connaissance des arts

[Entretien] Magiques licornes au musée national du Moyen Âge

Construite autour des six tapisseries de la tenture de La Dame à la licorne, chef-d’œuvre de l’institution, l’exposition « Magiques licornes », qui réunit ouvrages enluminés ou gravés, sculptures, tapisseries, photographies et vidéos, témoigne de la façon dont les artistes se sont emparés de cet animal légendaire. Si aujourd’hui la licorne est associée à la culture de l’imaginaire, qu’elle est devenue un symbole LGBT, son origine remonte à l’Antiquité gréco-romaine où les traces les plus anciennes de cet animal mystérieux se trouvent dans un texte de la littérature occidentale attribué à Ctésias, médecin grec, qui a rédigé de 416 à 398 avant notre ère une Histoire de l’Inde où il y décrit les peuples et animaux fabuleux. Mais c’est à la fin du Moyen Âge, en symbole de chasteté et d’innocence, que la licorne se fixe. L’animal à la robe blanche, à la longue corne spiralée et droite qui est réputée pour détecter les poisons et purifier les liquides, est un savant mélange entre un bouc et un cheval… Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Visite d’atelier : Mireille Fulpius, la « femme des bois »

D’un côté, la vue sur les Alpes se déploie limpide et lumineuse, de l’autre se déroulent les reliefs verdoyants. En quittant les rives du Rhône à l’étendue bleutée sous le ciel dégagé, on remonte dans la petite ville de Seyssel, bien connue pour ses cépages de vin blanc. Sur les hauteurs, les Ateliers de la Poudrière, ancienne friche industrielle, forment une sorte de hameau paisible et bucolique, composé de plusieurs corps de bâtiments en longères, au milieu de la verdure et des fleurs, le long d’un cours d’eau qui s’écoule avec un bruit régulier et apaisant. Nous sommes dans l’univers de Mireille Fulpius, au cœur de la constellation des ateliers dans lesquels elle s’adonne aux diverses recherches de son travail artistique. Dans ce havre tranquille, Mireille Fulpius est toujours à l’ouvrage, inventive et alerte, transformant spontanément ce qui se trouve entre ses mains en œuvre inédite. Artiste franco-suisse et « femme des bois », elle ne craint pas d’être tour à tour bûcheron, charpentier, architecte, designer, sculpteur, peintre, graveur… Constamment reliée au réel dans une approche concrète, elle œuvre dans le secret de l’atelier, laboratoire expérimental, laissant libre cours à son imagination et aboutissant même à la réalisation d’installations de Land Art de grande envergure en milieu naturel. Ces installations éphémères sont élaborées de façon réfléchie et ludique, tel un « art constructif modulaire, libre et inventif ».
Auparavant, Mireille Fulpius avait un petit atelier dans une ancienne forge, à Marchissy sur les hauteurs du Jura, entre Genève et Lausanne, où elle soudait d’importantes pièces métalliques à motifs géométriques. Un jour, des amis lui signalent une usine à vendre à Seyssel. Il s’agit d’une ancienne fabrique de mèche explosive, plus précisément de cordon détonnant pour percer les tunnels. C’est le coup de cœur et elle s’installe en 1990 dans ce nouveau lieu de vie et de travail, qui interagit immédiatement avec sa manière de procéder et sa notion de l’espace. « Je passe d’un atelier à l’autre, je marche beaucoup dans cette usine. » Sur l’aile droite, on découvre l’atelier d’art graphique avec sa presse à rouleau et, ensuite, le gigantesque espace où sont élaborées les sculptures à la tronçonneuse dans les essences de bois les plus variées : chêne, cèdre, acacia, peuplier. Les planches de pin Douglas, bambou ou épicéa sont émincées en fines et longues lanières pour être ensuite tressées, domptées à l’envi, métamorphosées en compositions inattendues dans l’atelier. Fascinants, les travaux sur papier se déclinent sous la forme d’esquisses à la pierre noire sur papier coréen, d’empreintes de bois, de dessins glacés spatulés d’encre. En face s’ouvre une spacieuse salle d’exposition retraçant les diverses étapes de son œuvre sculpté, avec des pièces magistrales, dont certaines en bois noirci. Niché sous la maison d’habitation, l’atelier « d’hiver » recèle entre autres un véritable musée abritant de nombreuses maquettes, réalisées ou en projet, qui ont chacune la force d’une sculpture à part entière. […]

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Initiez-vous à l’art contemporain avec les Conférences de Connaissance des Arts !

Nous vous donnons rendez-vous chaque mois dans notre Auditorium, situé au 10, boulevard de Grenelle à Paris, pour assister à la présentation d’un thème par la présidente de l’Association Internationale des critiques d’art (AICA), Elisabeth Couturier.
Chacune de nos conférences vous permettra de mieux appréhender l’histoire de l’art contemporain et d’approfondir votre connaissance de ses grands thèmes et réflexions.

Inscrivez-vous dès à présent à l’ensemble du cycle de 10 conférences au prix préférentiel de 200€ : Réserver le Cycle  Ou choisissez à la carte les conférences de votre choix au prix de 25€ par conférence Pourquoi s’intéresser à l’art contemporain ?
le 20.09.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’abstraction lyrique & l’abstraction géométrique
le 18.10.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Le Pop Art & le Nouveau Réalisme
22.11.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art conceptuel & l’art minimaliste
20.12.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Fluxus & l’art vidéo
24.01.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

La saga du Body Art
21.02.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art cinétique : illusions d’optique
28.03.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art des villes & l’art des champs
18.04.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Les mille et une façons de faire de l’art : rituels, process & protocoles
23.05.2019- 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art contemporain, la publicité, la mode & le marketing
20.06.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Journaliste et critique d’art, Elisabeth Couturier écrit régulièrement pour les magazines « Art Press », « l’Œil » ou encore « Historia » et a notamment produit plusieurs émissions de radio sur l’art pour France Culture, dont l’hebdomadaire Les mardis de l’expo. Auteure de la collection de films de 26 minutes Les petits secrets des grands tableaux et commissaire pour l’Institut français de l’exposition « Tableaux-tables », elle donne régulièrement des conférences sur l’histoire de l’art et les principaux mouvements contemporains.

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Nouveau talent : Jarosław Kozakiewicz réinvente l’espace

Il ne faut pas se fier à la très grande lisibilité de son œuvre, bien plus complexe à cerner véritablement. Pourtant, Jarosław Kozakiewicz ne cultive pas le mystère et s’exprime simplement, sans détours, sur sa quête singulière autour de la notion d’espace. Dans la petite ville de la Pologne communiste où il a grandi, s’il n’avait aucun contact avec l’art, il a cependant toujours dessiné. « C’était mon univers et ma véritable existence. Et il n’était pas question d’un autre choix pour mes études. » Après l’Académie des beaux-arts de Varsovie, il poursuit à la Cooper Union de New York, « fasciné par l’art et les artistes », en particulier Piero della Francesca et James Turrell. Depuis, il n’a de cesse de questionner l’espace à travers ses « archi-sculptures » ou ses installations, pérennes ou éphémères. « Notre fonctionnement dans le monde repose sur notre relation à l’espace. C’est pour cela qu’il me fascine autant – il détermine notre existence. » Bousculant le schéma architectural traditionnel, il élabore des œuvres conceptuelles, « enracinées dans la conviction profonde que ce sont les relations et rencontres qui créent les lieux. » Ses recherches l’amènent au concept de « Géométrie de l’Intérieur », profondément connecté avec son intérêt pour les relations entre le corps humain et l’architecture. « À la base de la Géométrie de l’Intérieur  repose la conviction que l’homme est intégré dans l’espace dans lequel il vit. Depuis le tout début de mes recherches, j’ai senti que je devais défier la théorie de l’Homme de Vitruve, qui sous-tend toute la théorie occidentale de l’architecture. Mes sculptures et installations sont des métaphores d’une nouvelle perception.» Ainsi, dans ces œuvres, les murs ne divisent pas l’espace et les êtres humains : ils les connectent. « L’espace devient le lieu où l’on rencontre l’Autre. »

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