Actualité artistique

Idée Lecture : Meurtres à la Villa Médicis

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Faut-il avoir déjà passé une nuit à la Villa Médicis pour apprécier ce roman dont les scènes sont souvent nocturnes et se déroulent dans les différents ateliers et salons de ce bel édifice de la Renaissance ? Que nenni. Samuel Delage, un ancien pensionnaire et chroniqueur de livres sur France 3, sait décrire à merveille l’ambiance de cette résidence artistique, orgueilleuse au-dessus de la Ville Éternelle, ses recoins et ses jardins comme Il Bosco. Son énigme se passe aujourd’hui mais fait référence aux heures noires de la Villa pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y est question de soldats nazis, de tableaux spoliés, de copies, de maquillage d’œuvres d’art, d’artiste sans talent et d’autres très talentueux, de technique de peinture et d’installations à base d’animaux dangereux. On est vite mordu par l’histoire qui se déroule à cent à l’heure. L’écriture est simple, sans prise de tête ni formules alambiquées. Les personnages deviennent rapidement vivants et attachants. Mais attention ! L’enquête du commissaire Castelli va révéler des comportements étranges. Celui du secrétaire général mais aussi ceux de certains des pensionnaires créateurs…

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Picasso et la critique au musée national Picasso à Paris

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S’agit-il de réunir les principaux chefs-d’oeuvre du maître ? C’est impossible. Ni les Demoiselles d’Avignon, ni Guernica, par exemple, ne feront le déplacement,car ces toiles ne quittent plus leur musée. Il s’agit plutôt – tout en réunissant, tout de même, des œuvres de premier plan, et parfois jamais encore montrées à Paris – de questionner cette notion esthétique,qui ne va pas de soi s’agissant d’un artiste comme Picasso. Ne s’est-il pas évertué, en effet, à mettre en pièces les canons et les règles de l’art ? La réception critique de ses travaux joua, bien sûr, un rôle crucial dans la valorisation d’œuvres devenues des icônes de l’art moderne. C’est la critique qui érigea en monuments les tableaux sus cités, ou d’autres, ici exposés, comme La Danse de la Tate Gallery, telles Grandes Baigneuses, tels Arlequins, ou encore les toiles de la dernière période, qui firent scandale à Avignon en 1970 et 1972. Et ce processus touche toutes les facettes de la création picassienne, sculpture, gravure, céramique. Cet aspect de la question est dûment documenté, grâce au riche fonds d’archives dont dispose le musée parisien.

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Jérôme Farigoule rejoint la direction des musées et du château de Tours

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Conservateur du patrimoine, Jérôme Farigoule a débuté sa carrière au musée Grobet-Labadié et au Musée de la faïence de Marseille (1995-2004), où il a développé une approche interdisciplinaire de la valorisation des collections. En tant que chargé des départements des arts graphiques et des arts appliqués du musée Fabre de Montpellier (2004-2013), dont il a accompagné le chantier de rénovation, il a notamment encadré la numérisation des collections de dessins, de gravures et d’estampes et a créé au sein de l’hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran le département des arts décoratifs de l’institution. En 2013, il a pris la direction du musée de la Vie romantique à Paris, dont il a contribué à renforcer l’image en organisant des expositions consacrées aussi bien aux arts qu’aux expressions culturelles du XIXe siècle, telles que « La Fabrique du Romantisme, Charles Nodier et les Voyages pittoresques » (2014), « L’œil de Baudelaire » (2016) ou plus récemment « Le pouvoir des fleurs, Pierre-Joseph Redouté » (2017). Remplacé par Gaëlle Rio à la tête de l’institution parisienne, Jérôme Farigoule a pris le 7 janvier dernier ses nouvelles fonctions de directeur des musées et du Château de Tours. Nouvellement créé, ce pôle muséal réunit les musées de la Ville, à savoir le musée des beaux-arts, le Muséum d’histoire naturelle et le Musée du compagnonnage, et le Château de Tours, dont la riche programmation comprend chaque année une exposition de photographie réalisée en partenariat avec le Jeu de Paume à Paris. Si la Ville de Tours avait déjà mutualisé les ressources techniques de ses musées, elle se dote aujourd’hui d’une structure encore plus aboutie qui vise également à l’harmonisation des projets scientifiques et des programmations des établissements qu’elle regroupe. Pour Jérôme Farigoule, il s’agit d’un véritable « outil pour le rayonnement de la Ville et au service de ses habitants », qui permettra de « répondre aux enjeux actuels de l’accès de tous à la culture ».

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Persona Grata, l’art de l’hospitalité

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Fruit d’un partenariat inédit entre le Musée national de l’histoire de l’immigration et le Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, le projet n’est pas de juger ou ni de décréter mais « d’agiter les consciences » en offrant un autre point de vue que celui du fil de l’actualité. Installations, vidéos, peintures, photographies… les œuvres de Djamel Tatah, Bouchra Khalili, Kimsooja, Mona Hatoum, Laura Henno, Enrique Ramirez ou Bruno Serralongue mènent ainsi à considérer la notion d’hôte sous l’angle de la réciprocité.

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Voyage en terres exotiques à la galerie Nicolas Bourriaud

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Car ces sculptures des années 1830 à 1950 (de 1500 € à 150 000 €) étaient bien réalisées du temps des colonies. À l’artiste explorateur, avec Charles Cordier ou Antoine-Louis Barye, et un ancrage « plutôt ethnographique et scientifique, teinté de romantisme », répond une partie dévolue aux coutumes et cultures des pays, que le galeriste voit comme « des attitudes de vie et de travail », notamment sous le regard d’Arthur Dupagne et d’Anna Quinquaud, et aux incontournables animaux exotiques. Si l’appréhension de ces sujets se modifie, ces bronzes s’inscrivent toujours dans « l’âge d’or de la sculpture », quand la France bénéficiait des meilleurs fondeurs.

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Total Warhol au Whitney Museum de New York

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Cette grande rétrospective (plus de trois cent cinquante œuvres), qui reprend le sous-titre du livre fameux, The Philosophy of Andy Warhol, re-déploie, à nouveaux frais et forte du très riche fonds « warholien » du musée, l’extraordinaire itinéraire artistique du « pape du Pop », et ses multiples facettes. Car Warhol pratiqua avec un égal succès la peinture, le cinéma expérimental, l’installation, la production télévisuelle ou éditoriale… Jouant des codes de la célébrité et de la médiatisation, il fit œuvre de sa propre vie, sa personnalité, ses agissements. En très large part, il préfigure les enjeux et les procédures de notre art contemporain, dont il est un des pères tutélaires.

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Le Danemark de Trine Sondergaard

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Calme et silence. Il faut deux mots français pour traduire du danois le mot Still, qui donne son titre à cette somptueuse exposition. Deux mots pour traduire le sentiment qui se dégage des deux séries de photographies réalisées par l’artiste danoise Trine Søndergaard, lauréate du prix Albert Renger-Patzsch. La première, Interior, est une suite d’images, réalisées sur quatre ans (2008-2012), d’intérieurs de manoirs danois depuis longtemps inhabités. Ce sont de longs couloirs éclairés par une pâle lumière, des portes en enfilade où l’on retient son souffle, des fragments de murs aux couleurs délavées, témoins muets de vies passées. Cette série est inspirée de l’œuvre de Vilhelm Hammershøi  (1864-1916) dont un tableau, Intérieur, Strandgade, 30 (1904), prêté par le musée d’Orsay, figure dans l’exposition.La deuxième série, intitulée Guldnakke (2012-2013), est le fruit d’une découverte de l’artiste dans un musée danois : des coiffes cousues au fil d’or datant du milieu du XIXe siècle. Sur un fond sombre et uni, Trine Søndergaard a photographié, de dos, des jeunes femmes dont la tête est parée de ces précieux bonnets. La lumière souveraine révèle la finesse des détails de la coiffe, la délicate carnation d’une nuque ou d’une épaule, la rousseur d’une mèche de cheveux, les plis d’un tee-shirt trop grand… Il émane de ces photographies une atmosphère empreinte de gravité et de patience. Car il en a fallu pour confectionner ces ouvrages d’art textiles destinés aux épouses de riches fermiers danois. Ces couturières de grand talent représentent « les premiers exemples de femmes indépendantes ayant su subvenir aux besoins de leur famille », raconte Trine Søndergaard. Dans une écriture très contemporaine conjuguant présent et passé, c’est bien une « histoire de femme » que la photographe raconte ici à travers ses images.

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Kaboom ! L’émission qui amène la BD dans votre salon

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Avec pour pierre angulaire le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (24 au 27 janvier 2019), le mois de la BD se célèbre sur tous les fronts. Parmi les nombreuses initiatives des médias pour mettre en lumière le 9e art, ses acteurs, ses tendances et ses figures mythiques, la programmation thématique de Museum TV devrait réjouir les plus mordus du genre comme les aspirants découvreurs de nouveaux territoires de l’art. Apparue sur nos écrans en 2017, la chaîne française MUSEUM (disponible sur les plateformes Canal, Free et Orange) diffuse chaque jour, depuis le 2 janvier, un nouvel épisode de Kaboom !, une émission inédite en France, entièrement consacrée au 9e Art, et qui nous vient tout droit de la mère patrie des Schtroumpf, de Tintin ou de Spirou, s’il ne faut en citer que trois. Diffusées du lundi au vendredi, ces pastilles de 10 minutes portent chacune un éclairage instructif et réjouissant sur un album, un personnage ou un créateur de bande dessinée, témoignant ainsi de la remarquable diversité de cet art jusque-là bien trop absent de nos postes de télévision. Après un premier épisode consacré au célèbre pirate Long John Silver, créé par Xavier Dorison et Mathieu Laufrray, la série promet de belles immersions dans le quotidien des dessinateurs et de leur héros : « Blacksad, un chat ibérique qui a du pedigree » (le 09/01), « La malédiction de Rascar Capac… Version Making Of ! » (le 14/01), « Rencontre avec le coloriste Vittorio Leonardo » (23/01) ou encore « Charlie Adlard, dessinateur de la série culte The Walking Dead » (25/01). De quoi réviser ses classiques avant les réjouissances du Festival d’Angoulême !

Découvrez la bande-annonce du programme :

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Christian Paraschiv, l’art expérimental venu de Roumanie

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Pour parler de l’exposition « Nomos », à découvrir jusqu’au 2 mars, Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de la revue www.FranceFineArt.com, a rencontré Alain Oudin, co-fondateur du Fonds de dotation-Enseigne des Oudin, et Janick Thiroux, directeur de l’institution. Contrairement aux artistes restés en Roumanie, devenus des symboles de résistance, à la fois témoins du passé et porteurs d’une liberté à inventer, Christian Paraschiv, né en 1953 à Bucarest, s’est exilé en France en 1986 où ses recherches artistiques se sont nourries d’une quête impossible de réunification des différentes facettes de son identité. L’artiste a développé une œuvre située entre l’image et la relique, où son corps, son histoire, ses performances s’incarnent dans des objets étranges, chargés de symboles et d’énergie mais hantés par la mort. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois,
la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques
qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs
rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

 

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Les méditations de Michael Heizer chez Gagosian

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D’un niveau muséal, et rappelons que son dernier solo show en Europe eut lieu en 1997 à la Fondation Prada de Milan, l’exposition a répondu aux exigences d’un plasticien mêlant depuis toujours rigueur esthétique à d’imposantes contraintes techniques. Car il faut pouvoir accueillir ces pièces monumentales, dont l’une mesure trente-six mètres carrés et l’autre soutient un rocher de quinze tonnes, pour lequel le sol de la galerie a été creusé et renforcé. Derrière la salle principale de ce bâtiment industriel de mille six cent cinquante mètres carrés, d’autres espaces dévoilent des dessins et croquis, issus des archives personnelles de l’Américain né en 1944. À l’étage, des peintures minimales des années 1970, inédites en France, répondent à un triptyque de 2017. Le trait y est léger, aérien et élancé, évoquant le tracé d’un Matisse. Les prix ne sont donnés qu’à ceux susceptibles de pouvoir s’offrir les œuvres, mais la plupart des visiteurs se laissent juste absorber par leur intensité méditative.

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Maison et Objet, cru 2019

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Focus sur le jeune et brillant designer allemand Sebastian Herkner, élu Designer de l’année. Depuis son studio près de Francfort, ce créateur est « sage et virtuose » et ne change rien fondamentalement aux formes archétypales. Il y ajoute en revanche une éthique de la belle ouvrage et, fait rarissime ces dernières années, des touches très colorées, des alliages osés comme l’acier et le verre soufflé. Bref un chantre, comme le fut Charlotte Perriand, de la fusion entre modernité et artisanat. «Tout est dans tout », disait-elle, et c’est bien de cela qu’il s’agit. Il s’intéresse aux lunettes, bicyclettes, flacons de parfum, lampes, sans négliger l’architecture intérieure. Il a appris, chez la styliste Stella McCartney, à combiner les couleurs en début de processus. Signalons ses tables best-sellers Bell (éd. Classicon), sa chaise 118 (Thonet) et ses très jolies lampes Oda (Pulpo) en forme de châteaux d’eau opaques.

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Pas de deux chez Dutko

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Leur association n’est pas évidente, mais il est toujours passionnant, dans un travail curatorial, de rapprocher des artistes. Pour ces neuf installations à la galerie Dutko, le designer Éric Schmitt dialogue avec le photographe et plasticien Philippe Gronon (prix de 8000 € à 60 000 €). Tout deux développent une vision généreuse de l’objet, avec des prises de vue frontales et des tirages à taille réelle pour le premier, des lignes rondes, voluptueuses et des jeux de matière pour le second.

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Votre photo du jour : La fresque de Roy Lichtenstein à la station 42 street-Times Square du métro de New York par Philippe Hennebelle

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Métiers d’art : Le violoncelle à l’honneur

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C’est le violoncelliste Raphaël Pidoux, cofondateur et vice-président de l’association, qui auditionne, avec une communauté d’experts, les jeunes talents et évalue les qualités des instruments prêtés. Depuis sa création, l’association a soutenu quarante musiciens et a permis la réalisation de douze violoncelles par des luthiers français. La Fondation AG2R La Mondiale pour la vitalité artistique a souhaité récompenser ces actions en faveur de la transmission et de l’excellence en apportant à l’association son soutien financier pendant trois ans. Grâce à ce mécénat, le jeune luthier Joël Klépal, dont l’atelier est installé au cœur de Paris, s’est vu confier la réalisation d’un violoncelle qui sera prêté au jeune violoncelliste Noé Drdak, élève au Conservatoire à rayonnement régional de Saint-Maur-des-Fossés.

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