Actualité artistique

Art Paris met les femmes à l’honneur

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Du 4 au 7 avril, la foire d’art moderne et contemporain, réunira 150 galeries sous la coupole du Grand Palais. Art Paris se renouvelle sans cesse avec 44 % de nouvelles participations et 20 pays représentés. Cette année, deux thématiques sont mises à l’honneur : d’un côté l’Amérique latine (« Étoile du sud : une exploration de l’art de l’Amérique latine ») et de l’autre les femmes (« une scène d’un autre genre »). Co-fondée en 2014 par Camille Moreau, l’association AWARE œuvre à renforcer la visibilité des femmes dans le milieu de l’art, et a créé dans ce but il y a deux ans une plateforme documentaire en ligne dédiée aux artistes femmes. Afin de réserver une place particulière aux artistes femmes, l’association a sélectionné 25 projets féminins pour Art Paris. Les projets sont répartis en quatre thématiques : l’abstraction, l’avant-garde féministe, l’image et la théâtralité. Si l’art abstrait est un courant où les figures féminines ne sont que très peu reconnues, « Abstraction » permet donc de découvrir des femmes actrices de ce mouvement, réalisant des œuvres aussi bien en deux qu’en trois dimensions. La section « Avant-garde » dévoile le travail de femmes influencées par les mouvements de libération des femmes des années 1970. « Image » se concentre plus sur des œuvres des années 1980, marquées par la « société du spectacle ». Tandis que « Théâtralité » présente des créatrices des années 2000, inspirées par le théâtre, comme possibilité de créer en brouillant les frontières entre l’art et la vie.

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Quatre tables-rondes autour de Samuel Courtauld le 21 mars

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Côté musique, un concert (le mercredi 20 mars à 20h30) autour des variations Diabelli de Beethoven rappellent le mécénat musical de l’épouse de Samuel Courtauld, l’épouse du collectionneur des impressionnistes. Côté débats, il s’agit d’un symposium (le jeudi 21 mars à partir de 10h) réunissant des spécialistes de la peinture moderne et de collectionneurs. Parmi les têtes d’affiche, notons la présence de Sylvie Patry, la directrice des collections du musée d’Orsay, qui parlera de la philanthropie au début du XXe siècle, ou Anna Gruetzner Robins, professeur émérite à l’Université de Reading, et Sylvette Gaudichon, chargée des collections d’arts appliqués à La Piscine de Roubaix, qui évoqueront ensemble le groupe de Bloomsbury et la vie culturelle en Angleterre dans les années 1920. Enfin, la personnalité tutélaire de Cézanne sera évoquée par Ronald Lauder, Walter Feilchenfeldt et Ernst Vegelin van Claerbergen, entre autres. Le concert est payant (25€) mais le symposium est gratuit dans la limite des places disponibles (réservation : https://www.fondationlouisvuitton.fr/fr/evenements/evenement/symposium-collectioncourtauld.html).

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Beautiful view #1, la nouvelle œuvre de Nanterre Cœur Université

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L’œuvre, qui pèse plus deux tonnes, est composée d’un mât d’acier de 22 mètres de hauteur et comporte à son extrémité quatre chaises vertes. Décrite par les artistes comme une « tribune stylisée positionnée face à l’axe qui relie la jetée de Paul Chemetov – la Grande Arche de la Défense – la Porte Maillot – l’Arc de Triomphe – la Place de la Concorde – et le Louvre, qu’elle regarde et prolonge », elle est installée sur la Terrasse 7, un emplacement qui plonge vers la Seine. Sélectionnés par un jury d’expert et un collectif du quartier, à la suite d’un appel à projet réalisé en 2017, Sabrina Lang et Daniel Baumann témoignent d’un intérêt certain pour l’art dédié à l’espace urbain et ils aiment perturber les schémas de perceptions. La question du point de vue revient régulièrement dans leur création. C’est ce que souligne Guy Tortosa, critique d’art membre du jury du concours : « À la fois monumentale et discrète, humoristique et poétique, l’œuvre apporte une touche de couleur et de fantaisie; elle invite à lever les yeux, à s’allonger aux beaux jours pour regarder le ciel ». L’installation de cette œuvre s’est faite à l’initiative de Bouygues Immobilier dans le cadre de la construction du quartier Cœur Université, sous le pilotage de l’Établissement public d’aménagement Paris La Défense et de la Ville de Nanterre, en collaboration avec l’agence de stratégie urbaine « Cultiverlaville ». Le méga projet Bouygues Immobilier de création d’un quartier mixte de 7 6000 m2 pour 2020 inclut une démarche artistique, afin d’impliquer les habitants du quartier. En tout, trois œuvres ont été sélectionnées pour le projet : une œuvre de Miquel Mont et Gilles Brusset destinée à  habiller les trois tunnels situés sous le RER, une œuvre collective réalisée par 800 habitants, réalisée par le collectif de plasticiens Douze Douze, et une fresque murale de 200 m2 du collectif 100 Pression. « Cette démarche artistique permet de rassembler les habitants pour accompagner l’éclosion du quartier », explique Florence Chahid-Nourai, directrice de projets urbains chez UrbanEra.

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L’inauguration des nouvelles fontaines des Champs-Élysées

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Imaginées par les frères Bouroullec, les six fontaines sont toutes constituées d’un mât central en bronze de 13 mètres de haut, ainsi que de trois branches recouvertes de cristal Swarovski. Rotatives, les fontaines font également office de luminaires, munies au total de 40 000 lampes LED. « L’ensemble est en mouvement. Les fontaines essaient d’accompagner le rythme de la place, le rythme automobile, des passants. L’idée, c’est de participer à la vie trépidante des Champs-Élysées qui sont un lieu populaire extraordinaire : le lieu de tous les Français, à la fois lieu des joies et des colères » explique Ronan Bouroullec. Ce mobilier urbain aura nécessité trois ans de travaux ainsi qu’un budget de 6,3 millions d’euros, financé par des mécènes. Le projet a déjà suscité de nombreux commentaires, pour vous faire votre propre avis n’hésitez pas à venir découvrir les fontaines des Champs-Élysées lors de leur inauguration le 21 mars prochain.

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Baselitz au cœur pur à Munich

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Arbres squelettiques, silhouettes renversées et univers minéral, Georg Basletiz signe le décor du Parsifal mis en scène par Pierre Audi, en reprise au Bayerische Staatsoper de Munich, et nous plonge dans une forêt de symboles tout en dépouillement et en mysticisme. Se saisissant des grandes thématiques du dernier chef-d’œuvre de Wagner, l’artiste déploie ses motifs de prédilection et construit chaque tableau en graveur, sublimant la figure humaine par la radicalité des contrastes entre l’ombre et la lumière.

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Une nouvelle statue-menhir pour le musée Fenaille de Rodez

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En décembre 2000, le découvreur (inventeur) de cette statue-menhir, souhaitant la mettre à l’abri et au regard du public, l’a exposée dans l’entrée de la Caminada. Pour une meilleure protection, les services de la Direction régionale des Affaires culturelles ont préconisé que cette statue double présentant deux personnages sculptés tête-bêche soit protégée au titre des Monuments historiques. Le musée Fenaille de Rodez, qui en possède vingt, s’est donc imposé comme étant le meilleur lieu pour abriter ce témoignage important de la culture de la fin du Néolithique et du début de l’âge du bronze, c’est-à-dire entre le IIIe et le IIe millénaire avant notre ère. Dans le cadre de l’exposition temporaire du musée Fenaille consacrée cet été au peintre Pierre Soulages (né à Rodez il y a cent ans cette année et profondément marqué par ces œuvres imposantes), cette statue-menhir sera dévoilée parmi les collections. Pour les cinquante ans de « Connaissance des Arts » et dans le cadre d’un numéro dont Pierre Soulages avait été le rédacteur en chef invité (N°600), nous avions publié un portfolio sur les statues-menhirs du musée Fenaille avec les commentaires de l’artiste : « Lorsque, pour la première fois, j’ai vu les stèles gravées du musée Fenaille, ce fut un choc. Ces pierres venant de loin allaient loin en moi. J’y lisais une volonté d’aller à l’essentiel pour arracher au bloc inerte une présence humaine ».

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Les merveilles du design à Saint-Étienne

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Andrea Branzi, Marcel Wanders, Benjamin Graindorge, Joris Laarman, Patrick Jouin, Mathias Bengtsson… En une centaine de pièces de mobilier, d’objets et de prototypes signés des plus grands designers, la nouvelle exposition du musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne explore la notion d’ornement, depuis les années 1980 jusqu’à l’ère du numérique, générateur de nouvelles formes, entre naturel, surnaturel et merveilleux.

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Bernard Van Orley, la révélation au palais des Beaux-Arts de Bruxelles

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Les amateurs le connaissent, le grand public pas du tout, Bernard Van Orley (v. 1488-1541) est pourtant l’une des figures majeures de la première Renaissance en Flandres. Formé par son père dans la tradition flamande héritée de Van der Weyden, il a contribué à acclimater à Bruxelles le nouveau langage venu d’Italie. Les influences transalpines ne sont nulle part plus évidentes que dans les architectures à l’antique, dans lesquelles s’inscrivent les scènes sacrées. S’il n’a pas fait le voyage en Italie, le peintre bruxellois en a connu les réussites, notamment par l’intermédiaire des cartons de Raphaël pour la tenture des Actes des Apôtres, tissée à Bruxelles à partir de 1518. Cette année-là, Van Orley devient peintre de cour. Son art du portrait y est particulièrement apprécié des gouverneures successives, Marguerite d’Autriche, puis Marie de Hongrie. À côté de cette production picturale, l’artiste se consacre de plus en plus aux travaux décoratifs : il fournit nombre de cartons pour des vitraux, comme ceux de la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule et, surtout, pour des tapisseries, comme les célèbres tentures des Chasses de Maximilien et de La Bataille de Pavie. Non contente de rassembler une centaine d’œuvres, l’exposition du palais des Beaux-Arts montre trois exceptionnels cartons de tapisserie, destinés à la cour de Nassau, et reconstitue des ensembles démembrés comme le Retable de saint Jean Baptiste.

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Virage moderne à la Tefaf Maastricht

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Profusion et excellence sont les maîtres mots de la Tefaf Maastricht, qui accueille collectionneurs et visiteurs dans un déferlement floral raffiné toujours parfaitement orchestré. Cette année, cette mythique foire d’art et d’antiquités, la plus convoitée de la planète, réunit plus d’exposants qu’en 2018, avec deux cent soixante-seize participants. Elle continue sa mutation et sa « modernisation » avec un nombre record de trente-huit nouveaux arrivants, sans compter le retour de certaines galeries. Initialement dédiée à l’art ancien, la Tefaf a su évoluer en fonction des fluctuations de « l’écosystème du marché de l’art », ouvrant son vaste panorama artistique aux disciplines en vogue comme le design et surtout l’art contemporain, et en « recalibrant » la Tefaf Modern. Pour répondre à une demande exigeante, la foire de Maastricht introduit cette année une nouvelle politique d’expertise des objets, avec un Vetting Comittee constitué d’experts ou conservateurs de musée ayant le moins de liens possible avec le marché de l’art. La Tefaf aborde un moment clé de son histoire, avec un changement de génération, les membres fondateurs commençant à laisser la place aux plus jeunes. On assiste à une redistribution des cartes et à une refonte de son plan, qui bénéficie d’ailleurs aux marchands français, dont la présence est accrue. Les galeries « blue chips » à forte valorisation sont les bienvenues, et la section Moderne s’enrichit de treize nouveaux arrivants de premier plan, dont la galerie Gmurzynska, Pace Gallery, Almine Rech, Sprüth Magers, ainsi que Kamel Mennour, Georges-Philippe & Nathalie Vallois et Le Minotaure. Parmi les nouveaux venus, on note aussi Alexandre Biaggi, la Galerie du Passage-Pierre Passebon, Pierre Marie Giraud (Design) ; Gismondi, Léage et Mermoz (Antiquités) ; Monbrison (Art Tribal) ; Mathieu Néouze et Galerie Samantha Sellem Modern art (Tefaf Showcase). La section Dessin accueille Maurizio de Nobile, Camille Sourget, et surtout Alexis Bordes, qui savoure son entrée à la Tefaf. « J’ai tellement attendu ce moment-là. C’est un aboutissement, qui me donne accès à une clientèle très importante de collectionneurs passionnés qui ne viennent que pour cette  » grand-messe  » qu’est la Tefaf ».

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Lami en habits de lumière au musée Condé

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Formé à l’atelier de Gros, Lami avait été initié par Richard Parkes Bonnington à l’aquarelle, art dont il devint le grand maître ainsi qu’en témoigne l’éblouissante sélection présentée à Chantilly. Sorte d’artiste officiel durant le règne (1830-1848) de Louis-Philippe, Lami assura pour le duc d’Aumale à Chantilly la décoration des appartements privés princiers. Ayant suivi en 1848 les Orléans dans leur exil anglais, il connut, outre-Manche, un égal succès avec ses aquarelles rappelant les conversation pieces. Son retour en France après la mort de Louis-Philippe, en 1852, s’accompagna de commandes du nouveau régime impérial, sans toutefois lui apporter de statut officiel. Lami préféra œuvrer alors pour le baron James de Rothschild en décorant les châteaux de Boulogne, puis de Ferrières, son « grand œuvre ». Grâce à des prêts inédits, notamment de la période anglaise, l’exposition parvient à évoquer ces très longues années d’activité, avant que l’artiste, âgé, ne se consacre à l’illustration de livres. Elle marque aussi la fin des travaux de restauration des appartements privés, spectaculaire et rare exemple d’ensemble décoratif intégralement conservé, des années 1844-1847.

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Inauguration du nouvel auditorium de l’Institut de France

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Le lundi 11 février, L’institut de France, situé quai de Conti dans le 6e arrondissement de Paris, a inauguré son nouvel espace, l’auditorium André et Liliane Bettencourt. Nommé en hommage à ses deux principaux mécènes, il a été conçu et réalisé par l’architecte Marc Barani. Confronté à un manque d’espace pendant de longues années, l’Institut de France avait décidé, parmi de nombreuses solutions envisagées, de récupérer le « jardin du directeur », d’une surface de 1500 mètres carrés, afin de créer un espace supplémentaire. Marc Barani, l’architecte sélectionné en 2011 à l’issu d’un concours organisé par l’OPPIC a réussi l’exploit de greffer un auditorium contemporain au sein de l’ancien collège des Quatres-Nations, intégralement classé. Sélectionné parmi 173 candidats, il a su intégrer les espaces existants car il perçoit « le patrimoine comme une force et non comme une contrainte ». Afin de créer une harmonie entre cette greffe contemporaine et l’ancien bâtiment, l’architecte a installé « un jeu de correspondance de matière avec la coupole et la grande salle des séances ». La thématique de la lumière est au centre du projet. Elle s’illustre notamment par des failles de lumière délimitant le pourtour des trois entités, le hall, les bureaux et l’auditorium, et par les œuvres de Laurent Grasso. Sélectionné pour réaliser une œuvre pour l’Institut, l’artiste a créé dix objets ornementaux en onyx rétro éclairés, inspirés par l’histoire de l’art et par la science des symboles. « J’ai voulu créer des objets traversés par différentes forces, qui aient à la fois une dimension historique, magnétique et contemporaine », affirme-t-il à propos de son œuvre. Cette constellation lumineuse, disséminée de l’entrée rue Mazarine jusqu’à la cour précédent l’auditorium, se réfère à des symboles particuliers, tel que le casque de Minerve, le serpent, associé au savoir ou l’Alpha et l’Oméga.

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Rythmes migratoires de Paris à Londres

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Raï, afro-reggae, ska, electro-rap… notre histoire musicale contemporaine se définit essentiellement par son métissage, produit de vagues migratoires successives qui ont fait entrer dans nos capitales les sons et la mémoire d’autres groupes humains. De Paris à Londres, deux anciennes superpuissances coloniales devenues des plateformes multiculturelles, la musique s’est imposée comme un véritable baromètre de l’intégration, se faisant l’écho des luttes anti-racistes ou pour l’égalité des droits et puisant aux sources vives de cultures étrangères pour se réinventer. La nouvelle exposition du musée national de l’Immigration met ainsi en lumière trois décennies de “musique migratoire” illustrées par plus de 600 objets, œuvres d’art et installations contemporaines.

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Les artisans d’art préférés d’Helen Lambert Kennedy

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Les artistes et artisans d’art sont très nombreux. Difficile de les repérer tous. Aussi, dès qu’une « tendanceuse » comme Helen Lambert Kennedy se propose de présenter 21 d’entre eux, repérés dans le monde entier, il faut se pencher sur cette sélection et s’inspirer de ses choix. Commençons par Taher Chemirik, ce « poète de l’objet » comme le qualifie l’auteure. De l’Algérie où il est né jusqu’à Paris, où il s’est formé à l’École nationale supérieure des Arts décoratifs, sa carrière l’a entraîné de costumes (pour l’Opéra de Paris et la Comédie française) en meubles et bijoux. Puis, l’orfèvre Camille Gras, dont les vases aux formes épurées rivalisent d’élégance avec ses chandeliers et autres couverts d’argent. Si l’on connaissait les dorures de Manuela Paul-Cavallier (voir Les métiers d’art en France 2018, publié par Connaissance des Arts), on se réjouit de découvrir les sculptures de papier de Daniele Papuli, les papiers peints d’Alexandre Poulaillon (qui a pourtant travaillé avec de grands décorateurs comme Vincent Darré ou Jacques Garcia), les services à thé de l’Atelier Seikado de Kyoto ou les papiers peints de Caleb Siemon et Carmen Salazar, deux artistes installés en Californie.

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Podcast : Marc et Macke, fondateurs du mouvement expressionniste du Blaue Reiter

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Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.FranceFineArt.com, a rencontré Sarah Imatte, conservatrice au musée de l’Orangerie et co-commissaire de l’exposition « Franz Marc / August Macke. L’aventure du Cavalier bleu », à voir au musée de l’Orangerie jusqu’au 17 juin 2019.

Franz Marc et August Macke se rencontrent le 6 janvier 1910 à Munich. Nouant de profonds liens d’amitié, ils deviennent tous deux membres du mouvement expressionniste allemand Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu) créé à l’été 1911 par Vassily Kandinsky et Franz Marc. En rassemblant près de cent œuvres, appartenant aux domaines de la peinture comme des arts graphiques, l’exposition retrace l’amitié et l’écriture plastique de ces deux artistes et nous propose de revenir sur la naissance d’un mouvement artistique, sur l’histoire de la modernité. Si dans son histoire, Der Blaue Reiter comptabilise deux expositions (en 1911 et en 1912], à l’origine, ce rassemblement d’artistes n’est pas un mouvement mais un projet éditorial où Vassily Kandinsky et Franz Marc, avec la collaboration d’August Macke, vont concevoir un almanach où le syncrétisme, le mélange de plusieurs cultures, de mouvements et d’écritures plastiques sera la matière des idées progressistes qu’ils veulent diffuser.

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Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005). FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores,
de textes et de liens interactifs
rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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L’inauguration du Fonds régional contemporain de Normandie à Caen

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Pour bâtir de nouveaux espaces, le Frac a investi l’ancien couvent des sœurs visitandines, reconverti en caserne militaire au XVIIIe siècle et situé au cœur d’un bâtiment patrimonial exceptionnel, composé d’un cloître, d’une façade et d’une toiture, inscrits à l’inventaire des monuments historiques. La rénovation des 1600 m² a été confiée à Rudy Riciotti, pour un coût de 8,9 millions d’euros, dont 7,4 millions à la charge de la Région Normandie. L’inauguration ministérielle qui s’est tenue le 8 mars, a aussi officiellement acté la fusion du Frac Normandie Caen avec celui de Rouen, prévue en 2020. La mission du Frac Normandie Caen est d’offrir un accès gratuit à l’art contemporain, notamment à travers des expositions de ses collections, des expositions monographiques, des ateliers de pratiques artistiques, la création de l’école du Frac, ainsi qu’un accès libre à un centre de documentation. Pour son ouverture le Frac Normandie Caen accueillera ses visiteurs avec l’exposition « Voyage au long cours » qui propose une déambulation parmi quarante-six œuvres de la collection du Frac, réalisées par une vingtaine d’artistes tels que Martine Aballéa, Scoli Acosta ou Florence Paradeis.

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Buffet dialogue avec Couty à Lyon

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« Ces deux peintres s’estimaient et défendaient tous deux les mêmes idées d’indépendance et d’attachement à une peinture dans la continuité de celle des maîtres du passé et ouverte à la modernité », note la commissaire d’exposition Lydia Harambourg, qui met en regard les portraits et paysages de ces « imagiers » de leur temps.

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Les objets du musée des Antiquités d’Alger, pillés pendant les manifestations, ont été retrouvés

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Installé près d’un carrefour dont l’une des avenues conduit à la présidence de la république algérienne, le musée national des Antiquités d’Alger a été saccagé en partie lors des affrontements du vendredi 8 mars. Alors que les cortèges ont défilé pacifiquement dans les rues du centre de la ville et se sont dispersés dans le calme, des individus se sont rendus dans le musée voisin. Inauguré en 1897 dans l’enceinte du parc de la Liberté, celui-ci est le plus ancien musée d’Afrique et couvre deux mille cinq cents ans d’histoire et de création artistique du pays. On y compte des sculptures, des mosaïques et des bronzes de l’époque romaine trouvés à Ténès, Batna ou Tipasa, un parement mural d’une basilique chrétienne de Rusguniae (Cap Matifou), des carreaux de faïence de la période ottomane, une section d’art de l’Occident musulman et du Proche-Orient (installée en 2004 dans une maison mauresque près du bâtiment principal). Le ministère de la Culture algérien précise qu’« une partie des ailes du musée a été saccagée, des objets volés et des bureaux administratifs incendiés ainsi que des documents et registres détruits ». La plupart des objets volés auraient été retrouvés pendant le week-end. Il s’agirait d’épées et de pistolets datant de la résistance des années 1950. Quant à l’incendie, il aurait été rapidement maîtrisé par les pompiers et ne concernait en fait qu’une aile en cours de réaménagement.

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Le sacre de l’Océanie au musée du Quai Branly-Jacques Chirac

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Lorsqu’ils commencèrent à sillonner les eaux du Pacifique, dès le XVIe siècle, les marins européens s’étonnèrent de l’apparente diversité des peuples qu’ils rencontraient. Dans un même temps, une similitude de traits culturels semblait se dessiner au-delà des milliers de kilomètres parcourus, dont ce lien charnel et spirituel avec l’élément marin. Peu de civilisations ont en effet autant célébré l’eau (la moana) et ses infinies manifestations – lagons, rivières, marais, lacs de forêts ou de montagnes, mers ou grand large – que ces marins intrépides qui fendirent, sur leurs pirogues altières, les « routes liquides » de l’océan Pacifique. « Dans ces Pahis (pirogues de voyage comme ils les appellent), ces gens naviguent sur ces mers d’île en île pendant plusieurs centaines de lieues avec le soleil comme compas le jour, et la lune et les étoiles la nuit », s’émerveilla ainsi l’explorateur britannique James Cook dans son journal de bord.

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