connaissance des arts

L’œuvre du mois : Portrait de la marquise de Grollier par Élisabeth Vigée Le Brun

Deux femmes, deux peintres, deux amies et une histoire d’amour. Elles furent toutes deux talentueuses et célèbres. L’une, Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842), s’illustrait dans les portraits (quelque six cent soixante sur neuf cents œuvres produites), tandis que l’autre, madame de Grollier (1741-1828), se spécialisait dans les fleurs. Elles devinrent amies. « Je préférais aux nombreuses réunions les très petits comités de la marquise de Grollier, écrivit Mme Vigée Le Brun. Il m’arrivait souvent, ce que j’aimais beaucoup mieux, de passer ma soirée entière seule avec elle ». Pour cette huile sur toile, souligne l’historien de l’art Joseph Baillio, « elle fait poser Sophie de Grollier travaillant à une nature morte. Bien que madame de Grollier ne soit pas à proprement parler une belle femme, elle respire le charme que ses contemporains lui reconnaissaient ». C’est le portrait d’une femme de 47 ans, épanouie, souriante. Mais c’est surtout un grand tableau, tant par le format que pour la qualité, poursuit le galeriste Maurizio Canesso : « Le fond vibre, les cheveux vaporeux encadrent un visage doux, au cou enveloppé d’une mousseline vaporeuse. La composition est particulièrement réussie et l’état de conservation excellent ». Plus étonnant, cette peinture symbolise une histoire d’amour. Madame de Grollier, séparée de son mari qui préférait vivre à Lyon, s’était éprise du bailli de Crussol, proche du comte d’Artois. Tous deux vivaient ensemble dans les appartements de Marie-Antoinette aux Tuileries. Le marquis de Crussol s’est fait portraiturer par madame Vigée Le Brun et a offert cette œuvre à son amante. Madame Vigée le Brun dira que c’est avec l’argent reçu pour ce tableau qu’elle pourra partir en exil. Quelques mois plus tard, madame de Grollier s’est faite elle aussi peindre par son amie Élisabeth. Les deux amoureux seront ainsi réunis par le talent d’Élisabeth Vigée Le Brun.

 

 

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Fascinant Japon à la galerie Dutko à Paris

La culture japonaise ne cesse d’exercer son pouvoir d’attraction. Cette exposition présente des œuvres choisies (accessibles à partir de 5000 €) de plusieurs artistes contemporains japonais tels les céramistes Shoko Koike, Setsuko Nagasawa ou Chieko Katsumata. On découvre aussi Hitomi Uchikura et ses subtiles œuvres de papier, de verre et de cuir, sans oublier Haruhiko Kaneko, membre de la poterie du maître-céramiste Ishigaki-Yaki. Ces pièces japonaises seront confrontées avec les œuvres d’artistes français comme Sabine Pigalle.

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Disparition de l’artiste nancéien Claude Goutin

Né à Nancy en 1930 et formé à l’École des Beaux-Arts par Alfred Janniot, le grand sculpteur Art Déco, Claude Goutin est à la fois dessinateur, peintre et sculpteur. Il reporte le Premier Grand Prix de Rome de sculpture en 1956. Célébré à de nombreuses reprises par les institutions comme le musée Rodin en 1964 et 1966, le musée d’Art moderne en 1965 ou encore le Grand Palais en 1969 et 1970, il laisse derrière lui « un œuvre puissant et expressif, original, qui cherche avant tout à susciter un questionnement, une réflexion sur les êtres », souligne Michel Giraud qui a été son galeriste pendant dix ans. Dans ses sculptures, l’artiste jouant sur de grandes verticales hiératiques (Un été à la plage, corps de femme sans tête évoquant les Vénus antiques) ou sur des obliques mouvementées (Ondine, le génie des sources bras levé). Une exposition de l’ensemble de son travail depuis son passage à la Villa Médicis a eu lieu en 2009. Et Michel Giraud de rappeler la phrase de Claude Goutin sur le rôle de l’artiste dans notre société : « Affirmer une indépendance et une différence face aux diktats d’une société formatée et manipulée [tout en restant] attentif aux hommes, à leur vie et leur condition ».

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Acheter de l’art sur Artistics.com

Ancienne sculptrice, Sonia Rameau est à l’origine de la plate-forme Artistics, qui permet d’acquérir de l’art en ligne, offre « complémentaire » pour un public hésitant à franchir le seuil des galeries. Son chiffre d’affaires est en augmentation constante, réalisé à hauteur de 40% à l’étranger. On y trouve des œuvres très accessibles mais aussi des pièces d’artistes confirmés, telle Cécile Raynal (bronzes proposés jusqu’à 25 000 €), dont les sculptures ont été exposés au musée des Arts et Métiers, à Paris, jusqu’au 26 août.

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Le saviez-vous : L’abstraction lyrique

Tandis que les peintres américains plébiscitent l’abandon de la figuration, en France, un mouvement apparaît autour de l’expression lyrique qui privilégie le geste et la spontanéité.

Hans Hartung : la liberté du sujet

Les premières œuvres d’Hans Hartung (1904-1989), peintre français d’origine allemande, sont des tourbillons d’encre noire tracés les yeux fermés. Place à l’intuition ! Le graphisme laisse la place à des faisceaux de lignes parallèles qui vont définir son style. Il obtient une reconnaissance internationale en 1960, avec le Grand Prix de peinture à la 30e Biennale de Venise.
Il épouse la peintre norvégienne Anna-Eva Bergman (1909-1987) avec qui il mène des recherches sur des formes de plus en plus minimalistes. Pulvérisations, grattages, utilisation de balais de branchages ou de rouleaux à lithographie… Hans Hartung n’a cessé de chercher de nouveaux outils dans son geste pictural.

Hans Hartung, T1946-16, 1946, huile sur toile, musée d’art moderne de la Ville de Paris © Grégory Lejeune

Georges Mathieu : l’énergie pure

Le peintre français Georges Mathieu (1921-2012) fait figure de précurseur dans la recherche d’un langage primitif. Il écrase les couleurs avec le doigt et privilégie la vitesse, à l’instar de l’artiste américano-ukrainienne Janet Sobel(1894-1968) ou, à la même époque, de l’Américain Jackson Pollock. Ses improvisations filmées le portent dans les années 1950 vers un débordement baroque, puis vers la calligraphie. En 1956, il se produit devant 2000 personnes au Théâtre de la Ville de Paris pour réaliser une toile de 48 m² lors de la Nuit de la Poésie. Plus tard, dans les années 1970, l’artiste réalise différentes performances avec le musicien Vangelis.

Georges Mathieu, Torque, 1965, huile sur toile, 65 x 116 cm © B.Huet/Tutti Courtesy Templon, Paris & Brussels. À décourir à la galerie Templon à Paris du 8 septembre au 20 octobre 2018.

L’outrenoire de Pierre Soulages

Les œuvres du Français Pierre Soulages (né en 1919), fasciné par la Préhistoire et l’art roman, jouent avec des motifs sombres sur des surfaces colorées, créant une calligraphie personnelle. Le noir lumière, ou « outrenoir », vibre avec les stries et les épaisseurs. Passée en vente aux enchères en 2013, la Peinture, 21 novembre 1959 pulvérise des records. La Fondation Gianadda lui consacre actuellement une importante rétrospective qui réunit notamment la collection de ses œuvres conservées au Centre Pompidou à Paris.

Peinture 324 x 362 cm, 1985, polyptyque composé de 4 panneaux, huile sur toile, 324 x 362,5 cm, Centre Pompidou, MNAM-CCI Paris © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN Grand Palais – © Philippe MIGEAT Soulages Pierre (né en 1919) © ADAGP, Paris ©2018, ProLitteris, Zurich

Apprenez-en plus et faites le tour du monde des arts à travers les siècles avec L’Histoire de l’Art pour les nullissimes, par Alexia Guggémos, aux Éditions « Pour les nuls ».

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[Loto du patrimoine] Le pont d’Ondres à Thorame-Haute en Provence

En 2018, le sauvetage du patrimoine passera par la Française des jeux. Le 3 septembre prochain seront mis en vente 12 millions de tickets d’un nouveau jeu de grattage portant l’effigie des sites emblématiques de la mission Bern « Patrimoine en péril ! ». Le 14 septembre, à la veille du week-end des journées du Patrimoine, sera organisé le tirage d’un super loto doté d’un jackpot exceptionnel de 13 millions d’euros. Les recettes cumulées (estimées entre 15 et 20 millions d’euros) seront affectées à un fonds géré par la Fondation du patrimoine pour financer en priorité les projets de restauration et de valorisation de 18 monuments.

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En kiosque le 2 septembre !

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Marseille ouvre le bal des foires d’art contemporain

Les deux foires d’art contemporain de Marseille continuent d’attirer les collectionneurs pour ce premier rendez-vous de la rentrée, tout en ayant chacune une identité très forte, avec des visiteurs débattant le soir de leur favorite… Mais toutes deux emménagent cette année au J1, sur les quais du port de la ville. Pour sa douzième édition, Art-o-rama, considérée comme la plus émergente, reçoit trente et une galeries, dont 80% de marchands étrangers, ce qui en fait la foire la plus internationale de France, devant la Fiac. Tandis que Paréidolie, dédiée au dessin contemporain, continue sur sa lancée d’une qualité grandissante, avec quatorze galeries. Dessin est d’ailleurs ici synonyme de dessein, car la foire s’ouvre à la vidéo et à la performance, mais toujours dans le cadre intimiste qui fait aussi son succès.

 

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[Loto du patrimoine] Le théâtre des « Bleus de Bar » dans la Meuse

En 2018, le sauvetage du patrimoine passera par la Française des jeux. Le 3 septembre prochain seront mis en vente 12 millions de tickets d’un nouveau jeu de grattage portant l’effigie des sites emblématiques de la mission Bern « Patrimoine en péril ! ». Le 14 septembre, à la veille du week-end des journées du Patrimoine, sera organisé le tirage d’un super loto doté d’un jackpot exceptionnel de 13 millions d’euros. Les recettes cumulées (estimées entre 15 et 20 millions d’euros) seront affectées à un fonds géré par la Fondation du patrimoine pour financer en priorité les projets de restauration et de valorisation de 18 monuments.

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Retour d’un chef-d’œuvre de Riesener au château de Versailles

En 1776, le Garde-Meuble de la Couronne commande à Jean-Henri Riesener, ébéniste ordinaire du roi, une commode de marqueterie pour le cabinet de retraite de Madame Adélaïde, fille de Louis XV et tante de Louis XVI. Il s’agit de l’une des premières productions de ce dernier pour la famille royale. Le meuble est livré le 18 décembre dans les appartements occupés par cette dernière depuis 1769, au rez-de-chaussée du corps central du château de Versailles. Envoyée par la suite au château de Bellevue, la maison de plaisance offerte par Louis XVI à ses tantes, la commode y reste jusqu’à la Révolution française, avant d’entrer dans les collections de Lord Carnarvon (1866-1923) en Angleterre. Elle est finalement acquise par Juan Guillermo de Beistegui, collectionneur amoureux du château de Versailles, dont Christie’s disperse une partie de la collection le 10 septembre prochain. La communication organisée par le château de Versailles autour de l’acquisition de cette œuvre, dont la traçabilité est pleinement établie, est d’autant plus importante que l’image de l’institution souffre encore des retombées de l’affaire du faux mobilier XVIIIe qui a éclaté en 2016.
Ce modèle de commode, dont Riesener livre deux autres exemplaires au château en 1776, se caractérise par la richesse de ses bronzes dorés, aux courbes élégantes, autant que par le raffinement de sa marqueterie de couleurs. Le panneau central présente un ravissant décor de vase de fleurs tandis que les panneaux latéraux surprennent par la sophistication de leur dessin. Dans un treillage très architecturé apparaissent de délicates fleurs de tournesols dans des ovales teints en bleus, une couleur que l’on retrouve rarement dans la marqueterie contemporaine.
L’acquisition de cette commode, qui sera de nouveau présentée dans les anciens appartements de Madame Adélaïde à partir du 13 septembre, s’inscrit dans la politique de réameublement active menée par l’institution depuis plusieurs années.

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Idée lecture : René Prou, l’éclectique

Durant sa carrière, le décorateur René Prou (1888-1947) observe le déclin de l’Art Nouveau, le triomphe de l’Art Déco et la naissance du courant moderniste. C’est un homme de son temps. Son esprit novateur s’empare avec appétit de l’aménagement de l’Orient Express et de plusieurs paquebots. Voyageur, il crée des décors pour l’hôtel Waldorf Astoria de New York comme pour les magasins Mitsukoshi de Tokyo. Avec un tel pedigree, René Prou demeure malgré tout moins reconnu que Jacques-Émile Ruhlmann, son ami et partenaire de pêche, ou Marcel Breuer, dont il fut un commanditaire. Son tort est de ne pas avoir voulu choisir entre marqueterie et métal tubulaire. Réalisé à l’initiative de ses descendants, notamment son petit-fils Patrick Frey, président de la maison de textile Pierre Frey, ce livre lui rend justice. Au fil des décors reproduits, on s’aperçoit que le métal est le meilleur réceptacle de sa fantaisie. Il plie la tôle à la façon de Prouvé dès 1925 avec des sièges au design presque industriel. Dès les années 1930, il laque le métal de rouge ou noir, le traite en pleins et déliés ou en lignes profilées qui annoncent les années 1950. Un livre comme une rencontre avec un grand créateur.

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Valérie Jouve au musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne

Cela fait plus de vingt ans que Valérie Jouve expose dans de prestigieux musées et galeries en France et à l’étranger. Pour la première fois, elle est invitée par le musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, qui se trouve être au cœur de sa terre natale. Le MAMC+, qui revendique son « ancrage dans le territoire » et fête ses trente années d’existence, lui a donné une carte blanche, qu’elle a traduite comme une « conversation intime avec [sa] région » et intitulée « Formes de vie ». Valérie Jouve a pris comme point de départ des clichés jamais exposés auparavant, pris à ses débuts, dans les années 1980, dans les environs de Firminy, où elle a grandi. Un choix qui s’est imposé comme une « évidence ». Elle les a reliés à d’autres photographies plus récentes, pour la plupart inédites, réalisées « ici et ailleurs ». Ce sont des photographies de gens dans les villes ou leurs périphéries, devant chez eux, dans leur quartier, dans la rue, des photographies de bâtiments, de façades et de murs, de chantiers abandonnés ou en cours, d’arbres solitaires. Des photographies où le passé s’immisce dans le présent, où la vie se déploie sur la surface sensible de l’image, s’arc-boute, résiste. Des images à la fois simples et complexes, lumineuses et graves, qui laissent affleurer l’émotion sous une apparente neutralité.
Valérie Jouve naît en 1964 à Firminy, ancienne cité industrielle située à une quinzaine de kilomètres de Saint-Étienne, connue pour l’ensemble architectural conçu par Le Corbusier dans les années 1960. Elle grandit dans un quartier ouvrier, aujourd’hui disparu et remplacé par une autoroute. C’est une enfant réfléchie, qui passe son temps à observer le monde qui l’entoure. Sa culture, dira-t-elle, est celle de la rue. Étudiante en sociologie et en anthropologie à l’université de Lyon, elle s’intéresse à l’image photographique et à ses représentations, à ses ambiguïtés et à son aptitude à s’ouvrir à de multiples champs de perception. Après trois années d’études à l’École supérieure de la photographie d’Arles, munie d’une chambre grand format, elle débute une série de voyages au long cours : en France, en Amazonie, en Irak, en Chine, en Israël, en Palestine… Ses compositions dessinent des espaces volontairement indéterminés, soulignés par un « Sans titre » car, précise-t-elle, « la reconnaissance du lieu affaiblit la capacité de l’image à interroger le monde ». Chacune des séries élaborées au fil de sa carrière est identifiée par un sous-titre générique présenté entre parenthèses : Les Personnages, Les Façades, Les Passants, La Rue, Les Situations, Les Arbres
Son regard s’est toujours attaché aux rapports que l’homme entretient avec l’espace urbain. L’artiste scrute l’entre-deux, cet indicible enchevêtrement de liens entre les êtres et ce qui les entoure. Et qu’elle traduit par des paysages et des portraits qui sont les deux à la fois, tel ce jeune arbre dialoguant avec un mur de pierre noirci qui porte les stigmates de l’histoire de la cité industrieuse. Sans doute voit-elle « dans chaque pierre un membre urbain », écrit Philippe Roux, auteur d’un texte publié dans le catalogue de l’exposition. Valérie Jouve « fait parler l’implicite », poursuit le philosophe. […]

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[Loto du patrimoine] Le château de Carneville en Normandie

En 2018, le sauvetage du patrimoine passera par la Française des jeux. Le 3 septembre prochain seront mis en vente 12 millions de tickets d’un nouveau jeu de grattage portant l’effigie des sites emblématiques de la mission Bern « Patrimoine en péril ! ». Le 14 septembre, à la veille du week-end des journées du Patrimoine, sera organisé le tirage d’un super loto doté d’un jackpot exceptionnel de 13 millions d’euros. Les recettes cumulées (estimées entre 15 et 20 millions d’euros) seront affectées à un fonds géré par la Fondation du patrimoine pour financer en priorité les projets de restauration et de valorisation de 18 monuments.

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« Hitler vs Picasso et les autres » : un documentaire fascinant sur les spoliations nazies

Plongez dans l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale et découvrez le vrai sort des œuvres d’art, pillées ou interdites par les nazis. En 1937, le régime nazi organisait deux expositions à Munich : la première glorifiait « l’art classique », la seconde stigmatisait les œuvres considérées comme « dégénérées ». La même année, Hitler initiait un projet fou : celui de créer un « Louvre de Linz », censé regrouper les œuvres d’art qui, selon lui, démontraient le mieux la supériorité de la culture aryenne. Pour remplir les cimaises du Führermuseum, Hitler, avec l’aide de Goering, a alors procédé au pillage systématique des collections publiques et privées allemandes, puis des autres pays annexés ou occupés.
Documentaire immersif et fascinant, « Hitler vs Picasso et les autres » met en lumière l’histoire de quatre grandes collections d’art, réunissant des chefs-d’œuvre de Picasso, Botticelli, Klee, Matisse, Monet ou encore Renoir, pour mieux faire comprendre la mise en œuvre des spoliations nazies. Réalisé par Claudio Poli et commenté par l’acteur Toni Servillo, protagoniste de La Grande Bellezza (2013), il fait l’objet de deux séances exceptionnelles les 17 et 18 septembre prochains dans 200 cinémas en France.

La bande annonce : 

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Mort de l’artiste Arcabas, héraut de l’art sacré contemporain

Né en 1926 à Trémery, en Moselle, Jean-Marie Pirot, surnommé Arcabas par ses condisciples de l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris, a consacré sa carrière d’artiste à la création d’œuvres d’art sacré. Ayant travaillé pour l’État, des collectivités locales ainsi que différentes communautés religieuses, son œuvre comprend différents ensembles de mobilier liturgique, des cycles de fresques, de mosaïques ou de vitraux ainsi qu’un important corpus de peintures de chevalet. Durant trente ans (1953-1984), il a travaillé à la réalisation de l’ensemble d’art sacré contemporain de l’église de Saint-Hugues de Chartreuse (Isère), devenue musée départemental d’art sacré en 1984, suite à la donation de cette œuvre par l’artiste au Conseil général de l’Isère. On lui doit entre autres le mobilier liturgique de la cathédrale Saint-Pierre de Rennes et de la cathédrale de Saint-Malo ainsi, par exemple, que les vitraux de la basilique du Sacré-Cœur de Grenoble. Dans les années soixante, il a également travaillé dans le domaine du théâtre en réalisant les décors et les costumes de La Danse de Mort de Strindberg, Le Journal d’un Curé de Campagne de Bernanos ainsi que de L’Histoire du Soldat de Ramuz et Stravinsky à l’Opéra du Centre National des Arts du Canada. Chef d’atelier de peinture à l’École des beaux-arts de Grenoble de 1950 à 1969, il a fondé en 1972 l’atelier d’arts plastiques « Éloge de la Main » à l’université des sciences sociales de Grenoble.
Figure majeure de l’art sacré français, il a fait de nombreuses expositions en France (Paris, Lyon, Grenoble, Marseille, Strasbourg) et à l’étranger (Berlin, Francfort, Bruxelles, Bruges, Luxembourg, Bergame, Ottawa). Artiste polyvalent, il laisse une œuvre peinte, entre figuration et abstraction, directement inspirée des textes bibliques, où l’emploi de couleurs chatoyantes rehaussées de feuilles d’or vise à révéler l’omniprésence du sacré.

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Focus œuvre : « Printemps » ou le cloisonnisme selon Émile Bernard

En 1886, Émile Bernard (1868-1941) découvre la Bretagne et Pont-Aven, où il se lie avec Gauguin. Les deux peintres collaborent à l’invention d’un nouveau langage formel : le cloisonnisme, fondé sur l’usage expressif des aplats colorés et de la ligne ornementale. Mais, dès 1891, Bernard reproche à Gauguin de s’être approprié la création du symbolisme. La rupture est consommée. Un an plus tard, Bernard manifeste encore son attachement à cette facture aux accents primitifs dans Printemps ou Madeleine au bois d’Amour. La Bretagne est identifiée ici à une contrée mythique, un âge d’or dans lequel la nature vierge offre sans effort ses bienfaits à l’humanité. La figure parée de fleurs serait Madeleine, la sœur de l’artiste si souvent représentée en femme rêveuse, selon un motif cher à la modernité qui associe nature et féminité. L’originalité formelle transparaît dans l’arabesque décorative, sinon abstraite, de l’arbre et les sinuosités ornementales des eaux dormantes de l’Aven, la rivière locale. Détachée de toute perspective réaliste, cette évocation symboliste s’enrichit cependant d’une technique nouvelle qui éloigne insensiblement l’artiste de Gauguin : l’adoption manifeste de la large touche « tuilée » de Cézanne.

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