Actualité artistique

Lumineuses abstractions à Aix-en-Provence

connaissance des arts -

Salutaire car elle contribue à réparer le discrédit dont souffrent encore ces artistes, importants en leur temps, mais qui furent desservis par la comparaison avec les grands peintres d’outre-Atlantique qui, en ces années 1950-1960, imposèrent l’hégémonie américaine. Ces artistes sont les héros d’une abstraction « à la française », différente de la pure abstraction dans la lignée de Kandinsky et de Mondrian, moins radicale que l’Expressionnisme abstrait américain et fondée sur une sensibilité accrue au paysage et à la lumière, la nature étant invoquée, non dans ses apparences, mais dans ses rythmes, ses flux, son souffle, le ruissellement de sa lumière.

Cet article Lumineuses abstractions à Aix-en-Provence est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Claude, un empereur au destin singulier

connaissance des arts -

Neveu de Tibère, il approche les 50 ans lorsque, seul héritier mâle de la dynastie des Julio-Claudiens, il lui succède en 37. Sa famille qualifiait facilement de débile cet enfant avorton et bègue, souffrant de troubles neurologiques. En réalité, cet érudit passionné de littérature grecque va se révéler un empereur étonnant. Il accroît considérablement l’empire et conquiert enfin l’Angleterre, léguant à ses descendants le titre de « Britannicus », il améliore les droits des esclaves et des femmes, soutient la demande des Gaulois d’accéder au Sénat romain. Époux de Messaline, puis d’Agrippine, père de Britannicus et de Néron, sa vie privée est un tourbillon d’intrigues et de meurtres et les historiens antiques, Tacite, Suétone, voire Sénèque, font le portrait d’un homme manipulé par ses femmes et ses affranchis, indigne de régner. Terrible injustice qu’il est grand temps de réparer en se plongeant dans cette passionnante exposition.

Cet article Claude, un empereur au destin singulier est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Geneviève Asse, toujours atemporelle à Paris

connaissance des arts -

La galerie Catherine Putman entretient une relation avec l’artiste Geneviève Asse depuis les années 1990, ponctuée de plusieurs solo shows («Connaissance des Arts » n°677, pp. 62-67). Mais la directrice Éléonore Chatin souhaitait donner un nouvel éclairage sur l’œuvre, et le parcours présenté ici se déroule de 1960 à 2006, avec un focus sur les années 1970. « C’est l’une des périodes que je préfère, et dans laquelle je fais dialoguer les grandes peintures monochromes avec les gravures rehaussées. » Les prix oscillent entre 700 € et 45 000 €, au sein d’une cote évoluant en douceur. Si Geneviève Asse a été soutenue en Suisse et a déjà exposé dans les institutions françaises, notamment au Centre Pompidou, davantage de manifestations à l’étranger permettraient de développer ses prix, selon Éléonore Chatin. Mais elle se réjouit de fidéliser de plus en plus de jeunes collectionneurs, séduits par cette peinture atemporelle, qui exprime autant d’affinités avec l’intimité de la poésie qu’avec l’espace de l’architecture.

 

Cet article Geneviève Asse, toujours atemporelle à Paris est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Un catalogue d’exposition sous forme de bande dessinée au musée des Confluences 

connaissance des arts -

L’exposition lyonnaise, qui dure plus d’une année, présente le peuple kalash, vivant au cœur de trois vallées de l’Himalaya au nord-ouest du Pakistan. Une communauté de trois mille individus qui entretiennent un rapport sacré à la nature, et qui partagent leur territoire, dans leur système de croyances, avec des esprits invisibles appelés des « fées ». Les Kalash, éleveurs de chèvres et cultivateurs de céréales, sont l’ultime société polythéiste de l’arc himalayen. Le Musée des Confluences de Lyon a souhaité sensibiliser le public aux enjeux de la survie de ce peuple isolé et de ses traditions et rites ancestraux, grâce à une exposition dont la scénographie reprend, au fil des salles, l’alternance des saisons et des solstices, en accord avec leur conception cyclique du temps. Dans l’optique de toucher le plus large public possible, et surtout le plus jeune, le musée a souhaité éditer un catalogue d’exposition sortant des codes traditionnels de ce type d’ouvrage, en choisissant la forme de la bande dessinée. Une BD rédigée par Hubert Maury, militaire, diplomate puis dessinateur, et Jean-Yves Loude, ethnologue, journaliste, scénariste et auteur. Ce dernier s’est rendu, en compagnie de Viviane Lièvre et d’Hervé Nègre, dans l’Himalaya et a intégré le quotidien de ce peuple kalash afin de mieux le comprendre et de réaliser des photographies qui sont également incluses dans le catalogue, alternant avec le dessin. Une manière originale de réinventer le catalogue d’exposition et de le rendre plus attractif pour les plus jeunes.

 

Cet article Un catalogue d’exposition sous forme de bande dessinée au musée des Confluences  est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Veerle Thielemans nommée directrice scientifique du Festival de l’histoire de l’art

connaissance des arts -

Créé en 2011, le Festival de l’histoire de l’art, qui se tient chaque année à Fontainebleau, a comme nouvelle directrice scientifique Veerle Thielemans, docteure en histoire de l’art. Née à Bruxelles, elle est diplômée de l’Université catholique de Louvain en histoire de l’art, et ancienne élève de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) de Paris. Elle y a notamment suivi des cours en sciences du langage, dispensés par Louis Marin et Hubert Damisch. Veerle Thielemans est une spécialiste de la peinture française du XIXe siècle, soutenant sa thèse à ce sujet à l’Université Johns Hopkins de Baltimore, sous la direction de Michael Fried, avant d’enseigner cette discipline dans différentes universités américaines à Paris. Elle est également directrice des programmes académiques de la Terra Foundation for American Art, et a contribué à créer de nombreux programmes d’enseignements et de recherche, ainsi que des partenariats et des résidences de doctorants en histoire de l’art américain et de jeunes artistes, dans l’optique de faire connaître l’histoire de l’art américain en France et en Europe. Veerle Thielemans a déjà travaillé avec le comité scientifique du Festival de l’histoire de l’art en 2017 ; elle en dirige désormais l’équipe en charge de la programmation scientifique. Veerle Thielemans souhaite renforcer sa dimension internationale et pluridisciplinaire, à l’occasion de la neuvième édition, du 7 au 9 juin 2019, qui se focalisera sur le thème du peuple dans l’histoire de l’art, notamment sous le prisme des pays nordiques (Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède).

 

Cet article Veerle Thielemans nommée directrice scientifique du Festival de l’histoire de l’art est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les fantaisies artistiques de l’obsidienne à Paris

connaissance des arts -

Pour célébrer les fêtes de fin d’année, le galeriste Pierre-Alain Challier s’est fait plaisir en conviant une dizaine d’artistes à créer à partir de la pierre obsidienne. « Dans l’Antiquité, précise-t-il, des pharaons se laissaient enterrer avec des miroirs d’obsidienne et la pupille des yeux du célèbre masque de Toutânkhamon est constituée de cette pierre, quand les Incas en concevaient des couteaux sacrificiels ! Le premier invité a été Jean-Michel Othoniel, car il témoigne d’une fascination pour cette roche brune, volcanique, parfois dotée de reflets de vert ou zébrée. » Mattia Bonetti, Eva Jospin, Hubert Le Gall, Arik Levy, Anne et Patrick Poirier… ont répondu à l’exercice de concevoir un miroir et un bijou d’artiste, dont les prix vont osciller de quelques centaines d’euros jusqu’à 30 000 €. La lithothérapie attribuant une forte énergie positive, voire des vertus protectrices à cette pierre, le voyage et l’inconnu accompagneront peut-être chacun des acquéreurs…

 

Cet article Les fantaisies artistiques de l’obsidienne à Paris est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Berlin à Bruxelles

connaissance des arts -

C’est une riche et copieuse « tranche » d’histoire de l’art que nous sert Bruxelles : en effet, la vie artistique dans le Berlin des années 1920 est comme un énorme chaudron où bouillonnent les sucs d’une modernité autrement plus acide que celle qu’on distille à Paris. C’est que la guerre, la Grande, a laissé de terrifiants stigmates, un accablant constat que les artistes, principalement du courant expressionniste, Kirchner, Dix, Grosz, Beckmann, ou dadaïste comme Raoul Hausmann, n’ont de cesse d’exhiber avec une cruelle lucidité. En même temps, Berlin est une capitale très cosmopolite, qui accueille les artistes de tous horizons et que traversent de multiples courants, suprématisme de Malévitch, constructivisme de Rodchenko… Un art radicalement neuf s’y développe, où la modernité des formes (dans tous les domaines : peinture, photographie, architecture, cinéma…) va de pair avec la croyance révolutionnaire et utopique en l’émergence d’un monde nouveau.

 

Cet article Berlin à Bruxelles est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Le Palais de Lomé au Togo transformé un centre d’art et de culture

connaissance des arts -

C’est un projet ambitieux qui a pour vocation d’illustrer le dynamisme de la production culturelle et artistique togolaise et africaine. Le Palais de Lomé, ancien siège du pouvoir des gouverneurs de la ville, bâti entre 1898 et 1905, va être rénové et transformé en centre d’art et de culture et ouvert, pour la première fois, au public. Ce monument historique, à l’architecture coloniale allemande, est situé au centre d’un parc botanique de 10,5 hectares peuplé de sculptures contemporaines et se déployant jusqu’au front de mer. Il deviendra ainsi un équipement culturel « complet » composé de salles d’exposition, d’espaces pour le spectacle vivant, d’une boutique, d’une librairie, d’une galerie d’art, d’un « espace du design » et de deux restaurants, dont un gastronomique. C’est notamment sous l’impulsion du président du Togo, Faure Gnassingbé, qu’est née la volonté de réhabiliter le Palais et d’en faire la vitrine de la création nationale. À cette ambition s’ajoute celle de devenir un « laboratoire sensoriel et un lieu d’expérimentation » favorisant l’éducation des jeunes générations. Le site environnemental très riche au sein duquel se trouve le Palais de Lomé, a pour vocation de devenir un « lieu d’initiation à la biodiversité ». « Ce palais colonial rompt avec un passé d’exclusion pour désormais présenter le meilleur de la création du Togo, et de l’Afrique », a déclaré Sonia Lawson, commissaire du stand togolais à la biennale Révélations des métiers d’art et de création contemporaine au Grand Palais en 2017. Le nouveau centre, qui sera inauguré en avril 2019, devrait participer, en tant que premier lieu culturel d’importance du Togo et d’Afrique de l’Ouest, au développement touristique et économique du pays.

Cet article Le Palais de Lomé au Togo transformé un centre d’art et de culture est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Vendredi lecture : Georges de La Tour, de la nuit à la lumière

connaissance des arts -

Aborder l’univers de Georges de La Tour (1593-1652), c’est accepter d’être confronté à d’insondables mystères. Et dans cette déambulation enchantée, le livre de Robert Fohr est un incomparable cicérone, tant par son texte, aussi passionnant qu’une enquête, que par ses formidables reproductions. Longtemps ce Lorrain, pourtant « peintre ordinaire du Roi », sombra dans l’oubli. On avait perdu jusqu’à sa date de naissance. On le redécouvrit avec stupéfaction en 1934 avec l’exposition « Les Peintres de la réalité ». En 1972, celle organisée par Jacques Thuillier le sortit définitivement des ténèbres. « Cela a été pour moi, […] une véritable révélation […] On pouvait lire le passage des œuvres diurnes aux œuvres nocturnes. La Tour était enfin montré pour ce qu’il était : un très grand peintre français », souligne l’auteur. Mais La Tour dans la lumière n’est pas délivré de sa part d’ombre. Une question divise les historiens de l’art : Georges de La Tour a-t-il, ou non, fait le voyage d’Italie ? Rien ne le prouve. « J’ai toujours été frappé par tout ce qui distingue sa peinture de l’école de Caravage : on trouve une finesse détachée de théâtralité, une attention portée à l’intériorité des figures qui lui sont propres. Et surtout il inscrit les scènes religieuses dans la vie quotidienne avec un réalisme sans ambiguïté. Le sacré s’incarne d’une manière qui lui est tout à fait singulière. » Pour s’en convaincre, on conseille au lecteur de s’attarder sur les figures de saint Matthieu ou saint Simon et de se laisser submerger par l’émotion.

Cet article Vendredi lecture : Georges de La Tour, de la nuit à la lumière est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les mécènes cultivent les savoir-faire

connaissance des arts -

Julien Vermeulen, lauréat du Prix pour l’intelligence de la main. Talents d’exception 2018 © Sophie Zénon/Fondation Bettencourt Schueller

En septembre dernier, l’ébéniste Ludovic Avenel a été invité par la Fondation Bettencourt Schueller à présenter une paire de commodes, alliant savoir-faire traditionnel et matériaux contemporains, à Venise, lors de l’événement international Homo Faber dédié aux métiers d’art européens. Onze ans plus tôt, alors qu’il venait tout juste de s’installer à son compte, il avait été récompensé pour ces mêmes pièces par le Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main. Un véritable tremplin pour développer son activité. « Cela m’a apporté de la visibilité et grâce au montant alloué [50 000 euros à l’époque, ndlr], j’ai pu acquérir des machines, participer à Maison & Objet et me constituer ainsi un réseau professionnel et une clientèle », raconte-t-il. Cet exemple de mécénat illustre une partie de l’engagement de la Fondation Bettencourt Schueller envers les artisans d’art et plus largement en faveur du rayonnement des métiers d’art français à l’étranger.
C’est en 2013 que la Fondation d’entreprise Banque Populaire a créé une bourse, d’un montant maximum de 15 000 euros, à destination des artisans d’art. « L’objectif est de soutenir sur une durée d’un à trois ans des projets concrets tels que l’acquisition de matériel ou le développement d’une nouvelle collection », explique Philippe Huyghe, professeur à l’École Boulle et membre du jury. Donner un coup de pouce est aussi l’objectif du prêt d’honneur Entrepreneurs des métiers d’art, d’un montant de 10 000 euros, porté par la Fondation Michelle et Antoine Riboud et l’Institut national des métiers d’art (INMA), en partenariat avec la Fondation d’entreprise EY pour les métiers manuels, qui peut proposer aux lauréats un accompagnement en compétences.

Le tissage de la première tapisserie inspirée de l’oeuvre de J. R. R. Tolkien « Bilbo comes to the Huts of the Raft-Elves », Cité internationale de la Tapisserie Aubusson, financée par la Fondation d’entreprise AG2R La Mondiale © Cité de la Tapisserie

Certains mécènes choisissent d’apporter un appui financier non pas à un artisan d’art à titre individuel mais à des acteurs du secteur. C’est le cas de la toute jeune Fondation d’entreprise AG2R La Mondiale pour la vitalité artistique, devenue grand mécène du projet « Aubusson tisse Tolkien » de la Cité internationale de la tapisserie en apportant son soutien à la réalisation de deux des treize tapisseries et d’un tapis, tissés à partir de l’œuvre graphique originale de J. R. R. Tolkien, célèbre auteur du Seigneur des anneaux. Elle finance par ailleurs la réalisation de la maquette d’une création contemporaine en tapisserie d’Aubusson pensée par l’artiste Clément Cogitore.

Du conseil à la commande

Natacha Mondon et Éric Pierre, créateurs verriers, céramistes et sculpteurs, ont créé des luminaires monumentaux en verre pour de nombreux édifices religieux. À la recherche de nouveaux leviers de croissance, ils ont sollicité en 2015 l’aide de la Fondation d’entreprise EY pour les métiers manuels. « Pendant deux ans, nous avons été accompagnés par une équipe de quatre personnes, avec des compétences en marketing, communication et vente. Après avoir réalisé un état des lieux, ils nous ont conseillé de nous rapprocher de prescripteurs, architectes et décorateurs d’intérieur, afin de proposer nos créations pour des hôtels ou des restaurants de luxe », raconte Natacha Mondon. Suite à leur participation au salon Maison & Objet en septembre 2017, les deux créateurs sont désormais présents sur le marché de la décoration d’intérieur avec Arthylé, une société créée spécialement pour la commercialisation de pièces haut de gamme en France et à l’export.

Vannerie de l’Oseraie de l’île dans les ondulations du pavillon SelgasCano, Fondation d’entreprise Martell © C. K. Mariot

Pour Nathalie Viot, directrice artistique de la Fondation d’entreprise Martell, ouverte au public en mai 2018, que les artisans d’art du territoire soient au cœur du projet était une évidence. Ainsi, devant la fondation, un pavillon éphémère imaginé par les architectes espagnols José Selgas et Lucìa Cano a accueilli pendant plusieurs mois une installation des vanniers Karen Gossart et Corentin Laval, une exposition de bols et photographies associées de la céramiste Manon Clouzeau, ainsi que les bouées colorées et translucides des souffleurs de verre Laetitia Andrighetto et Jean-Charles Miot. Outre l’acquisition de ces pièces, la fondation a passé les commandes du mobilier auprès d’artistes, designers et artisans. Pour le hall d’accueil, l’artiste Nathalie Talec a réalisé un lustre monumental en collaboration avec le Craft Limoges pour la porcelaine, Laetitia Andrighetto, Jean-Charles Miot et l’atelier Gamil pour le verre et Jean-Pierre Gimbres pour le métal.

Avec le programme « Manufacto, la fabrique des savoir-faire » dédié à la découverte de l’artisanat en milieu scolaire, la Fondation d’entreprise Hermès entend « changer le regard sur la filière artisanale voire ouvrir des perspectives en matière d’orientation ». Mise en œuvre en 2016 avec le rectorat de Paris, les Compagnons du devoir et du tour de France et l’École Camondo, cette initiative a permis à des élèves de six établissements en région parisienne de découvrir les savoir-faire artisanaux associés aux métiers de maroquinier, menuisier et sellier garnisseur. Dans le cadre d’ateliers organisés au sein de sa classe, chaque enfant a réalisé un objet (trousse, lampe, tabouret…) avec l’aide d’un artisan d’art. Pour l’année scolaire 2018-2019, le programme « Manufacto » est mis en place dans vingt-huit établissements scolaires en Île-de-France mais aussi en Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne Rhône-Alpes.

L’enjeu de la transmission

DH McNabb en résidence au sein de la Cristallerie Saint-­Louis, à Saint-‑Louis-­lès-­Bitche © Fondation d’entreprise Hermès/Tadzio

De son côté, le groupe LVMH s’implique dans le champ de la formation en alternance à travers l’Institut des métiers d’excellence, programme créé en partenariat avec des écoles en France, en Suisse et en Italie et dédié à l’apprentissage de métiers de la maroquinerie, de la joaillerie ou encore de l’horlogerie. La transmission des savoir-faire s’opère aussi via des résidences d’artistes au sein des manufactures du groupe. L’artiste Marion Verboom, choisie pour la résidence LVMH métiers d’art, a ainsi produit une dizaine d’œuvres à partir d’acétate et de métal, matériaux utilisés en lunetterie, au sein de la Manifattura Thélios, en Italie. Enfin, la Maison LVMH/Arts-Talents-Patrimoine, qui verra le jour en 2020 dans l’ancien musée des Arts et Traditions populaires, au cœur du bois de Boulogne, sera un lieu en partie dédié à la découverte des métiers d’art et à la diffusion des savoir-faire en direction notamment des publics scolaires.

Cet article Les mécènes cultivent les savoir-faire est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Hashim Sarkis nommé directeur de la 17e Biennale d’architecture de Venise

connaissance des arts -

L’architecte Hashim Sarkis rejoint les équipes de la Biennale de Venise en tant que nouveau directeur de la section Architecture. Il aura pour principale mission d’assurer le commissariat général de la 17e édition de l’Exposition internationale d’Architecture, qui aura lieu à Venise du 23 mai au 29 novembre 2020. « Avec Hashim Sarkis, la Biennale se dote d’un curateur particulièrement attentif aux sujets et aux problématiques liés à notre espace vital dans une société aux réalités si contrastées », a déclaré Paolo Baratta, président de la Biennale.
Diplômé de l’École de Design de Rhode Island, Hashim Sarkis a également obtenu une thèse en architecture à l’Université d’Harvard. On lui doit différents ouvrages et articles relatifs à l’histoire de l’architecture moderne et à ses théories. Fondateur en 1998 de l’agence Hashim Sarkis Studio, aujourd’hui basée à Boston et à Beyrouth, Hashim Sarkis est également doyen de l’école d’architecture du Massachussetts Institute of Technology (MIT) depuis 2015. Membre du jury de la Biennale d’architecture de Venise en 2016, il a également participé à la conception du Pavillon de l’Albanie en 2010 et de celui des États-Unis en 2014. Commentant ses nouvelles attributions, ce dernier a déclaré : « Le monde lance aujourd’hui de nouveaux défis à l’architecture. J’ai hâte de travailler avec les participants, des architectes venus du monde entier, afin que nous imaginions ensemble la manière dont nous allons les relever ».

Cet article Hashim Sarkis nommé directeur de la 17e Biennale d’architecture de Venise est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Merveilleux XVIIIe italien à la Frick Collection de New York

connaissance des arts -

La première monographie importante de l’œuvre de Luigi Valadier (1726-1785), écrite par Alvar González-Palacios sert de fil conducteur à cette exposition hors du commun. Orfèvre, bijoutier, bronzier, Valadier fut l’incomparable maître d’un atelier situé via del Babuino, à Rome, où se pressaient des acheteurs de l’aristocratie comme les Borghese, des prélats ou des membres des familles princières de toute l’Europe. Dessinateur de génie, doué d’une créativité remarquable, Valadier créa pendant vingt-cinq ans des objets d’une élégance sans pareille, depuis le couvert de table jusqu’aux autels. La Frick Collection a pu rassembler les six statues de saints en or et argent de la cathédrale Santa Maria la Nuova de Monreale, ou les deux parties d’ordinaire séparées d’un centre de table époustouflant, créant un événement exceptionnel.

Cet article Merveilleux XVIIIe italien à la Frick Collection de New York est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Cinéma : Le fabuleux destin du facteur Cheval

connaissance des arts -

Avec son nouveau long-métrage, Nils Tavernier retrace l’épopée ordinaire de Joseph-Ferdinand Cheval (incarné par Jacques Gamblin), simple facteur devenu, par amour pour sa fille, un pionnier de l’Art brut. À mi-chemin du biopic et de la comédie romantique, le film rend hommage à la force créatrice de ce bâtisseur de l’insolite qui, durant plus de trente-trois ans, s’est acharné à donner corps à ses rêves.

 

Cet article Cinéma : Le fabuleux destin du facteur Cheval est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Pages