connaissance des arts

La Grande Galerie de Radio Classique : Marcel Duchamp au musée des Beaux-Arts de Rouen 2/2

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h56 pour ses « Chronique Sorties ».

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L’état de grâce du Parcours des mondes

Directeur de la galerie d’art contemporain Venus over Manhattan, qui représente entre autres Adel Abdessemed et Maurizio Cattelan, Adam Lindemann est célèbre pour avoir vendu aux enchères des œuvres à des prix records, comme un Jean-Michel Basquiat adjugé 57,3 M$ à New York en 2016… Le fringant quinquagénaire a accepté d’être cette année le président d’honneur du Parcours des mondes. Collectionneur d’art océanien, africain et précolombien, il a entre autres acquis un magnifique ancêtre Uli de Papouasie-Nouvelle-Guinée pour 4,7 M$ (Sotheby’s New York, 2016). « Sur ce marché, sur dix pièces importantes, sept sont achetées par des collectionneurs d’art contemporain et moderne », rappelle Pierre Moos, directeur général du Parcours des mondes. Faut-il en déduire que les mœurs spéculatives des collectionneurs d’art contemporain menacent le marché des arts premiers ? Pierre Moos s’en défend. « Ce sont deux manières de collectionner différentes. Les artistes de l’art premier ne produisent plus, par définition. Donc on revend l’art contemporain et on conserve les arts premiers. » Une conversation publique avec Adam Lindemann marquera l’ouverture du Parcours des mondes.
Autre événement : l’exposition orchestrée par les marchands Charles-Wesley Hourdé et Nicolas Rolland, passionnés par la genèse du marché des arts premiers. Ils font revivre l’exposition du théâtre Pigalle, en 1930, organisée par le surréaliste Tristan Tzara et les marchands d’art Pierre Loeb et Charles Ratton. Avec la complicité de collectionneurs, ils ont réuni une trentaine d’œuvres présentées à l’époque, officiellement pas à vendre.
Le Parcours devrait une fois de plus attirer collectionneurs et conservateurs venus d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud, mais aussi de Chine et d’Australie. « Une grande partie des marchands réalisent 75 % de leur chiffre durant ces cinq jours », se réjouit Pierre Moos. Ils sont une soixantaine, dont 50 % de Français. Runjeet Singh (Grande-Bretagne) vient renforcer le secteur Arts d’Asie, qui compte onze exposants. L’archéologie n’est représentée que par trois marchands mais gagne une représentante majeure avec Corine Kevorkian (Paris), qui présente des bronzes du Luristan. « Cela fait plusieurs années qu’exposer au Parcours me semble une bonne idée. Je n’exclus pas de futures participations. »

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Nouveau Talent : L’univers hybride d’Omar Ba

Accroché dans l’exposition « Art/Afrique, le nouvel atelier » à la Fondation Louis Vuitton durant l’été 2017, un « autoportrait onirique » d’Omar Ba (Tempêtes de poussières à Kidal, 2013) donnait des clés de son œuvre engagée. Placé au centre du concert des Nations, décoré de médailles, un personnage démesurément grand observe un monde occidental auquel il est lié : statue de la Liberté, gratte-ciel, armes… Tel un dieu rayonnant, mi-homme, mi-arbre, il tient des fils à la manière d’un marionnettiste. Énigmatiques, les peintures de l’artiste sénégalais Omar Ba dépeignent des univers peuplés de créatures mythiques, de figures humaines, d’animaux et de symboles géographiques et politiques. Autant d’œuvres hybrides mélangeant huile, acrylique, gouache, crayon et encre de Chine sur du carton ondulé ou sur toile. Ses premiers travaux ont exploré l’héritage du colonialisme sur le continent africain et l’assassinat de chefs d’États tels que Patrice Lumumba, figure de l’indépendance du Congo belge. « Ce sont des  images qui me hantent », dit ce petit-fils de tirailleur sénégalais, qui vit entre Dakar et Genève. L’artiste a aussi célébré la magnificence des peuples d’Afrique, descendants des pharaons noirs d’Égypte et de Nubie, et rendu hommage aux femmes africaines qui voient leurs enfants quitter le continent à la recherche d’opportunités, conscientes de la précarité du voyage à venir. Omar Ba, qui a représenté dans un grand portrait sa mère disparue récemment (Diafate, 2018) et « magnifié à travers elle l’amour maternel et le sens du sacrifice », expose aujourd’hui à la galerie Templon des portraits de jeunes Africains rêvant d’émigrer en Europe. « J’essaie de montrer le décalage entre leur imaginaire et la réalité à travers des tableaux narratifs », dit l’artiste, qui entend ainsi faire l’« autopsie de nos consciences ».

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Hôtel de la Marine + Qatar = 20 ans + 20 M€ + 2020

« Le Centre des Monuments nationaux et la Fondation Collection Al Thani sont en discussion pour un partenariat concernant l’Hôtel de la Marine. D’un commun accord, ils ne souhaitent pas communiquer pendant cette phase de négociation ». C’est par ce communiqué laconique que le Centre des Monuments nationaux, gérant le chantier de rénovation de l’Hôtel de la Marine sur la place de la Concorde, a annoncé que le Qatar pourrait occuper les salles d’expositions temporaires prévues sur 400 m2 du bâtiment historique. Cette convention en cours d’étude porterait donc sur la Collection Al Thani dont on peut voir actuellement au château de Fontainebleau (jusqu’au 8 octobre) les fleurons dans une exposition thématique intitulée « Rois du monde ». Les objets archéologiques aussi bien que le mobilier XVIIIe pourraient être exposés par roulement et joueraient parfaitement le rôle de contrepoint avec les meubles déposés par le Mobilier National dans les salles historiques de l’ancien Garde-Meuble de la Couronne. Le versement de vingt millions serait également une aubaine pour le Centre des Monuments nationaux qui a prévu un coût de plus de cent millions d’euros pour la remise en état du lieu et mise sur une fréquentation ambitieuse de 600 000 personnes par an.

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Les natures foisonnantes de Bela Silva à la galerie du Passage

Bela Silva a toujours beaucoup dessiné, et a même gagné sa vie en illustrant des articles du « New York Times ». Elle assemble, découpe, colle et cela se ressent également dans le foisonnement de ses céramiques (de 7000 € à 25 000 €). Façonnées et réalisées grâce au travail du colombin (de petits rouleaux de terre), elles plongent dans un univers baroque et ludique. On peut y déceler l’énergie de cette artiste née à Lisbonne en 1966 et qui s’inspire, très librement, de la nature.

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Fin de partie pour Muriel Mayette à la Villa Médicis

Ayant pris la suite d’Éric de Chassey à la tête de la Villa Médicis il y a trois ans, Muriel Mayette, 54 ans, aurait pu espérer être reconduite pour une période similaire comme l’ont souvent été les différents directeurs de l’établissement. Mardi soir, elle a été prévenue que ce renouvellement ne se ferait pas. La raison ? L’Élysée et Françoise Nyssen souhaitent mener « une réflexion de fond », confiée à Thierry Tuot, sur les différentes institutions que sont la Villa Médicis à Rome, la Casa Velasquez à Madrid, la Villa Kujoyama à Kyoto et les autres résidences d’artistes à l’étranger. Du côté de la principale intéressée, il y a une certaine incompréhension : « Diriger une institution culturelle française n’est ni une posture ni un privilège mais avant tout défendre une vision », a écrit Muriel Mayette au figaro.fr. Elle met à son actif la poursuite des travaux de restauration, une plus grande ouverture du lieu vers l’extérieur, la création des Jeudis de la Villa et le montage d’expositions de qualité avec des artistes femmes. Les résidents, eux, avaient critiqué « la marchandisation de la Villa » et une programmation « tapageuse et ordinaire ». La nomination du remplaçant ou de la remplaçante de Muriel Mayette ne devrait pas tarder (contrairement à quantité de postes laissés aujourd’hui vacants) car cette fonction à Rome est très convoitée.

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La propriété Caillebotte : une renaissance

Le Casin © Ville de Yerres

La maison est somptueuse avec ses colonnes et son fronton orné de bas-reliefs. L’intérieur est lui aussi trop luxueux pour une maison de campagne, avec ses papiers peints panoramiques, ses lustres et son magnifique mobilier Empire. Le père de Gustave Caillebotte, Martial Caillebotte, riche négociant en tissus, acheta ce bijou en 1860. Ce n’est pas lui pourtant qui conféra son faste à cette propriété. « Tout cela provient des rêves de grandeur de Pierre Frédéric Borrel ! », s’amuse Nicolas Sainte- Fare Garnot, commissaire de la rénovation de la maison. Lui qui fut conservateur du musée Jacquemart-André de 1993 à 2005 s’est passionné pour l’histoire de ce beau domaine. Il est pour beaucoup dans cette reconstitution, achevée il y a un an.

Une histoire mouvementée

Le Kiosque © Ville de Yerres

Spécialiste de la peinture française du XVIIe siècle, il se passionne pour la réunion d’ensembles documentaires. Lorsque le projet de restaurer la belle villa néopaladienne est lancé en 2015, il accepte d’en être le commissaire et demande à la municipalité six mois de recherches préalables. Il établit la liste des propriétaires successifs des lieux. Le susnommé Pierre Frédéric Borrel est le plus pittoresque. Cuisinier à Castelnaudary, devenu une figure du Tout-Paris de la Restauration, il achète, au faîte de sa carrière, le Rocher de Cancale, fameux restaurant mentionné maintes fois par Balzac. Borrel acquit en 1824 la propriété, alors un ensemble agricole. Yerres était déjà un lieu de villégiature élégant. Il souhaitait y accueillir ses plus célèbres et puissants clients sur un pied d’égalité. Il transforma son achat en petit palais, doté d’un parc à l’anglaise truffé de fabriques (orangerie, pavillon chinois ou banc couvert japonais), puis fit faillite. La veuve de Martin-Guillaume Biennais, célèbre ébéniste et orfèvre du Ier Empire, racheta l’ensemble. C’est à madame Biennais, sa cousine éloignée, que Martial Caillebotte acheta à son tour la propriété où ses enfants passèrent toutes leurs vacances. Adultes, les inséparables frères Caillebotte, Gustave le peintre et Martial le compositeur, continuèrent à y vivre des parenthèses enchantées, avant que la mort de leur mère ne les décide à vendre, en 1879, à la famille Dubois. Nouvelle revente en 1963, à l’industriel Paul Chaslin, directeur de GEEP-Industries qui déposa le bilan en 1971 et céda la propriété à la ville de Yerres pour un franc symbolique. Le classement des divers bâtiments date de cette époque, le lotissement en immeubles d’une partie du parc, aussi. Les équipes municipales qui se succèdent jusqu’en 1995 négligent le lieu. La propriété est ravagée : la pelouse est un vague souvenir, le toit de l’orangerie prend l’eau, les alentours du pavillon chinois servent de dépotoir. L’équipe municipale de Nicolas Dupont- Aignan, élu en 1995, élabore un plan de rénovation et de mise en valeur sur vingt ans, dont la restauration du bâtiment principal représente le point d’orgue.

La salle à manger © Sébastien Erras

Le chantier dure un an, sous la direction de l’architecte du patrimoine Claude Vermeulin. Il n’est pas aisé. La mérule, un champignon qui s’attaque à la charpente et aux poutres, a fait son oeuvre. L’État, la région, le département, la réserve parlementaire de Nicolas Dupont-Aignan devenu député, Total et la Fondation du patrimoine apportent leur soutien, tout comme le fonds de dotation Les Amis de la propriété Caillebotte. Pour retrouver les décors d’origine, on pratique des sondages des murs et les recherches documentaires de Nicolas Sainte-Fare-Garnot portent leurs fruits. Inventaires avant succession, photographies d’époque apportent des renseignements précieux. « Ce travail m’a enthousiasmé. C’est un endroit exceptionnel, unique témoignage en Île-de-France de l’architecture et de la décoration sous la Restauration », s’enthousiasme le commissaire du projet. Le remeublement est marqué par un joli coup de théâtre. Le superbe mobilier de la chambre à coucher de madame Biennais, que l’on pensait vendu à un Américain en 1962, refait surface lors de la vente de la collection de Robert de Balkany chez Sotheby’s en septembre 2016. Il était donc à Paris ! Nicolas-Sainte-Fare Garnot joue des coudes et obtient que l’État exerce son droit de préemption. Galvanisé, il persuade aussi le Mobilier national de prêter du mobilier pour trente ans, pour compléter les achats effectués grâce aux dons du fonds de dotation des Amis de la propriété Caillebotte.

L’hommage à Gustave Caillebotte

La chambre à coucher parentale, restituée à l’identique © Sébastien Erras

La propriété est aujourd’hui la première destination touristique de l’Essonne. Des expositions sont organisées dans l’Orangerie et l’ancienne ferme. Les lieux font partie depuis 2015 du circuit Destination impressionnisme. Partenariats et tarifs groupés les lient à la maison de Claude Monet, à Giverny. Gustave Caillebotte avait mis sa fortune et son énergie au service de ses amis impressionnistes. C’est lui, par un legs de quarante tableaux de sa collection, qui a fait entrer leurs œuvres dans les collections nationales.
Claude Monet et Gustave Caillebotte partageaient le goût des jardins et la passion de l’horticulture. Le jardin, sera la prochaine étape de la valorisation du parc. Devant le potager que Caillebotte peignit avec tendresse, la plantation d’une roseraie est à l’étude. « Nous travaillons avec le conservatoire de L’Haÿ-les-Roses, pour planter des rosiers contemporains de Caillebotte, dans un camaïeu de rose, de rouge et de blanc. », détaille Valérie Dupont-Aignan, épouse de l’ancien maire de Yerres, devenue directrice de la propriété Caillebotte en 2017 après avoir piloté les rénovations dès l’origine. Pour Nicolas Sainte-Fare- Garnot, la restauration de la maison représente un cas d’école. « Il y a quelques années, le ministère de la Culture a voté des crédits de recherche pour les architectes des Monuments historiques. Ils ont été alloués à la recherche scientifique. J’espère que cet exemple prouvera l’intérêt de la recherche historique. »

À voir
Propriété Caillebotte
8, rue de Concy, 91330 Yerres

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Idée Lecture : Paris, reine du mobilier XIXe

Spécialiste du mobilier, Christopher Payne se concentre ici de façon neuve sur la production la plus luxueuse de ce siècle qui, dès le règne (1830-1848) de Louis-Philippe, se nourrit des glorieuses productions passées pour créer des meubles déclinés entre copies et réinterprétations inventives, leur qualité leur assurant un succès quasi mondial. Ouvert sur des chapitres évoquant l’évolution stylistique, l’ouvrage traite ensuite des ébénistes spécialisés dans les copies d’Ancien Régime et se poursuit en recensant quelque deux cent vingt-huit ébénistes, dont beaucoup inconnus jusque-là. Magnifiquement illustrée, c’est une somme magistrale, indispensable à tout amateur de mobilier.

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« At Eternity’s Gate », un nouveau biopic sur Vincent Van Gogh

Van Gogh ne cesse d’inspirer la création contemporaine. Après le très récent La passion Van Gogh, film d’animation autour des peintures envoûtantes de l’artiste, le réalisateur néerlandais, et peintre lui-même, Julian Schnabel, présente en compétition officielle à la Mostra de Venise son nouveau long-métrage, At Eternity’s Gate, un biopic consacré à la figure tourmentée de l’artiste, décédé en 1890 à Auvers-sur-Oise. Centré sur les derniers jours de la vie de Van Gogh, le film réunit de nombreux acteurs de talents : le charismatique Willem Dafoe, Mads Mikkelsen, Niels Arestrup ou encore Mathieu Amalric, dans le rôle du Docteur Gachet et Oscar Isaac dans le rôle de Gauguin, avec qui Vincent van Gogh séjourna à Arles durant l’été 1888. Le scénario, signé Jean-Claude Carrière, interroge le génie particulier de l’artiste et sa folie, tout en mettant en lumière ses années de tourments sous le soleil incandescent d’Arles, où sont nés ses œuvres les plus sensationnelles. Le film revient également sur l’énigme de la mort de l’artiste, dont le suicide est régulièrement remis en question. Orchestrant savamment lumières, couleurs et sons, Julian Schnabel réalise un coup de maître et parvient à nous faire voir le monde à travers les yeux bouleversés du peintre. C’est avec impatience que nous guettons l’annonce de la date de sortie d’Eternity’s Gate en France, et celle du grand lauréat du Lion d’Or 2018 !

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Décès de l’ancien conservateur en chef Jean Lacambre

C’est en 1966 que Jean Lacambre était entré dans la très honorable profession de conservateur de musée. Il était un spécialiste des XIXe et XXe siècles et sa curiosité le portait aussi bien à étudier les vitraux d’Ingres à la chapelle de Corbeil que les gravures de Gustave Doré ou les dessins de Fernand Léger. Avec Geneviève Lacambre, conservatrice générale honoraire du patrimoine, Jean Lacambre avait choisi et présenté des textes de Champfleury et Baudelaire dans un ouvrage paru aux éditions Hermann en 1990. Puis, avec Claude Allemand-Cosneau et Isabelle Julia, il s’était attelé à l’inventaire des tableaux français peints entre 1815 et 1850 et conservés dans les collections publiques de France pour l’exposition « Les années romantiques », montée au musée des Beaux-Arts de Nantes. Conservateur humaniste, il a monté également plusieurs expositions thématiques pour la Fête de l’Humanité.

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Les Prix 2018 de la Jeune Création Métiers d’Art

S’appuyant sur des critères aussi bien esthétiques que techniques, le jury des Prix de la Jeune Création Métiers d’Art a choisi cette année de récompenser quatre créateurs aux univers très différents : Clémentine Brandibas, Steven Brunel, Ève George et Nadège Mouyssinat. La première est brodeuse et pratique la technique ancestrale de la broderie à l’aiguille, au tambour ou au métier à broder, pour restituer les beautés complexes de la nature. Ses créations, qui associent la tradition à l’exploration technique, fascinent par leur capacité organique à mimer les éléments naturels. Ciseleur-graveur, Steven Brunel pratique « l’art du tatouage sur métal ». Il réalise bijoux et miroirs à partir de plaques d’argent, de laiton ou de cuivre sur lesquelles il crée de petits mondes peuplés de fleurs et d’animaux, inspirés de ses propres photographies. Il intervient également sur des objets anciens, dont il aime les matériaux nobles, alliant la préciosité du dessin à un certain militantisme. Ève George est verrier et pratique les techniques du verre en fusion, à la main. Petite-fille de directeur de verrerie, formée à l’École Boulle, elle conçoit aussi bien des carreaux de verre pour l’architecture d’intérieur que des parois murales ou des objets de décoration. Au sein de son atelier, elle conçoit des pièces uniques aux teintes délicatement contemporaines. Installée à Limoges, Nadège Mouyssinat pratique l’art de la céramique, se spécialisant en sculpture et en moulage. Son travail se développe autour du thème de la répétition, de l’identique et du singulier, et ses pièces en porcelaine, souvent monumentales, sont conçues pour « mettre en volume et en espace une quête spirituelle ».
Les lauréats de cette édition 2018 verront leur travail présenté au salon Maison & Objet, du 7 au 11 septembre, puis au salon international du Patrimoine culturel, au Carrousel du Louvre, du 25 au 28 octobre, ainsi que durant le salon Révélations, la biennale internationale Métiers d’art et création qui se tiendra au Grand Palais du 23 au 26 mai 2019.

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Stonehenge en « Trance »

On se souvient qu’il y a quelques années une nouvelle interprétation du site de Stonehenge faisait de ses gigantesques pierres levées, disposées en cercle, un xylophone à ciel ouvert. Le plus célèbre des sites néolithiques britanniques a-t-il donc une longue tradition musicale derrière lui ? Ses mégalithes s’apprêtent en tout cas à vibrer au son de la trance musique à l’occasion d’un live exceptionnel du DJ Paul Oakenfold qui a obtenu l’autorisation d’y enregistrer son album Live in Stonehenge dans le courant du mois de septembre (la date du concert n’a pas encore été annoncée). Ultra VIP, l’événement réunira une cinquantaine d’invités et ses recettes seront reversées à English Heritage, un organisme public indépendant chargé de la gestion d’environ 400 monuments historiques d’Angleterre.
DJ et producteur de musique électronique, Paul Oakenfold s’est fait connaître par ses remix d’artistes tels que Madonna, U2 ou encore les Rolling Stones, et sa contribution à la bande originale de nombreux blockbusters (La Planète des singes, la trilogie Matrix, Meurs un autre jour, etc.). Ce n’est pas la première fois qu’il investit des lieux historiques et culturels emblématiques. En 2003, il avait déjà posé ses platines à la Grande Muraille de Chine, tandis que son album The Base Camp Mix, paru cette année, a été enregistré au pied du mont Everest.
C’est la première fois, en près de 5000 ans d’histoire, que Stonehenge, l’un des sites archéologiques les plus fascinants de la planète, accueillera une performance musicale. Chaque année, des milliers de personnes, adeptes du druidisme, amoureux de la Nature ou simple touristes, s’y retrouvent pour célébrer le solstice d’été et perpétuer la mémoire de ce lieu dont la fonction précise échappe encore aux chercheurs.

Vidéo en time-lapse tournée lors du solstice d’été 2018 à Stonehenge :

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Léage met l’art cinétique dans les salons XVIIIe

Intitulée « Forces et Mouvements », cette exposition coordonnée par Louis Amar, artiste et commissaire, réunit quinze figures phares de l’art contemporain avec les plus grands ébénistes, menuisiers et bronziers dans les douze salons de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Les œuvres (entre quelques milliers d’euros et plusieurs centaines de milliers) sont signées de grands artistes : Takis, Soto, François Morellet, Sol LeWitt, Julio Le Parc ou Tony Cragg. Ce parcours inédit présente des mobiles, sculptures, peintures et œuvres cinétiques sur le thème des sciences mécaniques et mathématiques, passerelle esthétique et technique entre le XVIIIe siècle et l’époque contemporaine.

Pour en savoir plus sur l’art cinétique,
rendez-vous le 28 septembre pour notre conférence

« L’art cinétique : illusions d’optique »
menée par la critique d’art Élisabeth Couturier
dans le cadre de son cycle d’initiation à l’art contemporain. En savoir plus
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