Actualité artistique

« The Shed », le méga centre d’art new-yorkais ouvrira en avril

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2340 m² de galeries d’exposition, une salle de théâtre de 500 places, une « carapace » modulable et amovible, le tout pour un budget global estimé à $500 000 : The Shred promet de mettre le gigantisme au service de la création contemporaine. Récemment rebaptisé The Shed’s Bloomer Building, d’après le nom de son principal mécène l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, ce nouveau centre d’art a pour ambition d’encourager la création d’œuvres originales dans des domaines aussi variés que la peinture, la sculpture, la danse, le théâtre, la performance, la littérature ou toutes autres formes d’expressions de la culture pop. Un vaste programme qu’aura pour tâche d’organiser son directeur artistique Alex Poots, ancien directeur du festival international d’art de Manchester et du centre culturel Park Avenue Armory. Une première œuvre, IN FRONT OF ITSELF, commandée à l’artiste Lawrence Weiner, considéré comme l’un des fondateurs de l’art conceptuel, sera dévoilée lors de l’inauguration.
Conçu essentiellement comme une structure modulable, capable d’adapter ses volumes et ses espaces aux besoins des artistes, le bâtiment a été imaginé par l’agence Diller Scofidio + Renfro (en collaboration avec Rockwell Group), lauréate du Prix d’architecture 2019 de la Royal Academy de Londres. Adepte de projets expérimentaux, cette dernière, qui signait récemment la scénographie de la très spectaculaire exposition « Heavenly Bodies » au Met Cloisters, travaille actuellement sur l’extension du MoMA et le très attendu Museum of Sound & Image de Rio. Parmi les nombreux dispositifs mis au service des artistes et de l’expérience du visiteur, le plus remarquable est sans doute cette monumentale « carapace » télescopique, montée sur roues, qui permet de transformer (en seulement 5 minutes !) la place aménagée devant le bâtiment en un vaste hall pouvant accueillir jusqu’à 2 700 personnes.
Pour le lancement de sa première saison, The Shed a également prévu grand : cinq nuits de concerts (« Soundtrack of America », du 5 au 14 avril) célébrant l’influence de la musique afro-américaine sur la culture contemporaine, une exposition, assortie de performances live, conçue par le compositeur Steve Reich et le peintre Gerhard Richter (« Reich Richter Pärt » du 6 avril au 2 juin), une pièce d’Anne Carson autour de deux figures féminines iconiques, Marilyn Monroe et Hélène de Troie (Norma Jeane Baker of Troy, du 6 avril au 19 mai) et last but not least une série de huit concerts-performances de Björk (« Cornucopia » du 6 mai au 1er juin) !

Découvrez le déploiement de l’enveloppe téléscopique conçue par Diller Scofidio + Renfro :

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Design français à la Triennale de Milan

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Deux évocations du design français à Milan dans la section française de la XXIIe Triennale, renouvelée par la grande prêtresse Paola Antonelli, avec une exposition ambitieuse organisée par l’historienne Catherine Geel traitant de la fameuse « pensée française » aujourd’hui axée sur des projets portés vers l’anthropologie, et à l’Institut français où sont présentés les nouveaux petits génies des écoles de design français. Beaucoup de questions posées sur la nature de ce design du XXIe siècle constitué d’hybridations et d’expérimentations. Intellectuel certes, mais dans le bon sens.

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Disparition de l’éditeur et écrivain Jean-Paul Caracalla

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Né en 1921 à Paris, Jean-Paul Caracalla a passé tout le début de sa vie professionnelle dans la Compagnie des Wagons-Lits où il entre en 1946 et où il devient finalement directeur de la communication. Ce goût de l’ailleurs, complété par son amour des livres, on le retrouve dans sa publication, la Revue des voyages où se croisent, à travers récits et impressions d’Europe en Wagon-Lits, Jean Cocteau, Louise de Vilmorin ou Marguerite Yourcenar. Puis vint l’époque du jury des Deux Magots et des éditions Denoël où il fut conseiller littéraire. Parmi ses nombreux livres, il écrit La Tour Eiffel (1989), L’Orient-express (1995), Montparnasse : l’âge d’or (1997), Les exilés de Montparnasse (2006) et Montmartre, gens et légendes (2007). On le voit, Paris était son pré carré, écrivains et artistes compris.

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Sean Hemingway nommé conservateur en chef du département d’art grec et romain du Metropolitan Museum of Art

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Petit-fils du célèbre écrivain Ernest Hemingway, Sean Hemingway a obtenu son doctorat en histoire de l’art et en archéologie au Bryn Mawr College, avant de se spécialiser dans l’étude des bronzes grecs et romains (The Horse and Jockey from Artemision : A Bronze Equestrian Monument of the Hellenistic Period, 2004). Boursier du programme Fulbright, il a également étudié à l’American School of Classical Studies à Athènes et a travaillé en tant que commissaire invité à l’Académie américaine de Rome. Archéologue de terrain, il a participé à plusieurs chantiers de fouilles en Grèce et en Espagne, sur des sites préhistoriques et antiques. Auteur de nombreuses publications scientifiques, il s’est également essayé au roman en 2012 avec son ouvrage The tomb of Alexander. Entré au Metropolitan Museum de New York en 1998 en tant qu’assistant conservateur du département d’art grec et romain, il en devient aujourd’hui le conservateur en chef, comme l’a annoncé le 19 février dernier Max Hollein, directeur de l’institution.

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Focus œuvre : La Loge de Renoir

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C’est l’un des tableaux historiques de l’impressionnisme, présenté dans la célèbre exposition parisienne de 1874 qui donna son nom au mouvement. En novembre de la même année, la toile fut présentée au public londonien par Paul Durand-Ruel mais ne trouva pas preneur. Quel magnifique double-portrait, pourtant, qui représente une élégante (peut-être une cocotte ?) et un homme, tous deux installés dans une loge de théâtre. Ce divertissement était très à la mode dans la seconde moitié du XIXe siècle, et offrait une occasion au beau monde de se montrer et de se rencontrer. Pour réaliser cette scène, Renoir a fait poser son frère, Edmond, et Nini (parfois cruellement surnommée Gueule-de-Raie) : un modèle montmartrois que le peintre affectionnera. C’est la première fois qu’elle apparaît dans l’un de ses tableaux. Le point de vue adopté est purement fantaisiste car le spectateur se trouve comme de plain-pied avec la loge, pourtant en hauteur puisqu’il s’agit d’un balcon (le bord de la balustrade est bien visible au premier plan). Le peintre joue aussi des oppositions entre les deux personnages : la jeune femme, très jolie et élégamment vêtue d’une robe blanche à rayures noires, pose pour être admirée. C’est elle l’objet de tous les regards, au cœur de l’attention de la société du théâtre. Son compagnon, quant à lui, a porté ses jumelles au visage car il doit être occupé à observer d’autres élégantes dans l’assistance ou les danseuses sur scène. Hypocrisie des mœurs ? Renoir semble se moquer de ce manège social. L’impressionniste, en tout cas, témoigne qu’il est un très grand portraitiste, inscrit dans la tradition des peintres du XVIIIe siècle français qu’il admirait. Tout dans le teint et le vêtement apparaît évanescent et subtil, comme les roses que la jeune femme porte dans les cheveux et au corsage. Cette œuvre fut acquise par Samuel Courtauld en 1925 pour un prix considérable pour l’époque (vingt-deux mille six cents livres). Elle est depuis l’une des pièces majeures de la collection.

Pierre-Auguste Renoir, La Loge, 1874, huile sur toile, 80 x 63,5 cm, Galerie Courtauld, Londres ©The Samuel Courtauld Trust

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Sarah E. Lawrence prend la tête du département de sculptures et d’arts décoratifs européens du MET

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Diplômée de l’université de Columbia, spécialisée dans les arts décoratifs de la Renaissance (et plus particulièrement dans le travail du métal), Sarah E. Lawrence est également professeur à la Parson School of Design. Avant de devenir directrice du programme d’études en arts décoratifs et histoire du design à l’Université George Washington, elle a été la curatrice associée d’Andrew W. Mellon au Jewish Museum de New York. En 2018, elle a obtenu une subvention de la National Endowment for the Humanities pour son travail « Toward a Complete History of Art », réalisé en collaboration avec Laure Auricchio et Anne Luther. Au cours de sa carrière, elle a réalisé plusieurs expositions à New York dont « Crafting a Jewish Style: The Art of Bezalel, 1906-1996 » au Jewish Museum (1998-1999) et « Piranesi as Designer » au Cooper-Hewitt National Design Museum (2007-2008).

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Dans la nature de Fred Kleinberg

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Bruno Blosse, créateur de la galerie Loo & Lou, est de ces marchands qui parlent avec passion de leur dernière découverte. « J’ai choisi de dévoiler le travail de Fred Kleinberg, car j’ai été fasciné par la matière de ses peintures, qu’il manie avec tant de générosité et en symbiose totale avec l’idée de nature. » Les séries de ce plasticien globe-trotteur, qui vit aujourd’hui entre Paris et l’Inde, sont d’ailleurs dictées par ses voyages et résidences à travers le monde. Aucune figure humaine ne peuple ces quinze peintures et cette dizaine de pastels (de 2500 € à 20 000 €), mais l’homme se laisse imaginer dans ce lien, dessiné avec vivacité, entre chaque composante de l’univers. Ou « comment rendre palpable la vie d’une feuille, d’une branche et d’un tronc », ainsi que le résume Fred Kleinberg

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Le retour des « Murder Party » à la Conciergerie

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Les participants des « Murder Party » sont conviés à une expérience inédite : se glisser dans la peau d’une recrue de la police judiciaire afin d’enquêter sur un meurtre énigmatique. La Conciergerie se prête parfaitement à ce type de jeu de rôle puisque ce palais gothique médiéval a lui même connu sa part d’intrigues et de turpitudes, comme la rocambolesque évasion du comte de Lavalette en 1815, le complot de l’œillet qui, en août 1793, visait à faire libérer Marie-Antoinette, ou encore le massacre de Bernard VII d’Armagnac égorgé dans la cour du Palais lors des révoltes de 1418. Intitulée « Le Couloir des prisonniers », l’expérience dure environ 90 minutes durant lesquelles les participants, après la découverte d’un cadavre dans l’une des anciennes cellules de la Révolution, doivent mener une véritable investigation, interroger des suspects, relever des indices et coopérer avec leur brigade afin de découvrir le coupable. Pour résoudre ce mystère, les apprentis enquêteurs — âgés de 10 ans minimum — devront interagir avec des personnages incarnés par la compagnie de La Petite Main, à qui l’on doit déjà les sessions de jeux historiques théâtralisés de la basilique Saint-Denis (2017) et du château de Vincennes (2018). Accessibles à tous, les « Murder Party » et autres « Escape Games » permettent de découvrir de façon ludique et décalée les hauts lieux de l’Histoire de France, telle que la Conciergerie, ancienne résidence royale, lieu de justice et d’incarcération devenu « l’antichambre de la guillotine » à la période révolutionnaire. Nul doute que le souvenir des grands personnages (Ravaillac, Cartouche, Danton, Robespierre et bien sûr Marie-Antoinette), comme des anonymes, qui ont fréquenté ses geôles, donnera une saveur particulière à ces huis clos policiers. N’attendez plus pour réserver vos places sur le site de la conciergerie.

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Alicja Kwade explore l’espace

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Cette artiste d’origine polonaise, qui vit à Berlin depuis ses 18 ans, réactive sans cesse, dans ses installations, un registre commun de formes. Des sphères, cubes et rectangles dialoguent avec des portes, chaises, instruments de musique, rochers, arbres ou horloges… encourageant la dynamique du spectateur au sein de l’œuvre. Dans son atelier de Berlin, où elle peut diriger jusqu’à quinze assistants, Alicja Kwade précise : « En employant ce vocabulaire relativement restreint, je peux approfondir des questions de masses, de volumes et de poids, à travers des objets; existants ou non dans la vie réelle. Certains peuvent renvoyer à l’histoire de l’art, mais je m’interroge essentiellement sur leur perception et leur fonction d’usage. » Sans référence appuyée au constructivisme des pays de l’Est, Alicja Kwade aime expérimenter une écriture minimale et avoue volontiers nourrir une admiration pour Gordon Matta-Clark ou Robert Smithson. D’ailleurs, elle s’exprime aujourd’hui dans des formats de plus en plus imposants, qu’elle réalise selon un procédé bien orchestré : elle dessine et s’assure des proportions d’ensemble, avant d’envoyer les projets à des architectes ou ateliers de construction, sachant que son équipe parachève les finitions des œuvres. Parmi les multiples étapes, elle perfectionne les versions sur ordinateur, affine les maquettes, corrige les échelles, puis se doit d’être concentrée sur un nouveau projet ! Alicja Kwade impressionne par la quantité de travail qu’elle fournit et l’on comprend mieux qu’elle se rassure grâce à la rigueur des lignes et à la constante présence des unités de mesure ou des « systèmes ». Toutefois, elle laisse ouvertes les questions qu’elle aborde, également de l’ordre des sciences ou de la sociologie, et c’est dans cette absence de définition trop précise que son œuvre gagne en poésie, séduisant toujours plus d’amateurs.

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Étienne Bernard à la tête du Frac Bretagne

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Diplômé de l’Université Paris I en sciences de l’art, Étienne Bernard débute sa carrière comme directeur artistique du Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont en 2004. Trois ans plus tard, il prend la tête du programme d’expositions du CAPC musée d’Art contemporain de Bordeaux. De 2005 à 2013, il contribue à l’édition de la revue d’art contemporain « O2 » et publie de nombreux ouvrages (Cura books, les Presse du Réel, etc.). Membre du comité d’acquisition du Fonds national d’art contemporain, il intègre en 2016 celui du Fonds régional d’art contemporain de Bretagne. De 2008 à 2013, il enseigne la théorie de l’art à l’Université Paris I puis à l’école des Beaux-Arts de Nantes, pour laquelle il a fondé et coordonné aux États-Unis, le programme de recherche en résidence « Fieldwork : Marfa ». Président de d.c.a – association française de développement des centres d’art contemporain de 2015 à 2017, Étienne Bernard est actuellement directeur de Passerelle, Centre d’art contemporain à Brest, où il a réalisé de nombreuses expositions comme celles de Fredrik Vaerslev, Goldschmied & Chiari ou Koki Tanaka. À partir du 1er juillet 2019, il sera officiellement directeur du Frac Bretagne. Son projet « Faire Archipels » aborde notamment les thématiques de l’égalité hommes femmes et de l’éco-responsabilité. Étienne Bernard tient à mettre en place une politique de médiation horizontale et participative ouverte à la pluridisciplinarité et aux circuits internationaux.

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Autour de Vinci aux Beaux-Arts

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Grâce à ses richissimes collections, le cabinet de dessins Jean Bonna des Beaux-Arts de Paris peut s’associer à l’Année Vinci, celle-ci ayant donné l’occasion à Emmanuelle Brugerolles, directrice du cabinet, de réexaminer le fonds de dessins italiens de la Renaissance. Autour de quatre feuilles autographes de Vinci, la sélection proposée conjuguant chefs-d’œuvre et raretés, dessins inédits et réattribués, éclaire avec éclat la pratique du dessin à cette époque.

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Evsa Model, un talent des années 1950-1960

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À ceux qui ne connaissent pas Evsa Model, et ils sont nombreux, Baudoin Lebon précise : « Il avait le coloris de Stuart Davis, la géométrie de Piet Mondrian et les personnages de Julian Opie, bien avant l’heure ! ». Evsa Model naît en 1899 en Sibérie, puis s’expatrie à Paris, où il épouse la photographe Lisette Model, avant d’émigrer à New York. En France, il fréquente Michel Seuphor, Piet Mondrian et échafaude une esthétique, mâtinée de constructivisme russe, avec le groupe Cercle et Carré en 1929, et dans la librairie-galerie L’Esthétique, qu’il a créée en 1926. Il produit régulièrement, mais son travail, ni-figuratif, ni abstrait, demeurera mal compris. En acquérant la succession de Lisette Model, à New York, Baudoin Lebon est attiré, un jour, par un catalogue du peintre. Il lui faut mener une véritable enquête pour découvrir les œuvres de visu et sauver soixante-dix tableaux n’ayant pas subi les dommages du temps. « Evsa Model a joui d’une certaine reconnaissance dans les années 1950-1960, puis est tombé complètement dans l’oubli à sa mort en 1976, mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour la fraîcheur de son travail. » Baudoin Lebon l’a déjà présenté dans quelques salons, avec succès, et les prix oscillent aujourd’hui entre 5000 € et 90 000 €, évoluant progressivement.

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Rénovation des galeries de la mode du Musée des Arts Décoratifs

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La collection de mode du MAD est l’une des plus importantes au monde. Elle contient 150 000 pièces, des costumes et accessoires mais également des collections de dessins, des photographies ou des archives. Elle réunit notamment des pièces de grands créateurs tels que Christian Dior, Gabrielle Chanel, Jean Paul Gaultier, Yves Saint Laurent, entre autres. La rénovation, qui commencera en mars et durera plus d’un an, permettra une révision des circulations ainsi qu’une autonomisation de chaque espace selon la programmation. Sa surface de 1300 mètres carrés, le plus grand espace temporaire consacré à la mode en Europe, restera inchangée. Le MAD maintiendra son principe d’exposition temporaire pour les galeries de la mode, mais il n’y aura pas de présentations des collections permanentes, car « la conservation des œuvres impose des rotations coûteuses et lourdes », précise Oliver Gabet, directeur du MAD, « l’idée est plutôt, côté parcours permanent, d’intégrer la mode en dialogue avec le design et le graphisme ». La scénographie et la rénovation des galeries de la mode sont confiées au Studio Adrien Gardère, dont les réalisations comprennent la Galerie du Temps du musée du Louvre Lens (2012), l’Aga Khan Museum de Toronto (2014) ou la collection permanente de la Royal Academy de Londres (2018). Pour ce projet unique, le Studio Adrien Gardère s’est entouré des architectes Bien Urbain, du designer lumière ACL et des ingénieurs BETOM, qui vont intervenir sur l’aile Rohan, rénovée dans les années 1995-97. Pour eux il s’agit de « créer une « machine à exposer » répondant à toutes les exigences et attentes du musée ».

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Au XIXe siècle, les Fables de La Fontaine vues d’Orient

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Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.FranceFineArt.com, a rencontré Amina Okada, conservatrice au département Inde du Musée Guimet et co-commissaire de l’exposition « Fables d’Orient. Miniaturistes, artistes et aventuriers à la cour de Lahore », à voir jusqu’au 27 mai 2019.

Dévoilant un ensemble de documents et d’illustrations réalisées par Imam Bakhsh, peintre de la cour sikhe du maharajah Ranjit Singh (1780 –1839) dans la première moitié du XIXe siècle, l’exposition « Fables d’Orient. Miniaturistes, artistes et aventuriers à la cour de Lahore » revient sur un pan de l’histoire du Pendjab, entre l’apogée de la cour de Lahore et de sa chute avec son annexion par la Compagnie anglaise des Indes orientales en 1849. Par ses illustrations, Imam Bakhsh témoigne de la présence française en Orient, d’un côté avec les Mémoires du Général Claude Auguste Court et de l’autre côté par sa participation à un projet ambitieux mené par le Baron Félix Feuillet de Conches (1798-1887), chef du protocole au ministère des affaires étrangères en France, qui souhaitait faire illustrer les Fables de Jean de La Fontaine par des artistes du monde entier.

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Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois,
la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques
qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs
rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Emmanuel Perrotin : galeriste aventurier

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De retour de la foire Art Basel Miami Beach, il s’excuse de ne plus avoir de voix. Pourtant, dans son bureau immaculé du Marais, il va parler sans cesse pendant deux heures trente. Bavard, pugnace, le galeriste Emmanuel Perrotin aime raconter ses débuts et son combat pour réunir cinquante-cinq artistes et cent trente et un employés dans ses six galeries : Paris, Hong Kong, New York, Séoul, Tokyo et, depuis septembre dernier, Shanghai.

Né le 6 mai 1968 à Montreuil en pleine révolution étudiante, il a démarré très jeune, sans fortune ni réseau. « Après un passage au Lycée autogéré de Paris, j’ai arrêté mes études sans le bac ni le brevet des collèges. Le monde de la nuit m’a ouvert les portes de l’art contemporain. Une copine avec qui je faisais la fête aux Bains-Douches m’a emmené un jour au vernissage de la galerie de son père, Gilbert Brownstone. Une autre amie m’a présenté Charles Cartwright, un étudiant de Sciences Po qui venait d’ouvrir sa galerie, rue des Archives, à 25 ans. » Le noctambule au look new wave y fait ses armes à tout juste 17 ans et découvre les œuvres des artistes Alighiero Boetti, Marina Abramović et John Armleder, avant de prendre rapidement la direction de la galerie. […]

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Les dernières années de Wesselmann

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Des livres, des notes manuscrites, des croquis, calques ou maquettes en 3D comme ils auraient pu l’être à l’atelier, sont présentés avec de larges peintures, Sunset Nude ou encore Exhibition Detail, une installation interrogeant le concept d’exposition. « Mais qui montre également, précise Jason Cori, le directeur de la galerie Almine Rech de Londres, comment son procédé créatif passait de la figuration à l’abstraction, sans hiérarchisation et en se nourrissant l’une de l’autre. » Si les prix ne nous ont pas été communiqués, il semble que la cote de l’artiste continue de monter, pour l’ensemble de son travail. « Qu’il s’agisse des nombreuses études que Wesselmann réalisait pour chaque projet ou de sujets, sexuellement très explicites, qui plaisaient moins auparavant. » Une information qui va à l’encontre du politiquement correct de notre époque…

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Jean-Claude Meynard, la part fractale du cinétisme ou l’œuvre fait son cinéma

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« Papagena, Papageno » et « Fractal Circus Parade », deux œuvres emblématiques du travail de l’artiste qui procèdent du même processus de création : la mise en place d’une silhouette humaine dont la démultiplication ad libitum finit par générer une autre figure. Ici, une figure animale, celle du perroquet et celle du cheval. C’est du mouvement que naît cette métamorphose. Non pas l’effet visuel du mouvement mais le mouvement lui-même qui nous permet d’appréhender visuellement la « part fractale » du vivant, son degré de liberté, de combinatoire, d’hybridation, de mutation… Dans le travail de Jean-Claude Meynard, la dimension cinétique s’exerce à travers la démultiplication des formes en arborescences infinies pour emmener l’œil au-delà de l’œuvre, au-delà du cadre, au-delà… Comme tous les Chants fractals de l’artiste, « Papagena Papageno » et « Fractal Circus Parade » ont été conçus en correspondance avec des partitions musicales. Pour l’une, le duo Papagena Papageno de la Flûte enchantée de Mozart, pour l’autre l’ouverture du Guillaume Tell de Rossini. Ainsi les œuvres ne sont plus limitées à leur seule forme plastique, mais elles sont augmentées d’une musique, et d’un film réalisé par l’artiste qui dévoile leur processus de création. Musique et film sont intégrés à l’œuvre via un QR code que l’on scanne pour suivre, in vivo, la construction picturale et musicale de ces Chants fractals. Au-delà de l’œuvre, ce QR code poursuit le mouvement et l’œuvre fait son cinéma. On est immergé dans une nouvelle dimension sensorielle. Dans son dernier livre, récemment paru : L’Animal fractal que je suis*, Jean-Claude Meynard consacre un chapitre entier à cette représentation métamorphique du réel – en particulier à travers sa grande série du Bestiaire Fractal * dont les figures animales donnent à voir le passage du vivant d’un état à un autre état, l’aller-venir de l’homme à l’animal dans les limites fluctuantes, hésitantes de la vie. De la même manière, ses Chants fractals ouvrent de nouveaux territoires, créent des passerelles entre l’image, le mouvement, la musique, le film… il n’est plus de domaine réservé, de chasse gardée. Avec la géométrie fractale, dont il est un des acteurs majeurs sur la scène contemporaine, et l’outil numérique, l’artiste explore la complexité du réel en nous présentant la vie comme un immense algorithme, sans fin ni limite, un immense fractal composé de flux et d’arborescences d’où jaillit par instants «une figure identifiable», humaine, animale, «une figure reconnaissable», visuelle, sonore, mais qui aussitôt s’échappe vers une nouvelle métamorphose…

* Editions Connaissances et Savoirs

* Le Bestiaire Fractal a été l’objet de nombreuses expositions – France, Paris, Galerie Dumonteil – Hong Kong, Fine Art Asia – Italie, Andora, Palazzo Tagliaferro – Chine, Galerie Dumonteil Shanghaï – Mexique, Musée de Mexico et Centre culturel d’Oaxaca. Il a donné lieu à deux films  » L’Animal fractal que Je suis » et  » Infinies Métamorphoses « .

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