connaissance des arts

Focus œuvre  : Le Salon du maire de la Maison municipale de Prague par Mucha

Obecnní Dům, la Maison municipale, est à la fois le chef-d’œuvre de l’Art Nouveau praguois et l’expression bouillonnante de l’âme tchèque. Construite entre 1903 et 1912, elle fait office de centre culturel et national,et, mélange résolument innovant, on y trouve tout à la fois une salle de concert, des salons d’exposition et de réception, des restaurants, un café. Tous les artistes tchèques connus ont été sollicités et le résultat stylistique des extérieurs est pour le moins hétérogène : beaucoup de « néo », baroque ou Renaissance, lignes végétales du Jugendstil, motifs de la Sécession viennoise. Un décor foisonnant sur lequel viennent s’accrocher des sculptures allégoriques monumentales.
Mucha a quitté Paris tout exprès pour participer à ce projet patriotique, occasion si longtemps attendue de « parler à sa façon à l’esprit de la nation ». On ne lui laisse que la conception du Salon du maire, il en fait son premier manifeste de l’histoire slave. Au plafond, La Fraternité des Slaves est entourée de huit pendentifs : sur chacun d’eux, une vertu personnifiée par un héros de l’histoire tchèque ; on y célèbre aussi bien Jan Zizka, chef de guerre des hussites que Jan Hus, le réformateur religieux ou les solides Chods, farouches gardiens, au XIVe siècle, de la sécurité sur la frontière entre la Bohême et la Bavière. Et Mucha n’a pas oublié ses talents exercés à Paris : le salon est aussi une oeuvre d’art totale, dont il a dessiné le mobilier.

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Angélique Aubert intègre le cabinet de recrutement m-O conseil

Spécialiste du monde de l’art et de l’entreprise, Angélique Aubert commence sa carrière dans le domaine de la presse économique et financière avant de devenir directrice de la communication de N@rt, la société française pionnière des enchères d’art en ligne. En 2003, elle rejoint la Société Générale, dont elle crée le département de mécénat artistique, et développe pendant dix ans la collection d’art contemporain de l’entreprise. En 2013, Laurent Dumas, patron du groupe immobilier de prestige Emerige, lui confie les rênes de la politique de mécénat de groupe ainsi que la valorisation de sa collection privée. Elle accompagne ainsi la création du Fonds de dotation Emerige pour l’art contemporain et de la Bourse Révélations Emerige en 2014. Aujourd’hui, Angélique Aubert intègre m-O conseil, cabinet de recrutement basé à Paris et spécialisé dans le management de la création et le recrutement pour les sociétés à fort contenu créatif.

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Le Carré Rive Gauche soigne les collectionneurs

En septembre, le Carré Rive Gauche rend hommage à ses collectionneurs. Pour son président Jean-Louis Herlédan, « comme ce mois attire de nombreux amateurs étrangers, par ses divers parcours et salons, nous souhaitons mettre en avant le goût des galeristes, dont chacun va proposer un objet d’exception. D’ailleurs, rappelons que nous sommes les seuls au monde à présenter sept mille ans d’arts décoratifs sur un périmètre aussi restreint ! » Autre nouveauté pour les plus fortunés et chanceux : une suite de l’hôtel Lutetia sera à présent entièrement décorée par les antiquaires du quartier.

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Disparition de l’artiste américain Irving Petlin

En avril dernier, on pouvait encore voir son travail de pastelliste au Petit Palais à Paris lors de l’exposition « L’art du pastel, de Degas à Redon », qui a connu un succès retentissant. Irving Petlin avait une salle entière dédiée à son travail subtil et coloré. Né à Chicago en 1934, Petlin fait ses études à l’Art Institute de la même ville où il côtoie des artistes comme Léon Golub ou Nancy Spero. L’abstraction le tente mais, peu à peu, en voyant de grandes expositions sur Munch, Van Gogh et surtout Odilon Redon, il en vient à une figuration d’esprit symboliste, voire mystique. « Un monde intérieur devait toujours rester poreux et refléter la réalité extérieure, qu’elle soit celle de son appartenance à la culture juive ou celle de la guerre du Vietnam contre laquelle il proteste dans les années 1970, celle de l’inégalité raciale ou encore, bien plus tard, en 2005, celle d’une politique américaine qui devait mener à la guerre en Iraq et à la déstabilisation de toute une région », assure Nadine Fattouh. Petlin s’installe à Paris à la fin des années 1950 et expose à la galerie du Dragon, rencontre Jean Hélion, Alberto Giacometti, Balthus, Max Ernst et Roberto Matta. En 1962, il participe à l’exposition « Nouvelle Figuration II » aux côtés de Rebeyrolle, Lindström ou Tal Coat à la galerie Mathias Fels à Paris. En 1970, il reçoit le Guggenheim Fellow Award et travaille de plus en plus le pastel. « Le pastel traduit la longue observation que je fais, patiemment », affirme l’artiste dans un français approximatif dans une vidéo réalisée lors de l’exposition du Petit Palais. Installé définitivement dans la capitale française à partir de 1990, il fait des va-et-vient avec Martha’s Vineyard, où il vient de s’éteindre à 84 ans.

Découvrez « Irving Petlin dans son atelier, la pratique du pastel », une vidéo tournée à l’occasion de l’exposition « L’art du pastel de Degas à Redon » au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, du 15 septembre 2017 au 08 avril 2018 :

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Le Brésil fou de bois

La vraie richesse du Brésil, ce ne fut ni l’or, ni les pierres précieuses, ni le caoutchouc, ni le café, ni la canne à sucre comme on le croit. Ce fut le bois. Du bois dont on fit les bateaux, les maisons, les fortins, l’intérieur des églises. Le pau-brasil couleur de braise qui donna son nom à ce pays de Cocagne n’est plus qu’un souvenir, comme la moitié des sept cents espèces que les colonisateurs consommèrent comme des gloutons et que les actuels industriels continuent à décimer sans foi ni loi. Mais le bois résiste et il a repris vie sous le regard neuf et passionné porté par les architectes et designers émigrants européens et japonais, qui s’implantèrent sur son sol pendant ou après la Seconde Guerre mondiale et qui participèrent à cette période faste du Brésil des années 1950 et 1960. Une époque dynamique et productive grâce à une politique tournée tous azimuts vers la modernité. Ce boom économique accouchera d’une nouvelle identité brésilienne, symbole d’un syncrétisme parfait. Cette brasilidade effervescente fit fleurir un design brésilien qui ne représente ni une école, ni un mouvement, mais le début d’une aventure. En France, on connaît le mobilier d’Oscar Niemeyer des années 1970, ou celui de Lina Bo Bardi, mais quid de José Zanine Caldas et de Jorge Zalszupin, ces grands magiciens du bois ? […]

À VOIR

« Modernité du design brésilien de 1950 à 1980 »
Galerie Chastel-Maréchal, 5, rue Bonaparte, 75006 Paris
Du 5 septembre au 30 octobre.
*
« Pièces historiques de Zalszupin »
Galerie Alexandre Frédéric, marché Serpette, 110, rue des Rosiers, 93400 Saint-Ouen, allée 6, stand 19
Du 1er au 30 septembre.

À LIRE

Móvel Moderno Brasileiro, par Alberto Vicente
Éd. Olhares, co-édité avec la galerie Chastel-Maréchal en 2017, en portugais et anglais (483 pp., R$ 350).
*
Brazil Modern. The Rediscovery of Twentieth-Century Brazilian Furniture, par Aric Chen
Éd. The Monacelli Press, 2016, en anglais (304 pp., $60). 

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Manifesta 2020 annonce ses dates et son architecte

C’est donc du 7 juin au 1er novembre 2020 que se tiendra à Marseille la prochaine édition de la biennale européenne Manifesta (celle de 2018 a lieu à Palerme jusqu’au 4 novembre). Hedwig Fijenn a également précisé que l’architecte Winy Maas, cofondateur de l’agence d’architecture et d’urbanisme néerlandaise MVRDV, a été désigné pour coordonner les recherches autour de la ville, sujet de cette édition, avec l’aide des étudiants de l’université d’Aix Marseille et de The Why Factory. Le budget global de l’événement devrait tourner autour de sept millions d’euros. Marseille est la première ville française à avoir été choisie pour accueillir cette biennale, qui devient incontournable et génère d’importantes retombées financières et touristiques.

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Les stars de la Biennale Paris 2018

La 30e édition de La Biennale Paris ouvre ses portes le 8 septembre au Grand Palais. Sa préparation a été difficile, certains marchands étant hostiles à l’annualisation de l’événement et d’autres (à moins que ce ne soient les mêmes ?) attendant de savoir si une nouvelle foire aurait lieu cet automne à Paris. Mais les organisateurs de la Biennale, notamment Mathias Ary Jean, président du Syndicat national des antiquaires, ont maintenu le cap. Ils ont réservé aux visiteurs deux surprises : l’exposition des fleurons de la collection Empire de Pierre-Jean Chalençon (à gauche et ci-dessus) et « un geste extraordinaire et poétique » du styliste et scénographe Jean-Charles de Castelbajac. Sinon, que dire de la Biennale elle-même ? Les joailliers de la place Vendôme ne sont pas revenus, mais elle sera finalement assez équilibrée, entre un fort secteur art moderne et contemporain, de nombreux exposants d’art ancien, des arts non-européens et du design.

Art premiers cherchent collectionneurs

Malgré le Parcours des mondes (lire pp.124-125), qui se déroule simultanément de l’autre côté de la Seine et draîne les mêmes spécialités, la Biennale rassemble des valeurs sûres : six galeristes parmi lesquels le Bâlois Jean-David Kahn pour l’archéologie, et la parisienne Mermoz pour l’art précolombien. La moitié joue sur les deux tableaux. Corinne Kevorkian, spécialiste en archéologie orientale, Laurent Dodier pour les arts premiers africains, océaniens et eskimo, et Anthony Meyer, référence parisienne pour les arts océaniens, participent aux deux salons. Ils ont tous la même motivation : rencontrer à la Biennale de nouveaux collectionneurs. « Le Parcours des mondes fonctionne en circuit quasi fermé. À la Biennale, je rencontre tous les ans de nouveaux clients », détaille Anthony Meyer. Il présente des objets aussi rares qu’un récipient à amadou eskimo, collecté par un baleinier entre 1857 et 1868, et une pierre sculptée préhistorique de Nouvelle-Guinée. Laurent Dodier espère aussi surprendre, en proposant ses œuvres, notamment une maternité dogon du XVe siècle et une grande statue senoufo de plus d’un mètre de haut, en regard de dix tableaux d’Eugène-Nestor de Kermadec (1899-1976). Le peintre, à la lisière du figuratif et de l’abstrait, défendu par Daniel-Henry Kahnweiler, le marchand de Picasso, collectionnait l’art africain. « J’espère attirer une nouvelle génération de collectionneurs de moins de 50 ans, sensible à l’art moderne et contemporain. » Du côté des arts d’Asie, Antoine Barrère, Parisien installé à Hong Kong où il a ouvert une galerie il y six ans, est lui aussi seul représentant de sa spécialité. Il mise sur une exposition de sculptures bouddhiques chinoises, du Gandhara et d’Asie du Sud-Est, scénographiée dans un décor de chapelle bouddhique, avec un plafond lumineux de l’artiste coréenne Krista Kim. « J’ai participé à des salons à Hong Kong, mais l’essai n’a pas été concluant. Il y a de grands collectionneurs français pour la statuaire bouddhique », décrypte le marchand qui a lancé cette année le Printemps asiatique, parcours parisien entre galeries spécialisées, qui devrait s’internationaliser pour sa deuxième édition. « Pour les arts d’Asie, Paris a pris du retard, mais peut le rattraper. » […]

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Joan Miró enfin reconnu chez Lelong & Co

On ne présente plus Joan Miró et pourtant, comme le souligne Jean Frémon, président directeur-général de la galerie Lelong, à son décès en 1983 il était loin d’être perçu au même niveau qu’Henri Matisse ou Pablo Picasso. « Le regard public ou critique a mis davantage de temps à reconnaître cette œuvre simple, efficace et vraiment autonome, car elle ne doit rien à personne. » À la galerie sont exposés des travaux sur papier de ce qu’il considère comme les meilleures années, de 1930 à 1950, postérieures à la rupture de l’artiste avec le surréalisme. Cette reconnaissance s’est accompagnée d’une augmentation des prix, également aux enchères. « Aujourd’hui, certaines œuvres franchissent le seuil de la dizaine de millions d’euros, phénomène accentué par la globalisation du monde de l’art et les foires comme celles de Hong Kong, où nous vendons très bien Miró, en renforcement des marchés européens et américains. » Pour autant, la galerie propose ici des dessins à partir de 150 000 € et de petits formats qui sont « de vraies merveilles ». Et Jean Frémon de nous montrer une feuille de trente-sept centimètres de haut, représentant deux figures graciles et solaires, son œuvre favorite de l’exposition…

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Idée Lecture : Le Paris de Giacometti

Le premier, Paris sans fin, seul livre dont Giacometti est à la fois l’auteur des textes et des illustrations, se compose de 150 lithographies ordonnées autour de 15 pages prévues pour un texte qui n’en fera que dix. Il évoque les pérégrinations de l’artiste dans la ville, des vues de son atelier aux portraits et paysages dessinés sur le motif. Cette nouvelle édition d’un livre devenu mythique est enrichie de planches non retenues lors de la première parution. Le second, préfacé par Christian Alandante, présente 130 dessins inconnus du public, issus de la collection de la Fondation Giacometti, Paris.

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De musées en galeries avec la Paris Design Week

© Studio Objects of Common Interest

À Rebours, la boutique de Lafayette Anticipations
46, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie
Retrouvez la sélection de Kristen de la Vallière, fondatrice de la plateforme Say Hi To et notamment le mobilier de Muller Van Severen ou les pièces du studio Objects of Common.

 

 

 

 

Experiment of light © Declercq Passementiers/Design Percept

Declercq Passementiers
15, rue Étienne Marcel 75002
Découvrez l’installation Experiment of Light – une œuvre de passementerie lumineuse en fibre optique crée avec le studio Design Percept.

 

 

 

Sophie Buquet © Claude Weber

Empreintes
5, rue de Picardie 75003
Le concept store des métiers d’art, propose à la vente en circuit-court près de 1000 objets sensibles, réalisés en pièces uniques ou en petites séries, par l’artisan d’art, installé en France.

 

 

 

 

 

Joaquim Tenreiro, Table jaune © Galerie Chastel-Maréchal

Galerie Chastel-Maréchal
5, rue Bonaparte 75006
Pour la première fois à Paris, une sélection représentative et historique du design brésilien de 1950 à 1980 est réunie par la galerie Chastel-Maréchal à l’occasion de l’exposition « Modernité du design brésilien de 1950 à 1980 ».

 

 

© Sarah Colford

Institut Suédois
11, rue Payenne 75003
Laissez-vous séduire par l’exposition « PCA + Beckmans », où 8 étudiants de 5 nationalités différentes proposent l’aménagement d’un appartement avec une entrée, une cuisine et une grande pièce à vivre.

 

My Blend by Clarins © Le Royal Monceau – Raffles Paris – Spa

Le Royal Monceau – Raffles Paris
37, Avenue Hoche 75008
Flânez parmi des livres ou objets d’art venus du monde entier et découvrez des pièces exclusives de Philippe Starck ou Hubert Le Gall conçues pour le Royal Monceau.

 

 

Anthropia © Maria Makropol

Maison du Danemark
142 Av. des Champs-Élysées, 75008
Copenhague sera à l’honneur avec six semaines d’expositions où 8 jeunes artistes du milieu de l’art contemporain Danois mêleront réalité virtuelle, technologie, animation numérique, art du son et innovation gastronomique.

 

Jim Thompson, Paris Deco Off 2017

Mériguet-Carrere
240, Boulevard Saint-Germain 75007
La marque française de peinture haut de gamme officialise son mécénat avec la manufacture de Sèvres. L’occasion de mettre en valeur dans son show-room des œuvres de céramistes contemporains : Kristin Mc Kirdy, Fabrice Hyber, Pierre Charpin.

 

© José Lévy

Musée National des Arts Graphiques Guimet
6, Place d’Iéna 75116
Plongez dans le jardin zen tout juste rénové de l’hôtel d’Heidelbac où le designer José Levy propose ses dernières créations.

 

 

© Paul Bert Serpette

Paul Bert Serpette
110 Rue des Rosiers, 93400 Saint-Ouen
Baladez-vous au cœur des allées des Puces de Saint-Ouen à la recherche de mobilier objets d’art du XVIIe siècle au design contemporain.

Paris Design Week 2018
Du 6 au 15 septembre

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Aguttes célèbre le patrimoine

Ce lieu appartenant aujourd’hui à la mairie de Neuilly-sur-Seine est loué par Aguttes, qui le décore et le met en scène avec des objets et des meubles qui seront à vendre. Le but étant de présenter des pièces haut de gamme, rares ou extraordinaires. Pari gagné avec une pendule signée Thomire, d’époque Empire (de 10 000 € à 15 000 €) ou une paire de figurines en porcelaine tendre de 1750 de Villeroy-Mennecy (de 15 000 € à 20 000 €). Aussi précieux, un ravissant cabinet indo-portugais en ébène et incrustation en ivoire a été créé en Inde au XVIIe siècle (de 15 000 € à 25 000 €).

Vente par Aguttes
Le 16 septembre
Hôtel Arturo Lopez
12, rue du Centre, 92200 Neuilly-sur-Seine
01 47 45 55 55

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Baudrillard photographe au Domaine de la Romanée-Conti

« Toute la duplicité de l’art contemporain est là : revendiquer la nullité ». Une telle déclaration ne prédisposait pas Jean Baudrillard à devenir la tête d’affiche d’une manifestation d’art contemporain. Et pourtant ! À l’occasion de sa biennale L’Almanach 18, Le Consortium, à Dijon, a choisi de mettre en lumière l’œuvre photographique de ce théoricien de la postmodernité, disparu en 2007. Présentée au domaine viticole de la Romanée-Conti, l’exposition permet de s’interroger sur les nouveaux usages de la photographie et notre dépendance à ses images.

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Le Louvre Abou Dhabi annule la présentation du Salvator Mundi de Léonard de Vinci

On se souvient de l’achat du tableau de Léonard de Vinci en décembre 2017 chez Christie’s à New York par le département de la Culture d’Abou Dhabi (DCT Abu Dhabi) pour le prix faramineux de 450 millions de dollars. Cette rare huile sur bois (on ne compte qu’une vingtaine de peintures de Léonard de Vinci), peinte autour de 1510, devait être exposée dans les salles du Louvre Abou Dhabi flambant neuf, un musée qui avait eu la chance incroyable d’obtenir La belle Jardinière de Léonard de Vinci, prêtée par le Louvre Paris, pour son premier accrochage. « Le Salvator Mundi rehausse la mission du Louvre Abou Dhabi de promouvoir un message de tolérance et d’ouverture », avait souligné Mohamed Khalifa Al Moubarak, le responsable du département de la Culture et du Tourisme d’Abou Dhabi en annonçant la présentation de cette œuvre religieuse importante pour le 18 septembre. Pourquoi y renoncer aujourd’hui ? Est-ce un désaccord entre le musée et le propriétaire de l’œuvre (on parle en fait du prince saoudien Badr ben Abdallah, qui aurait peut-être agi au nom du prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane) ? Ou bien est-ce la suite de la déclaration de l’expert anglais Matthew Landrus assurant que l’œuvre n’est pas de Léonard de Vinci mais de son assistant Bernardino Luini ? Le Louvre Paris se veut rassurant et précise que son directeur Jean-Luc Martinez a toujours voulu avoir l’œuvre pour la rétrospective Léonard de Vinci qu’il prépare pour octobre 2019 et qu’il s’est félicité de sa venue lorsque le prêt a été accepté. Ce matin, « The National » a semé le trouble en annonçant qu’aucune date n’était fixée pour la présentation de l’œuvre au Louvre Abou Dhabi. Les spéculations vont bon train. La date du 11 novembre, premier anniversaire du musée de la Saadiyat Island, pourrait être retenue. Toutes les spéculations sont donc possibles.

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Un gigantesque incendie ravage le Musée national de Rio de Janeiro

L’incendie s’est déclaré hier, dimanche 2 septembre, vers 19h30 heure locale, après la fermeture du musée au public. Il n’a pu être totalement maîtrisé par les pompiers que dans le milieu de la nuit en raison de l’assèchement des bornes d’incendie situées à proximité. Aucune victime n’est heureusement à déplorer mais la majeure partie des 20 millions de pièces de valeur qui composent les collections de l’institution a probablement disparu dans les flammes. Créé en 1818 à l’initiative du roi du Portugal Jean VI, le Musée national du Brésil de Rio de Janeiro est la plus ancienne institution muséale du pays et compte parmi les plus grands musées d’histoire naturelle et d’anthropologie d’Amérique. Pour Michel Temer, président de la République du Brésil, il s’agit d’une perte considérable pour le pays : « Nous avons perdu deux cents ans de travail, de recherche et de connaissances. […] C’est une triste journée pour tous les Brésiliens. »
Les vastes collections du Musée national de Rio ont été développées pendant plus de deux cents ans et comprenaient notamment le plus ancien fossile humain du continent, surnommé « Luzia », une météorite découverte en 1784, des vestiges gréco-romains, des momies de l’Égypte ancienne ainsi que de nombreux artefacts issus de civilisations précolombiennes. Les causes de l’incendie demeurent pour l’instant inexpliquées mais de nombreuses voix s’élèvent déjà pour dénoncer le manque de moyens et les défauts de gestion qui auraient contribué à cette catastrophe.

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[Entretien] Le musée de l’Armée met en lumière les armistices de 1918

Articulée en 23 panneaux, qui rassemblent des photographies, des peintures, des affiches et des objets patrimoniaux remis en contexte et commentés, l’exposition documentaire « 1918, armistice(s). De l’avant à l’après 11 novembre » revient sur la perception de la victoire, de l’avant et de l’après signature qui marquera la fin des combats de la Première Guerre mondiale par la victoire des Alliés et la défaite de l’Allemagne. Si l’Histoire retient principalement deux dates célébrant la paix, le 11 novembre 1918 et le 28 juin 1819 (date de la signature du traité de la Paix), plusieurs autres événements importants ont permis d’aller vers la paix et de la maintenir. Une paix qui s’est construite en sept dates, sept armistices et conventions signées entre le 5 décembre 1917, avec le traité de Brest-Litovsk, et le 13 novembre 1918, avec la convention de Belgrade. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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