paris, il y a donc cent ans à quelques jours près car il est décédé le 4 avril et son jour anniversaire aurait été le 14 avril. Kikoïne ? Ce nom vous dit sans doute quelque chose. Il s’agit de Michel Kikoïne, son père, un peintre français d’origine russe et membre de l’École de Paris, ami de Chaïm Soutine et de Pinchus Krémègne qui, comme lui, habitaient à La Ruche dans le XVe arrondissement parisien.

Jacques fait donc ses premiers pas dans ce phalanstère d’artistes, puis part avec sa famille à Montrouge. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il travaille dans une imprimerie et un atelier de gravure. Il se passionne alors pour la géologie (doctorat à la faculté des sciences de Toulouse), qui l’emmènera vers l’Afrique où il fera des missions. Il est engagé par le ministère des Colonies pour établir la carte géologique de Gao-Tombouctou-Tabankort en Afrique occidentale française. À Gao, il rencontre Jean-Paul Sartre qui l’encourage dans la voie de la peinture. Yankel se lance alors dans l’abstraction gestuelle, réalise des collages et des assemblages et est exposé en 1952 par la galerie Lara Vincy à Paris.

Influencé par De Staël

Ses fréquentations à la Ruche le conduisent à regarder du côté de Nicolas de Staël et de Paul Rebeyrolle. Entre réalisme expressionniste et abstraction gestuelle. Son art est celui de la réserve, de la discrétion. Natures mortes, paysages (parc de Monsouris) et scènes d’intérieur sont exposées dans les années 1970, années où il se lance dans l’enseignement puisqu’il est engagé comme professeur d’arts plastiques aux Beaux-Arts. Il restera proche de ses élèves (en particulier ceux du mouvement Vouhou-Vouhou venus de l’École des Beaux-Arts d’Abidjan dont Joseph Anouma et Ouattara Watts) jusqu’en 1985.

La galerie Yoshii (qui vient de disparaître l’année dernière) présente son travail. Collectionneur acharné des Puces et des brocantes, il donne en 1987 et en 2018 ses trouvailles d’art naïf au musée de Noyers-sur-Serein. Cet été, le département de l’Ardèche doit l’honorer d’une saison Yankel dans différents lieux.

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La Chute des anges rebelles de Pieter Bruegel l’Ancien : focus sur un chef-d’oeuvre

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« Quel est ce nouveau Jérôme Bosch offert au monde, capable d’imiter, par le pinceau ou le crayon, les rêves géniaux de son maître avec un art tel que parfois même il le surpasse ? », s’interrogeait l’humaniste Dominicus Lampsonius en 1572. Peinte en 1562, La Chute des anges rebelles, conservée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, est une oeuvre à part dans la carrière de Bruegel : ce grand panneau sur bois témoigne en effet de l’influence exercée par Jérôme Bosch (v.1450-1516), le peintre de Bois-le-Duc, sur son confrère flamand du XVIe siècle.

Un tableau d’abord attribué à Jérôme Bosch

Le thème du salut se retrouve ainsi dans le tableau bruegélien. Alliée à une composition visionnaire d’une densité inouïe, la thématique infernale des anges rebelles rapproche à ce point les deux artistes qu’on attribua l’oeuvre à Bosch jusqu’à la découverte de la signature cachée par le cadre. Évocation de l’Apocalypse, le tableau traduit avec une prodigieuse virtuosité le combat de l’archange saint Michel, aux membres grêles comme ceux d’un insecte, contre le mal.

Jérôme Bosch, Triptyque du Jugement dernier (détail), vers 1452-1516, huile sur panneau de bois, Académie des beaux-arts de Vienne (Autriche)

Monstres en profusion

Issus d’un cercle de lumière, des anges aux longues robes blanches opposent la clarté divine à la noirceur de la nuée des anges rebelles, symboles des vices transformés en créatures hybrides. Héritée de l’imaginaire médiéval et de Bosch, l’ingéniosité visionnaire de ce répertoire monstrueux mêle inextricablement les règnes : poissons, batraciens, insectes, oiseaux, végétaux, humains ne font qu’un pour mieux affirmer que tous les vices sont étroitement unis. « On dirait un aquarium rempli jusqu’au bord », écrivait l’historien d’art Max Friedländer. La sensation de saturation de la partie inférieure de la composition crée un effet visuel saisissant qui permet au regard de prolonger l’oeuvre au-delà de ses propres limites.

Pieter Bruegel l’Ancien,
La Chute des anges rebelles, 1562, huile sur chêne, 117 x 162 cm, musées royaux de Belgique

Bruegel et la tradition flamande

Quelques années plus tôt, le peintre Frans Floris avait traité le même sujet à la cathédrale d’Anvers. Empreinte d’un fort italianisme, l’oeuvre avait suscité un grand retentissement. Renouant avec la vieille tradition nordique et fantasmagorique, Bruegel, encore actif à Anvers, répond à son concitoyen Floris en prenant délibérément la mode de son temps à contre-courant.

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Fragonard, Léonard de Vinci, Rembrandt : 13 œuvres d’art cachées dans les films Harry Potter

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Les œuvres de culture pop sont bien plus truffées d’allusions aux grands chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art que ce qu’on croit. La série de films Harry Potter (2001-2011) ne fait pas exception. Aviez-vous déjà remarqué que l’école de magie, en plus d’être faite de sublimes voûtes gothiques, regorgeait également d’œuvres comme la tenture de La Dame à la licorne ou encore des tableaux iconiques revisités en version magique ? Potterheads et autres sorciers en herbe, préparez-vous à être surpris. Que vous soyez Gryffondor, Serdaigle, Poufsouffle ou Serpentard, montez dans le Poudlard Express avec Connaissance des Arts et suivez notre visite guidée arty autour de 13 œuvres qui subliment Poudlard.

1. La Dame à la licorne

Il est difficile de passer à côté de la tenture dite de La Dame à la licorne. Les six tapisseries du début du XVIe siècle qui composent la « Joconde » du Moyen Âge, conservée au Musée de Cluny, ornent les murs de la salle commune de Gryffondor. Harry Potter à l’école des sorciers, Harry Potter et la chambre des secrets, Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, Harry Potter et l’ordre du Phénix… L’œuvre apparaît à de nombreuses reprises en toile de fond des scènes de la saga cinématographique.

Détail de la scène de la Vue, tenture de la Dame à la licorne ©Wikimedia Commons/thesupermat

2. Le Jeu d’échecs de Lewis

De décor, les œuvres d’art présentes dans les films Harry Potter peuvent également devenir des accessoires, voire des éléments clés de l’intrigue. C’est le cas du jeu d’échecs de Lewis avec lequel jouent Harry et Ron durant les vacances de Noël dans le premier volet de la saga. En version magique, les figurines datant du XIIe siècle se déplacent d’elles-mêmes sur l’échiquier et s’animent pour détruire les pions de l’adversaire. Cette scène du jeu d’échecs de Lewis réinterprété qui semble de prime abord anecdotique sera essentielle au cours des aventures des jeunes sorciers.

3. La Fontana del Porcellino

Les couloirs de Poudlard abritent également des œuvres d’art. Dans Harry Potter et la chambre des secrets, Harry, Ron, et même Tom Riddle, passent à de nombreuses reprises devant un sanglier monumental en bronze. Celui-ci est une réplique de La Fontana del Porcellino, également appelé Il Porcellino, situé à Florence. Cette fontaine en bronze a été réalisée par le maître baroque Pietro Tacca (1577-1640) dès une copie italienne de marbre d’un exemplaire hellénistique.

4. L’Aigle impériale

Avant de se rendre dans le bureau du directeur de Poudlard, Albus Dombledore, les personnages entrent dans un escalier de pierre en colimaçon qui présente en son centre un majestueux griffon. La représentation de la créature légendaire rappelle fortement l’aigle impériale, notamment au niveau de la posture majestueuse de l’oiseau et du traitement des plumes de ses ailes. Pendant les guerres napoléoniennes (1803-1815), ces sculptures en bronze étaient montées sur une hampe avec un drapeau pour servir d’étendard à Napoléon Ier.

Aigle impériale sur le portail principal du Château de Fontainebleau. Photo Wikimedia Commons/dynamosquito

5. Les Hasards heureux de l’Escarpolette

Si on est très attentif, on peut parfois repérer certains détails surprenants, comme le tableau des Hasards heureux de l’Escarpolette (1767-1769), de Jean Honoré Fragonard (1732-1806), disposé deux huiles sur toile à droite du portrait de la Grosse Dame. Dans la version magique de l’œuvre conservée à la Wallace Collection, la jeune femme se balance tout en légèreté dans le tableau vivant où le jardin bucolique est devenu un cimetière. Le tableau apparaît notamment dans Harry Potter et la chambre des secrets, entre les centaines de toiles accrochées aux murs des grands escaliers.

6. L’Homme de Vitruve

Lors d’une leçon sur les différences entre le loup-garou et le lycanthrope, le professeur Severus Rogue illustre son propos en faisant défiler des œuvres qui représentent habituellement les Hommes. Ici, toutefois les dessins, fresques et autres peintures ont été revisités pour montrer des canidés anthropomorphes. C’est ainsi que l’iconique Homme de Vitruve (vers 1490) de Léonard de Vinci (1452-1519) se retrouve avec une tête de loup parmi les œuvres projetées.

Léonard de Vinci, L’Homme de Vitruve, v.1492, encre et lavis sur papier, 34,4 x 24,4 cm (Venise, gallerie dell’accademia).

7. Anubis

Toujours dans Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban, lors de cette leçon sur les forces du mal, le professeur Severus Rogue montre une fresque représentant le dieu funéraire de l’Égypte antique Anubis, lui-même souvent illustré par les Égyptiens comme un homme à tête de canidé. Dans cette réinterprétation de la divinité, celle-ci combat un homme armé d’une épée argentée.

8. Gargouille de Notre-Dame de Paris

Nul doute que le troisième volet de la saga, réalisé par Alfonso Cuarón, soit un des plus riches esthétiquement parlant. Outre les précédentes allusions aux Hommes et aux loups dans l’histoire de l’art, plusieurs œuvres présentes dans le film font écho au monde médiéval et à ses monstres fantastiques. Ainsi, on peut apercevoir à plusieurs reprises une gargouille dans des plans de vues aériennes de Poudlard. La créature rappelle ouvertement celles des XII et XIIIe siècles qui ornent les gouttières de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Une gargouille de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Photo Wikimedia Commons/Peter Cadogan

9. Tombeau du cardinal Cinthio Aldobrandino

Dans Harry Potter et la coupe de feu, une faucheuse apparaît lors d’un songe d’Harry. Avec ses longues ailes, sa gigantesque faux et sa toge noire à capuche, elle ressemble énormément à celle du Tombeau du cardinal Cinthio Aldobrandino à Saint-Pierre-aux-Liens à Rome. À l’acmé du film, cette faucheuse s’anime magiquement et révèle qu’elle est la tombe du redoutable Tom Riddle (alias Voldemort).

Tombeau du cardinal Cinthio Aldobrandino à Saint-Pierre-aux-Liens à Rome. Photo Wikimedia Commons/LPLT

10. Mariage à la mode

Au fil des films, la salle commune de Gryffondor, qui présentait déjà la tenture de La Dame à la licorne, s’est enrichie d’œuvres pour parer ses murs. Ainsi, on retrouve dans Harry Potter et la coupe de feu le Mariage à la mode (vers 1743) de William Hogarth (1697–1764) aux côtés d’une œuvre pré-raphaélite. La version magique du tableau de William Hogarth diffère de l’originale uniquement avec les chapeaux de sorciers que portent les figures peintes.

La salle commune de Gryffondor dans les studios Warner Bros. Studio à Londres. Photo Wikimedia Commons/Robert Clarke

11. Le trône d’Édouard Ier

Dans le réfectoire, Dumbledore ne quitte pas son impressionnant siège, digne d’un trône royal. C’est peu dire. Celui-ci est inspiré de la Coronation Chair, soit le trône du roi d’Angleterre Édouard Ier (1239-1307), le trône dans lesquels s’asseyent les monarques britanniques lors de leur couronnement. Un siège de choix qui montre la puissance du directeur de Poudlard, connu pour être un des plus puissants sorciers de son temps.

Le trône d’Édouard Ier dans l’abbaye de Westminster. Photo Wikimedia Commons/Kjetil Bjørnsrud

12. La Leçon d’anatomie du docteur Tulp

Dans Harry Potter et l’ordre du Phénix, lorsque Dolores Ombrage, professeure de défense contre les forces du mal envoyée par le ministère de la magie, prend de plus en plus de pouvoir à Poudlard, celle-ci fait retirer les tableaux vivants des murs de l’établissement. Une aubaine pour les afficionados des détails. En effet, les plans d’Argus Rusard, le concierge de l’école, en train de décrocher les œuvres permettent au spectateur d’identifier et d’observer au plus près celles-ci. De cette façon, on distingue que Poudlard exposait La Leçon d’anatomie du docteur Tulp (1632) de Rembrandt (1603-1669), conservé au Mauritshuis de La Haye.

Rembrandt, La Leçon d’anatomie du docteur Tulp, 1632, huile sur toile, 169 x 216,5 cm, Cabinet royal de peintures – Mauritshuis, La Haye

13. La Leçon d’ostéologie du docteur Sebastiaen Egbertsz

À l’instar de La Leçon d’anatomie du docteur Tulp, La Leçon d’ostéologie du docteur Sebastiaen Egbertsz (1619) de Nicolaes Eliaszoon Pickenoy (1588-1656), conservée au Amsterdam Historisch Museum, fait également partie des œuvres décrochées par Argus Rusard dans Harry Potter et l’ordre du Phénix. Comme l’œuvre de Rembrandt, les visages des figures présentes dans les tableaux originaux ont été remplacés par ceux de l’équipe technique du film.

Nicolaes Eliaszoon Pickenoy, La Leçon d’ostéologie du docteur Sebastiaen Egbertsz, 1619, huile sur toile, 135 x 186 cm, Amsterdam Historisch Museum

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Disparition de l’artiste brésilien Nelson Leirner

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C’est à l’âge de 88 ans que l’artiste brésilien Nelson Leirner est décédé à Rio de Janeiro le 7 mars. Fils de l’industriel et collectionneur Isai Lerner, qui fut le directeur du MASP (le musée d’art moderne de Sao Paulo), Nelson Leirner (né en 1932 à Sao Paulo, puis installé aux États-Unis) a commencé à présenter ses œuvres ironiques dès le début des années 1960, à son retour au Brésil. Il fonde ensuite le Grupo Rex avec Wesley Duke Lee, Geraldo de Barros, carlos Fajardo, José Resende et Frederico Nasser. Provocateur hors pair, il aime déranger le public, maniant la provocation entre Pop et Art conceptuel, critiquant les rouages de la société.

Critique du régime

Avec sa série La Rébellion des animaux, il critique le régime dictatorial des années 1970 au Brésil. Avec Hommage à Fontana, il imite les peintures abstraites alors en vogue au Brésil. On le voit, Nelson Leirner sait manier la critique avec ses œuvres. Il a enseigné à l’École d’Arts visuels à Parque Lage à Rio de Janeiro à partir de 1997. Adriano Pedrosa, le directeur artistique du Museu de Arte de Sao Paulo, dit qu’il était « l’un des noms les plus influents de l’art contemporain brésilien ». En France, il était représenté par la galerie Gabrielle Maubrie.

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Le prix SAM pour l’art contemporain 2020 lance son appel à projets

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Depuis 2009, SAM Art Projects accompagne et promeut les artistes de la scène française contemporaine grâce à son prix SAM pour l’art contemporain. Malgré la crise sanitaire suite à la pandémie de Covid-19, l’organisation à but non lucratif continue à soutenir les artistes. En ces temps difficiles pour le monde de la culture, le prix maintient son calendrier initial et lance son appel à projets ce vendredi 15 mai. Tous les artistes de plus de 25 ans, résidant en France depuis au moins 2 ans et sous contrat avec une galerie, sont invités à déposer leur dossier de candidature avant le 30 septembre.

Kevin Rouillard, Prix SAM 2018, vue de l’exposition au Palais de Tokyo en 2020. Photo ©Marc Domage Courtesy de l’artiste et du SAM Art Projects

Inciter les artistes-candidats à aller « au-delà de leur périmètre culturel quotidien »

En novembre, 5 artistes finalistes seront annoncés pour défendre leur projet le mois suivant devant le comité de sélection. Celui-ci aura la lourde tâche de départager les candidats et de désigner le lauréat 2020. Parmi les membres du comité, on retrouve le curateur et critique d’art Gaël Charbau, le conservateur Jean-Hubert Martin, la fondatrice de l’association Sandra Hegedüs, la directrice du FRAC Midi-Pyrénées et des Abattoirs de Toulouse Annabelle Ténèze, la curatrice Myriam Ben Salah, la directrice du Palais de Tokyo Emma Lavigne, la directrice de l’ENSP d’Arles Marta Gili et le commissaire d’exposition Nicolas Bourriaud.

En plus de le doter de 20 000 euros, le prix SAM pour l’art contemporain offre à son lauréat la possibilité de réaliser son projet à l’étranger dans un pays hors Europe et Amérique du Nord, d’être exposé au Palais de Tokyo à Paris et d’éditer sa propre monographie. Le prix est ouvert à toutes les disciplines des arts plastiques et visuels. Il suffit que le projet présenté s’inspire d’un voyage à l’étranger, dans un pays non-occidental. « Le but de ce déplacement étant d’inciter les artistes-candidats à s’interroger, s’enrichir, s’inspirer d’un monde inconnu au-delà de leur périmètre culturel quotidien, tout en ayant la possibilité de produire dans un contexte nouveau », précisent Sandra Hegedüs et Jessie Charbonneau, directrice du SAM Art Projects. En plus de soutenir la création artistique française, le prix SAM favorise également le dialogue entre les cultures européennes et celles des pays émergents.

Laura Henno, Les Bouchemans, 2018, photographie, Mayotte repérage © galerie Les filles du calvaire

Le prix SAM pour l’art contemporain 2019 dédié aux phénomènes de migration et à la vie des clandestins

En 2019, c’est Laura Henno qui a remporté le prix SAM pour l’art contemporain. Grâce à sa dotation, la photographe et vidéaste devait partir cette année pour les Comores et Mayotte afin de réaliser son film documentaire sur les phénomènes de migration et la vie des clandestins locaux, appelés les « Boucheman ». Si la crise sanitaire n’a pas retardé le tournage du projet, nous devrions pouvoir le découvrir en 2021 au Palais de Tokyo.

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