Actualité artistique

Art Tech : Le salon du Patrimoine célèbre le « Futur en héritage »

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La notion de transmission étant clé dans ce secteur, Ateliers d’Art de France a choisi le thème « Futur en héritage » pour célébrer le quart de siècle du salon. L’occasion de mettre en lumière les innovations technologiques au service notamment du patrimoine toujours plus nombreuses : impression 3D, réalité virtuelle, modelage numérique, nouvelles expériences de visites enrichies, etc. 350 professionnels du patrimoine exposeront pendant 4 jours au Carrousel du Louvre, dont certain à l’avant-garde de la technologie.
La start-up française Iconem développe depuis 2013 de nouvelles technologies afin de réaliser des répliques numériques, photoréalistes de sites. Ainsi, drones et technique de photogrammétrie (modélisation 3D sur la base de simples photos) servent l’ambition de créer un conservatoire des connaissances pour recréer virtuellement des vestiges détruits ou endommagés. Le spécialiste de la modélisation 3D travaille en collaboration avec des organisations internationales, des gouvernements et collectivités ou des musées, notamment l’Unesco, l’Aga Khan Trust for Culture, le Sultanat d’Oman, la Mairie de Paris ou le Musée du Louvre.

Numérisation 3D au service des sites endommagés © Iconem

Depuis 25 ans Art Graphique & Patrimoine met son expertise technologique au service de la valorisation et la restauration des monuments historiques. La société est pionnière en réalité augmentée, en réalité virtuelle et en BIM (modélisation des données du bâtiment). Récemment, elle a été sollicitée pour établir un relevé 3D de la cathédrale Notre-Dame de Paris permettant d’évaluer les dégâts produits par l’incendie survenu au printemps 2019.

Sur le stand d’Art Graphique & Patrimoine au Salon international du patrimoine culturel 2019 ©ASLM

Découvrir, planifier et réserver des visites culturelles à travers la France et la Belgique : c’est que propose la plateforme Patrivia depuis 2016. Elle agrège près de 350 monuments, sites culturels, vignobles, musées et parcs, publics ou privés. Elle s’adresse au plus grand nombre en ciblant plus particulièrement les jeunes, avec pour objectif de faciliter l’accès à la culture.

Digitalisation du tourisme culturel ©Patrivia

Commeon a été créée en 2014 afin de faciliter l’échange entre porteurs de projets, donateurs individuels, entreprises mécènes. Au-delà du simple don, elle assure le développement d’une relation durable entre parties prenantes. Ainsi, la plateforme de mécénat participatif héberge plus de 550 projets, parmi lesquels, l’Église Saint-Germain-des-Prés, la Monnaie de Paris et le Musée du quai Branly.

Plateforme pour le mécénat participatif © Commeon

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Éric Minh Cuong Castaing, lauréat du Prix LE BAL de la Jeune Création avec l’ADAGP

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Artiste visuel et chorégraphe, associé au Ballet national de Marseille depuis 2016, Éric Minh Cuong Castaing produit depuis sa sortie des Gobelins (l’école de l’image à Paris) des installations, spectacles, films et performances qui mêlent danse et nouvelles technologies (robots humanoïdes, drones, réalité augmentée). Son projet Forme(s) de vie, qui s’inscrit dans une recherche chorégraphique et visuelle plus large menée depuis un an au sein d’un centre de soins palliatifs, pourra être réalisé grâce à la dotation de 20 000 € accordée par le Prix. Il interroge la relation des corps entre eux et avec leur environnement, à l’ère du numérique. En associant danse et technologies, l’artiste vient créer une forme d’humanité renforcée où le corps des danseurs est envisagé comme des « prothèses humaines » venant « augmenter » le corps des patients. Ce n’est pas la première fois qu’Éric Minh Cuong Castaing est récompensé pour son œuvre, il a reçu différents prix au cours de sa carrière : Pulsar (2017), Rêve de brouillon numérique SCAM (2013), Bourse numérique Lagardère (2011) ou encore le premier prix de l’audace artistique et culturelle de la Fondation Diversité (2014). Son projet et le film qui retrace cette expérience seront exposés en 2021 au BAL sous la forme d’une installation et d’une série de performances. Quatre artistes ont également été distingués par les coups de cœur du jury : Rebecca Digne, Elena Helfrecht, Julie Ramage et SMITH.

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Ma langue au chat : Quels étaient les seigneurs qui régnaient sur la ville de Fribourg pendant le XIVe siècle ?

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Jusqu’au 23 février, le musée d’Art et d’Histoire de Fribourg se plonge dans le XIVe siècle, période de mutation qui a permis l’incroyable développement architectural et artistique de cette ville suisse.

QUESTION

Quels étaient les seigneurs qui régnaient sur la ville de Fribourg pendant le XIVe siècle ?


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RÉPONSE

Après les Kibourg de 1218 à 1277, ce sont les Habsbourg qui régnèrent sur Fribourg de 1277 à 1452. Cependant Fribourg, qui avait déjà de nombreuses franchises et privilèges, développa une certaine autonomie au gré de ses premières Constitutions, réunies à la fin du XIVe siècle dans la Lettre dite des Bannerets.

Toutes les réponses figurent dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

Le siècle oublié. Fribourg, les années 1300
In Fine Éditions d’art, 236 pp., 35 €
Cet ouvrage est publié à l’occasion de l’exposition présentée au Musée d’Art et d’Histoire de Fribourg, Suisse,
organisée du 8 novembre 2019 au 23 février 2020.

+ d’infos

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Disparition du paysagiste américain Charles Jencks

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©Wikimedia Commons/L’étonnant Jardin de la Spéculation cosmique construit par Charles Jencks en l’honneur de son épouse Maggie Keswick devait permettre de comprendre les principes du Bien et du Mal. Installé à Holywood, à huit kilomètres au nord de Dumfries à partir de 1988, cet immense espace vert met en œuvre les principes de la physique et de la science avec des lacs en forme de croissants, des montagnes traversées de chemins qui ondulent ou s’enroulent en spirales, des escaliers à la Piranèse. Il correspond aux théories de cet architecte post-moderniste (il a écrit Le langage de l’architecture post-moderne en 1977) et paysagiste américain inspiré des trous noirs et des fractales. Né en 1939 à Baltimore, il est mort le 13 octobre à Londres.

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Exposition Léonard : Pourquoi aimer Vinci ?

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Le musée du Louvre était tout désigné pour organiser une telle exposition, puisqu’il possède pas moins de cinq tableaux majeurs du maître, soit à peu près le tiers du corpus : La Joconde, la Sainte Anne, le Saint Jean Baptiste  – les trois grandes œuvres de sa maturité – , La Vierge aux rochers et le portrait de femme dit La Belle Ferronnière. Sans compter le Bacchus, désormais attribué à son atelier, et une bonne vingtaine de dessins, dont la magnifique série des études de drapés. L’œuvre peint a beau être très restreint, la difficulté de réunir les tableaux est extrême, car certains sont trop fragiles pour voyager et des  prêts sont refusés par des musées dont ils constituent l’une des pièces maîtresses, ou par des États en pleine crispation nationaliste. Quant à la dernière peinture en passe d’intégrer ce corpus, le Salvator Mundi qui défraya la chronique en devenant le tableau le plus cher du monde, il a été demandé par le musée mais, à l’heure où nous écrivons ces lignes, son propriétaire n’a pas encore donné sa réponse. Ainsi, le suspense quant à la liste des œuvres présentées à l’exposition dura-t-il jusqu’aux derniers temps avant son ouverture. On voit bien là à quel point l’auteur presque mythique de La Joconde cristallise les passions et représente un enjeu qui dépasse le monde de l’art. Une telle exposition est donc une gageure. Les deux commissaires, Vincent Delieuvin et Louis Frank, y œuvrent concrètement depuis 2015, mais leurs recherches sur Léonard sont bien plus anciennes. C’est Vincent Delieuvin, en effet, qui coordonna la campagne de restauration de la Sainte Anne en 2010. Et Louis Frank travaille de longue date sur les sources écrites, en particulier sur la Vie de Léonard de Giorgio Vasari, texte capital pour la connaissance de l’artiste.

[…] Il reste 80% de notre article
à lire dans notre numéro de novembre 2019

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Un nouveau lieu pour la bourse Emerige

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Fondée et présidée par Laurent Dumas, la Bourse Révélations Emerige célèbre en fanfare son cinquième anniversaire en investissant un vaste espace, le Voltaire, pour accueillir une exposition rétrospective des lauréats précédents ainsi que celle d’œuvres des douze artistes sélectionnés cette année. Le 7 octobre a été révélé le nom du lauréat de ce prix, très convoité depuis l’origine par de jeunes artistes indépendants qui reçoivent, outre une mise à disposition d’un atelier, une dotation pour organiser leur première exposition personnelle dans une galerie de parrainage, assuré cette année par la galerie gb agency.

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Édito Novembre 2019 : Un manque criant d’anticipation

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Je proposais l’utilisation de l’avenue Winston-Churchill, entre le Petit Palais et le Grand Palais, et la construction d’un bâtiment temporaire qui passerait au-dessus de cet axe routier. Il fallait une prise de conscience rapide des enjeux artistiques et commerciaux. Il fallait aussi une décision au plus haut niveau pour que l’on fasse un appel à projet auprès de grands architectes internationaux. Une proposition adaptée, voire originale, aurait encore pu voir le jour dans des délais déjà très courts. Au lieu de cela, alors que se profilent maintenant les derniers mois d’utilisation possible de la verrière 1900 et des ailes occupées par les expositions d’art de la Réunion des Musées nationaux, force est de constater que bien peu a été réussi en matière de prospection. Il y a un mois, on nous a annoncé que l’exposition sur la couleur, qui devait s’y tenir en mars, était annulée à cause des travaux de la toiture du Grand Palais et que seuls « un parcours immersif au cœur de Pompéi » et un rassemblement de photographies noir et blanc de la Bibliothèque nationale de France auraient lieu au printemps 2020. Puis, plus rien de concret jusqu’en 2024. Fini, le projet de Sylvie Hubac, l’ancienne présidente de la RMN-Grand Palais, de faire des expositions dans d’autres musées parisiens. Abandonnée, l’idée de trouver un nouveau lieu pour ces expositions artistiques qui rythment depuis des années le printemps et l’automne parisiens. En attente, une intervention d’art contemporain d’Ai Weiwei ou des interventions pluridisciplinaires. Une construction temporaire s’élèvera bien sur le Champ-de-Mars en 2021, malgré l’opposition des riverains, mais elle sera réservée aux seules manifestations commerciales de type salons, foires ou défilés de mode. Pendant ce temps-là, que deviennent les équipes qui conçoivent, organisent et montent les expositions de la RMN ? Que vont faire les éditeurs, commerciaux et autres personnels liés à ces activités ? Neuf cents personnes risquent de se retrouver au chômage par manque d’anticipation. Pourtant, ce ne sont pas les espaces qui manquent à Paris et l’on connaît depuis longtemps le calendrier du chantier du Grand Palais. Il s’agit d’une situation terrible pour les équipes. Mais c’est une chance incroyable pour les lieux concurrents, municipaux ou privés, qui proposent une programmation artistique d’aussi bon niveau.

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