Hamid LOUKIL

Une petite assiette sur un coin de table, un pinceau, une feuille blanche, un peu de couleurs, de l’eau et c’est parti.
Me voilà  prêt à démarrer une nouvelle peinture.
Déjà, je l’ai peinte plusieurs fois dans ma tête où chaque passage de couleur ainsi que le nombre et l’ordre des coups de pinceaux ont étés réalisés dans l’idéal.
Je démarre sur le papier, je guide mes gestes, le dessin,les plans, les valeurs, les transitions, l’aquarelle monte.
Me voici au milieu du guet. Mais insidieusement, plus la peinture s’avance, plus l’enthousiasme du démarrage fait place à de la déconvenue.
Las, je dois l’admettre, ce n’est plus que le brouillon d’un chef d’oeuvre que j’avais imaginé.
Je n’ai plus qu’une envie, finir au plus tôt.
Parce que, déjà dans ma tête, je vibre.
C’est l’énergie pour la prochaine aquarelle qui me gagne.
Je la vois, le dessin, les flous, les détails, les grands à plat, j’ordonne les passages de couleur…Ah, celle là, elle sera superbe.

Exposition en 2018: