connaissance des arts

Nouveau talent : Véronique Ellena, la beauté du quotidien

« Pour moi, la photographie est fondamentalement un acte de contemplation. J’utilise un appareil photographique argentique de grand format : une chambre 4 × 5. J’obtiens une définition d’image merveilleuse, un rendu velouté, à la fois sensuel et spirituel. Cela m’oblige aussi à travailler avec une lenteur qui permet de saisir l’essence des êtres et des choses », dit Véronique Ellena. Depuis le début des années 1980, la photographe cherche la beauté dans « les gestes simples et banals qui disent la profondeur du monde ». En témoignent ses premières fresques, consacrées à la vie quotidienne : Supermarchés (1992), Dimanches et Grands Moments de la vie (1997) où elle magnifie la classe moyenne française. En 2003, elle poursuit sa quête de beauté et de spiritualité au quotidien avec les portraits de Ceux qui ont la foi, essayant de capter l’aura des gens qui croient en Dieu ou s’engagent dans le sport ou la politique. Sa série Les Invisibles (2011) va dans le même sens : redonner une noblesse aux sans-abri de Rome qu’on ne regarde plus, écrasés sous le poids d’imposantes architectures, qu’elle transfigure en « statues tombées de leur piédestal » ou en gisants, tel le Christ voilé de la chapelle Sansevero de Naples. La réalisation de photographies imprimées sur verre pour le Vitrail du Millénaire de la cathédrale de Strasbourg en 2015 est un tournant dans sa pratique. Dès lors, elle axe ses recherches sur l’image transparente, créant un nouveau vitrail pour le Grand Prieuré d’Arles (La Vigne du Clos), innovant avec la série Clairs-Obscurs où elle fait numériser en négatif un plan-film argentique, révélant des images spectrales comme La Mort d’Alcibiade inspirée de la peinture de Jacques Réattu. « L’inversion est riche de rêverie. On se retrouve de l’autre côté du miroir », conclut-elle.

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Inédits de Peter Stämpfli à la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois

Sont exposées des œuvres des années 1963-1964 (entre 180 000 € et 300 000 €), au tout début de son intérêt pour les gestes ou objets du quotidien qu’il auréolait de formats monumentaux et d’une dimension poétique, que l’historienne d’art Anne Tronche décrit comme « une réalité en proie aux émotions du doute et de la fascination ».

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Le plus vieux dessin du monde découvert en Afrique du Sud

Fragment de silcrète portant sur l’une de ses faces un dessin composé de neuf lignes tracées au crayon d’ocre © D’Errico/Henshilwood/Nature

De prime abord, l’objet ne paie pas de mine : un fragment de roche portant sur un côté neuf traits de couleur formant un croisillon. Découvert sur le site de la grotte de Blombos, en Afrique du Sud, il a été prélevé dans une couche archéologique datée de 73 000 ans avant notre ère, en même temps que différents outils lithiques et d’autres témoignages de la vie des anciens occupants du lieu. Il fallait toute l’expérience d’un archéologue pour déceler dans ce morceau de roche sans prétention la promesse d’une découverte exceptionnelle… De fait, ce motif, tracé au crayon d’ocre, constitue dorénavant le plus ancien exemplaire connu de dessin abstrait. La découverte, qui nous ramène aux sources de l’art et de la représentation, vient d’être confirmée par une étude du laboratoire Pacea (CNRS/Université de Bordeaux/Ministère de la Culture) et du laboratoire Traces (CNRS/Université Toulouse – Jean Jaurès/Ministère de la Culture), parue il y a seulement quelques heures.

Dessin ou gribouillage ?

Les analyses chimiques et microscopiques des pigments ont tout d’abord démontré que ces lignes étaient bien de main d’homme et qu’elles avaient été tracées volontairement, sur une surface préalablement polie de la roche. Il y a donc bien une intention à l’œuvre dans cette représentation symbolique dont on ignore cependant la signification. Le site de la grotte de Blombos, fouillé depuis le début des années 1990 par des équipes norvégiennes et sud-africaines, a livré en 2011, dans la même couche archéologique, un morceau d’ocre gravé d’un motif de croisillon similaire. La reproduction d’une même forme sur différents supports témoigne de la capacité des premiers Homo sapiens à la symbolisation, c’est-à-dire à la représentation d’une réalité, abstraite ou concrète, à l’aide de symboles, qu’il s’agisse aussi bien d’images mentales que de signes graphiques.

Morceau d’ocre gravé d’un motif abstrait découvert dans la grotte de Blombos, dans la même couche archéologique qui a livré le fragment de silcrète portant le dessin © D’Errico/Henshilwood/Nature

Du spirituel dans l’art préhistorique

Pendant longtemps, les chercheurs ont considéré que les premiers symboles étaient apparus vers – 40 000, au moment où les premiers hominidés ont colonisé les territoires européens. Puis des exemples de motifs abstraits datés du Paléolithique ont été découverts dans plusieurs sites d’Afrique, d’Asie ou d’Europe. La plus ancienne gravure connue à ce jour, un zigzag incisé sur une moule d’eau douce, a notamment été découverte à Trinil, sur l’île de Java, dans des couches archéologiques datant de 540 000 ans. Différents sites de fouilles africains ont également révélé l’existence d’objets de parure incisés, datés entre 120 000 et 70 000 ans avant notre ère. Mais il s’agit cependant uniquement de témoignages gravés. Pour ce qui concerne le dessin, les plus anciens exemplaires avaient été découverts dans des sites à datation bien plus récente, comme la grotte Chauvet (France), la grotte d’El Castillo (Espagne), la grotte Apollo 11 (Namibie) ou encore celle Maros caves (Indonésie). Le fragment découvert à Blombos témoigne donc d’une utilisation bien plus ancienne de la technique du dessin pour traduire des représentations abstraites. En 2011, l’équipe de fouilles avait déjà mis au jour une véritable trousse d’artiste abritant notamment des coquilles d’escargots contenant des résidus de peinture riches en ocre. La grotte de Blombos peut dorénavant être considérée comme le lieu de naissance du dessin, une forme d’art nouvelle apparue il y 73 000 ans.

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Pierre Loos disperse ses trésors chez Piasa

Marchand d’art primitif, fondateur de Bruneaf en 1991 et collectionneur, le Belge Pierre Loos vend, dit-il, « les témoignages de [ses] voyages, le parcours de cinquante ans de [sa] profession ». Un ensemble déjà aperçu à l’exposition de la Fondation Cartier, « Beauté Congo », en 2015. « Depuis, on sent l’émergence d’un pôle d’intérêt pour l’art africain contemporain et moderne », souligne le collectionneur. Orchestrée en trois parties, la vente se déroule sur deux jours. D’abord les objets précieux ethnographiques, sièges, monnaies, tissus imprimés, telles ces grandes robes d’apparat en coton et soie brodés du Nigéria (de 150 € à 5000 €), ou ces nattes de mariage Mbole du Congo (de 100 € à 2000 €). Puis les photographies de Casimir Zagourski (1883-1944), témoignages sur la vie au Congo, où il s’est installé en 1924. Enfin les tableaux congolais peints entre 1927 à 1960 (de 10 000 € à 40 000 €). « Je me suis rendu compte que je possédais la plus importante collection de peinture congolaise », conclut Pierre Loos.

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Sauvons l’atelier de la Grande Chaumière !

Fondée en 1904 par l’artiste peintre suisse Matha Stettler, l’Académie de la Grande Chaumière a accueilli dans la vaste salle de cet atelier libre les peintres les plus célèbres, comme les amateurs les plus discrets, pour y pratiquer leur art : modèle vivant, nu, croquis, fusain, dessin, peinture à l’huile… Des maîtres tels qu’Antoine Bourdelle, Ossip Zadkine, Fernand Léger ou encore Othon Friesz y ont donné cours, et des peintres comme Paul Gauguin, Amedeo Modigliani, Maurice Denis, Germaine Richier, Foujita, Tamara de Lempicka et Eileen Grey s’y sont formés. Un collectif d’artistes, de professeurs et d’élèves s’est constitué et lance une pétition sur www.change.org pour la sauvegarde de ce lieu historique, encore aujourd’hui en activité.

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Idée Lecture : Les églises parisiennes du XXe

Après l’incontournable volume dédié aux églises de Paris des XVIIe et XVIIIe siècles, voici celui consacré à celles du XXe siècle, de l’église Saint-Jean de Montmartre bâtie par Anatole de Baudot en 1904 à grand renfort de fer et de ciment, à l’église Saint-François de Molitor consacrée en 2005. Le livre analyse ces ouvrages à l’aune de l’évolution de la liturgie et des différents styles architecturaux, puis établit un inventaire par arrondissement. Au fil de ces pages superbement illustrées, on s’attarde volontiers sur les fresques d’Henri de Maistre à la chapelle du lycée Louis-de-Gonzague dans le XVIe arrondissement, sur les vitraux du peintre Martial Raysse à Notre-Dame-de-l’Arche-d’Alliance dans le XVe et sur les interventions de Pierre Buraglio au couvent de l’Annonciation, à Saint-Germain-des-Prés ou à l’oratoire de l’hôpital Bretonneau. Autant de bonnes raisons de pousser les portes de ces modernes édifices religieux souvent négligés.

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Le Beaupassage des artistes

Grans Bwa de Romain Bernini au Beaupassage © Guy Boyer

C’est en entrant par le boulevard Raspail que l’entrée du Beaupassage, conçu à la demande de l’entrepreneur et collectionneur Laurent Dumas, est la plus spectaculaire. Eva Jospin a installé dans l’étroit goulot d’accès une vaste sculpture en carton sculpté représentant une forêt de vingt-quatre mètres de long avec des troncs d’arbres sur plusieurs plans superposés. Dirigé par les architectes Franklin Azzi et Frédéric Bourstin et le paysagiste Michel Desvigne, cet ensemble de six bâtiments est centré sur une promenade piétonne, pavée de granit et recelant de nombreuses œuvres au milieu de vrais arbres. D’abord L’arbre neuronal de Marc Vellay avec son tronc coiffé d’une chevelure d’énergie sous la forme d’un réseau métallique. Puis, Les Mangoustes de Beauvais, taillées dans la pierre calcaire par Stefan Rinck comme s’il s’agissait d’un totem à triple face. Puis, la fresque Grans Bwa de Romain Bernini conçue à la manière d’un paysage hallucinatoire avec une forêt luxuriante aux couleurs psychédéliques qui envahit les murs de l’entrée côté rue du Bac. Et enfin, côté rue de Grenelle, vers le musée Maillol, Fabrice Hyber a recréé un double chêne tricentenaire de la vallée de son enfance. Les branches se rejoignent au sommet du porche et forment une arche à base de peinture de verre sur du verre, une technique nouvelle qu’il a développée pour sa dernière commande à l’Hôtel Lutetia voisin. Que toutes ces œuvres aux motifs sylvestres ne vous fassent pas oublier la dizaine de commerces de bouche qui viennent de s’installer au Beaupassage, les boutiques, cafés et restaurants de Yannick Alléno, Olivier Bellin, Pierre Hermé, Thierry Marx et Anne-Sophie Pic. Certains d’entre eux ont même commandé des œuvres d’art à admirer tout en mangeant.

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Héloïse et Abélard, un couple mythique aux Journées du patrimoine

L’histoire d’amour entre Héloïse et Abélard va renaître le temps d’un week-end, lors des Journées du patrimoine qui se tiendront les 15 et 16 septembre 2018. Un coffret rassemblant des reliques et quelques lettres issues de la correspondance de ce mythique couple médiéval sera en effet présenté pour la première fois au public au 40 rue de Sèvres, dans le 7e arrondissement de Paris, avant d’intégrer définitivement les collections de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts (Ensba). Issus d’une collection privée, ces objets avaient été regroupés par l’éminent médiéviste Alexandre Lenoir (1761-1839) qui avait aménagé en 1790 les bâtiments du couvent des Petits-Augustins pour y créer le célèbre musée des Monuments français. Suite à la fermeture de ce dernier en 1815, les locaux avaient été réaffectés à l’Ensba.
Identifié par la commission consultative des trésors nationaux comme un bien culturel d’intérêt patrimonial majeur, ce reliquaire a été acquis grâce au mécénat du groupe de luxe Kering, suite à l’appel au mécénat d’entreprise lancé en décembre 2017 par le Ministère de la Culture. C’est donc tout naturellement à la chapelle de l’ancien Hôpital Laennec, siège de Kering, que l’œuvre sera tout d’abord présentée. Le coffret sera exposé avec des pièces contemporaines de la Collection Pinault, rassemblées autour du thème des reliques, et dialoguera donc avec des œuvres de Camille Henrot ou Damien Hirst. Néo-gothique et emblématique de l’amour courtois, ce coffre-reliquaire d’Héloïse et Abélard devrait donc susciter l’intérêt des visiteurs ce week-end. Il sera ensuite accessible pendant un mois au service des collections des Beaux-Arts de Paris, à partir du 24 septembre 2018.

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Le peintre Yvan Messac attaque Londres à la lampe torche

Né à Caen en 1948, Yvan Messac appartient au groupe de la Figuration narrative avec Peter Klasen, Hervé Télémaque et Eduardo Arroyo. Ce mouvement, théorisé par le critique Gérard Gassiot-Talabot, réunit dans les années 1960 des artistes pour lesquels la publicité, le cinéma et la BD occupent une place importante car ils les influencent sur les thèmes, le cadrage ou le montage de leurs œuvres. En Angleterre ou aux États-Unis, on leur a préféré les héros locaux du Pop Art qui attaquent, comme eux, la société de consommation. Les membres de la Figuration narrative ont cependant une attaque plus mordante et plus politique de l’Histoire et n’hésitent pas à prendre à bras-le-corps la Guerre du Vietnam ou la Révolution des œillets au Portugal. C’est pourquoi la présentation à Londres du travail d’Ivan Messac est capitale car elle permet une première réévaluation des rôles de ces deux avant-gardes historiques. Dès les années 1970, Ivan Messac a, par exemple, posé la question des minorités indiennes persécutées aux États-Unis. Dans la série récente présentée par la galerie Hadrien de Montferrand à Londres, Messac analyse les effets lumineux d’une lampe torche portée sur des objets dans l’obscurité. Les zones blanches de lumière, surimposées aux sculptures antiques placées sur un fond noir, créent des télescopages visuels très Pop. Espérons que ce premier essai à Londres permettra au public anglais de comprendre enfin que les œuvres de la Figuration Narrative n’ont rien à envier au Pop d’Eduardo Paolozzi, Richard Hamilton ou Patrick Caulfield.

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Fantômes et squelettes du Japon à la galerie Mingei

Au menu, fantômes, squelettes ou crânes, dont l’un auréolé d’une histoire romanesque. Après avoir acquis un crâne avec un serpent qui semble lui dévorer la tête, signé du sculpteur Sukeyuki, le futur tsar Nicolas II fut victime d’un attentat. Ce qui aurait eu une incidence sur la guerre russo-japonaise de 1904, mais n’a jamais remis en cause la réputation de l’artiste…

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Trésor à vendre : Un modello de Jan van Logteren chez Ratton-Ladrière

En l’absence de signature, la galerie, prudente, attribue cette terre cuite à Jan van Logteren (1709-1745). Mais tous les indicateurs sont au vert quand à cette paternité. Le modello est en effet très proche d’un marbre ornant le parc de la villa Oostermeer à Ouderkerk (à 8 km au sur d’Amsterdam), qui est daté de 1739 dans le catalogue raisonné de l’œuvre du sculpteur, publié par le spécialiste Pieter Fischer en 2005. À quelques détails près, une épaule dénudée et la tête un peu moins tournée, on retrouve le même personnage que dans le marbre. Celui-ci faisait sans doute partie d’une suite de bustes représentant les quatre saisons, si l’on en croit l’autre buste de l’artiste conservé dans ce même jardin, qui incarne Cybèle, avec sa couronne crénelée, en personnification de la Terre. En se basant sur les habituelles associations dieux/éléments, le buste a donc été identifié comme Jupiter personnifiant le Feu. L’artiste amstelldamois est le fils du sculpteur Ignatus von Logteren. Il a été son élève et son assistant avant de reprendre son atelier, en 1732. Il était surtout spécialisé dans les décors intérieurs en stuc, dont beaucoup sont restés in situ, dans des châteaux et églises des Pays-Bas. Il est notamment l’auteur d’un grand décor rocaille avec dessus de cheminée, dessus de portes et amours dans la villa Oostermeer. Cette demeure a été la propriété d’un des grands marchands européens du début du XXe siècle, Jacques Goudstikker (1897-1940), qui proposait dans sa galerie d’Amsterdam des tableaux anciens, de la sculpture, des objets Haute Époque. Juif, l’antiquaire a fui la Hollande en 1940 pour se réfugier en Angleterre mais a péri en mer. Son stock et sa collection personnelle ont été confisqués par les nazis, et régulièrement, des œuvres sont retrouvées et restituées à ses héritiers. Mais avant la Deuxième guerre mondiale, lorsqu’il résidait dans la villa, c’est lui qui avait dû acquérir les bustes de Van Logteren, pour les rapprocher de la maison pour laquelle le sculpteur avait travaillé deux siècles plus tôt.

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La Fondation Cartier va s’installer au Louvre des Antiquaires en 2024

14 000 m², telle est la superficie que pourrait occuper la Fondation Cartier lors de son installation dans les anciens locaux du Louvre des Antiquaires. Un site stratégique dans l’axe de la Samaritaine, de la Fondation Pinault, du Louvre et du MAD (musée des Arts décoratifs). Pour ses quarante ans en 2024, la Fondation Cartier abandonnera donc son bâtiment signé Jean Nouvel et le transformera en bureaux. Cette construction de verre n’a, en fait, jamais correspondu aux besoins d’un lieu d’exposition d’art contemporain. Trop de fenêtres, trop d’espaces non modulables, trop de mètres carrés en sous-sol. Aujourd’hui, boulevard Raspail, il n’y a que 1200 m² de surfaces dédiées aux expositions temporaires alors que le Louvre des Antiquaires lui permettrait d’en avoir cinq fois plus (6000 m²). Ses propres collections ne sont pas montrées en France et cette absence fait ressembler la Fondation à un centre d’art. Il lui faut donc des salles pour son fonds permanent mais aussi des ateliers d’artistes, un cinéma ou une salle de spectacle. Ce transfert vers le centre de Paris a donc toutes les qualités : des espaces plus grands, des locaux modulables, la proximité avec des établissements muséaux et la dynamique artistique d’un quartier en pleine transformation…

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