connaissance des arts

Sophie Weygand nommée directrice du musée des Beaux-Arts de Morlaix

Après des études en histoire de l’art, Sophie Weygand a obtenu son DEA à l’Université de Rennes II en 1983. Elle a été nommée conservatrice en chef des musées de Maine-et-Loire en 1995, poste qu’elle a occupé jusqu’en 2018. Elle prend aujourd’hui la tête du musée des Beaux-Arts de Morlaix dans le Finistère, en rénovation depuis 2017. Sophie Weygand est donc dorénavant en charge du chantier de réhabilitation de l’institution, créée en 1887 dans l’ancien couvent des Jacobins. Ce projet à 14 millions d’euros est dirigé par la Ville et soutenu par l’État (DRAC), le conseil régional, le conseil départemental, Morlaix communauté et le pays de Morlaix, et devrait prendre fin en 2023.

Cet article Sophie Weygand nommée directrice du musée des Beaux-Arts de Morlaix est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Belles feuilles de Jean Bonna

Ancien banquier, Jean Bonna est un formidable collectionneur de dessins et mécène du cabinet de dessins des Beaux-Arts de Paris. Comme il vient d’offrir une de ses maisons à son fils, il a décidé de vendre une centaine des œuvres qui la garnissaient, des feuilles créées entre le XVe et le XXe siècle (de 1000 € à 200 000 €). Une sanguine de Jean-Baptiste Greuze, La Petite Boudeuse, est attendue de 70 000 € à 100 000 €, et un graphite de René Magritte, L’Aiguillon, entre 40 000 € et 60 000 €.

Cet article Belles feuilles de Jean Bonna est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Vive le dessin au Quartier Drouot !

Cette fin de mois de mars sera un hommage au dessin ou ne sera pas… Avant d’aller à la Bourse, où se tient le Salon du dessin du 27 mars au 1er avril, et à Drouot, où sont programmées des ventes spécialisées du 27 au 29 mars, les amateurs pourront se promener dès le 21 mars dans les rues alentour, où des galeries membres du quartier Drouot proposent, pour la 18e année consécutive, leurs dernières trouvailles. Le panorama est large. Il va d’un caprice architectural attribué à Thomas de Thomon (1760-1813), présenté par la galerie Fabrice Bonass passage Jouffroy, à des paysages inédits de la jeune artiste coréenne Jihee Han (née en 1985), accrochés à la Galerie KF passage Verdeau. On y croise des noms connus. Chanoit Expertise, rue Drouot, dévoile un pastel de Monet à la prestigieuse provenance. Gardée par l’artiste à Giverny, cette vue nocturne d’Yport a ensuite appartenu à son fils Michel Monet, puis à ses descendants, avant d’entrer dans une collection privée. Elle figure dans le catalogue raisonné établi par Daniel Wildenstein (1991) et sera incluse dans le catalogue raisonné numérique du Wildenstein Plattner Institute. Dans la rue de la Grange-Batelière, Agnès Aittouarès met en avant des feuilles d’Augustin Cardenas, artiste cubain découvert par Breton à Paris, et un peu plus loin, passage Verdeau, Hervé Péron expose un beau dessin de Maxime Maufras des années Pont-Aven. Parmi les artistes moins connus, citons notre coup de cœur, à la galerie Laura Pecheur, dans la cour du 16 rue de la Grange-Batelière: un pastel de Michel Manzi (1849-1915), éditeur et ami de Toulouse-Lautrec, qui immortalise les traits de Paul Lafond, conservateur du Musée de Pau, qui, du moins dans ce portrait, ressemble comme deux gouttes d’eau à Lautrec…

Cet article Vive le dessin au Quartier Drouot ! est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Loïc Le Groumellec, retour aux origines

Quelque quarante œuvres de la série des Écritures (prix en attente) dialoguent avec des peintures à l’huile, gouaches ou architectures en bois. « L’artiste retourne à ses origines, de manière esthétique mais aussi en s’immergeant dans les mystères et les énigmes de sa terre natale, approfondissant cette connexion entre abstraction et spiritualité », précise-t-on à la galerie.

Cet article Loïc Le Groumellec, retour aux origines est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Expo Toutânkhamon : le trésor bientôt révélé à la Villette

Sortez vos némès, la pharaomanie va bientôt s’emparer de Paris ! Si l’on se réfère à l’exposition emblématique du Petit Palais de 1967, qui avait atteint le chiffre de fréquentation record de 1,2 million de visiteurs (inégalé à ce jour, même par la présentation de la collection Chtchoukine à la Fondation Vuitton en 2016), nul doute que l’exposition « Toutânkhamon, le trésor du Pharaon », présentée a la Grande Halle de la Villette du 23 mars au 15 septembre, sera le blockbuster de l’année. L’Égypte antique, ses mystères et ses malédictions, fascine depuis plus d’un siècle petits et grands ; et Toutânkhamon, jeune pharaon tombé dans les oubliettes de l’histoire durant plus de 3000 ans, est devenu la superstar de ce monde où l’or côtoie l’éviscération et dont la majesté hiératique rend palpable l’éternité. Présentée par le ministère des Antiquités égyptiennes et le groupe de marketing événementiel américain IMG, en collaboration avec le musée du Louvre, l’exposition révélera au public français plus de 150 objets originaux (dont une cinquantaine voyage pour la première fois hors d’Égypte), issus de la tombe de Toutânkhamon découverte par Howard Carter en 1922 dans la Vallée des Rois et magnifiquement restaurés pour l’occasion. Si le célèbre masque funéraire du pharaon, en or massif et pierres semi-précieuses n’a pas traversé la Méditerranée, bien des splendeurs, qui devraient être sublimées par une scénographie grandiose, pourront être admirées : figures de gardiens et représentations symboliques en bois doré, luxueux vases en calcite à décor végétal, chefs-d’œuvre d’orfèvrerie mêlant l’or au lapis et à la cornaline, chaouabtis royaux, vases canopes, cercueils… C’est donc un somptueux éventail d’objets funéraires et personnels, ayant accompagné le pharaon dans la vie comme dans la mort, qui fait escale à Paris où près de 130 000 billets ont déjà été pré-vendus ! Inaugurée à Los Angeles, l’exposition fait escale en France avant de poursuivre sa tournée triomphale dans dix autres métropoles internationales. Les objets rejoindront ensuite définitivement le futur Grand Egyptian Museum (GEM) dont l’ouverture, à quelques mètres des pyramides de Gizeh, est prévue pour 2022. 7000 mètres carrés seront consacrés à la présentation de l’ensemble des quelque 5000 pièces découvertes dans la tombe de Toutânkhamon, replacés pour la première fois dans leur contexte.

 À l’occasion de l’ouverture de cette exposition-événement,
nous vous avons concocté une offre d’abonnement exclusive.
8 numéros pour 49€ avec en cadeau le magazine officiel de l’exposition.

Cet article Expo Toutânkhamon : le trésor bientôt révélé à la Villette est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les lauréats 2019 de la Fondation Colas

Le groupe Colas, dirigé par Hervé Lebouc, est spécialisé dans la construction et l’entretien d’infrastructures de transports et mène une politique de mécénat en quatre axes : la fondation Colas (peinture contemporaine), Colas en scène (la musique et la danse), Colas life (l’humanitaire) et un mécénat de compétence (conservation du patrimoine). Pour encourager la création contemporaine, la Fondation Colas lance chaque année un appel à candidatures. Cette année, 300 dossiers d’artistes ont été reçus, parmi lesquels un jury composé d’experts du monde de l’art et de collaborateurs de l’entreprise a sélectionné les lauréats : Cécile Bart, Stéphane DafflonBlaise Drummond, Erró, Philippe FavierGregory Forstner, Minjung Kim, Tingyi Lee, Lucie PicandetFlorian et Michael Quistrebert. Les artistes disposeront de six mois pour livrer une œuvre picturale inspirée par la route, ode au voyage et ADN du groupe Colas. Ces œuvres seront exposées au siège de Colas à Paris en novembre prochain avant de rejoindre les collections du groupe, déjà composées de 400 peintures réalisées par des artistes de 40 nationalités différentes. Si l’aventure vous tente, les candidatures pour l’édition 2020 sont déjà ouvertes sur le site Colas.

Cet article Les lauréats 2019 de la Fondation Colas est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

La Vallée de la Creuse : une passion de paysagistes

« C’est superbe ici. D’une terrible sauvagerie », écrit Monet à Berthe Morisot en avril 1889 de Fresselines. En vallée de la Creuse, Monet espérait seulement fournir la grande exposition qu’il projette avec Rodin à la galerie Petit. Ce qu’il ne peut prévoir c’est que ce séjour va bouleverser sa conception du paysage. Le pays, farouche, abrupt, les éboulis tailladés de rouge et de vert, les eaux et la lumière changeantes se dérobent au pinceau, le laissant désespéré. Il s’obstine, finit par « entrer dans la nature du pays » en vingt-quatre toiles. Cadrage sans ciel ni horizon, aucune figure humaine, répétition obsessionnelle du motif : le résultat l’épouvante. Rentré à Giverny, Monet restera un an sans peindre. En octobre 1891, il lance Les Meules : la notion de série est née.
La notoriété artistique de la Vallée de la Creuse s’est estompée vers 1930. « Le pleinairisme touche à sa fin vers 1920, souligne Christophe Rameix, qui a initié depuis 1985, la résurrection de ce passé. Et le paysage s’est métamorphosé : le barrage d’Éguzon, en1926, a noyé dix kilomètres de berges et l’abandon de l’élevage, dû à l’exode rural, a rendu les éperons rocheux à une végétation dense. Les peintres ont déserté et on a cessé d’évoquer leur travail ». « Le lieu pourtant s’inscrit dans l’histoire de la peinture comme un laboratoire expérimental, insiste Véronique Alemany, conservateur et commissaire de l’exposition « Peindre dans la Vallée de la Creuse, 1830-1930 », présentée à l’Atelier Grognard de Rueil-Malmaison jusqu’au 26 mai. Dupré qui commence à y travailler comme il le fera à Barbizon, Guillaumin et son coloris violent, précèdent les Fauves, jusqu’à Picabia qui annonce l’abstraction, avec une Sédelle qui est un amalgame de rythmes et de formes. »

Découvrez l’exposition
« Peindre dans la vallée de la Creuse (1830-1930).
Autour de l’École de Barbizon et de l’Impressionnisme »
Jusqu’au 26 mai
À l’Atelier Grognard, Rueil-Malmaison

Cet article La Vallée de la Creuse : une passion de paysagistes est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Dorothea Tanning ou le surréalisme expansé à la Tate Modern

On s’assoupit sur un fauteuil confortable et soudain le capiton accouche d’envahisseurs textiles… Armée de sa seule machine à coudre Singer, Dorothea Tanning (1910-2012) donna au surréalisme sa version expansée. Née dans l’Illinois, elle découvre l’art des surréalistes à New York dans les années 1930. Explorant l’univers domestique comme source du fantastique, elle attire l’attention de Max Ernst… qu’elle épouse en 1946. Cent œuvres retracent, pour la première fois, l’ensemble de sa carrière.

Cet article Dorothea Tanning ou le surréalisme expansé à la Tate Modern est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

[Visite Live] Au Louvre, le tombeau de Philippe Pot a retrouvé ses couleurs

Conservé au musée du Louvre, le monument funéraire de Philippe Pot (1428-1493), grand sénéchal de Bourgogne et chevalier de la Toison d’or, constitue l’un des points d’orgue des collections de sculptures de l’institution. Grâce au mécénat du Fonds de dotation Terre de cultures, il vient de faire l’objet d’une importante campagne de restauration, menée à huis-clos dans les salles jusqu’à la fin de l’année dernière. Les études réalisées par le C2RMF ont permis de reconstituer la polychromie originale et de rendre tout son lustre à ce célèbre tombeau à pleurants, un type statuaire aussi saisissant que grandiose.

Cet article [Visite Live] Au Louvre, le tombeau de Philippe Pot a retrouvé ses couleurs est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Rita Gonzalez nommée conservatrice en chef du département d’art contemporain du Los Angeles County Museum of Art

Rita Gonzalez a étudié à l’Université de Santa Cruz, à l’Université de San Diego et a obtenu son doctorat à l’Université de Los Angeles, dans le domaine « film, télévision et médias numériques » et sur le thème de la représentation de l’art Chicano au sein de l’art contemporain. De 2005 à 2006, elle a été conservatrice adjointe de l’art contemporain au Orange County Museum of Art (OCMA). En 2004 elle a commencé à travailler au Los Angeles County Museum of Art (LACMA), où elle a organisé de nombreuses expositions, dont la majorité impliquait des artistes latino-américain, telles que « Phantom Sightings: Art after the Chicano Movement » (2008), « Asco: Elite of the Obscure, A Retrospective, 1972–1987 » (2011), « L.A. Exuberance: New Gifts by Artists » (2016), et « A Universal History of Infamy » (2018). Elle a participé en 2018 au programme « Center for Curatorial Leadership » (CCL), avec Anne Pasternak du Brooklyn Museum comme mentor et en 2019 elle a pris les rênes du département d’art contemporain du LACMA.

Cet article Rita Gonzalez nommée conservatrice en chef du département d’art contemporain du Los Angeles County Museum of Art est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Appel aux dons pour l’acquisition du Nu orange de Pierre Bonnard

Créé au Cannet en 2011, le musée Bonnard a cette année pour ambition d’acquérir le Nu Orange, une « œuvre solaire et énigmatique » de Pierre Bonnard (1867-1947) estimée à 528 000 € et actuellement conservée aux États-Unis. Le financement de cette acquisition est en partie assuré par le Fonds du patrimoine, la Région Sud, le Fonds régional d’acquisition des musées (FRAM) ainsi que la Ville de Cannet. Pour les 50 000 € restant, le musée Bonnard mise sur la générosité du public et lance, jusqu’au 22 avril sur la plateforme Commeon, la campagne de financement participatif « Tous pour le Nu Orange ». À ce jour, près de 25 000 € ont déjà pu être récoltés !
Réalisé vers 1943 au Cannet, où l’artiste s’est installé durant la guerre, ce tableau représente un nu féminin debout devant un arbre fruitier et un muret. Le modèle attitré de l’artiste, son épouse Marthe, étant décédé un an plus tôt, on suppose qu’il s’est ici inspiré de Moucky Verney, une jeune femme présente à ses côtés durant les dernières années de sa vie, période à laquelle Bonnard peint de plus en plus abstraitement. Oscillant entre figuration et abstraction, le Nu orange séduit par son cadrage audacieux, ses couleurs lumineuses et la dimension éminemment poétique de son sujet. L’histoire de sa composition est en outre éclairée par différents dessins préparatoires dont deux études au crayon réalisées dans un carnet acquis par le musée Bonnard en 2016. Pour l’équipe de conservation, le retour en France de ce tableau constituerait « une redécouverte patrimoniale majeure » et permettrait de renouveler notre vision de l’œuvre de l’artiste. Exposée une seule fois en France il y a vingt ans, cette toile quasi inédite constituerait de fait un remarquable enrichissement pour l’institution, unique musée au monde dédié à l’artiste.

Cet article Appel aux dons pour l’acquisition du Nu orange de Pierre Bonnard est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Articles de Paris à la National Gallery de Londres

Son talent exquis s’épanouit en pleine tourmente révolutionnaire. Inspiré par les Hollandais du XVIIe siècle, Louis Boilly (1761-1845) n’avait encore jamais eu l’honneur d’une exposition britannique. Vingt tableaux d’une collection privée retracent sa longue et brillante carrière parisienne. La peinture porcelainée frôle la perfection. Mais l’humour, la verve, le fourmillement de détails pittoresques animent ses tableaux de vie quotidienne, et sauvent de la mièvrerie ce grand petit maître.

Cet article Articles de Paris à la National Gallery de Londres est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

DDessin, la défricheuse à l’atelier Richelieu

Quinze galeries exposent. Les plus connues, dont les Parisiennes Polaris et Maria Lund, appuient les plus confidentielles, telles Céline Moine (Lyon), Polysémie (Marseille) ou Sitor Senghor (Paris). DDessin remet cette année pour la seconde fois un prix conjoint avec l’Institut français de Saint-Louis du Sénégal, décerné par un jury qui compte parmi ses membres l’écrivain Boris Bergman et le collectionneur, éditeur et ancien galeriste Yvon Lambert. Les dessins d’Isabelle Lévenez, lauréate l’an dernier et représentée par la H Gallery, sont également mis en lumière.

Cet article DDessin, la défricheuse à l’atelier Richelieu est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Trésor à vendre : Un grand nu de Foujita

Le bureau parisien de la maison Phillips sort de sa réserve. Ayant pour l’instant choisi de ne pas organiser de ventes aux enchères en France, il crée dans ses locaux de la rue du Bac des événements tels que cette exposition-vente croisant les destins de deux artistes d’origine asiatique ayant vécu et forgé leur style à Paris : Léonard Tsuguharu Foujita (1886-1968) et Sanyu (1895-1966). Au centre de la deuxième salle trône ce grand nu emblématique de l’œuvre de Foujita. Clara Rivollet, entrée récemment chez Phillips en tant que Spécialiste international de l’art du XXe siècle et contemporain, et commissaire de l’exposition, ne tarit pas d’éloges sur le dessin : « Il représente certainement Madeleine, le modèle et la compagne du peintre, ce qui est un atout aux yeux des collectionneurs. Il a été réalisé en 1931, période particulièrement recherchée, avant que l’artiste ne parte faire un périple de deux ans en Amérique latine. Il a fait partie de l’exposition Foujita du musée Maillol, au printemps 2018. Et il est l’essence même de l’œuvre de Foujita, avec ce traitement subtil de la peau laissée en réserve, cernée d’un modelé qui en fait ressortir la blancheur ». Bref, la quintessence de son art. Comme la plupart des dessins présentés, cette feuille est à vendre. Entre 200 00 € et 300 000€, nous dit-on. L’exposition est montrée à Paris du 19 au 30 mars, puis à Hong Kong du 18 au 31 mai. Comme nous l’a annoncé Laurence Calmels, directrice de Phillips France, les expositions-ventes telles que celle-ci vont se caler sur l’agenda artistique parisien. En mars a donc lieu une exposition d’art moderne en avant-goût du Salon du dessin, quelques semaines plus tard un événement design en même temps que le Pad, en octobre de l’art contemporain au moment de la Fiac, et en novembre de la photo pour accompagner Paris Photo. Reste la cinquième spécialité de la maison, les montres de collection, qui ne sera pas développée sous cette forme à Paris, le marché étant clairement situé à Genève.

Cet article Trésor à vendre : Un grand nu de Foujita est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Olga et Pablo à Malaga

Olga Khokhlova (1891-1955) fut la première épouse de Pablo Picasso. Née en Ukraine, elle était une des danseuses des Ballets russes de Diaghilev et c’est au cours d’une représentation du ballet Parade, pour lequel il avait fait décor et costumes, que la rencontre eut lieu, à Rome, en mai 1917. Mariés l’année suivante, ils se sépareront en 1935, mais Picasso refusera toujours de divorcer. Les « années Olga » sont celles où l’ancien bohème, fort de ses premiers succès, s’établit et s’embourgeoise. C’est aussi sa période dite « néoclassique ».

Cet article Olga et Pablo à Malaga est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les pays nordiques à l’honneur au Festival de l’histoire de l’art

Le Festival de l’histoire de l’art présentera un panorama de la production artistique et la discipline de l’histoire de l’art des pays nordiques (Danemark, Finlande, Islande, Norvège, Suède) à travers plus de 300 événements, tels que des conférences, rencontres, tables rondes, visites, projections, etc. Une centaine d’historiens de l’art et d’acteurs de la création contemporaine seront présents pour aborder une multitude de sujets, des questions écologiques aux traditions vernaculaires. Il s’agira de découvrir la richesse du patrimoine culturel nordique, dont l’art s’inspire largement de la mythologie. La conférence inaugurale sera présentée par Danh Vo, un artiste notamment exposé au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 2013 et au Guggenheim à New York, qui soulignera la place importante de l’art contemporain au sein du Festival. Entièrement gratuite, la manifestation est ouverte à tous, aux familles comme aux amateurs, et consiste en un « moment festif de partage des savoirs ». Les visiteurs pourront également découvrir le Forum de l’actualité, où se tiendront de nombreuses conférences, la section Cinéma, le Salon du livre et de la revue d’art, ainsi que l’Université de printemps. Les scolaires pourront bénéficier d’une programmation pédagogique dédiée, tandis que les étudiants et les chercheurs pourront assister au concours « Ma recherche en histoire de l’art et en archéologie en 180 secondes » et à la remise des prix. Si vous êtes de passage à Fontainebleau, n’hésitez pas à venir découvrir le Festival de l’histoire de l’art, ainsi que l’exposition exceptionnelle proposée au château sur les œuvres de trois artistes inspirés par leur voyage nordique au XIXe et au XXe siècles : François-Auguste Biard, Peder Balke et Anna­‐Eva Bergman.

Cet article Les pays nordiques à l’honneur au Festival de l’histoire de l’art est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Décès d’Okwui Enwezor, le commissaire d’exposition phare du XXIe siècle

Né au Nigéria en 1963 et témoin de la guerre civile qui ronge le pays, Okwui Enwezor a rejoint New York en 1981 pour suivre des études de sciences politiques et de littérature. En collaboration avec deux critiques africains, Chika Okeke-Agulu et Salah Hassan, Okwui Enwezor fonde le journal Nka : Journal d’art contemporain africain, en 1994, suivi en 1996, de l’organisation de l’exposition sur la photographie africaine « In/sight » au musée Guggenheim de New York. Il s’illustre particulièrement par sa contribution aux biennales, celle de Johannesburg en 1996, la Documenta 11 de Kassel en 2002, la Biennale de Séville en 2006, la Biennale de Gwangju en Corée du Sud en 2008, la Triennale d’art contemporain à Paris au Palais de Tokyo en 2012 et la Biennale de Venise en 2015. Cette figure phare de l’art contemporain considère l’art comme un outil pour interpréter, confronter et comprendre le contexte politique et historique présent. Ses expositions allient sa connaissance des sciences politiques à l’esthétisme, qu’il a développé à travers la poésie. Citons : « The Short Century: Independence and Liberation Movements in Africa, 1945-1994 » à Munich, Berlin, Chicago, au MoMA et au PS1 de New York en 2001-2002, « Archive fever » en 2008 au Centre International de Photographie de New York, « The rise and fall of apartheid » en 2013 et « Post war » en 2016 au Haus Der Kunst à Munich. Sa dernière exposition, qui a ouvert précisément le 15 mars, jour de sa disparition, au Musée d’art moderne de la ville de Paris porte sur le sculpteur britannique Thomas Houseago. Okwui Enwezor sera parvenu à ouvrir le monde de l’art contemporain à de nouveaux horizons.

Cet article Décès d’Okwui Enwezor, le commissaire d’exposition phare du XXIe siècle est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Clavé, réfugié à Perpignan

En février 1939, Antoni Clavé (1913-2005) fuit l’avancée des troupes franquistes et quitte Barcelone pour la France. Interné au camp des Haras, à Perpignan, le jeune artiste dessine ses camarades, ses gardiens. Libéré grâce à Martin Vivès, peintre et futur conservateur du musée des Beaux-Arts de Perpignan, Clavé connaîtra le succès dans les années 1950 au sein de la Nouvelle École de Paris. Peintures, gravures et affiches retracent son parcours jusqu’à l’aube des années 2000.

Cet article Clavé, réfugié à Perpignan est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Pages