Actualité artistique

Les palettes sensuelles d’Harry Gruyaert

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Avant les années 1970, la photographie en couleurs reste à peu près ignorée des galeries et des musées. Pour une bonne part de la critique et des photographes eux-mêmes, la couleur est tout simplement « vulgaire », selon le mot de Walker Evans. Elle reste associée, d’une part, à la pratique amateur et à sa banalité, d’autre part, à la publicité et à la presse magazine. C’est justement dans cet univers que le Belge Harry Gruyaert fait ses premiers pas et, plus précisément, dans la photographie de mode, pour le magazine « Elle » entre autres. Né en 1941 à Anvers, il a quitté son pays pour la France vers 1962. Mais, bientôt, l’univers étroit et superficiel de la mode l’ennuie et, à l’occasion d’une commande, il découvre le Maroc, à la fin des années 1960. « J’avais l’impression d’être tombé dans un paysage à la Bruegel avec une affinité entre les gens et le paysage comme je n’en avais jamais vue, une lumière fantastique et des gens habillés dans des couleurs incroyables ! », se souvient-il. Ainsi débute une longue suite de voyages à travers le monde, de l’Inde à l’Égypte, des États-Unis à la Russie, avec des retours fréquents au Maroc.

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paru dans notre numéro de juin 2019

 

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De Vinci au Louvre : réservez vos places dès le 18 juin !

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Mis précipitamment en place par le musée du Louvre après seulement deux semaines d’ouverture de l’exposition Vermeer en 2017, le système de réservation en ligne s’est imposé comme un outil incontournable pour la gestion du flux de visiteurs des expositions blockbusters. À n’en pas douter, l’exposition De Vinci, qui se tiendra du 24 octobre 2019 au 20 février 2020, va battre les précédents records de fréquentation des expositions du musée : 325 000 visiteurs pour « Vermeer et ses maîtres de la peinture de genre » en 2017, 540 000 pour « Delacroix (1798-1863) » l’année dernière. Vinci aura-t-il également raison du raz-de-marée Toutankhamon (800 000 billets vendus à ce jour pour l’exposition de la Villette) ? Les paris sont ouverts. Pour prévenir les effets de foule et les files d’attente interminables, le Louvre ouvre donc dès le 18 juin sa billetterie en ligne et précise que seuls les visiteurs ayant réservé un créneau horaire pourront accéder à l’exposition, une mesure qui concerne également les personnes ayant un accès libre ou gratuit au musée. Certains avantages (accès prioritaire, nocturnes spéciales, possibilité de venir avec un invité durant les 15 premiers jours d’ouverture) sont cependant accordés aux membres de l’association « Les Amis du Louvre », en fonction de leur degré d’adhésion.
Et que viendrons-nous voir avec tant d’empressement ? Rien moins que l’un des grands rendez-vous de cette année de commémoration du 500e anniversaire de la mort de Léonard. Si la liste définitive des œuvres présentées n’est pas connue à ce jour, en raison des récentes difficultés de négociation avec le gouvernement italien notamment, on sait déjà que de nombreux chefs-d’œuvre du maître et de ses contemporains (tableaux, dessins et sculptures) seront réunis autour des pièces de la collection du Louvre. Le musée abrite en effet, en plus de 22 dessins, le plus important ensemble au monde de peintures de Léonard, cinq œuvres essentielles (La Joconde, la Vierge aux rochers, La Belle Ferronnière, La Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Anne et le Saint Jean Baptiste) qui représentent près d’un tiers du corpus de tableaux aujourd’hui attribués à l’artiste. Mais quelles œuvres, venues de Rome ou de Florence, pourront finalement traverser les Alpes ? Quid du célèbre et très (trop ?) onéreux Salvator Mundi, acheté 450 millions de dollars en 2017 pour le Louvre Abu Dhabi et porté disparu depuis plus d’un an ? De nouvelles révélations suggèrent qu’il vogue actuellement sur le yacht du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane… Pour être aux premières loges lorsque que le voile sera levé, ne manquez pas de vous inscrire dès le 18 juin.

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Retour aux basiques pour Marco Del Re

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Toujours avec des références assumées à Henri Matisse, Pierre Bonnard ou Giorgio de Chirico, il introduit le regardeur au cœur de ce qui constitue l’atelier. Il assume son goût pour la relecture de la modernité et sa passion pour le travail classique du matériau ou, comme le résume Isabelle Maeght, « ce qui constitue notre patrimoine ».

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Collecte « Libération de Paris » : un appel aux dons pour enrichir la mémoire collective

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Le samedi 15 juin, les Archives de Paris ouvrent leurs portes pour une vaste opération de collecte consacrée aux témoignages de la Libération de Paris. Le prochain rendez-vous est fixé au 28 septembre, au musée de la Libération de Paris-musée du général Leclerc-musée Jean Moulin, dont les nouveaux locaux, place Denfert-Rochereau, seront inaugurés le 25 août après quatre ans de travaux. L’objectif de cet appel inédit au don d’archives est de transmettre la mémoire de ce moment historique que fut, le 25 août 1944, la Libération de Paris, en assurant la préservation de ses témoignages matériels (photographies, lettres, affiches, objets commémoratifs, insignes militaires, etc.) au sein de collections muséales. Une opération similaire avait déjà été menée par les services d’Archives départementales et municipales en 2014 dans le cadre des commémorations de la Première Guerre mondiale. En remettant vos souvenirs de famille entre les mains de professionnels de la conservation, qui pourront vous renseigner sur leur valeur historique réelle, vous participerez à l’enrichissement de la mémoire collective qui perpétue l’histoire de chacun et s’en nourrit.
Dans le temps qui sépare ces deux campagnes de collecte, organisées à l’occasion du 75e anniversaire de la Libération de Paris, de nombreux événements mémoriels et culturels gratuits seront également proposés aux Parisiens tels que différentes cérémonies militaires, des concerts populaires, des expositions et même la création d’une nouvelle fresque grandeur nature. Retrouvez tous les détails de cette programmation sur la page de l’événement.
Pour en savoir plus sur la collecte du 15 juin aux Archives de Paris rendez-vous ici.

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Idée lecture : Berthe Morisot vue par Marianne Mathieu

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« Berthe Morisot est longtemps restée dans l’oubli. Parce que grande bourgeoise, parce que femme, son œuvre a durablement été taxé d’amateurisme, un amateurisme certes éclairé mais un amateurisme tout de même ». Dès son introduction, Marianne Mathieu, la directrice scientifique du musée Marmottan Monet, affirme sa position pro-Morisot. Il faut dire qu’elle connaît bien le travail de cette femme peintre à la palette lumineuse puisque son musée d’attache abrite le legs Rouart, riche en œuvres de Berthe Morisot (1841-1895). Comme le veut cette élégante collection des éditions Hazan, l’artiste est vue au prisme de quinze questions : « Muse ou élève de Manet ? », « Peintre de l’inachevé ? » ou « Berthe et Eugène : mariage de raison ou union moderne ? ». Ce sommaire dit bien que l’approche est à la fois biographique, d’analyse artistique et de sujet de société. Et c’est dans les chapitres sociétaux que Marianne Mathieu est la plus engagée. Elle s’interroge sur le statut de l’artiste femme au XIXe siècle et rappelle que l’École des Beaux-Arts a été fermée aux femmes jusqu’en 1897. Elle souligne également que la peinture de Berthe Morisot a toujours été étudiée au prisme du « genre » et qualifiée de spontanée, charmante, élégante ou raffinée, des adjectifs peu employés pour définir le travail d’un artiste masculin. « À l’inverse de celles qui, telle Rosa Bonheur, voilent leur féminité pour s’imposer dans un milieu d’hommes, ou de celles qui se placent en marge de la société – voir la folie d’une Camille Claudel -, Berthe Morisot concilie féminité, obligations sociales et peinture ». On découvre également son engagement dans la cause impressionniste, sa participation à chaque exposition entre 1864 et 1868, et que, contrairement à ses confrères, elle n’a bénéficié que d’une seule exposition personnelle (en 1892 à la galerie Boussod et Valadon), ce qui explique en partie sa faible présence dans les collections des institutions françaises (lire à ce propos le très bon chapitre « Pourquoi Berthe Morisot est-elle si rare dans les musées ? »).

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Vente aux enchères : Photos de mode

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Après un premier volet de la collection en 2008, Christie’s annonce la vente d’un ensemble célébrant l’élégance et la féminité à travers l’œil de ces artistes. Une des icônes de la vente, est le diptyque Sie Kommen (naked and dressed) d’Helmut Newton, exécuté à Paris en 1981, qui a bouleversé le monde de l’image (de 150 000 € à 250 000 €).

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L’oeuvre du mois : Le Relief n°20 de César Domela

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Pour présenter cette œuvre de César Domela, Benoît Sapiro, fondateur de la galerie Le Minotaure, précise que dans l’ensemble des grands courants du XXe siècle, le biomorphisme est un « isme » horizontal.« Car en 1931, au moment de la fondation d’Abstraction-Création, se sont rejoints des artistes surréalistes, constructivistes, comme certains venant du cubisme. Il y eut une mouvance générale vers Paris et tout s’est entrecroisé autour de ce mouvement qui permettait aux plasticiens de dépasser les lignes originelles où ils étaient parfois cantonnés. De nombreuses manières d’y participer se sont développées, même si le point commun pouvait être ces formes invertébrées ou végétalisées. » César Domela, né à Amsterdam en 1900, débute par des créations proches du cubisme synthétique et des photomontages, avant de rencontrer en 1924 Piet Mondrian et Theo Van Doesburg, puis d’adhérer à De Stijl. Il poursuit une expression constructiviste et géométrique, dont il semble vouloir s’échapper au début des années 1930. La ligne et la courbe commencent à s’allier ou à s’opposer, tandis que l’artiste s’ouvre à des expérimentations, s’orientant vers des assemblages de Plexiglas, métal, laiton ou de différentes essences de bois peints. En 1945, date de ce relief, il est à l’apogée de sa carrière. Il s’émancipe de toute contrainte formelle et se donne la liberté de créer un rythme évoquant la musicalité, tout en maîtrisant l’ensemble de sa fabrication. « Si l’on observe bien le Plexiglas, conclut Benoît Sapiro – rappelons d’ailleurs que les frères Naum Gabo et Antoine Pevsner l’avaient employé avant lui – ce matériau a souvent subi les affres du temps. Or c’est l’une des premières pièces de cette époque à avoir traversé les décennies en parfait état de conservation. »

César Domela, Relief N°20, 1945, amarante, Plexiglas, laiton, 65×50 cm © Galerie Le Minotaure, Paris.

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Loto du Patrimoine 2019 : les 121 monuments enfin dévoilés

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Sur les 865 dossiers étudiés, 121 monuments en péril (contre 269 l’année dernière) ont donc été sélectionnés pour bénéficier des recettes de cette seconde édition du « Loto du Patrimoine ». Le nombre de projets retenus a volontairement été restreint pour « éviter les effets de saupoudrage », selon les mots de Stéphane Bern, et apporter ainsi une aide plus substantielle à chaque site. L’aide aux projets de l’année dernière sera également prolongée. Rappelons que la première édition de l’opération « Loto du Patrimoine », conçue par le ministère de la Culture, la Fondation du Patrimoine et la Mission Bern, en partenariat avec la Française des jeux, avait permis de récolter 15 millions d’euros, à quoi l’État avait ajouté une aide de 21 millions supplémentaires, suite à la polémique autour des recettes fiscales auxquelles prétendait ce dernier.
Cette année, les amoureux du patrimoine auront plusieurs occasions de participer à cette nouvelle opération qui, espérons-le, bénéficiera du même élan de générosité nationale que celui suscité récemment par l’incendie de Notre-Dame. Le 14 juillet aura tout d’abord lieu un tirage spécial du Loto, pour 13 millions d’euros, 25% de la mise étant reversés au patrimoine. Deux jeux à gratter, l’un à 15€, l’autre à 3€, seront ensuite lancés en septembre, en amont des Journées européennes du patrimoine (21 et 22 septembre), 10% de la mise étant alors consacrés aux projets de restauration. Quant au choix des 121 projets, outre les 18 sites prioritaires, notons que seul un monument par département a été sélectionné tandis que le nombre de lieux dépendant de collectivités a été restreint, au profit de sites associatifs ou privés.

Découvrez la liste exhaustive des 121 projets du Loto du Patrimoine

Les 18 sites emblématiques sont mentionnés en violet

Auvergne-Rhône-Alpes

Viaduc des Fades
Moulin Dupuy à Saint-André-Lachamp
Château de Ripaille à Thonon-les-Bains
Cuivrerie de Cerdon
Tuilerie de Lenax
Maison Buc à Laroquebrou
Château de la Touche
Église Saint-Saturnin à Saint-Sorlin-d’Arves
Villa La Casamaures à Saint-Martin-le-Vinoux
Château de Jarnosse
Église Saint-Hilaire et Saint-Roch à Beaumont
Collège des Jésuites à Billom
Domaine Dupoizat à Saint-Symphorien-d’Ozon

 

Bourgogne-Franche-Comté

Église Saint-Ambroise à Busserotte-et-Montenaille
Château de Maulnes
Abbaye impériale Saint-Pierre à Baume-les-Messieurs
Viaduc de la Loue à Cléron
Église Saint-Roch à Lamenay-sur-Loire (Nièvre)
Abbaye cistercienne de Montigny-Lès-Cherlieu
Maison canoniale dite du Lutrin à Autun
Pigeonnier Saint-Joseph à Sens
Fort des Basses Perches à Danjoutin

 

Bretagne

Ancienne gare de Brélidy à Plouëc-du-Trieux
Ancien couvent des Carmélites à Ploërmel
Pont médiéval du Couesnon à Val-Couesnon
Maison Pinchon à Landéda
Glacière d’Etel

 

Centre-Val de Loire

Château du Chillou à Jaulnay
Relais de poste à Fontenay-sur-Loing
Église Saint-Eloi Saint-Jean-Baptiste de Crécy-Couvé
Grange pyramidale du domaine de Récy à Vinon
Chapelle du château de Greuille à Sassierges-Saint-Germain
Jardin Renaissance dans le parc du château de Saint-Denis-sur-Loire
Moulins de la Fontaine à Thoré-la-Rochette

 

Corse

Bibliothèque Fesch à Ajaccio
Fortin de Girolata à Osani
Église San Gavino à San-Gavino-d’Ampugnani

 

Grand-Est

Château du Maréchal Lyautey à Thorey-Lyautey
Château de Wesserling à Husseren-Wesserling
Château du Haut-Andlau
Chalet impérial Tivoli à Plombières-les-Bains
Moulin de Bar-sur-Seine
Ancien couvent des cordeliers à Vendresse
Château de Vaux à Fouchères
Logis des officiers du château de Braux-Sainte-Cohière
Maison au 26 rue des Marmouzets à Joinville
Synagogue de Verdun
Citadelle de Bitche

 

Hauts-de-France

Moulin de Stavèle à Naours
Église Sainte-Barbe de Wallers
Église Saint-Basle à Bucy-les-Cerny
Hôtel-Dieu de Galande à Senlis
Église Notre-Dame à Buire-au-Bois
Beffroi de Béthune

 

Île-de-France

Église Saint-Louis de Vincennes
Anciens réfectoires Menier à Noisiel
Église Notre-Dame du Raincy à Le Raincy
Folie Claret à Vaucresson
Basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde à Longpont-sur-Orge
Orangerie du château d’Hanneucourt à Gargenville
La Ruche – Bâtiment Fernand Léger
Théâtre du château de la Roche-Guyon
Maison de Rosa Bonheur

 

Normandie

Église Sainte-Marie-Madeleine à Douvrend
Maison Bleue de Da Costa à Dives-sur-Mer
Parc du Moulin d’Andé
Église Saint-Loup à Saint-Loup
Manoir de Courboyer à Perche-en-NocéAbbaye Sainte-Marie de Longues sur Mer

Nouvelle-Aquitaine

Église Saint-Jacques à Châtellerault
Château de Pougne-Hérisson
Chapelle Notre-Dame des cyclistes à Labastide d’Armagnac
Maison des moines de l’abbaye de Saint-Amand-de-Coly
Château d’Eau du Corbusier à Podensac
Prieuré Saint-Etienne de Lagrange à Durance
Église orthodoxe de Biarritz
Château de Comborn à Orgnac-sur-Vézère
Four industriel à porcelaine Haviland à Limoges
Ancienne commanderie templière de Lavaufranche
Maison de la Gaieté à Chérac
Abbaye de Châtres à Saint-Brice
Amphithéâtre de Saintes

 

Occitanie

Plâtrières de Surba
Maison dite Marot à Senaillac-Latronquière
Ancien atelier de l’architecte Edmond Lay à Barbazan-Debat
Hameau médiéval de Saint-Caprazy
Moulin de Juffet à Montbazin
Grange Basque du château de Caumont à Cazaux-Savès
Maison Ysalguier à Auterive
Escalier monumental Saint-Pierre à Pont-Saint-Esprit
Église Saint-Loup-de-Sens à Clermont-sur-Lauquet
Chapelle Saint-Pierre à Beaupuy
Château de Ferrières à Fontrieu
Colonie minière de la Pinosa à Valmanya
Fort de Brescou
Château du Tournel à Mont-Lozère-et-Goulet

 

Pays de la Loire

Kiosque à musique de Luçon
Moulin de la Petite Bavouze à Ménil
Ruines du Château de l’étenduère aux Herbiers
Four à chaux du Montru à La Chapelle-Heulin
Jumenterie du Lude
Prieuré de la Jaillette à Segré-en-Anjou Bleu

 

Provence-Alpes-Côte-d’Azur

Église Saint-Martin de Villar d’Arène
Chapelle Notre-Dame de Pitié au Val
Église Notre-Dame de Suzette
Jardins d’Albertas à Bouc-Bel-Air
Abbaye de Sénanque
Moulin à vent à Berre-les-Alpes
Cathédrale Notre-Dame du Bourguet à Forcalquier

 

Outre-mer

Chapelle du domaine de Bel-Air à Sainte-Suzanne
Maison du pêcheur à Saint-Pierre-et-Miquelon
Parc paysager de la plantation Mont Vernon à Saint-Martin
Ancienne école de Rémire-Montjoly
Domaine de la Trace à Fort-de-France
Clocher de Notre-Dame de Bon-Port à Petit-Bourg
Mosquée et minaret de Tsingoni
Façades des rues Victor Hugo et Bouillé à Saint-Pierre en Martinique
Église de Morne-à-l’Eau en Guadeloupe
Temples tamouls des Casernes et du Gol à Saint-Pierre et Saint-Louis
Le Relais Barcarel à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane

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Rein Wolfs, nouveau directeur du Stedelijk Museum d’Amsterdam

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Actuellement directeur de la Bundeskunsthalle, à Bonn en Allemagne, Rein Wolfs prendra ses fonctions le 1er décembre. De 1996 à 2001, il a été le premier directeur du musée Migros d’art contemporain de Zurich. Il a occupé des postes de direction au musée Boijmans Van Beuningen à Rotterdam (2001-2007) et au musée Fridericianum à Kassel (2008-2013). En 2013, il a également été commissaire du pavillon néerlandais pour la Biennale de Venise. Il a passé les six dernières années à la Bundeskunsthalle, où il a été co-commissaire de l’exposition « Collection Gurlitt, état des lieux » (2017), l’une des expositions allemandes les plus médiatisées de ces dernières années. Elle présentait la collection de Cornelius Gurlitt, composée d’œuvres en grande partie volées à des collectionneurs juifs pendant l’ère nazie. Rein Wolfs a également consacré des expositions à la scène actuelle, de Marina Abramovic à Carlos Amorales, au XXe siècle avec Dali, Malévitch Magritte, ou encore aux artistes étrangers comme le Kosovar Petrit Halilaj ou le Géorgien Vajiko Chachkiani. Sa mission sera de donner un cap au musée qui est sans directeur depuis presque deux ans.

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Une nature morte de Derain rejoint les collections du musée de l’Orangerie

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L’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie vient d’acquérir le tableau Nature morte aux fruits, peint vers 1920 par André Derain (1895-1954), artiste déroutant, avant-gardiste, devenu dans les années 1920 le meilleur représentant de la tradition française. Longtemps discréditée, l’œuvre de Derain avait été remise en lumière en 2017 par le Centre Pompidou et le musée d’art moderne de la Ville de Paris.
Instigateur avec Matisse et Vlaminck, de la révolution fauve, consacrée au Salon d’automne de 1905, Derain s’essaie brièvement au cubisme et développe, dès 1906, un goût nouveau pour les arts primitifs, africains et océaniens, qui viennent infléchir ses recherches. À rebours des artistes de l’avant-garde, il renoue, dès les années 1911-1912, avec la peinture classique, voire archaïque, en puisant aux sources des Primitifs français et italiens. Il anticipe ainsi le retour au classicisme qui s’imposera après 1918. Cette période de son œuvre, dite gothique ou byzantine, aux accents métaphysiques, a inspiré de nombreux artistes tels que Gorgio de Chirico, Carlo Carra ou encore Giorgio Morandi. En 1918, il découvre l’univers de la scène à Mayence et devient peintre de décors de ballets et de théâtre, une esthétique à laquelle participe Nature morte aux fruits, réalisée vers 1919-1920. Contrairement à la plupart des natures mortes réalisées par l’artiste, cette toile figure une scène d’extérieur dont la simplicité évoque un décor de théâtre et renoue avec le style adopté par Derain avant la guerre. La composition épurée, la palette claire et les formes stylisées du pichet, de la corbeille de fruits et de l’oiseau évoquant quant à eux les leçons des maîtres du Quattrocento.

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Andrea Blum, entre fiction et réalité

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Son titre« Grey Matter », peut évoquer cette partie du cerveau liée à la perception sensorielle et aux collectes d’informations, mais se réfère ici à la naissance d’une idée et à la transformation formelle d’un concept. Ainsi, Andrea Blum cherche à ce que textes ou images digitalisés deviennent « réels » dans l’espace, par une mise en abyme entre divers médiums et échelles (entre 5000 € et 45 000 €). « À cette exposition dédiée au processus de travail, précise-t-elle, j’ai ajouté le constat que nous avions échoué sur l’écologique. Par exemple, un panorama du désert du parc de Saguaro, en Arizona, entraîne le visiteur au cœur d’un paysage où rien ne se passe, mais le transporte vers un autre environnement. Le projet global est construit sur l’ambivalence entre la fiction et la réalité. Mes situations sont toujours véridiques, car je les ai créées, mais posent la question de l’illusionnisme et du rêve. »

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Vente aux enchères : Un trésor à Drouot

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Petit bijou de collectionneurs, la succession des parents de maître Jean-Claude Binoche s’adresse aux amateurs d’art. Cette ancienne collection n’est jamais passée aux enchères et les grands secteurs de l’art y sont représentés : tableaux anciens et modernes, sculptures, tapisseries, art asiatique, Art Déco ou argenterie. En association avec maître Giquello, maître Vincent Fraysse est le chef d’orchestre de cet événement et s’en réjouit : « C’est une vie qui sommeillait, animée par des objets de rêve venus d’un autre temps, qu’il faut apprendre à aimer ». Telles ces Fleurs coupées d’Ambrosius Bosschaert le Vieux (1573-1621), achetées par la famille en 1890 à Drouot et restées dans le même cadre (de 2,5 M€ à 3,5 M€). Une petite merveille, selon l’expert Éric Turquin, « un tableau de fleurs qui a la particularité d’avoir un fond de paysage ». Parmi les grands classiques, une tapisserie « au Chinois » de Beauvais est attendue entre 6000 € et 8000 €, ou un mobilier de salon acquis, selon la tradition familiale, directement auprès du menuisier Larocque en 1780, composé de douze fauteuils et un canapé (de 1500 à 2000 €), ou encore une commode de Delorme (de 10 000 € à 15 000 €.) Datée de 1730, une plaque en terre cuite dans l’esprit de Clodion est un projet de fontaine de très belle qualité. L’argenterie est aussi bien représentée, par une très grande soupière datée « Paris 1787 » accompagnée de son dormant, ornés de personnages exotiques (de 20 000 € à 30 000 €). La Chine est illustrée par de nombreuses pièces de la Compagnie des Indes (de 200 € à 300 € pièce). Bien dans leur époque, ces collectionneurs avaient acquis des pièces Art Déco, comme l’explique la spécialiste Amélie Marcilhac : « Ils possédaient la ménagère Papyrus de Puiforcat (de 20 000 € à 30 000 €) et un service thé-café avec la bouilloire électrique et le plateau, un modèle de 1937 » (de 12 000 € à 15 000 €). Un coffret à bijoux protégeait des créations de Cartier, telle cette broche Art Déco sertie d’une aigue-marine, de turquoises et de corail (environ 8000 €), du jamais vu selon l’expert Thierry Stetten. Une autre broche ovale est entièrement pavée de diamants (autour de 50 000 €). Trois autres ventes sont déjà prévues, dont celle de la bibliothèque.

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Art Tech : l’IA modifie-t-elle notre manière de consommer l’art ?

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On retrouve les prémices de cette « intelligence » numérique dès 1959 avec l’art robotique de Nicolas Schöffer. Intitulée CYSP 1, sa sculpture en mouvement est dotée d’un « cerveau électronique » connecté à des capteurs, qui lui permet d’interagir avec les variations de son, de couleurs ou de lumière. Un art cinétique remis sur le devant de la scène à l’occasion de l’exposition « Artistes & Robots » au Grand Palais en 2018. Il faudra attendre 2001 et le collectif japonais TeamLab pour voir interagir l’art numérique avec l’humain. Le credo de leur manifeste artistique est limpide : « Libérer l’art des contraintes physiques ». Une vraie révolution qui ne perce pourtant que dix ans plus tard et qui connaît depuis une véritable accélération. Boudée par le public à sa sortie, l’exposition TeamLab, présentée dans la Grande Halle de la Villette à Paris en 2018, a connu quant à elle, un vif succès et s’invite désormais dans le monde entier. Petits et grands sont immergés dans un monde féerique avec lequel ils peuvent interagir. La performance réside autant dans la participation du visiteur à l’œuvre que dans le rendu final. Depuis, les projets fleurissent. En Floride, les visiteurs du Salvador Dali Museum de St. Petersburg sont accueillis depuis le printemps dernier par l’hologramme du peintre surréaliste. L’illusion étant assurée par la technologie du Deep Fake. Le principe consiste à injecter plus de 10 000 images d’une personne prise sous différents angles, l’intelligence artificielle générant alors des vidéos plus vraies que nature.

Mais, au-delà des centres culturels et musées, l’IA envahit aussi les salles de ventes aux enchères. Suggérer à un client potentiel les œuvres les plus adaptées à ses envies en un clic, c’est l’ambition que Sotheby’s compte réaliser avec l’acquisition de Thread Genius. Andrew Shum et Ahmad Qamar, les deux fondateurs de la start-up, ont développé un véritable moteur de recherche visuel. En utilisant la reconnaissance d’images, la technologie du Machine Learning (machine apprenante) reconnaît toutes les pièces d’art similaires qu’elle a en mémoire. Elle est capable de distinguer précisément leurs caractéristiques : type d’œuvre, couleur, forme, etc. À partir des choix de navigation du visiteur du site Web, l’algorithme lui propose d’autres pièces d’art susceptibles de l’intéresser. Avec pour objectif final, bien sûr, de susciter l’achat. Le showroom en ligne de Sotheby’s reprend ainsi les codes et le fonctionnement de plateformes telles que Netflix ou Deezer. En octobre 2018, Christie’s orchestre la première vente d’une composition assistée par le Deep Learning (apprentissage profond). Edmond de Bellamy est une toile entièrement réalisée à partir d’algorithmes. Pour l’accomplissement de ce portrait inachevé d’un membre fictif de la bourgeoisie du XIXe siècle, le collectif français Obvious a « nourri » le logiciel de plus de 15 000 portraits datant du XIVe au XXe siècle. Après les avoir analysés, la machine a créé un nouveau portrait. Ainsi, onze toiles ont vu le jour, chacune représentant des membres fictifs de la famille Bellamy. Estimé entre 7000 et 10 000 dollars, Edmond de Bellamy a atteint le prix de vente record de 430 000 dollars (400 000 €). Un signe fort sur l’intérêt que nourrit le marché de l’art actuel à l’égard de ce nouveau support de création.

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Le musée Pierre Rosenberg : des Andelys à Saint-Cloud

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Qui ne connaît pas la célèbre écharpe rouge de Pierre Rosenberg, l’ancien président-directeur du musée du Louvre, membre de l’Académie française ? Derrière cet accessoire vestimentaire se cache un œil incroyable, un historien de l’art passionné et un collectionneur impénitent. Parti à la retraite depuis de nombreuses années, il a décidé de donner ses quelque 3 500 dessins et 600 tableaux du XVIe au début du XXe siècle ainsi que toute sa documentation au département des Hauts-de-Seine. Pour permettre la création d’un centre de recherches sur le Grand Siècle, Pierre Rosenberg s’est focalisé d’abord sur Les Andelys, la ville natale du peintre Nicolas Poussin, auquel il a consacré nombre de textes et une rétrospective capitale au Grand Palais en 1994. Belle et généreuse idée mais l’installation de cette collection dans le magnifique hospice Saint-Jacques des Andelys s’est révélée être infaisable faute de moyens financiers ad hoc. Grâce à l’enthousiasme du Conseil départemental des Hauts-de-Seine et la volonté de Patrick Devedjian de transformer cette portion de la vallée de la Seine en Vallée de la culture (de la Seine musicale à la Tour aux figures de Dubuffet), le musée Pierre Rosenberg ira dans la caserne Sully de Saint-Cloud, qui devait abriter les Archives départementales et ses 50 000 ouvrages du XVe au XXe siècle et la bibliothèque d’histoire sociale « La Souvarine ». Jouxtant le parc de Saint-Cloud, ce bâtiment historique, dit Charles X car construit entre 1825 et 1827 pour abriter les gardes du corps du roi, a été acheté le 24 novembre 2016 par les Hauts-de-Seine pour près de 11 millions d’euros. Quelle sera la nouvelle configuration du projet ? Quid des archives et de la résidence étudiante qui avait été annoncées pour ce bel emplacement à l’entrée du parc ? Il faudra attendre encore un peu pour savoir quels seront leurs nouveaux lieux d’accueil. Pour la caserne et le musée du Grand Siècle, un concours d’architecture devrait être lancé en 2020 pour une ouverture en 2024. Ainsi, le musée Pierre Rosenberg (sous la houlette de l’historien de l’art Alexandre Gady, spécialiste de Jacques Lemercier et de l’architecture du Grand Siècle) devrait renforcer le caractère patrimonial du parc de Saint-Cloud, voulu par Patrick Devedjian.

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Art Basel, un marché de confiance

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C’est une question à laquelle même son directeur, Marc Spiegler, rechigne à répondre avant le début des agapes… Pour sa 49e édition, la papesse de l’art moderne et contemporain accueille près de trois cents marchands de trente-quatre pays. Les dix-neuf nouveaux venus proviennent d’Argentine, du Brésil, d’Inde ou du Liban, mais aussi de France, avec Christophe Gaillard et Crèvecœur. Cette jeune galerie, qui ne cesse d’affirmer la pertinence de ses choix, dédie un solo show à Ad Minoliti, décuplant évidemment ici sa visibilité. Pour Christophe Gaillard, être à Bâle renforce également son image, notamment dans la défense d’artistes historiques, tel Tetsumi Kudo. En parallèle, il est intéressant de constater que les galeries sont fortement encouragées à participer aux autres foires du groupe, à Miami ou à Hong Kong, mais elles vendent souvent bien à Bâle et y développent un réseau international.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Paris romantique, 1815-1848 au Petit Palais (2/2)

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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