Actualité artistique

Les expérimentations de Blaise Drummond à la galerie Loevenbruck

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Mais ils sont toujours enrichis de problématiques purement plastiques, comme le rappelle la directrice de la galerie Alexandra Schillinger. Les archives photographiques du Black Mountain College et les souvenirs de Josef Albers ou de Walter Gropius ont constitué le scénario de cette nouvelle série de peintures (de 3000 €  à 22 000 €). En employant des images que chacun peut trouver sur Internet, le plasticien s’interroge sur l’originalité de la source et sa réappropriation. Ainsi le sujet constitue un premier socle, sur lequel se développent jeux de composition, travail sur les aplats, ajouts de collages, puis un ensemble d’infinis détails. Blaise Drummond s’est également amusé à expérimenter le portrait, bousculant doucement son spectateur au sein d’un univers connu et confortable.

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L’art textile contemporain : art ou artisanat ?

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L’art textile aujourd’hui : art ou artisanat ? Pas besoin de chercher bien loin dans l’actualité artistique pour constater que les artistes contemporains redécouvrent et s’approprient depuis plusieurs années les techniques séculaires du textile, renouant ainsi avec un art ancestral longtemps considéré comme décoratif ou utilitaire. L’exposition « Tissage/Tressage », présentée en 2018 à la Villa Datris de L’Isle-sur-la-Sorgue, dressait sur ce point un édifiant panorama de la création actuelle qui met à rude épreuve, et pour le plus grand plaisir des yeux, les possibilités techniques du fil et de ses dérivés. « Entré en résistance », comme nous l’indiquions dans notre numéro spécial « Métiers d’art 2018 », le textile nouvelle génération mérite donc une nouvelle définition. C’est dans cette perspective que la Compagnie nationale des experts (CNE) organise le 15 janvier prochain, à la mairie du IXe arrondissement, une conférence gratuite et ouverte à tous (avec inscription obligatoire) sur le thème « Art textile contemporain : entre art et artisanat ». Menée par Amélie-Margot Chevalier, experte en tapisserie du XIXe au XXIe siècle et en art textile contemporain, elle propose d’établir la nouvelle carte d’identité de ce domaine artistique (origines, techniques concernées, acteurs, etc.) mais également de mettre en lumière les œuvres de figures pionnières et d’artistes actuels. Pour vous inscrire, rendez-vous dès à présent sur le site de la CNE.

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Renoir père et fils au musée d’Orsay

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Physiquement, aucune ressemblance : l’un est un homme noueux et élégant, l’autre est petit et rondouillard, avec un nez en trompette comme sa voluptueuse de mère. Le père, Pierre-Auguste, est écrasant, figure tutélaire pour son fils Jean qui, dès qu’il le peut, s’en éloigne. Ils se « rencontreront » en 1917, réunis par la guerre, l’un immobilisé par sa vieillesse, l’autre par une blessure grave. Dès lors, Jean fera sienne l’injonction de son père – « ouvrir les fenêtres » –, mais par un moyen plus adapté à son époque : la caméra. Véritable face-à-face des deux Renoir à partir de photos d’archives évoquant le charme du village qu’était le Montmartre des artistes, autant que la famille réunie sous les oliviers de la maison de Cagnes-sur-Mer. Et aussi des clichés des premiers films, du voyage du cinéaste à Hollywood et en Inde. Mêmes thèmes, même recherche du mouvement : la balançoire, l’eau et les baigneuses, les barques, le french cancan, les déjeuners sur l’herbe, l’amour des femmes. Un désir de légèreté  pour faire frémir la vie.

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Gaëlle Rio est nommée directrice du musée de la Vie romantique

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Diplômée de l’Institut national du patrimoine et docteur en histoire de l’art, Gaëlle Rio a commencé sa carrière comme conservatrice du patrimoine et cheffe du service d’action culturelle du musée Carnavalet-Histoire de Paris (2011-2013). Elle a ensuite rejoint les équipes de conservation du Petit Palais en tant que chargée des collections d’arts graphiques (2013-2018) puis de peinture (2018). En parallèle de ses fonctions de conservatrice du patrimoine, elle enseigne à l’École du Louvre ainsi qu’à l’Institut national du Patrimoine. Outre ses compétences en matière de conception et de mise en œuvre d’une programmation culturelle, elle possède une solide expérience dans le domaine du commissariat d’exposition avec pour récentes réalisations « L’Allemagne romantique. 1780-1850 » (présentée au Petit Palais au printemps 2019) « French Jewelry from the Petit Palais » (février 2017-janvier 2018, Cincinnati, Omaha et Jacksonville,États-Unis ) ou encore « L’Art du pastel, de Degas à Redon » (septembre 2017-avril 2018, Petit Palais).
À partir de 14 janvier, Gaëlle Rio succédera à Jérôme Farigoule à la tête du musée de la Vie romantique, un musée-atelier de la Ville de Paris installé dans le quartier de la Nouvelle-Athènes. Si les collections permanentes de l’institution s’articulent autour des œuvres d’Ary Scheffer (1795-1858) et de ses contemporains ainsi que des memorabilia de George Sand, ses expositions mettent en lumière les grands mouvements artistiques du XIXe siècle tout comme la création contemporaine. La première exposition dont Gaëlle Rio assurera la production sera consacrée au thème des salons littéraires à l’ère romantique et sera présentée au musée en mai 2019.

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Idée lecture : Les icônes glacées de William Bouguereau

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Lascives mais suaves, ses mythologies flattaient le goût d’une société qui condamna Baudelaire, quand ses meilleurs tableaux religieux se drapaient de mystères byzantins. Plutôt que de le comparer à Victor Hugo ou Raphaël avec les auteurs, on s’interroge sur la toujours dérangeante présence de ces icônes glacées.

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Comment regarder Vladimir Velickovic ?

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Le texte d’introduction le précise d’emblée : « Soyons francs. On ne présente plus l’œuvre de Vladimir Velickovic ». C’est indéniable et la question serait plutôt de savoir comment on la reçoit aujourd’hui. Pour ces nouvelles toiles (entre 5000 € et 60 000 €), l’artiste, né en 1935 à Belgrade, explore encore des sujets empreints ou victimes d’une grande violence. En 2019, ces contorsions et ces paysages en feu, qu’on les apprécie ou non, semblent malheureusement s’accorder à un certain état du monde…

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La FNAGP devient la Fondation des artistes

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Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme. À l’occasion d’un renouvellement de statuts devenus partiellement désuets, la Fondation nationale des arts graphiques et plastiques (FNAGP) a choisi de pousser sa métamorphose à un degré supérieur en optant pour une nouvelle dénomination, accompagnée d’une refonte de son identité visuelle. En devenant la Fondation des Artistes, l’entité réaffirme aux yeux du public et de ses partenaires sa vocation première : « accompagner les artistes plasticiens tout au long de leur activité professionnelle, de leur sortie d’école d’art à la toute fin de leur activité ». Discrète, l’ex-FNAGP reste peu connue du grand public et ce changement d’identité offre l’occasion de revenir sur l’éventail de ses missions.
Créée par l’État en 1976, elle prend la forme d’une fondation mécène à but non-lucratif reconnue d’utilité publique dont le budget annuel s’élève à 6,3 millions d’euros. Ces fonds sont affectés en priorité à la Maison nationale des artistes, installée dans un site historique au cœur de Nogent-sur-Marne, et conçue comme une maison de retraite pour artistes pouvant accueillir jusqu’à 80 résidents et disposant de différentes infrastructures parmi lesquelles une académie de dessin et de peinture. La Fondation mène également différentes actions de mécénat dans le domaine culturel et social : soutien aux écoles d’art en France, aide à la production d’œuvres, accompagnement dans la diffusion et le rayonnement à l’international du travail des artistes ou encore accueil en atelier. Depuis 2011, elle alloue 500 000 euros par an de bourses d’aide à la production d’œuvres et a ainsi permis à 321 projets d’artistes confirmés ou émergents de voir le jour. En 2006, la Fondation s’est dotée d’un centre d’art, la Maison d’Art Bernard Anthonioz (MABA), à Nogent-sur-Marne, destiné à promouvoir et à diffuser la création contemporaine à raison de trois expositions par an. Depuis 2016, la Fondation s’emploie tout particulièrement à assurer aux artistes une meilleure visibilité à l’étranger. Cette année, elle apporte ainsi son soutien à l’artiste Laure Prouvost pour la réalisation du Pavillon français de la Biennale de Venise.

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Steven Leprizé, l’ébéniste entrepreneur

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À 32 ans, Steven Leprizé incarne cette génération d’artisan entrepreneur pour qui rien ne semble impossible. Il dirige son atelier ARCA ébénisterie où il fait apparaître les projets des grandes marques, des architectes et des designers. Mais ARCA c’est aussi un studio de design où les idées de Steven Leprizé prennent corps. Le bois gonflable. Le bois laRmé. Le bois thermoformé. L’innovation est quotidienne et elle s’appuie sur une maîtrise parfaite des gestes des anciens. Ce sont ces gestes et cet esprit qu’il transmet à ses élèves de l’école Boulle et à travers les thèses auxquelles il participe avec l’école des Mines et le CNRS. Si la route est déjà belle, elle ne fait que commencer pour Steven Leprizé.

MÉTIERS RARES, studio parisien qui crée des ponts entre les artisans d’art et les marques, lance « The Craft Project », un Podcast qui propose des conversations intimes avec des artisans d’art.

Raphaëlle de Panafieu, entrepreneur des métiers d’art et co-fondatrice de Métiers Rares, va dans les ateliers, à la rencontre de ces hommes et femmes qui choisissent de faire apparaître de nouveau objets sur la planète et consacrent à cette tâche leur corps, leur âme et leur esprit avec technique et poésie. Du dernier des Mohicans au néo-artisan, « The Craft Project » cherche à comprendre comment se construit et se vit une vie d’artisan pour parler à nos cœurs de faiseurs, de chercheurs de sens et de rêveurs.

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Mark Brusse, les mains dans la glaise

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L’exposition a pris la forme d’une rétrospective sur quarante ans, avec des prix allant de 5000 € à 30 000 €. « Bien qu’il produise aux États-Unis, en Espagne, à Paris ou au Japon, et qu’il ait employé jadis une terre nippone particulière, Mark Brusse conserve son écriture et son propre style », souligne le directeur de la galerie, Patrick Bongers.

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Appel à candidatures pour le Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main 2019

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Le 11 octobre dernier, la Fondation Bettencourt Schueller révélait le nom des trois lauréats du Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main 2018. Elle invite à présent les professionnels des métiers d’art à concourir pour l’édition anniversaire des 20 ans du Prix dont le palmarès sera annoncé le 3 octobre 2019. Destiné à promouvoir l’excellence des savoir-faire autant que la créativité des artisans, le Prix de la Fondation Bettencourt Schueller en faveur des métiers d’art a déjà récompensé et accompagné 105 lauréats depuis sa création en 1999. Il comprend trois récompenses : « Talents d’exception », qui distingue une œuvre alliant maîtrise technique et innovation (dotée 50 000 € avec un accompagnement allant jusqu’à 100 000 €), « Dialogues », qui soutient une collaboration entre un artisan d’art et un créateur (dotée 50 000 € avec un accompagnement allant jusqu’à 100 000 €) et « Parcours », décernée à une personne physique ou morale investie dans l’univers des métiers d’art.

Rendez-vous sur le site de la Fondation Bettencourt Schuller pour déposer votre dossier de candidature.

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Performance : Kallax et dépendances

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Mettant en scène un écorché et une étagère Kallax, cette déclinaison contemporaine de la danse macabre version design low cost appuie là où ça fait mal : standardisation des goûts, vanité et vacuité de nos intérieurs et rêve de conformisme.

« Affordable Solution for Better Living »
Conception et chorégraphie Théo Mercier et Steven Michel
Le 25 janvier
Maison de la Culture d’Amiens-Pôle européen de création et de production

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Khnopff en ses mystères au Petit Palais

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Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.FranceFineArt.com, a rencontré Dominique Morel, conservateur général au Petit Palais et co-commissaire de l’exposition « Fernand Khnopff, le maître de l’énigme » qui met en lumière l’esthétique singulière de cet artiste secret et solitaire, à la fois peintre, dessinateur, graveur, sculpteur et metteur en scène de son œuvre. S’articulant autour des thèmes de prédilection de l’artiste, à savoir, pour les plus classiques, le paysage, le portrait de femmes et d’enfants, et pour les plus fantastiques, la rêverie et la mythologie, l’exposition prend pour point départ la maison-atelier de Fernand Khnopff, établie à Bruxelles et conçue par l’artiste comme un véritable « Temple du moi ». Reflet de sa personnalité complexe, elle est l’expression de son idéal d’harmonie et d’introspection autant que de sa quête d’une autre réalité. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois,
la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques
qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs
rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Gilgian Gelzer, le roi du crayon

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Intriguant, cet immeuble cubique en bois entouré d’arbres au milieu des tours du XIIIe arrondissement. Îlot solitaire au milieu du béton, cet ensemble d’ateliers d’artistes signé Yann Brunel masque les fulgurances de Gilgian Gelzer, artiste né à Berne, en Suisse, en 1951. Longiligne, le visage émacié d’un Samuel Beckett, les mains puissantes, il travaille à un triptyque de dessins grand format (deux mètres sur quatre mètres vingt), un entrelacs de traits au graphite et crayons de couleur bleu, rouge, et jaune, qui prendra place au musée des Beaux-Arts de Caen en mars prochain. En témoigne la maquette de l’exposition, où quatre triptyques colorés sont installés dans un puits de lumière. A light year away (À une année-lumière) donne son nom à cet ensemble inédit de douze dessins à l’échelle du corps.
Dehors fusent des cris stridents d’enfants dans une cour de récréation. L’un d’eux donne de la voix dans un son suraigu à la limite du supportable, mais Gilgian Gelzer reste imperturbable. « J’arrive à avoir une distance, il faut l’accepter, ne pas résister. On est traversé par son environnement. Le dessin se charge d’expérience visuelle et de tout ce qui relève des autres sens aussi », dit cet amateur de Miles Davis et Bob Dylan période rock, qui aurait « préféré être guitariste plutôt que peintre ». « Je suis très sensible à la musique et aux ondes sonores. Je fais aussi un parallèle entre la singularité d’une voix – son intonation, son intensité, son timbre – et le caractère d’un trait, d’une ligne », dit l’artiste qui prépare activement son exposition personnelle intitulée « Résonance ». Littéralement « traversé » par un courant d’énergie, Gilgian Gelzer dessine debout ses grands formats afin que le trait jaillisse. « Si la ligne, chez lui, ne figure jamais rien, elle n’en est pas moins profondément incarnée : fruit de l’engagement total d’un corps, c’est-à-dire de l’être – debout pour cette raison même – dans cette activité. Dessiner c’est être là, présent, pleinement […] Cette façon de lacérer la surface, de l’inciser rageusement parfois, de la saturer de lignes [prend] l’allure d’une biffure pulsionnelle », écrit l’historien d’art Pierre Wat dans le catalogue de l’exposition « Contact », que lui consacraient les Beaux-Arts de Paris en 2017. […]

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